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mardi 15 mai 2018

Saoul-FifreAh vous vouliez un billet ?

Le problème des promesses c'est que, soi-disant, on est tenu de les tenir. Ya quand même une catégorie socio-professionnelle, nos amis politiques, qui s'en bat l'œil frénétiquement avec un éventail importé du Danladesh, de ce genre de principes moraux ? Mais, chance pour vous, je suis un gros plouc et, chez les paysans, une parole donnée a encore de la valeur nomdedju !

Je vous ai promis un billet, le voici. Promesse moncul, c'est surtout pour que Blutch ferme enfin sa grande gueule, hein ? Je sens bien que si je ne m'exécute pas il va continuer à grognasser, grommeler, rabâcher, ressasser, radoter ad libitum, comme savent si bien le faire les seniors, voyez comme je sais rester poli ?

J'avais envie de vous rappeler au bon souvenir de La Poule.

Sur ce blog, je pense être le plus "charnel" des billetistes. Très tôt, j'ai essayé de rencontrer nos commentateurs. Par mail, je baissais le masque, révélais ma véritable identité, me renseignais sur la leur, la région de leur domicile, leur lançais des invitations chez nous ou bien leur annonçais notre passage chez eux. On se parlait par mail de nos vacances et, quand celles-ci nous rapprochaient, chacun faisait le petit détour nécessaire, le petit effort pour aller voir de l'autre côté de l'écran la tronche de l'autre.

En fait la communication uniquement virtuelle m'a toujours gonflé. Elle encourage l'ambigüité, il y manque le clin d'œil, qui ne sera jamais remplacé par un rigolus. Le nombre de pugilats rédactionnels sur les réseaux sociaux qui n'auraient pas pu avoir lieu face à face ! Dans la vraie vie, il y a les gestes, les sourires, l'odeur, le regard, le toucher et tous les petits riens qui font qu'un être est unique alors qu'une phrase a pu déjà être écrite ailleurs.

Bien sûr il faut que l'autre aussi souhaite briser la glace et nous rencontrer. Un de mes plus beaux échecs sur ce plan fut la grande Elisabeth, dont le blog "Les analectes" nous faisait pisser de rire, à TB et à moi. J'entame une correspondance par mail avec elle, je lui donne mon nom, mon adresse, on parle d'Algérie, je lui envoie des photos et elle : rien. Puis j'apprends son vrai nom, par curiosité mal placée, et la voilà qui se vexe suite à un de mes billets des plus anodins, à part qu'il était très bien écrit, comme d'habitude. Elle m'a agoni d'injures, c'était de ma faute, j'avais franchi la ligne rouge de son anonymat, j'ai plus moufté et nous sommes repartis chacun vers notre destin, dos à dos.

Epictete aussi tenait à son secret. Je n'ai jamais su son nom, on se parlait par téléphone, je suis passé 3 fois à Toulouse (il habitait Blagnac) en lui donnant rendez-vous dans un resto au bord de l'autoroute. Il s'est défilé à chaque fois, avec des excuses bidons.

J'aimais beaucoup les cahiers de Zabeth, de Martine, et on a pas mal communiqué, surtout pour nos jeux. Là non plus, on n'a pas réussi à se rencontrer mais faut dire que ses deux points de chute, Nantes et la Somme, ne nous ont pas du tout aidés. Autant Andiamo passe régulièrement devant chez elle sans le savoir ?

Les autres, la rencontre s'est faite naturellement, simplement, convivialement. Manou était en congés avec sa famille à deux cent bornes d'ici, elle a fait le détour, Calune, qui détestait pourtant conduire, a embarqué sa Calunette pour faire son Orléans-Limoges comme d'autres ont remonté l'Orénoque en pirogue, même Tant-Bourrin a relevé le défi, combattu sa timidité à mains nues, lui a fait toucher les épaules pour enfin trouver le courage de traverser le périphérique et de s'enfoncer dans la province sombre et abhorrée. Twig et son Loïc Sécheresse de l'époque (ils sont séparés) sont descendus en Limousin me remettre "La fille au loup" , œuvre unique que j'avais gagné dans un concours truqué. Enfin, j'imagine, vu que je ne gagne jamais rien. Avec Nathalie, on s'était donnés rendez-vous au Mont-Dore , où elle faisait du camping en famille. Une autre fois, elle avait rendez-vous à Sète avec Freefounette and Co, c'est pas loin, Sète et puis on adore la ville de Brassens, par contrat, et on y est allé. Byalpel était venu aussi en Limousin, avec SA femme, finalement, c'est pratique, Limoges, pour un parisien, un coup de Capitole, et hop ! Mais la vraie première fois, c'était à Marseille, dans un restaurant louche, un restaurant à lobby . Andiamo connaissait le chemin de la Provence, lui, puisque son frère était quasiment mon voisin et il sauta, non pas sur mais avec Andiamette, dans le TGV . Françoise aussi s'annonça, un jour qu'elle avait une conférence à donner sur Marseille et nous allâmes chercher l'écrivain-journaliste à la gare. Très simple, très tout-terrain et pas prise de tête pour un sou, la star ! Croukougnouche, nous sommes allés voir une ses expos de peinture près de Montélimar et kiki y'avait comme amatrice d'Art ce jour là ? Célestine en personne, qui se la pétait avec ses mitaines qu'il faisait même pas froid, dis donc ? J'ai pensé qu'elle avait une maladie de peau. Cassandre est passée nous voir gentiment en Limousin et nous a renvoyé l'ascenseur en nous hébergeant la fois où nous avons "fait" la Fête des lumières à Lyon. Scoutoujours, lui, habite en Guyane mais je l'ai connu aux scouts, j'étais même son chef , mais personne ne m'obéissait, alors ? Blutch et sa Blutchesse, ils ont répondu "Présents" à mon appel à la mobilisation générale lors du départ en guerre contre le Gros Gros Cochon, et ils ont bien mérité de la batterie (de cuisine). Oncle Dan et sa copine (on se lève pour Danette !) nous ont accueilli dans leur antre Jurassien, contrée verdoyante où se niche Pontarlier, capitale de la Fée Verte, justement. Et sont descendus un peu plus tard se frotter à nos cactus de Barbarie et à notre gros rouge-maison. Grosse impression sur Margotte. Pascal itou n'a jamais craché sur une petite rencontre dans la vraie vie . Ah on a mangé avec Audalie, aussi. Si j'en ai oublié, je viens de me faire des ennemis pour la vie, mais non, le Maréchal, je ne lui ai jamais rendu visite, je l'ai juste eu au téléphone et on a échangé des filets garnis. Mais je crois qu'il a rencontré Manou et Pascal. Salomé non plus, j'ai perdu le mail de Chutney, notre petite sœur blogborygmienne, Abcisse, on s'est ratés, Ophise, le nom de la rue où Isophe, son mari, avait sa boutique, m'est sorti du crâne quand j'en ai eu besoin (rue de la forge royale), etc ...

Et puis La Poule et son coq d'Alarc'h (ou son "manchot empereur", comme elle préfère) se sont échappés quelques heures de leur poulailler de Bressuire. De nombreuses volailles de qualité à Bressuire, c'est à un coup d'aile de Marans. Et il se trouve que j'ai de la famille en Vendée, ma mère en particulier, 93 ans aux olives, non, ce n'est pas du tout génétique, je n'arriverai jamais jusque là, je m'ennuierais, tu penses ? Bon et on passe donc souvent devant, ya une sortie "Bressuire" sur l'autoroute qu'on prend. Du coup c'est pas dur de s'arrêter. Et une fois même, j'ai fait exprès car La Poule exposait ses œuvres en terre cuite, elle m'avait prévenu. J'avais deux de mes gosses avec moi, et pas Margotte, c'est bizarre car en principe elle est toujours derrière (comme chantait Salvador). La Poule s'était mise en frais de cuisine, nous a régalé et puis après le repas, ils nous ont amenés voir l'expo. Superbe. Mon disque dur de l'époque étant HS, je vous demande de me croire sur parole mais j'ai réussi à sauver deux petits films que j'ai fait. Car, cerise sur le gâteau, ils nous ont imprompté un super concert de musique sud américaine. Un poulailler qui sait recevoir !

Enjoy !

Et un autre film, si vous en avez pas marre, parce que eux, c'est pas des petits.

samedi 17 juin 2017

BlutchBillet d'outre-temps

Parce qu'il faut bien (ça me semble important)

App'ler à la rescousse un billet d'outre-temps.

Voilà que le doyen est en panne maintenant

Et que Françoise voyage au pays du Dieu Pan

Célestoche devient Niçoise pour border sa maman

Oncle Dan est inscrit aux abonnés absents

Et là, je vois le Bof détaler en courant

Je n'y échappe pas (c'est pas qu'je sois faignant)

mais les mains dans l'cambouis c'est pas encourageant

Pour vous pondre une perle, comme le fit Tantbourran*

Et maintenant Saoul-Fifre, tu vois ce qu'il t'attend.

  • Le poète à tous les droits de torturer les mots et les noms des gens pour faire concorder ses rimes. Il y a des précédents.

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mardi 6 juin 2017

AndiamoLa corrida

Je me souviens que notre amie "La Poule " n'aimait : Ni Brel, ni Ferré, ni Ferrat, Cabrel non plus, Brassens je ne me souviens plus, Et Chelon je n'en parle même pas ! Ah les empoignades avec Calune, une inconditionnelle de Chelon, elles nous faisaient bien marrer, et elles aussi se marraient bien.

Je rejoins La Poule pour Cabrel, je ne l'aime pas non plus, tant pis pour ses fans.

Toutefois au milieu de toutes ces chansons, une m'a emballé "LA CORRIDA" ...



J'ai assisté une fois à une corrida, et j'ai eu la même impression que Cabrel, lorsque le taureau est entré dans l'arène, il pensait s'amuser, et puis sont venues les banderilles, ça ne suffisait pas, le taureau était encore bien trop fougueux, alors sont venus les picadores, avec leurs lances, au bon endroit afin de saigner la bête, l'affaiblir, avant qu'arrive le danseur en ballerines...

Pauvre bête elle saignait comme un goret, avouez que pour un taureau c'est descendre bien bas, ce jour là le taureau ne voulait pas mourir, le torero était sans doute trop maladroit pour porter l'estocade fatale, et bien ils ont abattu la bête au révolver !!! AUTHENTIQUE ! C'était en 1963 à Andorra la Vella.

Ce serait trop simple de s'arrêter sur ces images pourries, la corrida c'est aussi autre chose, des milliers d'aficionados...

Me reviennent en mémoire ces paroles d'une chanson interprété pa Dalida intitulée "El Cordobès"

Puis vînt l'instant de ton premier combat

L'ombre et la lumière dansaient sous tes pas...

Tolède, Barcelone, Séville, Linarès,

Que le chemin fut long Manuel Bénitez.

Avant qu'on ne t'appelle "El Cordobès".

Alors j'ai cherché sur internet qui était vraiment "El Cordobès", comme beaucoup de toreros, il était issu d'un milieu très pauvre, comme le chantait Jean Ferrat :

Allons laissez moi rire

Quand le toro s'avance

Ce n'est pas par plaisir que le torero danse

C'est que l'Espagne a trop d'enfants pour les nourrir

Qu'il faut parfois choisir

La faim ou le toro.

Il n'était pas trop apprécié des "puristes", pensez donc, un jour il a même enfourché un taureau, à la manière d'un cheval, s'en servant de monture ! D'ailleurs il disait : "Je ne torrée pas, je fais des trucs avec le taureau" !

Son "truc" favori était "« El salto de la rana » (« le saut de la grenouille »). Il se mettait à genoux devant le taureau, lui présentant sa muleta par un côté, puis il sautait en l’air, se retournait pendant son saut, et présentait alors la muleta de l’autre côté !

Sur la vidéo on voit très bien ce saut peu académique. A 77 ans il est redescendu dans l'arène et a torée encore, incroyable ! Souplesse, maestria, tout était encore là !

Je ne cherche pas à convaincre, ni à désapprouver, la tauromachie est l'affaire de chacun, en Espagne cela fait partie de leur culture la plus profonde.

