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mardi 14 novembre 2017

AndiamoOn joue de nouveau ?

Décidément on joue sur ce blog, et c'est tant mieux, je vous propose de trouver (encore) des titres de chansons à partir de ch'tiots crobards.

Facile ! Trop facile, je ne vous dirai même pas de quel interprète dont au sujet duquel il s'agit, oui j'ai été prof de français dans une autre vie ! Tant ça va être fastoche, j'ai fait plaisir à une de nos participantes, maintenant j'espère faire plaisir à une autre tout aussi charmante... SLURP, SLURP !

Allez au taf !


DESSIN N° 1


DESSIN N° 2


DESSIN N° 3


DESSIN N° 4


PHOTO N° 5

(ch'tiots crobards Andiamo, photo n°5 empruntée au WEB)

jeudi 9 novembre 2017

FrançoiseCOMME ARRIVE L'HIVER...

Suivant le valeureux exemple de l'ancêtre, je vous propose un jeu à base de chansons. Vu la frisquetude ambiante, il s'agit de trouver un maximum de chansons comportant le mot "neige" dans le titre ou le texte, avec le nom de l'interprète:

Pour exciter vos papilles, en voici quelques unes, à vous de compléter:

Tombe la neige (Adamo)

Les neiges du kilimandjaro (Pascal Danel)

Les souliers (dans la neige, y avait deux souliers) (Félix Leclerc)

Etoile des neiges (Tino Rossi, je crois...)

Le lac majeur (il neige sur le lac majeur) (Mort Shuman)

J'avais pensé au départ vous proposer des chansons avec le mot "amour", mais y en a trop. On peut décliner ce jeu sur tous les thèmes, mais il faut avouer qu'il est plus marrant dans la vraie vie- in real life comme disent les geek- lorsque chaque joueur qui propose une chanson doit aussi en chanter quelques bribes.

Il va de soi que chaque participant s'interdit d'aller chercher des solutions sur Internet sinon ça n'a plus d'intérêt.

lundi 6 novembre 2017

AndiamoOn joue ?

Ô rien de compliqué ! Je trouve que tout va bien, l'Espagne qui se divise, le harcèlement dont on commence à vraiment parler (il serait temps), car enfin des sagouins parce qu'ils sont investis d'un semblant de pouvoir, se croient obligés de bénéficier d'un droit de cuissage ! C'est bien ce dont il s'agit ! Un droit de cuissage ni plus ni moins.

Alors qu'il est si simple de séduire (pour le moins essayer).

Mais le pire à mon sens, c'est que tout le monde savait, mais tout le monde fermait sa gueule ! Même Jane Fonda la grande gueule qui hurlait dans les rues :"Paix au Viet Nam", elle a avoué qu'elles savait pour Harvey Wenstein, bien sûr il ne s'est pas interessé à moi il y a quelques années j'étais trop vieille déclare t-elle, mais enfin si elle savait, pourquoi n'a t-elle rien dit ? Paix au Wenstein sans doute ?

Bon ce petit coup de gueule passé revenons au petit jeu que je vous propose, fastoche on débute n'est ce pas, si cela vous plaît j'en ferai d'autres, je verrai.

Il suffit tout benoîtement de reconnaître des chansons de l'ami Georges.


DESSIN N° 1


DESSIN N° 2


DESSIN N° 3


DESSIN N° 4


DESSIN N° 5


DESSIN N° 6

(Ch'tiots crobards Andiamo)

mercredi 1 novembre 2017

BlutchLa céleste colline

Comme expliqué il y a peu, le symposium au pays de Tsipras ayant connu pas mal de défections techniques aqua et aérophobes,

(Voir : http://blogborygmes.free.fr/blog/index.php/?q=serifos

Une session de rattrapage des recalés du ferry (ben oui, ce n’était pas le bac d’Escartefigues qui nous amena à Sérifos.) eut lieu en août et en pays Diois sous le haut patronage de Fée Lestine. Elle fut plus terrienne et caillouteuse (la session, pas la Fée) et il fallut à la fois des dents au cul et une dose certaine d’abnégation pour assumer les grimpettes... C'était d'ailleurs le point commun avec la session de printemps.

Ont donc répondus à l’appel des cimes :

Célestine sans sa bouée canard, mais avec Gertrude.

Saoul Fifre et Margotte qui décidément préfère les airbags au parachute en mohair.

