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dimanche 10 novembre 2019

AndiamoClimat.

- Y'a pas d'cerises en Alaska

- Sur la banquise pas d'mimosas...

Chantait Antoine, mais il n'est pas idiot d'imaginer qu'un jour on cueille des cerises, et que l'on ramasse des brassées de mimosas, dans la banlieue d'Anchorage.

L'accord de Paris sur le climat date de 2015, et v'là t'y pas que ce cher Donald va renier l'engagement des se tâte... Pardon des States, mais enfin quand on élit un canard à la tête d'un pays, il faut s'attendre à des couacs ! (pardon je n'ai pas pu m'en empêcher)

Ah ! Ce Donald ce serait dommage de ne pas le réélire, personnellement il me surprend chaque jour le buisiness man !

Je vous ai fait un ch'tiot crobard, histoire de se détendre.



- Alfred : "Sois sympa Donald, regarde la banquise rétrécit comme une peau de chagrin" !
- Donald : "ça va chercher dans les combien en dollars, une peau de chagrin" ?

(ch'tiot crobard Andiamo)

mardi 5 novembre 2019

AndiamoTes yeux...

Des yeux

On pourrait dire des mirettes

Ou des quinquets qui s' mettent en fête

On pourrait dire en tenue de soirée

Des yeux

On pourrait dire la taverne

Où l'on s'enivre, où l'on hiverne

On pourrait dire les lanternes

Où mon ombre s'en va gueusant

Tellement, tellement

C'est une chanson du grand Leo, qui fût avec Marie Laforêt, les deux artistes que j'aimais le plus, le premier pour son écriture, un poète rare... Et méconnu !

La seconde pour sa beauté bien sûr, mais pas que, elle avait son franc parler, chanteuse arrivée en pleine "yéyé mania" elle avait su se marginaliser, ne pas hurler avec les loups.

Un réel talent de comédienne à qui on avait fait dire des horreurs, j'en veux pour exemple cette réplique culte dans "Les morfalous" de Henri Verneuil avec Jean-Paul Belmondo, et Michel Constantin entre autres, Marie Laforêt contemple le cadavre de son mari (François Perrot dans le film), qui vient de s'électrocuter en pissant sur un câble électrique dénudé :

- C'est bien la première fois qu'il fait des étincelles avec sa bite !

Lors d'une interview elle avait déclaré : " Chaque fois que l'on m'invite sur un plateau, on me demande de retirer mes lunettes, si j'avais eu le cul de Brigitte Bardot, je me demande ce que l'on m'aurait demandé de retirer" !

La Dame était ainsi, belle, spontanée, et drôle... Adieu l'artiste.

(ch'tiot crobard Andiamo)

vendredi 1 novembre 2019

AndiamoAl dente

Les Italiennes ont une façon bien particulière de mettre la main à la pâte !

(ch'tiot crobard Andiamo)

dimanche 27 octobre 2019

AndiamoAu milieu coule une rivière...

Alex avait marché longtemps, longtemps, mangeant ce qu'il trouvait dans les magasins dévastés, buvant l'eau des flaques dans lesquelles se reflétait son visage amaigri, bouffé par la barbe.

Une barbe grisonnante poussant à la va comme j'te pousse, ses vêtements sales ne sentaient pas très bon, seules ses chaussures étaient de qualité, il les avait trouvées dans un magasin de sport abandonné lui aussi, une chance la boîte avait glissée derrière une étagère, lors du pillage.

Il avait entendu parler d'une mer quasi intacte, au nord ouest, cette mer était la plus proche de Parise.

Parise... Autrefois lui avait-on dit elle s'appelait Paris, les ligues féministes toutes puissantes, avaient exigé puis obtenu qu'on la débaptisât afin de féminiser son nom, UNE ville, et à fortiori UNE capitale, se devait de porter un nom féminin ! La connerie aussi c'est féminin avait pensé Alex.

Le virus P 06 avait complètement ravagé les populations, seuls quelques survivants dont Alex miraculeusement épargnés sans que l'on sache pourquoi, hantaient encore les villes à la recherche de nourriture dans les appartements aux portes disloquées, seuls quelques blindages bien solides résistaient encore.

Ce virus né de la pollution aux gaz d'échappements, pesticides, et autres produits médicamenteux, n'avait trouvé aucune parade, et pourtant les labos du monde entier s'étaient mis à la tâche, voyant là une source de profits bien juteux au premier qui décrocherait la timbale !

Mais que dalle ! Ce virus mutait plus vite que l'intelligence des chercheurs, impossible à cerner, encore moins à éradiquer, une partie d'échecs avec un virus qui jouait avec deux coups d'avance !

Alex suivait ce qu'il restait de la petite route, serpentant dans la campagne picarde, seuls des mousses et lichens s'accrochaient désormais à une terre devenue quasiment stérile, car ce virus s'attaquait à tous les organismes vivants à l'air libre.

Une chance d'atteindre la mer lui permettrait de survivre grâce à la pêche et au ramassage des coquillages... Enfin peut-être !