Le soleil, les clameurs, le défi d'un homme de 70 kilos face à une bête de 500 kilos, et bien il faut tout de même avoir les cojones bien accrochées !

Enfin je lève mon verre de Xérès à Manuel Bénitèz "El Cordobès" et à Manuel Rodriguez Sanchez "Manolete" mort à Linarès, encorné par le taureau "Islero" en 1947, la corne lui avait sectionné l'artère fémorale, il n'avait pas survécu.

(Ch'tiots crobards Andiamo pour Blogbo)

samedi 11 mars 2017

AndiamoSarkmania.

J'ai écrit (et chanté) ce billet en 2010, Quelques noms de notre actualité ont changés, quoique...

Pourquoi ressortir ce billet ? Biscotte y'a que des feignasses qui veulent pas en jouer, et TOC ! J'balance ];-D (Meuh non je les aime bien)

J’ai fait un grand retour en arrière, il y en a des talents sur ce BLOG, des chanteurs (euses) incroyables !

Bien sûr, les membres fondateurs :

- SAOUL-FIFRE

- TANT-BOURRIN

... Et les guest-stars :

- CALUNE (que nous n'oublions pas), et même CALUNETTE (sa fille) à l’occasion de l’anniversaire de Choufifrounet (Saoul-Fifre) !

- BILLY et ses talents d’imitateur !

- LA POULE et son café du pauvre….

Il y en a peut-être eu d’autres, manifestez-vous. (j'ajoute : Tant-Bourrin me l'a affirmé... Il n'y en a pas d'autres)

Alors je me suis dit (à mon âge on parle souvent seul) : "pourquoi pas ?"

J’ai voulu pasticher à ma manière STARMANIA l’opéra-rock de Michel Berger et Luc Plamendon.

Vous rendez vous compte ? Il aura bientôt 40 ans, cet opéra-rock ! On dirait un nouveau-né… Un peu comme moi ! Je l'ai vu sur scène, et oui nananèreu.

Bien sûr, je ne suis ni Caruso ni Bocelli, ça se saurait sinon !

Un grand merci à TANT-BOURRIN que j'ai mis une fois de plus à contribution afin de "nettoyer" les enregistrements, souffle, parasites, etc.

Tout d’abord :

La blouse du prolo’s man

La blouse du prolo’s man







Après ce chef-d’œuvre (y’en a qui ricanent), voici :

Bonne.

Bonne






Voulez-vous une suite ? Si oui : envoyez une enveloppe "garnie" (pas moins de cent euros) à Blogbo qui transmettra (peut-être) !

... Ou alors des oranges à la Santé !

dimanche 20 janvier 2013

Saoul-FifreComptine pour adultes 15

A Noël, je crois bien vous l'avoir déjà dit, on a eu Billy à la maison avec ses enfants, les enfants de Blanche. La Calunette a dans les 10 ans et le Bilune, 2 ans et demi, rien à voir donc avec nos trois grands dadais de post-ados qui ne croient plus en rien, même pas en eux, ni en la magie de Noël, ni à l'arnaqueur au nez et au manteau rouge, ah si, je suis en train de médire, il y a Zoé qui croit encore dur comme fer à l'insondabilité des cartes bleues de ses parents.

Enfin, j'étais surtout parti pour vous dire qu'on s'était donc arraché les doigts du luc pour que ce soit un vrai Noël. D'ailleurs le Bilune a de suite été mis au parfum quand il m'a vu sur le quai de la gare avec ma tignasse pleine de givre, ma longue barbe poivre et sel et mon pull couleur bordeaux (trente ans de vomi). Après on lui a montré les rennes (les chèvres et puis le lama) et le traineau (une vieille carriole hippomobile). Je reconnais qu'il n'a pas neigé, et ça manquait à la perfection du décor mais vraiment, la location des canons à neige on a pas pu : ils étaient tous pris par les stations de ski au dessous de 2500 m d'altitude, réchauffement de la planète oblige.

Mais j'avais coupé une branche de cyprès qui gênait le passage du tracteur et la Calunette l'a décorée avec plein de trucs qui brillent et font pétiller les mirettes aux mômes. Et le lendemain, elle a aidé Zoé à faire la crèche, disons que Calunette était le directeur technique du chantier, du haut de ses deux ans de catéchisme. Et puis on a attendu le matin pour ouvrir les cadeaux sous le "sapin" alors que les "grands" n'attendent même pas le début de l'apéro du 24 au soir pour déchirer leurs beaux emballages, d'habitude. Et puis Calunette nous a appris des comptines modernes et puis on a chanté ensemble des plus anciennes.

La Mère Michel , par exemple...

Et tout en chantant, je me disais in peto, comme Tant-Bourrin : maimais c'est que je n'ai pas encore traduit "La Mère Michel" en comptine pour adultes et pourtant, à première vue, à la louche, a priori et en première approche, ça ne devrait pas être trop difficile à dénaturer, cette sombre histoire de fille perdue et de chat éploré, ah mais non, c'est l'inverse. Oui je suis un peu comme ce faux-frère de Charb de Charlie-Hebdo qui vient de perdre son procès en appel contre Siné qui a obtenu du journal 90 000 € d'indemnités pour licenciement abusif.

Je ne recule jamais devant l'occasion de commettre un bon vieux sacrilège mais je choisis soigneusement mes sujets pour ne pas me retrouver devant un tribunal .

C'est la mère Belles-miches qui se caresse la chatte
Elle crie par la fenêtre à qui la lui mettra
C'est le père Suce-tout-cru qui lui a répondu :
"Tes cris, la mère Belles-miches, l'immeuble en a plein le cul !"

Sur l'air du dard qui se dilate
Sur l'air du drap qui devient moite
Sur l'air de la dame qui se doigte
et qui demande du rab' !

C'est la mère Belles-miches qui lui a rétorqué :
"Prenez donc vos deux pieds et grimpez l'escalier !
Montez-moi le matou qui est dans votre pantalon
Car ma chatte l'attend, elle veut votre étalon !

Sur l'air du dard qui se dilate
Sur l'air du drap qui devient moite
Sur l'air de la dame qui se doigte
et qui demande du rab' !

Mais le père Suce-tout-cru ne tient même plus debout
Faut dire que son matou n'a plus de jus du tout
Rien ne repousse derrière la mère Suce-tout-cru
C'est la reine du quartier pour la turlutte Hutue !

Sur l'air du dard qui débande
Sur l'air du drap qui en redemande
Sur l'air de la dame qui se doigte
mais qui n'aura pas de rab' !

dimanche 13 mai 2012

Tant-BourrinRadio Blogbo

Heu... Coucou ? Vous me reconnaissez ?

Oui, j'avoue, cela fait un certain temps que j'ai délaissé ce blog (mais moins que le Souf' quand même !) en laissant le soin à Andiamo d'en assurer l'animation. Ouais, je sais, faire bosser les vieux, c'est dégueulasse, mais lui a la flamme, et moi j'ai la flemme ! :~)

Bref, je vais tenter tout doucettement de m'y remettre et, pour me faire pardonner, je reviens avec un chtit cadeau dans les mains : une vraie radio sur ce blog, Radio Blogbo !

Comme vous pouvez le constater si votre regard, à l'instar d'un sarkoziste de base, porte sur l'extrême-droite (de l'écran) : il y a un petit pavé nouveau dans la colonne de droite, un truc qui ressemble à cela...

Vous l'avez deviné : c'est Radio Blogbo, qui diffuse tout ce que l'on a pu couiner en ces lieux depuis les débuts du blog, il y a bientôt sept ans !

Le problème, si vous voulez surfer en écoutant notre radio, est que tout changement de page va immanquablement couper la diffusion.

Qu'à cela ne tienne : les deux liens en dessous de la radio vous permettent de l'ouvrir (en grand format) dans une nouvelle fenêtre ou un nouvel onglet, que vous pourrez tranquillement laisser ouvert pendant que vous surferez ailleurs en musique. L'un des liens diffuse les morceaux en version aléatoire, l'autre les diffuse dans l'ordre (à savoir : ordre alphabétique de l'interprète, puis ordre chronologique de mise en ligne). Les dates entre parenthèses au bout du titre des morceaux sont celles du billet correspondant : vous pourrez donc vous rafraichir la mémoire si une chanson vous interpelle !

Alors, elle est pas belle, la vie ?

Merci qui ?

Merci Blogbo !

PS : à la réécoute de la plupart de mes "œuvres", je me dis que le Printemps n'a pas fini d'être pluvieux !
PPS : notre Blanche/Calune reste plus que jamais présente dans nos cœurs, et c'est dur de la réentendre sans qu'un rideau humide s'abatte sur les yeux...

jeudi 15 décembre 2011

Saoul-FifreBlanche

Saoul-Fifre

Blanche a passé l'âme à gauche ce 8 décembre 2011 et est redevenue poussière, selon sa demande, hier Mercredi.

Blanche, c'était notre Calune, commentatrice fidèle devenue billetiste puis amie. Nous lui devons, à elle et à son compagnon Billy, quelques billets et plein de chansons. Pour se rendre compte de son influence au sein de Blogbo, vous pouvez taper "Calune" dans notre fenêtre de recherche ou cliquer sur ce lien. Nous passions notre temps à la citer, à la prendre à partie, à la taquiner, à lui dédier des chansons, à elle ou à sa fille, la Calunette.

Et elle n'est plus là. Elle ne fera plus de recherches Google, elle n'écoutera plus Jean Ferrat, ne lira plus Aragon, ne crispera plus les poings en pensant à Sarko, ne regardera plus de films d'art et essai...

Elle s'appelait Blanche... Je me suis donc servi de cette mélodie pour lui faire un de ces pastiches où elle était passée maitresse. Même si Pierre Perret ne faisait pas du tout partie de son Panthéon personnel. Elle était plutôt Ferrat, Rezvani, Chelon, sans oublier les Poppies.


Blanche

(Téléchargeable directement ici)

Blanche, notre Blanche...
A peine es-tu venue
Que tu nous abandonnes
Sur un malentendu...

La confiance est de mise devant la jeunesse
Et nous comptions sur toi, question longévité
D'autant que tu n'avais rien d'une pècheresse
Ni en alcoolémie ni en trucs à fumer...
On dit : "les maladies aiment les malheureuses"
Mais là tu rayonnais, pouponnant ton bébé
Nageant dans le bonheur, tu étais amoureuse
Du papa du petit, qui lui aussi t'aimait.

Blanche, notre Blanche...
A peine es-tu venue
Que tu nous abandonnes
Sur un malentendu...

Tu m'as fait un sacré cadeau d'anniversaire
En m'annonçant, en Mars : "Le crabe m'a pincé
Les meilleurs professeurs savent pas trop quoi faire
Même l'ami Google, grimaçant, m'a glacé."
Quand la réalité devient inadmissible
On s'accroche, assommé, même au fil du hasard
Mais la flèche têtue n'a d'yeux que pour sa cible
Malgré les rémissions, la morphine et l'espoir.

Blanche, notre Blanche...
A peine es-tu venue
Que tu nous abandonnes
Sur un malentendu...

Tu as tenu le coup tant que ce fut possible
Ta fille et ton petiot, tu les a protégés
Difficile souvent de paraitre paisible
Mais tu nous régalais de ton humour léger
Un mot de toi, un rire, et puis c'était la fête
On savait, oui mais on préférait se leurrer
De nuit, tu as filé, un peu comme en cachette
Et nous restons ici, démunis, à pleurer.

Blanche, notre Blanche...
A peine es-tu venue
Que tu nous abandonnes
Va, Blanche... On te salue.


Tant-Bourrin

Il y a quelques jours, l'aube ne s'est pas levée. Ou plutôt, devrais-je dire, le simulateur d'aube, qui m'assure des réveils en douceur depuis bien des années sans jamais faillir, ne s'est pas déclenché, ce qui m'a valu un réveil tardif avec une heure de retard.

Etrange, me suis-je dit : après vérification, tout était bien réglé pour fonctionner et, d'ailleurs, le très infime grésillement de l'appareil indiquait bien qu'il était en phase de fonctionnement. Ampoule grillée ?

Toujours est-il que je partis ce jour-là bosser avec ce sombre pressentiment qui s'insinuait insidieusement en moi : Blanche n'était plus.