Scherlokine et votre séviceur …Rheum ! votre serviteur (mais il y a des limites) qui ne craignant rien, pas même que le ciel leur tombe sur la tête, ont cumulé les deux symposia.

Françoise était excusée pour cause de family-sitter.

Andiamo n’est pas venu, car il n’a pas voulu compromettre l’intégrité de ses mocassins milanais dont les semelles de cuir ne supportent pas d’autre contact que le moelleux de l’asphalte.

Ayant eu l’audace et la témérité de vous narrer le symposium grec, je me suis trouvé missionné d’office de vous relater le drômois. Ne manquez pas la narration de cette éporque épique car, privilège rare, vous y découvrirez la photo des participants.

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vendredi 27 octobre 2017

AndiamoLa nature... Et moi.

Il fallait tout de même que" j'en cause" de La nature, car enfin quand j'écoute mes contemporains parler de la nature, ils en ont plein la bouche (et je suis poli).

Mais dès qu'ils font construire une maison, leur premier souci c'est de bétonner une grande terrasse, poser des pavés autobloquants partrout ! La nature oui, mais chez les autres !

Moi j'aime tellement la nature, je la respecte tant, que je n'y mets pas les pieds ! Ah ça n'est pas moi qui dérangerait les marmottes, écraserait une coccinelle, hameçonnerai un pauvre goujon ! Respectueux de l'environnement je suis ! Ainsi je ne foule que le bitume, La campagne aux campagnards, la ville aux villageois, chacun chez soi, les sauterelles seront préservées !

Tiens un exemple parmi tant d'autres, on voyage en avion ? Si, si ne mentez pas je le sais, fort bien mais on ne veut pas d'aéroports !

Il m'est arrivé de me promener en milieu naturel, pas trop tout de même, toujours une route dans mon champ de vision, une fois dans ma vie je m'étaais aaventuré en forêt... Je me suis paumé ! Une heure à l'aise avant d'apercevoir un chemin goudronné... Non plus jamais ça !

Il y a un bon moment j'avais cédé, me voilà embarqué pour une balade en bord deSeine, non, non pas quai de la Mégisserie ou quai de l'horloge en pleine cambrousse, mais oui !

Et là que vois je ? Des arbres gigantesques quasiment des séquoïas ! Je n'exagère pas, alors face à cette débâcle, cette démesure, je me suis pris à rêver... Vous venez ?



Tout d'abord je plante le décor, âmes sensibles cliquez en haut à droite.



Rectitude du tronc, quels beaaux poteaux télégraphiques ils feraient !.
!



à votre avis : combien d'allumettes pourrait on tirer d'un arbre pareil ?.
!



Dé; Pri. Mant, non ? Ciel bleu, eau tranquille, tronc ridé, pas même une bordure de trottoir ou un feu tricolore... Soupir.



Sur un arbre mort ton nom j'ai écrit
Ton nom était si joli, que l'arbre a refleuri.

(Daguerréotypes : Andiamo)

samedi 21 octobre 2017

AndiamoLa deuch.

La deuch.

1963... La deuch toute neuve, c'était ça ou une 4L , Julien avait choisi la deuch, plus robuste, moins gourmande en carburant, vaillante, 90 KM/H. en descente vent dans le dos... Rien ne l'arrêtait même pas ses freins ! Et puis on l'entendait bien, pas besoin de klaxon, décapotable l'été, les copains et les copines debouts chantant à tue-tête :"pour moi la vie va commencer... Yé, yé, yé" !!!

Un soir dans un petit bal, la cambrousse pas loin de Paris, "les baloches" comme on dit, il avait rencontré Claudine, jolie brunette espiègle, un joli minois, une petite robe juponnée en vichy bleu... Comme ses yeux, le bandeau blanc dans les cheveux à la "Janique aimée" Vous n'avez pas connu ce feuilleton un peu (beaucoup) mièvre de ces années là, vous êtes bien trop jeunes !

Le lendemain ils s'étaient revus, bisous ravageurs, des "je t'aime" pathétiques, des serments à la mie d'pain, à vingt berges on y croit au grand amour, celui qui te laisse sans souffle, le cœur en croix, point de bancs publics mais la banquette arrière de la deuch.

Tu fais pivoter d'un quart de tour le petit crochet situé sous la banquette avant, la dite banquette est "libérée", tu la soulèves alors, et la rabat vers le tableau de bord, un foulard ou une cravate afin de la ligoter au volant (la banquette hein, pas la donzelle). Et là tu disposes d'un espace largement suffisant pour signifier ta passion à la jolie fiancée ! Ah certes ils s'étaient donnés, à s'en ruiner la santé, mais à vingt berges les outils sont neufs alors...