Peu avant ce qui fut la petit village de Oust-Marest, il aperçut depuis le sommet d'une colline une immense étendue qui miroitait sous le soleil.

Thalassa... Thalassa, s'écria t-il !!! Alors il se mit à courir, le visage fendu par un large sourire, deux heures plus tard il arriva à bout de souffle, dans ce qui fut un joli port de pêche "Le Tréport", le phare autrefois peint en blanc et vert n'était plus qu'un tas de pierres, il avança sur les galets, la mer était parfaitement immobile, la bouche béante il vit que ce qu'il avait pris pour de l'eau miroitant au soleil, n'était qu'un océan de bouteilles plastiques vides, certaines portaient encore les étiquettes de leur région d'origine : Vittel, Evian, Saint Yorre...



C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons d'argent,
Où le soleil de la montagne fière luit,
C'est un petit val qui mousse de rayons...

(daguerréotype internet, poème "Tutur")

lundi 7 octobre 2019

FrançoiseDieu et la queue.

DIEU ET LA QUEUE (avant la prochaine manif sur les retraites)

Dans la droite ligne de la précédente chronique sur l’ornithorynque, poursuivons l’étude des démêlés de Dieu avec le monde, ce qu’on pourrait appeler l’angoisse de la création.

Or donc, Dieu examinait quelques-unes de ses créatures. Il était assez fier du kangourou avec sa poche sur le ventre et ses testicules en cuir fin et décida de ne l’implanter qu’en Australie, Tasmanie et îles voisines, rien que pour faire chier et rendre jaloux les autres humains. Dieu avait compris avant tout le monde- normal puisqu'il était là avant tout le monde- la force du dicton « diviser pour régner ». Mais zappé le fait qu’en créant ensuite l’Homme à son image, il exposait l’univers à une application exponentielle de ce principe belliqueux pouvant mener à la Guerre des Etoiles. On a beau être divin on ne prévoit pas toujours tout…

Le Créateur saisit entre ses augustes mains un de ces macropodidés- nom de famille du kangourou, signifiant « grand pied »- et le posa sur son établi où il se cassa illico la figure. "Y a quelque chose qui cloche là-dedans, j’y retourne immédiatement » chantonna Dieu en notant dans son carnet de croquis : « Penser à inventer Boris Vian ».

La réflexion divine fût courte mais bonne : il suffisait de doter le kangourou d’une queue suffisamment vigoureuse pour équilibrer l’animal, qui s’en servirait comme d’un trépied en posture statique, et d’un balancier pour la course, et de lui donner cette ineffable expression intellectuelle qui réjouit les âmes innocentes. « La queue, voilà le secret ! » se dit Dieu à lui-même car il créait dans la solitude de son atelier et ne supportait pas qu’on le dérangeât. Adam et Eve jouaient à Dieu sait quoi (mais il ne le dira pas) dans le jardin d’Eden, tandis que le créateur peaufinait ses bestioles : eh oui, contrairement à une idée reçue, l’Univers et ses accessoires ont demandé moult évolutions, degré de cuissons différents et réflexions sur les couleurs avant d’être.



Dieu saisit ensuite le Castor qui avait une bonne tête avec ses dents du bonheur, et pris d’une inspiration soudaine lui offrit une queue en forme de raquette, idéale pour tasser la glaise avec les brindilles, ce qui incita illico le rongeur à construire ses barrages et terriers en s’aidant de ladite queue, preuve que si la fonction crée l’organe, l’inverse existe aussi.

Pour le cochon, dans lequel tout est bon, la queue ne posait aucun problème existentiel au Créateur qui se doutait que l’homme trouverait un moyen de la cuisiner et effectivement Dieu goûta et il dit que cela était bon. Même si une recette totalisant près de 1000Kcal par portion avoisine le péché mortel…



Par mesure de rétorsion face à un animal dont l'universalité menaçait de le concurrencer, le créateur le dota cependant d’une queue en tire-bouchon extrêmement énervante car totalement inutile dans cette fonction d’ouvre bouteilles, je ne sais si vous avez essayé, mais CA NE MARCHE PAS ! Il restait sur l’établi moult modèles de queues : queue en panache pour l’écureuil roux européen, queue en éventail du paon… Dieu bricola quelques instants, puis, n’y tenant plus, appela Eve. « Regarde, Eve, j’ai créé un animal très rigolo, je l’ai appelé le chien. – Rigolo, pourquoi ? interrogea Eve que le regard du caniche n’émouvait guère. –Tu vas voir : je le caresse, comme ça, et hop ! Il remue la queue. Je viens de créer une fonction totalement inutile, une queue qui remue quand l’animal est content : c’est unique, n’est-ce pas ? –Je n’en suis pas sûre, répliqua Eve avec un sourire si mystérieux que Dieu s’empressa de noter dans son carnet de croquis : « Inventer Mona Lisa. »

samedi 14 septembre 2019

FrançoiseTout ça pour ça.