C'est presque sans surprise que j'en reçus la triste confirmation quelques heures plus tard via un mail de Saoul-Fifre.

Bien sûr on savait le dénouement inévitable, bien sûr ses chairs meurtries par le crabe la martyrisaient depuis des mois, bien sûr c'était sûrement mieux que cet océan de souffrance que les soins palliatifs peinaient à endiguer, bien sûr... Mais putain, qu'est-ce que ça a fait mal !

Blanche, c'est un vent d'énergie, de subtilité et d'humour qui s'est mis à souffler sur Blogbo en janvier 2007, lorsqu'elle a posé son premier commentaire sur ce billet. Quatre années ou presque d'une fidélité indéfectible, qui mit beaucoup d'essence dans le moteur poussif de notre créativité déclinante. Quatre années qui la virent se joindre à nous pour quelques billets que je ne peux aujourd'hui plus lire où écouter sans qu'un rideau mouillé ne tombe sur mes yeux...

Et puis vint cet été et le choc, quand je la revis au pique-nique Blogbo. Les ravages du mal étaient déjà visibles. Tout, d'un seul coup, se déchirait : les rires, les pensées, les cœurs...

Dans les semaines qui ont suivi, malgré la douleur, malgré ses secondes qui devenaient si précieuses, elle a tenu à continuer à échanger par mails, jusqu'au bout.

Elle m'y a conté la douleur, la nausée, l'horreur de la chimiothérapie et son refus final de poursuivre le traitement pour profiter du peu de temps qu'il lui restait.

Quand elle me parlait de Blogbo et que je lui confiais en retour que, pour le coup, je n'avais plus aucune envie d'écrire, elle me répondit :

Mais j'espère que ce que tu m'écris là, c'est seulement sous le coup de l'émotion. Quand je serai partie, ce sera pareil qu'avant, hein. Il y aura toujours des lecteurs, des gens qui seront heureux de passer sur blogbo et de s'y marrer, le matin au début de leur journée de boulot plus ou moins tristounette, enfin quoi, la vie continuera - comme dit Saoul-Fifre (et sûrement d'autres avant lui ;-)) : "la mort, c'est la vie !" C'est si vrai... Je fais tous les efforts possibles pour convaincre Billy de tout faire pour conserver sa bonne humeur, sa joie de vivre, et être heureux, même "après", pour que les enfants puissent grandir en ayant ce droit, pour que mon absence ne les empêche surtout pas de rigoler et de croquer la vie à belles dents ! Je sais bien que ce ne sera pas facile, mais j'ai besoin de penser qu'ils pourront continuer à vivre heureux, et le reste du monde avec - blogbo par exemple.
J'espère donc que, ne serait-ce que pour me faire plaisir, tu continueras à bloguer dans la légèreté, l'insouciance et la bonne humeur qui font le sel de Blogbo - sans déconner, si tu savais ce que mon arrivée par hasard sur votre blog m'a apporté... des amis comme une vraie famille, plein de belles choses, de chansons, de rires, de ce qui fait la vie belle ! Toutes ces journées de boulot pénibles que j'ai supportées grâce au billet du matin..."
[nb : j'ai remplacé les vrais prénoms par leur pseudo sur Blogbo]

Puis elle enchaînait sur des choses plus légères, demandait des nouvelles de la famille, du prochain billet, plaisantait sur tout (pour ne pas pleurer, je le crains).

Et puis vinrent ses tous derniers messages :

Un petit coup de mou qui s'accélère (non, s'il te plaît, ne me demande pas ce que c'est que du mou qui s'accélère... :-§)

Après avoir finement détecté que mon dernier billet lui était dédié ("Dis donc tu m'as gâtée, pour ce tour de billet ! On le croirait tricoté pour moi, sans blague..."), elle me conta l'arrivée prochaine du poêle dans la maison :

Je me demande si Gisèle ne pourrait pas faire un petit feu avec son ustensile, là, vu qu'il commence à faire frisquet ? Concours de circonstances, le gars mandaté par Leroy-Merlin pour nous installer un poêle arrive tout droit ici dans l'heure... quand je disais que je rêvais de le voir installé de mon vivant, misère, je ne pensais pas rater d'un cheveu, ce serait quand même dommage ! :-\

Et ce tout dernier message se concluait par ses quelques mots :

Allez, on croise les métacarpes et on y croit ! :-)

C'est toute Blanche qui est résumée dans cet ultime smiley final.

Aujourd'hui, je la pleure comme la pleurent tous ceux qui ont eu la chance de la connaître, et je pense très fort à Billy, à la Calunette et au petit Bilune...

Mais je ne peux m'empêcher d'imaginer, après avoir constaté, à mon retour, le soir, que l'ampoule n'était pas grillée et que le simulateur d'aube fonctionnait parfaitement, que Blanche a voulu m'adresser un ultime clin d’œil en mettant à mal mon esprit scientifique et qu'elle rirait bien de me voir aujourd'hui verser dans ces croyances, elle dont le rationalisme était à toute épreuve : "voyons, gros nigaud, tu savais que j'étais depuis peu dans le coma, que la fin était imminente, tu guettais juste le moindre incident pour y voir un signe, alors qu'en temps ordinaires tu n'y aurais même pas prêté attention !"

Oui, je sais, Blanche, c'est con. Mais punaise, qu'est-ce que j'ai envie d'y croire quand même !


Manou

Il m'a fallu lire plusieurs fois ton mail du 8 décembre, pour comprendre ton départ.

Plus tard, Saoul-Fifre m'a précisé que tu étais depuis un moment déjà en prise avec le crabe.


Il y a justement une dizaine de jours, je pensais à toi. Je me disais qu'il fallait que je t'écrive. Et tu vois, ce geste fut remis à plus tard, comme le sont tant de gestes destinés à ceux qui nous importent. Tu vois, c'est même toi qui as écrit la première...


La première image qui me vient, quand je pense à toi, est un ciel de nuit étoilé.

La seconde image, celle de ton visage au soleil, dans la cour d'une maison, chez Saoul-Fifre, à Saint Léo.

Je me souviens parfaitement de ce week-end que le Souf et Anne ont permis. Nous avons parlé photos et choses de la vie. Je me rappelle d'une jeune femme entière, naturelle, exigeante et curieuse.


Le dernier message que j'ai de toi, avant celui du 8 décembre, date de septembre 2011. Depuis nous n'avons plus échangé ni mots, ni photos.

Tu écrivais ceci : "J'espère qu'on aura l'occasion de se revoir un jour ! : ) ".

A bientôt, Blanche.


La Poule



Françoise

Pendant deux ans, je ne savais pas qui était Blanche, mais je lisais les commentaires de Calune sur Blogborygmes, comme un souffle de vie et d’humour. De tendresse aussi, transparaissant à travers les lignes. Pudique. Et puis il y a eu ce superbe billet , racontant comment, de Rezvani à Bilune, une série d’événements irrésistibles avaient conduit Calune vers Billy, et donné vie à leur magnifique petit garçon. Ce jour-là, sans l’avoir jamais vue, elle est devenue pour moi une fille réelle, débordant d’un tel bonheur que j’en avais été très émue, comme tous ceux qui ont lu ce billet, je crois.

L’été dernier à Meudon, lors du pique-nique Blogbo, Blanche était déjà malade, mais ni elle ni personne n’en a parlé. J’avoue m’être sentie tiraillée entre l’envie de la serrer dans mes bras et la discrétion qu’imposait son silence. J’ai admiré qu’elle ose affronter seule le cancer, à mains nues, en sachant qu’il finirait par gagner, tout en me demandant si j’avais bien fait de ne rien dire…

J’ai très souvent pensé à elle ces derniers mois. En lisant les commentaires qu’elle laissait sur tel ou tel billet, j’espérais un mieux, un répit dans la maladie. Ce n’était pas le cas, hélas… mais l’humour et l’énergie de ses derniers commentaires sont les mêmes que ceux qu’elle manifestait avant d’être malade. Le cancer a emporté Blanche trop tôt, bien trop tôt. Mais comme le sourire du chat de Cheshire, l’humour et la tendresse de Calune flotteront toujours dans l’air et dans nos cœurs.


Andiamo

Je viens de lire dans « l’interface » les jolis mots de : Françoise, Manou, La Poule, Saoul-Fifre, et Tant-Bourrin

Je ne voulais pas écrire, je ne sais pas bien faire ça, trop de pudeur sous des allures « d’affranchi ».

Je ne sais pas pleurer non plus, tant mieux ou tant pis, je ne sais. Mais, lorsque au cours du pique-nique « Blogbo », je t’ai vu, Blanche - Blanche la bien nommée hélas !

Pour la première fois depuis bien longtemps j’ai eu du mal à déglutir, la grosse boule au fond de ma gorge sans doute.

Et puis j’ai vu Billy et votre « Bilune », le premier bébé Blogbo, quel enfant magnifique ! Allons Blanche, tu laisses à ceux que tu aimes ce dernier et magnifique cadeau. Un petit garçon débordant d’énergie, que j’ai eu le plaisir de tenir par les mains pour lui faire faire quelques pas. Tu laisses aussi à ce petit garçon une "Calunette", sa grande sœur, et à ces deux enfants un Papa attentionné.

Blanche aimait la mer et les bateaux, elle me l’avait écrit dans un de ses commentaires en 2009.


Le lundi 4 mai 2009 à 09:30, par calune
Ah, tes bateaux ! Et cette façon que tu as de tracer les flots...
M'enfin c'est pas sympa de me redonner envie de vacances là tout de suite. :-s


Pour toi Blanche ces deux dessins :

- Le premier la mer que tu aimais tant !



- Le second, ce Clipper, le "CUTTY SARK", magnifique voilier. Qu'il t'accompagne au cours de ton long voyage...


(ch'tiots crobards Andiamo)

vendredi 20 août 2010

CaluneLe Bilune

Aujourd'hui, pour faire comme si on était à Cannes, aux Oscar, aux Gérard et j'en passe, je me propose de remercier quelques personnes - non mais ne soupirez pas comme ça, j'insiste. :-)

Je vais commencer par

  • ma mère, qui (non seulement m'a mise au monde, ce qui était un bon début, mais aussi) a toujours été fan des peintures, livres et chansons de
  • Rezvani ; du coup moi aussi, je suis devenue fan, surtout de ses chansons - et à Noël 2006, je me suis offert le début de l'intégrale qui paraissait depuis 2004. Et alors qu'à cette occasion, je googlais distraitement "Rezvani", voilà que je tombai sur un billet de
  • Choufifrounet - qui est un peu fan lui aussi (il en a ramené du monde sur blogbo par ce billet !). Comme une suite logique, je devins alors accro à Blogborygmes, grâce aux talents conjugués du sus-cité Choufifrounet et de ses acolytes d'alors,
  • Tant-Bourrin et
  • Manou. Un jour, Chou-SF organisa un vague concours où il fallait trouver des noms d'oiseaux de poissons je crois, et c'est ainsi que je me retrouvai à partir dans le Limousin, la Calunette sous le bras, lors de vacances de Pâques particulièrement estivales pendant lesquelles eut lieu le premier tour de ces fichues élections présidentielles dont le résultat nous pourrit la vie un peu tous les jours depuis... mais passons. Ce séjour dans le Limousin me permit de faire connaissance avec la smala SF, ainsi qu'avec
  • Anne et Bof, leurs cousins (disons simplement, pour simplifier) et néanmoins commentateurs réguliers sur Blogbo. Le coin et l'hospitalité limousine nous plurent tant, à la Calunette et moi, que nous revînmes souvent aux vacances passer quelques jours là-haut sur la butte, et c'est ainsi que j'eus l'opportunité inespérée (d'adopter un chaton et) de découvrir tout un tas de chanteurs français ignorés jusqu'alors - parmi lesquels l'excellent
  • Georges Chelon - ah, je vois que ça vous dit quelque chose. :-) A partir de là, ce serait un peu compliqué de tout expliquer dans les détails, mais en résumé, grâce à Chelon et ses chouettes chansons, par un hasard très heureux et très improbable qui tient de celui qui fait gagner le gros lot au joueur de loto un soir de vendredi 13, je rencontrai
  • Billy - qui apparaît depuis ici et là sur Blogbo, comme chanteur et commentateur occasionnel.