Ah bien sûr à tant danser sur la belle Claudine, des petits pieds ne tardèrent pas à pousser les grands, un mariage un peu hâtif, une jolie petite fille six mois plus tard, bientôt suivie d'une petite sœur.

La bonne deuch pleine de si bons souvenirs, est devenue trop petite, remplacée par une R 12 break, mais la vaillante dedeuche est restée là dans le pré derrière la maison, ils n'ont pas voulu s'en séparer, elle était emplie de si bons souvenirs, les années âge tendre et tête de bois, salut les copains, dans le vent, Mireille et son petit conservatoire, etc... Le temps ce salaud qui avance en chaussons, sans bruit, a emporté la jolie brunette.

Julien est debout, le bidon d'essence vide à ses pieds, le liquide a donné un éclat inattendu à la vieille peinture grise, l'allumette à la main Julien sourit un peu.

dimanche 15 octobre 2017

FrançoiseUtopique, archaïque, nostalgique... J'assume !

Octobre 2017 est plein d'anniversaires historiques. Je ne parlerai pas de la révolution bolchevique de 1917 que je ne connais pas assez, d'autres le feront mieux que moi. Cependant, je suis agacée que l'anticommunisme chronique en Occident amène à célébrer largement le sacrifice des 418 500 américains morts pour vaincre le nazisme en 1944 , et beaucoup moins les 27 millions de morts soviétiques qui ont tenu le front de l'Est contre les nazis au prix de souffrances très bien racontées- entre autres- par le prix Nobel de littérature Svetlana Alixievitch dans “la guerre n'a pas un visage de femme”. 9 octobre 1967: il y a tout juste 50 ans Ernesto “Che” Guevara est exécuté par un agent de la CIA après avoir été capturé par l'armée Bolivienne.

15 octobre 1987: Thomas Sankara, président du Burkina Faso (anciennement Haute-Volta) est assassiné lors du coup d’Etat mené par son ami Blaise Compaoré, avec le soutien de la France et d’Houphouët-Boigny alors président de Côte d’Ivoire. Quelques semaines auparavant, Jean Ziegler, rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation – un homme formidable dont on devrait lire et relire les livres- avait rencontré Thomas Sankara qui souhaitait célébrer la mémoire du Che. Sankara, qui avait alors 38 ans, s'était tourné vers Ziegler :

"Il avait quel âge, le Che, lorsqu’il est mort ?

– 39 ans.

Sankara avait murmuré, pensif : « Est-ce que j’arriverai jusque là ? »

Sankara avait choisi le nom Burkina-Faso qui signifie « pays des hommes intègres » et imposé à son peuple une rigueur et une honnêteté peu courantes en politique. Les Burkinabé lui devaient l'éducation et le logement gratuits, des centres de santé, et une amélioration considérable du statut de la femme. Il avait lancé un programme global de développement : constructions d’écoles et d’hôpitaux, plantation de millions d’arbres pour faire reculer le Sahel, redistribution des terres aux paysans , élévation des prix agricoles et suppression des impôts agricoles, institution de Tribunaux Populaires de la Révolution (TPR) pour lutter contre la corruption (aucune peine de mort n’y sera prononcée), interdiction de l’excision, réglementation de la polygamie, participation des femmes à la vie politique, constructions de logements accessibles à tous, etc. Sans oublier la culture, avec le Festival Panafricain de cinéma et de télévision à Ouagadougou, et à Bobo-Dioulasso, des rassemblements de musiciens venus du monde entier. Hormis la date de leur mort à vingt ans d'intervalle, pourquoi rapprocher Che Guevara et Sankara ? Parce que tous deux voulaient réduire l'injustice économique et les écarts entre riches et pauvres. Tous deux rêvaient d'un monde nouveau (Guevara disait « un homme nouveau » et c'est sans doute son erreur fondamentale: avoir cru que tous les hommes adhéreraient à son idéal égalitaire). Ils ont connu de fortes oppositions et y ont répondu par la force : tribunaux populaires, et - pour Che Guevara- un certain nombre d’exécutions d’opposants. Il y a dans les deux cas un idéal terni par un glissement autoritaire, mais ce glissement autoritaire répondait aux attaques d’ennemis furieux de voir deux pays essayer de sortir de l'idéologie et de la logique capitaliste ou colonialiste.