Sept mois de manifestations et de rencontres sur les ronds-points, d’éveil de citoyens qui, jusqu’ici, ne s’étaient jamais intéressés à la politique, 3 mois de “grand débat” où prétendument le Roitelet avait compris la détresse de ses prochains ( mais heureusement, des cahiers de doléances bourrés d’idées intéressantes et d’autres plus idiotes, l’humain n’est pas parfait), tout ça pour accoucher de quoi?

De quelques miettes d’aumône là où les gens voulaient juste vivre dignement de leur travail, sans aumône justement, mais avec des salaires décents, d’une politique écolo qui ne touche pas aux lobbies, reporte l’interdiction des pesticides, ne touche pas à la publicité ni aux Big Data qui participent à l’effet de serre autant sinon plus que les voitures, vénère toujours une croissance infinie par définition incompatible avec la sauvegarde de l’humanité (et pas pourvoyeuse de bonheur) continue à casser des services publics qui fonctionnaient bien en réduisant leurs moyens jusqu’à ce que, exsangues, ils soient déclarés inefficaces… et privatisés, au grand plaisir des actionnaires. Tout ça pour ça!

Mon premier article sur le nucléaire et ses risques (gestion des déchets notamment et coût exhorbitant à long terme) date de 1977 dans “la Gueule Ouverte” et j’en ai fait bien d’autres dans les années 80. En 1995, énorme dossier sur le changement climatique et ses effets sur l’eau, le sol, et l’air. Rubrique “santé et environnement” tenue pendant 16 ans pour avertir de tout ce qui fait l’urgence écologique aujourd’hui sans que ça engendre plus que quelques “petits gestes pour la planète”, expression qui m’horripile. Le seul point positif: l’agriculture “bio” si longtemps décriée comme “bobo babacool” et incapable de nourrir les milliards d’êtres humains apparaît aujourd’hui comme le seul avenir alimentaire cohérent. Pas à tout le monde néanmoins, voir l’excellent “Envoyé spécial” consacré à l’industrie des semences… Côté perso, entre trier les photos et documents accumulés depuis des décennies, continuer d’apprendre l’espagnol, jouer un peu de piano, écrire le livre en cours et rewriter deux manuscrits auxquels je crois, me perfectionner en escalade, tricoter pour mes proches, voyager encore et prendre du temps et du plaisir avec celles et ceux que j’aime, j’ai de quoi m’occuper des années, mais combien?

Combien de temps me reste-t-il? Aucune idée!

A force de voir autour de moi des amis tomber malades ou disparaître, je ne me risque à aucun pronostic. Je ne sais plus qui a écrit: “On se sait mortel, mais un jour on se sent mortel et c’est très différent”. J’en suis là, et je me dis que pour réaliser au moins une part de mes projets, il faut m’isoler du brouhaha du monde, des vidéos, articles, émissions parfois passionnantes mais souvent redondantes et terriblement chronophages: ça fait 40 ans que tout va mal, que je l’écris et le vis, même si dans ma vie ça va plutôt bien.

Mais comme Jean-Luc Mélenchon- qui ne dit pas que des bêtises- comment être heureux dans un océan de misère? C’est à cause de cet océan de misère que je me suis souvent dispersée: tant de causes à défendre, de scandales à dénoncer.

Mais à poursuivre ainsi, je n’aurai pas le temps pour le reste… et j’ai aussi besoin du reste.

https://www.youtube.com/embed/ewY-adQ6IWo



La terre vue depuis l'espace !

(texte Françoise, ch'tiot crobard Andiamo)

mercredi 3 juillet 2019

BlutchBlutch prend de l’auteur.

Dans une certaine continuité avec le billet de Françoise :-)

J’y va-t-y ou j’y va-t-y pas …

Grande domanda esistenziale qui occupa mes fins de soirées durant pas mal de temps. Il parait que ce n’est pas le tout d’avoir pondu un bouquin, il faut encore se maltraiter le fondement pour le faire éditer. Et là, ce n’est pas gagné d’avance parce que :

d’une part, au moment de l’écrire, il s’agissait d’un roman politique d’actualité, et d’autre part, vu la frilosité des éditeurs et l’engorgement de leur comité de lecture, leur soumettre un manuscrit ressemble fort à prendre un ticket pour l’Euromillion… (pour les chances de gagner, pas pour le montant des gains)

L’édition à compte d’auteur manque cruellement de visibilité. Ca peut être intéressant pour écrire la saga familiale, mais c’est difficile d’espérer une audience plus large.



Lorsqu’enfin je découvre la voie médiane (édition participative), j’ai eu une crainte que mes personnages soient devenus obsolètes ; et puis non, à bien y regarder il n’y a tellement rien de nouveau dans cette basse raie publique qu’il n’y aurait guère que de petits traits de caractères à retoucher.

Donc j’ai sauté le pas (ce qui est infiniment moins dangereux que sauter sur une mine (ou même sur la voisine par l’étang qui cours))

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