Et c'est ainsi que nous concoctâmes de concert, Billy et moi, celui qui est sans doute en quelque sorte le premier bébé qui doit la vie à Blogbo - ainsi qu'à toute la liste sus-énumérée, au moins.

Nous sommes heureux de vous présenter lo mai brave pichon dau monde[1] : le Bilune, qui fête aujourd'hui ses... deux semaines et deux jours tout pile. :-)



... et voici la première chanson qu'il nous aura inspirée...


Sortie du Bilune, et son entrée dans le monde

Téléchargeable ici

Notes

[1] merci à Bof pour la traduction !

dimanche 23 mai 2010

Tant-BourrinCasanière, la chanson française ?

Il y a bien longtemps que je ne me suis livré à une de mes activités pourtant favorites : chercher la réponse à une question à la con.

Les plus anciens lecteurs de ce blog se souvienne qu'en d'autres temps, je m'étais demandé si tous les présidents de la République décédés avaient leur nom sur une plaque de rue à Paris.

Puis une autre question m'avait traversé l'esprit : jusqu'à combien peut-on compter avec des titres de chansons ?

Et voilà qu'aujourd'hui j'ai envie de lever une autre interrogation essentielle, elle aussi en lien avec les titres de chansons : parmi la liste des 192 États membres de l'Organisation des Nations unies plus le Vatican, dans combien peut-on voyager au travers de titres de chansons francophones ? Attention : le pays doit figurer dans le titre d'une chanson et pas simplement dans les paroles. On peut toutefois s'autoriser quelques approximations très répandues dans l'imaginaire collectif, du genre assimiler l'Angleterre au Royaume-Uni ou la Hollande aux Pays-Bas.

Bon, voilà, la question est posée. Alors, combien de pays ? Dix ? Vingt ? Trente ?

J'ai fait mon petit recensement, suivez le guide !

Lire la suite

lundi 19 avril 2010

Saoul-FifreVite, chie, c'est l'intestin !

Ô funérailles ! J'ai raté mon tour de billet ! Qu'est-ce que je vais prendre comme savon par Tant-Bourrin ! Ouillouillouille mes fesses, rien que d'y penser, le soufflet de la forge s'y met et la braise y rougeoie méchamment. J'ai honte ô oui j'implore ton pardon ô Grand-Bourrin et puis je m'excuse moi-même, même si je sais que ce n'est pas poli mais je n'ai pas le temps d'attendre ta réponse.

Je ne vois qu'une solution pour me racheter à tes yeux : je m'engage solennellement ici même à rédiger trois billets consécutifs en manière de pénitence. C'est-y pas honnête, comme proposition ? Si si, c'est excessivement honnête et d'ailleurs trop honnête pour être vrai, en fait. C'est dommage, je le reconnais, mais il s'agissait encore une fois et malheureusement pour vous, d'une mauvaise plaisanterie, du genre de celles dont je suis coutumier et auxquelles je vous ai habitué. Vous êtes mithridatisés en quelque sorte, et je vous inocule dorénavant mes toxiques à sec, sans remords ni voix intérieure courroucée.

Non, sans dèc', vous y avez cru ? Ça va pas dans tête à vous ? Trois billets à la suite, mais comment y arriverais-je, mes braves grognards, fidèles lecteurs, spectateurs attentifs de ma sénescence ? Sans vous commander, je souhaiterais que vous visualisiez bien ceci : ma cervelle est en phase de liquéfaction, vous pouvez entendre le doux clapotis du petit lait qui s'échappe par les fentes de la faisselle. Mes idées adoptent une forme fluide, fuyante, on en aperçoit le fond, ou pas, c'est selon, sa transparence ressemble de plus en plus à de la vacuité et des reflets glissent d'une façon aléatoire à sa surface.

On y plonge, on y coule, on s'y noie. Il suffit d'ouvrir la bouche pour y perdre la vie. De humer, de respirer, d'espérer quelques bulles. Je ne souhaite à personne de sombrer dans mon bocal à réflexions. Il y règne un univers glauque, moite, poisseux. Les mots y moisissent du désespoir de devenir un jour des phrases. Enfers et putréfactions. Seule issue de secours : rajouter de l'alcool à ce pot-au-noir chaud et humide pour en endiguer la fermentation. Halte. Douane zoll. Oui vous les bactéries anxiogènes, on ne passe plus ! Le seuil de tolérance est atteint, vous me resservirez un peu de ce délicieux Saint-Pourçain blanc, malgré son arrière-gorge diplomatiquement sulfureux. Calune me conseille de lâcher la poire pour reprendre la plume ??? Comme si l'une empêchait l'autre, non mais je rêve, ça fait bien six mois qu'elle saute son tour, entre autres, alors est-elle en position, si j'ose dire, de me faire la morale ? Sur le fond, je suis d'accord pour lâcher la poire qu'on a porté l'autre jour avec Bof à l'alambic. Un léger dérapage acétique l'a rendue impropre à la consommation humaine mais elle reste apte à la désinfection des plaies de l'âme.

La gourmandise doit céder le pas devant l'urgence à noyer les microbes.

samedi 3 avril 2010

Saoul-FifreBonjour

Je ne sais pas si vous vous en souvenez, car je vous parle d'un temps que seuls les plus anciens d'entre vous ont connu, mais j'ai écrit des billets sur ce blog, à une époque. C'était le bon temps, comme on dit, les idées fusaient, les mots jaillissaient joyeusement, facilement, comme par magie, c'était la fête perpétuelle du langage et du rire. Mais je vais arrêter d'en parler, je me fais du mal.

Aujourd'hui, bien sûr, rien n'est pareil, j'ai perdu la mémoire, mes phrases sont incohérentes pour la plupart et je ne sais plus où j'habite, si quelqu'un pouvait me ramener chez moi, il serait bien aimable et je lui en aurais beaucoup de reconnaissance. Mais de quoi étais-je en train de vous entretenir ? Ah oui, l'autre jour, Calune m'a envoyé un mail en me proposant d'écrire un pastiche sur "Une chanson douce" de Henri Salvador. Chouette, une idée sans être obligé de la chercher. Par contre, sa proposition de mettre "une chatte douce" était d'un vulgaire ? Décidément, cette Calune est définitivement infréquentable, ou alors il va falloir qu'elle s'amende.

Bon je suis quand même parti de son idée, pour ne pas qu'elle se vexe, mais je suis resté dans la tonalité élégante et classieuse qui m'est naturelle et dont je ne pourrais, le voudrais-je, même, me défaire.

Je me rappelle que j'avais une rubrique qui s'appelait "Comptines pour adultes". Bon, c'est une sorte de berceuse pour adultes, mais y'aura qu'à la placer là dedans.

Même si c'est plutôt une "perceuse" pour adultes.

Une chose douce

Une chose douce, où tu m'as glissé, Papa
Une ornière rousse, d'où tu m'as tiré, Maman
Cette chose douce, je veux bien y retourner
Y glisser mon pouce, le sucer d'un air gourmand.

Tes petites miches sont trempées
Chaque fois que bave le loup Hou hou hou hou
Puis ma langue cessant de lécher
Entre tes miches vint mon doigt Wa wa wa wa

Un coup dans tes miches
Ce sera quand tu le veux
Les autres on s'en fiche
Du moment que l'on est deux.

Une chose douce
Où m'abritait ma Maman
Une ornière rousse
J'y dormais, petit enfant.

Oh la jolie vallée que voilà
Je suis né dans cet endroit là La la la la
Et le petit que je suis resté
Sur tes tétés, il s'est jeté
Pour les croquer.

La raie de tes fesses
Cachée par tes longs cheveux
Sous une caresse
Ouvre un œil voluptueux.

Cette grotte douce
Je veux y rentrer aussi
Même si tu doutes
Qu'elle fut le seuil de ma vie.

lundi 18 janvier 2010

Saoul-FifreLes vieux papillons

Je n'ai pas eu d'Alphonse Bonnafé parmi mes profs. Bonnafé, prof de Français de Brassens au Lycée Paul Valéry de Sète, le poussa, l'encouragea à écrire, à monter à Paris. Il lui conseilla la rigueur - il fut écouté ! - et l'étude des poètes.

Mes rapports avec mes profs de français ou de philo furent neutres. Mes notes étaient correctes mais je ne supportais pas que l'on cherche ainsi des poux dans la tête des grands auteurs, qu'on leur décortique le processus de création au risque d'en déflorer la magie.

Je tenais à conserver ma relation d'admiration pure, pétrie du plaisir de la lecture, de la découverte ébahie des grands poètes, être en contact direct avec leur génie, sans passer par l'analyse académique.

Les auteurs qu'on me forçait d'apprendre, je les regardais avec suspicion. J'ai ainsi repoussé de plusieurs années ma découverte de Boris Vian car "il était au programme". Une fois dépassé ce blocage, je me suis avalé goulument et avec délectation son intégrale.

J'ai fait par contre de nombreuses découvertes grâce à Brassens. René Fallet, bien sûr, dont j'ai tout lu, jusqu'à la dernière note de bas de page. Et puis tous les poètes que Brassens a mis en musique, manière de nous dire : "Vous dites que mes petites chansons vous plaisent, mais écoutez-moi ça si c'est pas du lourd ?".

Et en vrai modeste, pour que l'hommage rendu soit imparable, il réservait ses plus belles mélodies à ses "invités". Ses mises en musiques de poèmes font partie des chansons de lui que je préfère : les petits bijoux de Paul Fort (La marine , Comme hier, Le petit cheval , Si le bon dieu l'avait voulu...), Victor Hugo (La légende de la nonne...), Lamartine (Pensée des morts), Villon (La ballade des dames du temps jadis), Antoine Pol et son sidérant Les passantes (j'ai mis la belle version de Cabrel, comme le pauvre Francis a été étrillé ici même pour son malencontreux "gare au gorille, gare"), si sensible, si prenant, et puis ... et puis ...

... Jean Richepin, avec ses "Philistins" qui m'ont fait jubiler, et, vers la fin, un peu comme une guigne sur un Forêt Noire, je crois que c'est dans le 12ième album, son incomparable Oiseaux de passage, plaidoyer enthousiaste pour l'anarchisme contre la bourgeoisie, pour la liberté contre la servitude, métaphore revigorante des sauvages planant au dessus des contingences quotidiennes et banales dans lesquelles se vautrent les "domestiques".

Appâté par un si bel extrait, j'ai acheté sa "Chanson des gueux", à Richepin, un chouette recueil qui nous chante les gueux de Paris itou les gueux des champs.

Et j'ai la faiblesse, moi nul en musique, de vouloir imiter le Maître et si un texte me plait, d'y plaquer dessus une poignée de notes de musique. Il faut absolument que je me corrige. Cette histoire de "vieux" papillons m'a fait sourire car leur vie est bien brève, seulement quelques heures, c'est pas bien de se moquer des papillons.

Allez, une chanson de plus pour la Calunette, de la part de son inconséquent parrain.

Poème de Jean Richepin

Musique de Saoulfifre

Un mois s'ensauve, un autre arrive.
Le temps court comme un lévrier.
Déjà le roux genévrier
A grisé la première grive.
Bon soleil, laissez-vous prier,
Faites l'aumône !
Donnez pour un sou de rayons.
Faites l'aumône
A deux pauvres vieux papillons.

La poudre d'or qui nous décore
N'a pas perdu toutes couleurs,
Et malgré l'averse et ses pleurs
Nous aimerions à faire encore
Un petit tour parmi les fleurs.
Faites l'aumône !
Donnez pour un sou de rayons.
Faites l'aumône
A deux pauvres vieux papillons.

Qu'un bout de soleil aiguillonne
Et chauffe notre corps tremblant,
On verra le papillon blanc
Baiser sa blanche papillonne,
Papillonner papillolant.
Faites l'aumône !
Donnez pour un sou de rayons.
Faites l'aumône
A deux pauvres vieux papillons.