Certes, il y a à redire sur les dérives de la révolution Cubaine. Ceux qui présentent aujourd’hui le « mythe Guevara » comme un guerrier sanguinaire ne s’en privent d’ailleurs pas, sans que cela les gêne pour autant d’aller faire la cour à des régimes (Chine, Russie, Qatar, Arabie Saoudite, Maroc) qui ont un nombre infiniment plus élevé de morts et de prisonniers politiques à leur actif, ou de s’émerveiller du développement de l'Asie où les conditions de travail peuvent s'apparenter à de l'esclavage. 1986, 1998, 2001,2004, 2007 : plusieurs séjours à Cuba, dont un en voiture avec un ami parlant espagnol, m'ont permis de loger chez l’habitant et d'échanger avec des cubains hors des circuits touristiques. Ils critiquaient beaucoup de choses du régime Castriste avec une étonnante liberté de parole, y compris dans les restaurants où nous les invitions et où jamais aucun policier n'est intervenu pour museler leur parole. Ils reconnaissaient la qualité des écoles, celle des médecins cubains, le droit à la culture, mais surtout ils avaient la fierté d’être Cubains, la fierté d’être un peuple libre, non colonisé, non annexé aux États-Unis, même s’ils manquaient de certaines libertés individuelles et le déploraient. A Cuba en 2001, bien avant le Grenelle de l’Environnement, j'ai vu une pancarte dans un magasin d’État indiquant : « Avant d’acheter quelques chose, demande toi si tu en as besoin, si l’objet a été fabriqué dans de bonnes conditions, s’il ne nuit pas à l’environnement ». A la Havane, j’ai dîné avec une danseuse qui m’a raconté son enfance miséreuse sous le dictateur Batista, petite fille d’ouvriers agricoles dans l’Est de l’île.

" Sans Castro, jamais je n’aurais appris à lire, jamais je ne serais devenue danseuse!".

Elle en pleurait. De reconnaissance.

Che Guevara et Thomas Sankara sont morts avant que le pouvoir ne les pourrisse… et j'ai la nostalgie d'une époque où des dirigeants pensaient que leur devoir était d'améliorer les conditions de vie des populations.

Aujourd'hui l’idée même d’un monde moins inégal est qualifiée d’utopie. Ceux qui s’en offusquent dûment sommés d’être réalistes et d'accepter "la mondialisation malheureuse" (titre de l'excellent ouvrage de Thomas Guénolé), la loi du marché, l’État géré comme une entreprise, en oubliant que ces piliers de l’économie prédatrice ne sont pas des lois biologiques ou physiques mais des créations purement humaines. Et inhumaines. Regret lancinant, je me demande pourquoi, comment la gauche- je parle de la vraie gauche- a laissé passer l'occasion de véritablement “changer le monde”.

En 2009, invitée à l'ambassade de Cuba en France pour fêter le cinquantenaire de la Révolution cubaine, j'ai été frappée par cette phrase quasi prémonitoire de l'attaché d'ambassade: "On me demande souvent quelles seront les luttes du futur. Cela dépend des pays et des contextes, mais dans certains pays, il faudra reconquérir les droits sociaux que les générations passées avaient obtenu au prix de beaucoup d’énergie et même de leur vie, et qui ont été démantelés parfois en quelques mois. "

Paroles d'une brûlante actualité, y compris en France, pays réputé tout de même pour son “modèle social” et sa douceur de vivre... et pour avoir fait plusieurs révolutions! Alors je me demande pourquoi tant d'inertie aujourd'hui... Si je continue à aller aux manifs alors que je ne crois plus en leur efficacité , c'est juste pour me sentir moins seule et croiser les regards chaleureux de personnes, qui, comme moi, pensent qu'il est impossible d'être totalement heureuse- même quand on est privilégiée- face à un océan d'injustices. Si je monte des projets créatifs avec des jeunes aussi foldingues que je le suis restée, c'est pour continuer à croire que des jeunes viendra quelque chose de nouveau, qui redonnera le goût du bonheur à tous.

J'entends d'ici l'ironie cinglante d'anciens camarades gauchistes, pour certains convertis à la doxa Macroniste, mais je me souviens qu'il y a cinquante ans, aussi désabusé que je le suis aujourd'hui, Pierre Viansson -Ponté écrivait dans “Le Monde”: “La France s'ennuie”, en déplorant l'immobilisme et la résignation ambiantes.

Quelques semaines plus tard, c'était mai 68.

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