Mais, hélas ! les vents ironiques
Emportent notre aile en lambeaux.
Ah ! du moins, loin des escarbots,
Ô violettes véroniques,
Servez à nos coeurs de tombeaux.
Faites l'aumône !
Gardez-nous des vers, des grillons.
Faites l'aumône
A deux pauvres vieux papillons.

dimanche 3 janvier 2010

AndiamoSarkmania

J’ai fait un grand retour en arrière, il y en a des talents sur ce BLOG, des chanteurs (euses) incroyables !

Bien sûr, les membres fondateurs :

- SAOUL-FIFRE

- TANT-BOURRIN

... et les guest-stars :

- CALUNE et même CALUNETTE à l’occasion de l’anniversaire de Choufifrounet !

- BILLY et ses talents d’imitateur !

- LA POULE et son café du pauvre….

Il y en a peut-être eu d’autres, manifestez-vous. (j'ajoute : Tant-Bourrin me l'a affirmé... Il n'y en a pas d'autres)


Alors je me suis dit (à mon âge on parle souvent seul) : "pourquoi pas ?"

J’ai voulu pasticher à ma manière STARMANIA l’opéra-rock de Michel Berger et Luc Plamendon.

Vous rendez vous compte ? Il a trente-deux ans, cet opéra-rock ! On dirait un nouveau-né… Un peu comme moi !

Bien sûr, ma voix n’est pas terrible, mais c’est une vieille voix, alors un peu d’indulgence et on ne ricane pas !

Un grand merci à TANT-BOURRIN que j'ai mis une fois de plus à contribution afin de "nettoyer" les enregistrements, souffle, parasites, etc.


Tout d’abord :

La blouse du prolo’s man




Après ce chef-d’œuvre (y’en a qui ricanent), voici :

Bonne



Voulez-vous une suite ? Si oui : envoyez une enveloppe "garnie" (pas moins de cent euros) à Blogbo qui transmettra (peut-être) !

... Ou alors des oranges à la Santé !

mardi 29 septembre 2009

Saoul-FifreFort homme

Le "faux rhum" de Blogborygmes . Encore une idée géniale de Tant-Bourrin . Venez causer à mon cul, ma tête est malade ! Ah ça avait bien démarré, on avait de sacrées locomotives, des pipelettes de compétition, calune, mamasha ? Et puis tchoufa , plus personne, le grand silence blanc !

Bon, il faut dire qu'un forum, si vous le mettez pas dans un agrégateur ou dans un truc à forums qui vous tient au courant de si ça bouge, vous allez vite vous lasser, d'y aller "par hasard" et de le trouver immobile ?

Et qu'on ne se méprenne pas, je ne critique personne, je ne suis pas trop "forum", ni tchat, ni rien qui ressemble à de la discute.

Mais je n'ai pas su résister à un jeu rigolo proposé par Claudius . Tant-Bourrin et moi suivons le blog de Claudius avec attention depuis très longtemps. Perso, son goût pour la poterie me ravit, ses conseils littéraires sont solides, ses reportages photos magnifiques et puis, cerise ironique sur le gâteau, nous avons le même look !

Toujours est-il qu'il a repéré notre forum désertique et qu'il y dépose avec une régularité métronomique une photo d'actualité assez riche de sens pour titiller l'imagination cynique de gonzes dans mon genre.

Et il fait de même sur d'autres forums dont il est le visiteur coutumier. Il propose une phrase illustrant la photo, un "chapeau", quoi, et tout le monde y va de sa blague. Puis Claudius publie tous les résultats sur son blogue, ça lui fait un billet très drôle à peu de frais, surtout qu'il ne cite pas ses sources, à part un vague "de la part de mes amis forumeurs".

Je me suis dit que c'était dommage pour vous, alors maintenant vous savez qu'il faut suivre du coin de l'œil le blog à Claudius, et puis aussi notre forum, moribond mais point encore tout à fait mort ! Ci dessous, vous n'avez que ma participation, mais vous pouvez aller chez Claudius prendre connaissance des autres saillies, mais vous pouvez aussi, soyons fous, on n'a qu'une jeunesse, participer vous-mêmes !!




Con Pagny raie pub lichen d'œufs secs urine-thé

Bon maintenant, vous remontez dans les camions, mais il est interdit de s'enfiler pour gagner un peu de place !

Votre mission d'aujourd'hui sera simple : vous tapez sur les pharmaciens pour qu'ils vous donnent des somnifères à mettre dans les grenades lacrymogènes.

Vous, les camions pare-buffle, vous empêchez les vaches folles de l'ultragauche de retarder les TGV

Scène de vide grenier : "Les fourgons dinkytoys à 1 €, je les prends, mais pas le paillasson kaki tout déchiré.




NS ne se déplace plus sans son cerveau artificiel portatif qui lui souffle des réponses polies et en français impeccable.

Après sa "faiblesse", il se lance dans le développement du râble en se goinfrant au Fouquet's.

Cette semaine, c'est le petit Nicolas qui donne les résultats de la grille infernale du Sudoku du Figaro.

Les photopiles, c'est pile-poil ce qu'il me fallait pour me changer des photos à poils !




Blanche-neige (hors-champ) apprend la propreté aux 7 nains.

Le meilleur des mondes c'est un bain à bonne température.

À l'école des bébés-nageurs, il y en a un seul qui écoute le prof.

Osez nos nouveaux yaourts à la tendresse, avec de vrais morceaux de bébés dedans.

Le clonage : une technique à affiner.

Quel est l'imbécile qui a mis les bébés dans les échantillons d'urine ?




Roselyne Bachelot l'a garanti : les stocks de masques anti-pandémie sont là. Eminence et Petit-Bateau ont répondu présents.

Je sais pas ce que j'ai ce matin, j'ai la tête dans le cul.

Ma gynéco et mon dentiste ont le même masque hygiénique. Un nouveau designer doit être en train de saturer le marché.

Le fantôme du Professeur Choron revient avec une fiche-bricolage : "Vous avez un slip, vous avez un masque anti-grippe !!"




N'envoyez plus de dons à la Banque du Sperme : les stocks débordent.

Comme les grands enfants qu'ils sont restés, les paysans jouent à "qui pissera le plus haut".

Les tonneaux sont en perce. Goûtons le beau chaud lait nouveau.

Les femmes doivent bien mesurer le rapport bénéfice/risque du vaccin H1N1 : des complications peuvent survenir sous forme de pertes blanches abondantes.

mardi 18 août 2009

AndiamoFaisons plaisir à CALUNE

Voici un copié-collé du commentaire que notre chère CALUNE a laissé sur mon dernier billet :

3. Le vendredi 7 août 2009 à 10:14, par calune
Pourquoi, pourquoi, pourquoi tant de haine ?
Ça faisait longtemps que quelqu'un n'était pas mort, tiens (et 2 d'un coup)...
Tu nous feras une histoire un jour où à la fin, ils vécurent heureux et eurent plein de bouchànourrirs ?? :-)

Soucieux de satisfaire notre lectorat et en plein accord avec moi-même, j’ai voulu satisfaire à sa requête SLURP, SLURP, (lèche-bottes blues), en souhaitant chère Mââââme que cette bluette vous satisfera.



ROMANCE

La saison dernière, il l’avait vue, se reposant au bord de l’étang, superbe dans son beau maillot de bain vert, le regard un peu hautain. De temps en temps, elle faisait entendre son doux chant.

Immédiatement, il en était tombé amoureux, il avait bien essayé de l’approcher, entamer la conversation, mais elle, imperturbable, ne l’avait même pas remarqué : dédaigneuse…

Alors il s’en était éloigné comme à regrets.

Un soir, il l’avait vue avec un autre, tendrement enlacés, il pensait alors "emboîtés", il savait bien que le terme était un peu vulgaire, mais la rage et le dépit l’emportaient, la fureur même. Comme il aurait aimé en finir avec ce gros connard ! Qui, au passage, avait su la séduire, LUI…

Les mauvais jours sont arrivés, les apparitions de la belle se sont faites plus rares, alors il est resté chez lui, passant l’hiver cloîtré, reclus, amer et dépité.

Aux premiers rayons du soleil, il s'en était retourné au bord de l’étang, en inspectant les moindres recoins, guettant sa belle.

Enfin, un bel après-midi, alors qu’il somnolait à l’ombre d’un grand saule, les jambes baignant dans l’eau, il entendit un doux chant, reconnaissable entre mille : c’était ELLE. Enfin elle était revenue !

Sans hésiter, il plongea. L’eau un peu fraîche le fit frissonner. Il nagea comme un fou, guidé par le chant de son amour, comme autrefois les navigateurs imprudents attirés par la mélopée des sirènes.

Il accosta près d’elle, son cœur battait à tout rompre, allait-elle le rejeter comme l’an passé ?

Elle portait toujours son joli maillot vert, ses longues jambes fuselées négligemment repliées, la tête relevée lui donnait ce petit air un peu hautain qui l’intimidait toujours. Un petit rétablissement l’amena à hauteur de sa princesse, il pouvait voir sa gorge délicate se gonfler légèrement au rythme de sa respiration.

Une vague de désir l’envahit : il fallait séduire celle qui lui faisait perdre le sommeil. Courageusement, il la fixa intensément, faisant passer tout son amour au travers de son regard.

Cette fois, elle ne détourna pas la tête, elle le fixa droit dans les yeux, il vit briller des petits points d’or au fond de son iris, son cœur bondissait dans sa poitrine, alors à son tour il entama un chant d’amour, leurs regards se croisèrent puis se fondirent en un seul.

Ce soir, en me promenant au bord de l’étang, j’ai vu deux grenouilles qui faisaient gentiment l’amour.



Cliquez sur ce lien : cette chanson fut interprétée par EILEEN en 1965.

AH ! On savait écrire de beaux textes en ce temps-là ! Pas comme ces jeunes d'aujourd'hui qui grrrmble heu treush biteurneur humm Grasp !

samedi 11 juillet 2009

Saoul-Fifreaddendum à ton billet

Cher petit Choufifrounet,

J'ai bien pris connaissance de ton billet sur nos amies les tomates. Malgré toute ma réticence à étaler ma vie privée sur blogbo, je tiens à rétablir certains faits, afin que les lecteurs ne se gaussent pas à tort de mes petits problèmes de tomates.

J'ai donc acquis deux plants de tomates cerises à la fin des vacances de Pâques, que j'ai logés dans deux pots différents, un petit et un grand (<- la "jardinière accueillante" :-)). Le plus mal loti crève encore, il aura fait une seule tomate. Il est monté haut mais tout gringalet, et tu ne le verras pas en photo car il se trouve dans ma chambre... L'autre a prospéré dans le salon. Et quand je te dis que je n'ai pas trouvé de tuteur à la hauteur, regarde un peu si c'est des craques : j'ai coupé 30 bons cm en haut et je viens de le mesurer en l'état, il fait 2m de haut, sans compter qu'il est tout tassé vers le haut (2m20 de long, au moins). Même avec la tête coupée, les deux tuteurs et les deux filins ne sont pas de trop pour l'aider à garder le cou haut - tu noteras que grâce au stratagème des suspenseurs, il a bien survécu à sa 'pliure en deux' ; il a d'ailleurs depuis une tige plus épaisse en haut qu'en bas (oui, tu peux rigoler, vas-y :-)) ce qui ne l'aide pas se tenir très droit.

Je conclurai par la chanson des tomates de Renaud , avec l'accent de mes grands-parents maternels. :-)

Sur ce rétablissement de la vérité, je te laisse, les vacances m'attendent non sans impatience (on va être en retard !).

Calune

PS: tu peux publier ce droit de réponse en l'état si tu veux bien, avec les illustrations que tu voudras parmi celles jointes.

jeudi 9 juillet 2009

Saoul-FifreLe comble de la jardinière

Calune possède un balcon bien garni, et entre autres choses par une vaste jardinière accueillante. Je la connais, elle va encore grincher que je dévoile sa vie privée, que je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais justement, elle aussi me maile souvent, alors on est quitte. Elle reste quitte au sujet de ma boîte. Dans cette jardinière elle a planté des tomates. Pourquoi des tomates ? Parce que c'est rouge. C'est essentiellement politique. L'amour est cerise et le braquemart turgescent est tomate aussi, voire aubergine, chez certains nobles à sang bleu. Mais la révolution a prospéré sur le fumier de l'ancien régime, et les profiteux, ces gourmands, faut leur couper la tête.

Puisque l'on en est aux usurpateurs, j'en suis un beau vu qu'elle me croit spécialiste en ces léguminacées gorgées de jus, moi qui me targue d'être un détaché cultural. Le jardin est mon alter ego. Nous nous observons mutuellement, je suis sa muse, il est mon inspirateur. Je me méfie des tropes trop normatives. Je ne suis pas le genre à obéir aux conseils d'Hubert le jardinier . Cette année, j'ai planté mes tomates sur un terrain fertilisé à donf pendant plusieurs années par le lama et les chevaux. J'ai donc estimé que le facteur limitant n'était pas la fumure et j'ai laissé mes plants se vautrer dans la luxuriance la plus décomplexée. J'arrose à la raie et les fruits murissent, gonflent, se remplissent, se saturent de senteurs saturnales. Leur peau se tend comme celle d'un tambour. La sève pulsée dans les veines bat son rythme lancinant et prometteur de dégustations juteuses. Je palpe des rondeurs molles à souhait sous la paume. Je me laisse alors aller à les cueillir sans remords. J'aime à penser que leur prédilection est d'être mordues à pleines dents, juste arrosées d'un filet d'huile d'olives, plutôt que la déréliction, oubliées, plissées, desséchées.

La solanine (petite fille seule, en castellano) est un poison violent présent dans la belladone, le tabac, le datura, la mandragore et ... la tomate. Quand Calune me dit qu'elle adore cette odeur forte, se renifler la main après en avoir touché les tiges, j'espère simplement qu'elle ne pousse pas la tendance morbide jusqu'à s'en lécher les doigts et les babines ?

Elle a eu beau chercher, lancer des appels au secours, elle n'a pas trouvé de tuteurs suffisamment rigides et longs. Résultat, la tige maîtresse de son plant, pourtant vigoureux, s'est pitoyablement pliée. La solution, pourtant simple, en pincer le bout, n'eut pas l'heur de lui sourire car elle répugne au gaspillage. Spectacle désolant que ce tronçon tristounet pendant lamentablement, languissant après un peu d'aide, quelques soins, de chauds encouragements ? De toute façon, il faut savoir raison garder et modérer ses espérances. Une belle plante d'1 m 50 de hauteur devrait pouvoir combler largement les attentes les plus gloutonnes. Alors, taillons, bloquons la montée de sève qui favorisera d'autant plus le gonflement des organes floraux encore juste initiés mais bientôt délicieusement fructifères.

Ah oui, j'oubliais ! Je dois à Ophise l'explication de mon titre ! Le comble de la jardinière, c'est de se mettre à poils devant ses tomates pour les faire rougir.

Tous les petits de maternelle le savent.

jeudi 4 juin 2009

Saoul-FifreLe stress de 9 h 23

Ha quand il arrive, çuici, on aimerait bien le rater mais on est obligé de monter dedans et de faire avec.

Ho ya bien des solutions, yen a même plein, tout le monde a son "petit truc" plus ou moins efficace.

Le système "à la Calune", par exemple, c'est le tripatouillage. Et que je te tripote, et que je te détripote, et que je te retripote, le tout en tout bien tout honneur, bien entendu, ça se voit que vous ne connaissez pas Calune, pour avoir des idées pareilles ?

Non, le stress-toy a Calune est disponible en permanence (sauf rupture de stock) et s'achète pour une modique somme chez ces bienfaiteurs de l'humanité nerveuse et sur les dents que sont les gars du dindon point com. Il suffit de leur mailer donne la papate au monsieur et elle arrive chez vous, d'attaque.

Et vous vous mettez à malaxer ce truc et ça vous calme. L'erreur du débutant est de ne commander qu'une boite, car, comme c'est classique de se la faire piquer, ça vous énerve et tout est à recommencer.

Comme exception à la règle, vous avez aussi "la papate qui change de couleur quand on la tripote, mais que là, malgré toute l'ardeur que vous y mettez, elle reste rigoureusement du même jaune qu'au début".

Et bien évidemment, ça vous crispe un peu, c'est humain, vous avez hululé des tyroliennes haineuses pour moins que ça.

Le dindon.com ne travaille pas uniquement dans le destressage.

Si vous leur commandez ceci, par exemple , dont j'ai déjà parlé par ici n'en escomptez nul effet calmant, bien au contraire !

Bon moi c'est les sudokus qui me relaxent, c'est vraiment pas prise de tête, comme jeu, c'est le Destop des tuyaux de la tête.

Ya aussi le bruit de l'eau qui coule , qui me rend zen.

Toutes les tensions se dénouent. C'est magique.

mercredi 1 avril 2009

CaluneC'est trop bien

Enchanté par son premier passage sur blogbo, Juju m'avait confié qu'il souhaitait poursuivre sa participation au grand oeuvre blogborygmique (et blogborythmique), la question étant : après avoir déclamé en exclusivité sa passion pour Chelon, quel sujet allait-il bien pouvoir aborder à présent ?!

Il fallait trouver quelque chose à la hauteur de sa première intervention : ça n'était pas de la tarte, et il s'en alla les poings dans ses poches crevées (c'est une image) chercher l'inspiration dans un lieu bien connu des penseurs torturés : le musée Rodin. Et voici ce qu'il vit (après avoir salué le saint-patron des penseurs torturés) :

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vendredi 20 mars 2009

CaluneMa référence à moi

Le 25 janvier 2009, on s'en souvient tous. Bon, bien sûr, c'était le lendemain de la petite tempête du 24 (qui n'a pas abattu le moindre arbuste dans les jardins du château de Versailles, alors hein) - mais surtout, l'Olympia ce dimanche-là faisait salle comble, avec le "rendez-vous annuel" (depuis 2008) de Georges Chelon avec ses fans !



Pour évoquer ce grand moment de bonheur, un chanteur que TiBi qualifie, bizarrement, de "normal" (mais est-il vraiment "normal" d'avoir un charme pareil ?!) a accepté de venir exprimer ici, sur Blogbo, toute son mon admiration pour Chelon. Mesdames et messieurs, voici, pour la première fois sur blogborygmes.fr : Julien Clerc !!! (himself)


Ma référence

Musique : Julien Clerc
Paroles : Calune d'après Jean-Loup Dabadie
Dans le rôle de la doublure de Julien Clerc, vous reconnaîtrez (ou pas) l'ex-doublure de Johnny... Billy ! (himself aussi - enfin, un peu plus, même...)



Téléchargeable directement ici

      On le sait
      Il a refait un Olympia
      Et c'était
      Pour nous les groupies un immense succès
      Oui il est
      Ma référence à moi

      Oui on sait
      Il a ma préférence et c'est
      Plus qu'intense
      Car enfin quand on pense
      Que le dadais
      Est devenu grand de silence
      En silence un chanteur d'excellence

      Oh je sais
      Si je continue comme ça
      Sans arrêt
      A la longue on me rabattra
      Le caquet
      Mais il est
      Ma référence à moi

      Fallait voir
      L'homme en violet avec sa voix
      Sa guitare acclamé comme un roi
      Petits veinards ne faites pas preuve d'ingratitude
      Cette histoire, ce n'était qu'un prélude*
      (bis)

      On le sait
      Il a refait un Olympia
      Et c'était
      Pour nous les groupies un immense succès
      Oui il est
      Il est ma transe à moi
      Ma référence à moi
      Ma référence à moi


*Conclusion : vous n'avez bien sûr pas fini d'en entendre parler, de Chelon !


Découvrez Georges Chelon!

lundi 9 mars 2009

CaluneChoufifrounet, son anniversaire et moi

L'autre jour, alors que je fredonnais distraitement une vieille chanson de Vincent Delerm que j'aimais bien quand j'étais jeune (si si j'ai été jeune un jour), à savoir "Fanny Ardant et moi", je me suis rendue compte, je ne sais pas pourquoi (mais alors, vraiment pas), qu'on pouvait en fait remplacer "Fanny Ardant" par "Choufifrounet".

Si si.

Ben oui, ça va vous en boucher un coin mais il faut bien regarder la réalité en face : Fanny Ardant et Choufifrounet ont le même nombre de pieds. %+&

Et puis voilà.

Choufifrounet et moi
Paroles : Calune d'après Vincent Delerm
Musique : Vincent Delerm, adaptation à la guitare sommaire par Calune
avec la participation "exxconelle" (sic) de Calunette


Téléchargeable directement ici

      On partage pas le quotidien
      Faut dire qu'il habite plutôt loin
      On a une relation comme ça
      Choufifrounet et moi

      Il a bien voulu être parrain
      Enfin, quand même, républicain
      De Calunette, nous voilà liés
      Moi et Choufifrounet

      Il est un peu comme un grand frère
      Et puis c'est son anniversaire
      Allons mon vieux je ne l'oublie pas
      Et je te promets qu'on l'arrosera

      Tu as vu ça, dis, comme je planche
      Alors qu'aujourd'hui c'est dimanche
      C'est vraiment parce que t'es âgé
      Sans te vexer Choufifrounet

      Il a un penchant licencieux
      Et moi un petit côté sérieux
      Mais on évite d'en faire un plat
      Choufifrounet et moi

      Au téléphone il est bavard
      Il raconte toujours plein d'histoires
      Et quant à écrire des billets
      Il est doué Choufifrounet

      Il est un peu comme un grand frère
      Et puis c'est son anniversaire
      Allons mon vieux je ne l'oublie pas
      Et je te promets qu'on l'arrosera

      Tu as vu ça, dis, comme je planche
      Alors qu'aujourd'hui c'est dimanche
      C'est vraiment parce que t'es âgé
      Sans te vexer Choufifrounet


PS: je préfère prévenir tout de suite, je ne relèverai même pas les remarques du type "ah tiens, c'est héréditaire" :-)

samedi 7 février 2009

Saoul-FifreBaptême si vil

Je dois avoir une tête à être parrain, c'est pas possible autrement.

Ils n'ont même pas eu la décence d'attendre ma majorité, à quatorze ans, ils me tombaient dessus et me mettaient un bébé braillard dans les bras, me faire ça à moi qui ai les oreilles si sensibles. Et puis évidemment, la totale, le riz à la sortie de l'église, les rubans, les dragées, le costard obligatoire, et ça m'est une vraie souffrance, la cravate, les souliers qui craquent, le col trop raide, m'enfin que voulez vous y faire, faut reconnaitre que ça dure pas des mois. Un petit effort, merde, ça va pas te tuer ?

D'autant que dans le cortège, il y avait une amie de la famille, de mon âge, belle, si belle que l'on n'aurait pas dû le lui permettre, rapport aux dégâts sentimentaux collatéraux possibles. Glups, pur et dur désir que le notre, pourquoi n'y a t-il pas un bouton "pause" dans la vie, pour savourer ces instants, ou même, "rewind", et pourquoi pas, grands dieux, qui qui l'est pas d'accord ?

Quelques années plus tard, rebelote. Après le filleul, la filleule. Ceux-là m'avaient subtilement acoquinés avec une marraine d'un tout autre monde, la femme d'un banquier de haut-vol. Si je n'ai fait tâche qu'un seul jour, c'est lors de ce baptême, mais rassurez-vous, j'eus d'autres maintes occasions de passer pour un pèquenal mal débourré. Les parrains-marraines devant s'occuper du cadeau principal, une croix en or massif, genre, avec chaîne de forçat, j'ai donc pu me ridiculiser aussi grâce à mon impécuniosité chronique. La famille venant à ma rescousse essentiellement pour éviter son propre déshonneur.

Maintenant, avec le recul, je dois reconnaitre que j'ai un bon feeling avec mes filleuls. Lui me ressemble beaucoup, en moins bien, faut pas exagérer, et nous nous comprenons, il peut parler avec moi de sujets qu'il évitera d'aborder avec ses parents, plus pénétrés de l'importance de l'apparence et de la réputation. Description euphémistique, hé hé. Bon, on habite pas la porte à côté et je ne suis pas trop donneur de nouvelles, mais la relation est bonne.

Ma filleule, elle, ha, elle, j'ai une grosse admiration pour elle, toujours du côté du vivant : lycée agricole, puis fac de Bio, jusqu'à la thèse, et puis marre du milieu insécurisant et sans doute gonflant de la Recherche, elle veut revenir au concret, à la terre, elle étudie la possibilité de cultures rares, de niches pointues. Se créer son emploi, quoi, En période de financements en chute libre, c'est pas con...

Et puis hier soir, ya calune qui me maile comme quoi elle veut me passer la troisième couche. Elle veut organiser pour la calunette, avec son accord, un baptême républicain !

Avec un maire à la place du curé, de la sangria à la place du sang du christ, de l'eau de vie qui remplacera l'eau bénite, pas de signes de croix, mais d'ébriété, des rondelles de saucisson faute d'hosties et des discours de politique générale plutôt que des lectures d'évangiles.

Je ne voudrais pas paraitre rabat-joie, enfin, je veux dire, pas plus que d'habitude, quoi ? mais je n'accepterai d'être à nouveau parrain que si ce baptême est célébré dans une église catholique, apostolique et romaine, au dessus de fonts baptismaux dûment consacrés à cet usage, avec le curé décoré de toutes ses fucking fanfreluches baptismales, non mais c'est vrai, quoi, sinon c'est la porte ouverte à toutes les hérésies barbares et une cérémonie qui a largement fait ses preuves de sérieux dans le respect de la tradition a vite fait de se retrouver caricaturée en finale de jeux olympiques de tee-shirts mouillés.

Mais non, calune, je déconne, allez respire un bon coup, mais z'oui : j'accepte avec joie d'être un des parrains de la calunette, sans conditions, tu peux même choisir un maire UMP, si tu préfères !

Vive la république ! Vive la france !

lundi 26 janvier 2009

AndiamoLes personnages de B.D ont-ils GNA. GNA. GNA. Vème et dernière ?

Eh oui ! c'est déjà la cinquième édition, est-ce la dernière ?

Je ne sais pas, mais dans le dernier billet traitant le sujet, vous m'avez encore surpris !

Par exemple : Calune et La Poule : elles veulent voir la TEUB d'Obélix...La teub ! Rendez-vous compte, elles causent comme les djeuns !

Bon que voulez-vous, je ne suis qu'un pauvre vieux bonhomme, alors j'ai cédé !

Mais auparavant (Chinois) un avertissement, si, si, j'y tiens, papy pervers peut-être, quoique vous l'êtes tous + ou -, plutôt : +++ que --- !

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mardi 25 novembre 2008

Saoul-FifreLe parrain de mon fils

C'est le vrai beau mâle. Le cheveu et le regard noir, le sourcil dru et broussailleux, le poitrail taillé en V, musculeux, il gagne sa vie en retapant des ruines et en les revendant. Ses outils : la masse, la barre à mine, la bétonnière. Il casse, il coffre, il ouvre les volumes, il a un goût inné, de l'élégance, le sens de la valeur ajoutée mais ce serait le réduire que d'en faire un chef de chantier à la Village People, avec son petit mètre pliant en bois le long de la cuisse. Il sait tout faire : il a été prof agrégé d'anglais, patron de resto chébran, disquaire, maraîcher, le tout avec brio et sous-tendu par une culture générale brillante.

L'homme idéal. Et son mari n'est pas mal non plus, avec qui j'ai un point commun : la passion de la basse-cour. Et ton cul c'est du poulet, tu préfères le croupion, zou, celles-ci sont faites, vous allez devoir en trouver d'autres.

Ces deux-là ont beaucoup œuvré pour me faire comprendre cette notion - si chère à Antenor et à Pascal - de non-choix devant sa sexualité. Ce non-choix coule de source pour un hétéro, puisque soutenu, renforcé par la société, mais oblige le jeune homo à une rude auto-maïeutique pour ramener à la surface une certitude cachée en lui, ne correspondant en rien aux modèles dominants.

Le "vrai" homo, pour parler crûment, n'éprouve tout simplement pas de désir pour les meufs, et en éprouve, plutôt deux fois qu'une, pour les mecs. C'est simple à comprendre, mais point encore assez pour des Vanneste ou des Longuet qui ont du mal à intégrer ce concept. Bien sûr, le non-choix obligatoire et gravé dans le marbre est faux, comme la plupart des généralisations dans les affaires humaines. Je m'étais amusé à provoquer notre Maréchal là dessus, et Pascal le reconnaît : l'orientation sexuelle évolue parfois . Les bisexuels, bien entendu, et puis des revirements, des occasions.

Les homos aiment beaucoup moins parler de l'homosexualité choisie, ou plutôt acquise, voire subie. Ça fait tache sur la belle image. Et pourtant elle existe : mauvaise image de la mère, de la femme, relation de hasard devenant pérenne par habitude, mauvaise relation au père hétéro auquel on ne voudra surtout pas ressembler, mère poule possessive, jalouse. Un cas qui nous est proche, et douloureux : un enfant violé régulièrement par un prédateur séduisant et qui, malgré un suivi psychologique, aujourd'hui majeur, reproduit et recherche toujours des relations homos dominant/dominé.

L'important étant que les exceptions ne fassent pas oublier que l'homosexualité est une tendance normale, profonde, innée ou acquise dans les premières années de la vie, on ne sait pas, et qu'elle a droit à ce titre au respect et au droit de cité. Le travail entrepris par Pascal pour proposer des arguments à opposer à tous ceux qui aimeraient soigner, guérir, voire punir, éradiquer l'homosexualité, est d'une utilité capitale. Taper "gayrilla" dans la fenêtre recherche .

Les débats font rage dans les commentaires, bien sûr, sur ces sujets peu cons-sensuels. Encore que je ne sais pas si les blogs sont bien des lieux de débat idéaux, les longs développements n'allant guère au teint d'un rythme de publication souvent assez soutenu. Sur un sujet assez obsessionnel chez moi, les commentateurs étaient restés sobres et même admiratifs. Récemment, la reprise du même sujet , sous un autre angle, a soulevé un déchaînement de passions, de doutes et de questionnements. Les réponses amenées n'ont pas vraiment con=vingt culs les "opposants", qui étaient homos, d'ailleurs, pour la plupart.

La Nature obéit aux lois de l'évolution, elle s'adapte sans prise de tête, elle n'a aucune conscience, aucun but, aucun plan de carrière sur la comète, aucune morale. Seul le plus adapté survit. Non Calune, je ne conçois pas une Nature d'ordre divin dont le cours suivrait une finalité déterminée. L'ordre naturel est aveugle, flegmatique, très imaginatif mais ordonné. Ceci précisé, je préfère dire pour des raisons de style : "Si la fleur est belle, c'est pour attirer un gros bourdon dans sa corolle accueillante" plutôt que "Les lignées de plantes n'ayant pas développé d'organe floral assez attractif aux yeux des insectes pollinisateurs, se sont éteintes". Ça dit kif-kif la même chose.

De par mon métier, bien raciné, proche des plantes et des animaux, j'ai un peu de mal à voir du "naturel" dans le fait homosexuel. Comme Wilde lui-même qui persiflait "Si Adam avait été homo, nous ne serions pas là", je pourrais dire "Si mes reproducteurs coqs, béliers ou boucs "en étaient", ils se retrouveraient aussi sec dans le congélo". L'homosexualité existe chez les animaux, mais elle est certainement d'ordre acquis. Chez les mammifères vivant libres en troupeaux, meutes hiérarchisés (loups, cerfs, lapins, chamois...), il y a le couple dominant dont le mâle, vainqueur de tous les duels et défis, insémine TOUTES les femelles présentes. Que l'on constate des comportements homos chez les mâles restant la bite sous le bras ne m'étonne pas. Les bonobos dont on parle tant sont apparemment tous bisexuels, eux. Primates et proches de nous, ils se servent de la sexualité comme jeu, comme outil de pouvoir, comme cadeau, récompense et ... comme moyen de reproduction. Pas compliqués, les bonobos ! Quoi qu'il en soit, oui l'homosexualité existe dans la Nature, mais il n'empêche qu'il s'agit d'un comportement individuel, qui, généralisé, entraînerait la débandade de l'Espèce. La définition de l'Espèce est d'ailleurs "qui peut se reproduire ENSEMBLE". Le cheval et le zèbre se ressemblent étonnamment mais leurs rapports sont stériles. Nous serions tentés de classer le lévrier et le chihuahua dans des Espèces différentes mais ils peuvent nous faire des petits bâtards.

L'homme et l'homme ne se reproduiront jamais (je sais : les essais continuent pourtant). C'est là qu'on voit qu'une Espèce demande mâles et femelles pour se reproduire. Que la Nature a privilégié les individus qui possédaient cet élan instinctif vers le sexe complémentaire, ce désir, cette passion, cette canule juste assez longue pour déposer sa goutte de sperme au seuil du col de l'utérus, cette paire de couilles externe pour que les spermatos soient à leur température d'efficacité maximum, cette lubrification permettant de les guider jusqu'à l'ovule, cette poitrine lactifère permettant de nourrir les petits d'humains si peu dégourdis. Du coup, ceux qui éprouvaient du plaisir à satisfaire leurs instincts hétéros étaient plus fertiles et transmettaient leurs gênes. Les gênes des garçons peu sensibles au charme féminin restaient sur le bas-côté des sentiers de l'évolution.

C'est étudié pour . L'être humain tel qu'il est aujourd'hui est le résultat d'un processus de reproduction mammifère clairement normé "hétéro", qui fonctionne depuis le Mésozoïque. Est-ce si difficile d'entendre cette vérité ? À notre époque moderne, nous nous éloignons de la Nature. Les docteurs dissuadent leurs parturientes d'allaiter, les mamelles étant reléguées au rayon décoration ou servant d'arguments de vente. La fertilité est en baisse , on a de plus en plus de mal à trouver des spermatozoïdes bien frétillants et des ovules prêtes à s'ouvrir alors on a recours à des dopants, des cocktails d'hormones, on emploie des mots vulgaires comme "procréation médicalement assistée", on enfile des pipettes dans des éprouvettes, c'est Le meilleur des mondes. Une philosophie no life, no sex se répand, on a peur des maladies alors un strip-tease, un paluchage rapide, un french-kiss and go to sleep. C'est le safe-love. Sur Love&Chat ou MSN, kiffe ta cam, c'est encore plus propre : zéro éclaboussures (si : un peu sur le clavier l'autre soir).

Alors les homos sont loin d'être les seuls concernés par cette tendance "Nature ? No, Thanks !", ils sont fertiles, bien sûr, mais il faut les braquer pour qu'ils daignent tremper leur zob dans ces coinstots bizarres. Mettre au monde un enfant, c'est d'abord tomber raide dingue de sa mère, envisager de vivre suffisamment de temps avec elle pour épauler cet enfant jusqu'à sa majorité, et plus, s'il s'appelle Tanguy, caresser son ventre qui s'arrondit et il le faut, être amoureux, pour supporter une femme enceinte !

Je suis un libertaire, alors je suis d'accord sur tout. Amusez-vous avec qui vous voulez, adoptez, montez vos trocs de sperme en association, vos familles recomposées, vos écoles parallèles, mariez-vous en blanc... Dans mon pèqueno plein de ploucs votant Le pen à tous les coins de bois, j'ai souvent pris la parole pour défendre le respect dû à tout individu, toute tendance. J'insistais sur la tolérance, sur le devoir de se borner "à ne pas trop emmerder son voisin". C'est plus dur de faire ça dans la France profonde que dans un salon de thé du Marais, mais par pitié, soyez humains, normaux, utiles, fiers de vous mais n'appelez pas à la rescousse cette Nature qui a tenu bon, contre météorites et glaciations, notre devenir, le destin de notre Espèce, sur la base jamais démentie de la reproduction sexuée avec accouplement volontaire et joyeux.

lundi 10 novembre 2008

AndiamoLes personnages de Bédés ont-ils une vie sexuelle ? IV les revoilà !

Y'a eu de la demande ! Tant mieux, on est là pour ça, satisfaire vos bas instincts, être le bouc émissaire, me charger de vos plus vils fantasmes, en accepter l'horreur (avec une certaine jubilation), dessiner pour vous ce que vous n'oseriez même pas rêver !

Alors je balance, bien que vous ayez lu tout ce qui va suivre dans "les personnages de Bédés ont-ils une vie sexuelle III (le re-retour)".

Mais auparavant, je dois mettre une restriction, pudeur oblige, éloignez les mineurs de votre écran, je ne veux pas avoir maille à partir avec les moeurs, ah ça non !


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vendredi 31 octobre 2008

CalunePas rassis, le Chelon !

Samedi 11 octobre 2008.

Une date marquée d'une pierre blanche. Que s'est-il donc passé le samedi 11 octobre 2008 ? Oui, c'est vrai que c'était la veille du millième de blogbo, mais bon, à part ça... je vous le dis tout de suite : un indice se cache dans le titre.

Le samedi 11 octobre 2008, le 4e festival de la cuvée de Parassy atteignait son (milieu et son) point culminant. Parassy-s/Beuvron est une charmante bourgade du Cher. Le mieux pour parler d'un endroit, c'est encore une petite vue g***maps :



Oui, alors, euh, google et ses avions ont entrepris de photographier toutes les rues des villes de France, mais visiblement ils n'ont pas commencé par ici, enfin Parassy - et c'est d'autant plus dommage que ç'aurait été vite fait.



Donc, à Parassy, ce soir-là à 20h, il y avait : sous le Grand Chapiteau, les Ogres de Barback (un peu surfait quand même, les Ogres de Barback) et sous le Petit Chapiteau... Georges Chelon (yeeepeeeeee !!!).

Chelon, pour vous la faire courte, j'avais découvert son existence (et son oeuvre, surtout) il y a quelques mois, grâce à des gens bien aimables (qui ont un coffre, une maie en fait, à trésor), de la famille éloignée par alliance de Choufifrounet ; et donc grâce à blogbo, et donc grâce à Rezvani (tous les chemins, ou presque, partent de Rezvani).

Forts de ces quelques éléments de base, je vous laisse prendre connaissance de la suite à travers une petite chanson. Le modèle de base est "Le petit chat m'aimait", un opus du maître qu'il chante à toutes les occasions, pour une raison... mystérieuse ; cette chanson, à part la substance du texte que je vous laisse apprécier par vous-mêmes, a ceci de remarquable qu'elle est à ma connaissance la seule à avoir fait l'objet d'un clip, oui oui, d'un clip que je vous enjoins d'aller voir tant il est... euh, drôle. Probable que si j'avais entamé ma découverte de Chelon par là, je n'aurais pas été beaucoup plus loin ! (bon, c'est vrai, il y a aussi des versions un peu moins ridicules...)

La doublure de Johnny s'étant désistée sous le vil prétexte que "faire du Chelon comme Chelon, c'est trop difficile" (promis Billy, la prochaine fois on fera du Graeme Allwright), c'est mézigue qui s'y suis collée. Je présente donc d'emblée mes excuses à l'artiste, sa famille, ses amis et ses fans. Bon, ça c'est fait. Allez, fini de rigoler maintenant, zouh.


      Je serais bien restée
      La musique était bonne
      Le chanteur s'enflammait
      Il avait accepté
      Ce festival paumé
      Au titre de cuvée
      Festival d'la cuvée d'Parassy
      Aux fins fonds du Berry
      Reculé loin des hommes

      Je serais bien restée
      La musique était bonne
      Le chanteur s'enflammait
      En plus c'était l'automne
      Et la lumière du soir
      Embrasait la forêt
      Le chemin était long et pendant le trajet
      Je pensais
      Que c'est beau la Sologne

      Ce concert ça faisait longtemps que j'le guettais
      Que j'espérais surtout qu'il s'rait pas annulé
      Je n'l'avais jamais vu, le pas si grand dadais
      Découvert par hasard, un disque dans la maie
      Et puis un peu plus tard, un à un, les CD
      J'm'étais mise à aimer

      Quand on y pense c'est drôle les hasards de la vie
      Arriver sur Chelon en partant d' Rezvani
      On croit avoir tout vu, et puis voilà qu'un jour
      On tombe incidemment sur un vrai troubadour
      Qui s'était fait discret qui continuait sans bruit
      Qui préparait peut-être, en secret, l'embellie

      Je serais bien restée
      La musique était bonne
      Le chanteur s'enflammait
      Ce soir-là il a fait
      Frémir le microphone
      S'allumer les briquets
      Il s'est planté parfois
      Mais avec cette voix
      Ce cachet
      C'est sûr on lui pardonne

      Le Petit Chapiteau d'la cuvée abritait
      Une scène deux baffles et quelques bancs tout usés
      On n'était pas nombreux mais pourtant à l'étroit
      Les pieds dans l'herbe verte indifférents au froid
      Ecoutant la guitare jouer sur l'écriture
      Chanson après chanson la voix et ses murmures

      D'une ballade à l'autre le chanteur en violet
      Cabotinait un peu, brodait sur ses couplets
      Il jouait de tous les temps, les gens étaient ravis
      Balayait tous les genres, ça donnait le tournis
      Il a chanté à part trois de ses bagatelles
      Et on ne comptait plus, à la fin, les rappels

      Je serais bien restée
      La musique était bonne
      Le chanteur s'enflammait
      Dans la nuit berrichonne
      Le bouillant auditoire
      Ardemment l'acclamait
      Je serais bien restée
      Mais y'avait plus personne
      Saint-Georges en avait terminé



Notes :

  • Autant le savoir, Chelon porte la même chemise - violette - à tous ses concerts (et à la tivi). Soyez sympas, achetez ses disques.
  • "Grand dadais" est le titre d'une chanson... que je n'ai encore jamais entendue, une musique de film.
  • "Chansons à part" est le titre d'un CD (de 2002) à part, essentiellement constitué de chansons un peu, disons, décalées - excellent disque au demeurant.
  • en bonus track, une image de l'après-concert, quand l'essentiel du public enthousiaste s'est pressé à la sortie du chapiteau, disons en fait à l'entrée, qui était aussi l'issue de secours... enfin bref - pour acheter des disques et surtout les faire dédicacer ; vu de derrière, c'était beaucoup plus doux, plus calme... :


lundi 20 octobre 2008

Saoul-FifreAgrégateurs

C'est calune qui m'avait sorti que dans le mot égrégore on trouvait grégaire. Et dans grégaire, on trouve Greg, le génial créateur d'Achille Talon, que certains confondent avec Greg le millionnaire. Et hop, aurait dit Achille, avec sa mauvaise foi coutumière, mais on trouve aussi agrégé, agrégation, chant grégorien, la soie grège, agrégats et leur étymologie venant du grec troupeau. Le grec est-il particulièrement suiveur ? Le portugais l'envisage, chez qui grec se dit "grégo".

Je pense qu'au contraire de son étymologie, un agrégateur est un outil extraordinaire permettant d'exercer sa liberté de choix dans le monde des blogs, et de gagner énormément de ce temps si précieux, je sais pas vous, mais la vie est bien courte.

Et pourtant, on ne peut nier un frein répandu à son utilisation. Il y a les blogs qui ne proposent carrément pas de flux RSS ou Atom (les 2 formats principaux). Peut-être sont-ils simplement aussi doués que moi en informatique et là je reconnais volontiers que si Tant-Bourrin ne s'occupait pas de la tuyauterie, nous aurions tous les pieds dans l'eau et vous attendriez encore un moment vos flux chéris.

Ces blogs-là, y'en a pas beaucoup, et heureusement pour eux.

Par contre, nombreux sont ceux qui ne nous offrent pas le flux "commentaires", Byalpel s'en plaignait, il me semble. Et pourtant, un blog, c'est aussi des lecteurs. Il peut très bien rester inerte au niveau billet et abriter un débat particulièrement passionnant que l'on va rater si l'on ne reçoit que le flux "billet" ? Sauf incapacité technique - je me souviens de Matthieu à qui je faisais cette remarque, et qui m'avait demandé "Comment on fait ?", et qui, dans son nouveau blog les a installés - de nombreux blogs ne les installent pas. Chacun doit avoir ses raisons particulières, mais le fait est là : dans mon agrégateur, assez obèse, je trouve, si j'exclus les taciturnes actuels, je n'ai que 5 blogs actifs qui nous proposent aussi de nous tenir au courant des réactions de leurs lecteurs. Il s'agit de Pousse-manette de Nat.point G de Finis Africae de freefounette et de l'Amusoire .

Chez ceux nous offrant le flux "billet", il sévit une autre mode : nous sommes prévenus de la sortie du billet, mais seul le début de ce billet nous est fourni. Pour le lire, il nous faut impérativement aller sur le blog, même si aucune idée de commentaire ne nous vient à l'esprit pour le moment. C'est le cas de quasiment tous ceux que je lis, Sophie détenant le pompon car ne nous communiquant plus, depuis sa célébrité, que LE TITRE de son billet, et Romook nous faisant profiter d'une combinaison originale "extraits des commentaires et des billets".

Le but de la manœuvre est évident : augmenter le trafic de son blog, car les recherches des agrégateurs ne sont pas comptabilisées dans les statistiques. Mais il ne s'agit bien entendu que d'une augmentation virtuelle de visites. Ce système ne fait pas venir de visiteurs supplémentaires, juste il les compte, il fait du chiffre, il permettra par exemple de négocier avec son annonceur. Cas de Soph'. J'insiste sur elle, dont j'apprécie beaucoup le talent et que je remercie de nous mettre à disposition gratuitement ses strips hilarants, car elle s'est donné beaucoup de mal récemment pour nous inscrire à sa news letter. Un débat musclé s'en était trouvé lancé entre les tenants des "fils RSS" et ceux prenant parti pour "Les malheurs de Sophie".

Les hébergeurs de blogs semblent à la base de cette guérilla. Ils configurent par défaut cette politique anti-flux sur des interfaces de blogs qu'ils fournissent clefs en mains. Il doit être possible de contourner cette volonté, mais c'est complexe, il faut s'y connaître, coller là où il faut des bouts de codes, et tout ça pour peut-être se faire taper sur les doigts, il est plus sage d'accepter le pack tel qu'il nous est refilé, ne pas chercher à rajouter des choix iconoclastes dans les menus déroulants et ne pas faire de trous dans la tapisserie.

Je ne remercierai jamais assez Tant-Bourrin de nous avoir construit grâce à Dotclear ce pur blog sans pub, sans censure (pour le moment) et sans souci de célébrité. L'autre jour, je suis tombé sur un site qui relayait la plupart de nos billets, sans jamais nous en avoir parlé. Grand bien leur fasse ! On se retrouve dans des listes de blogs, classés, hiérarchisés, gagnant ou perdant des places selon les votes de lecteurs inconnus. Nous ne nous y sommes jamais inscrit, nous n'avons jamais rien demandé à personne.

Tous les communautarismes me gonflent, mais j'aime bien cet esprit de famille qui plane sur Blogbo. Surtout si des gens différents, de milieux différents, ne pensant pas pareil, arrivent à échanger, à écouter des critiques sans se sentir aussitôt agressés, des plaisanteries sans crier au meurtre... Soyons bien conscients que Blogbo aurait explosé depuis longtemps si Tant-Bourrin se vexait à chaque fois que je le traitais de "rond-de-cuir gratte-papier" ? Il me crache un "bousier coprophage !" et on passe au sujet suivant...

Résumons, si c'est possible, ce billet qui se veut didactique :

Martine , oublie "le joli calendrier à damiers de Blogborygmes", il est probable que sa belle régularité a vécu et je conseille donc à tous ceux qui venaient systématiquement, en confiance, de s'installer un bel agrégateur. Cette page peut vous y aider.

Par contre, pour vous aider à faire en sorte que vos flux rss nous proposent billets complets et commentaires complets, mon niveau ne me le permet pas. Chaque plate-forme est un cas particulier. J'ai vu que Over-blog s'y met petit à petit. Faut aller sur les forums, chercher sur Google, ya ce gars qui donne des explications.

Ou bien trouvez-vous votre gourou ou gouroute informatique, c'est le conseil N° 1 quand on achète un ordi !

dimanche 12 octobre 2008

Saoul-FifrePan dans le mille

Mille billets. Le premier a été mis en ligne le 16 Mai 2005. C'est Tant-Bourrin qui en a le plus publié : 381 ! Même pendant ses congés, il continuait à ramer sur la galère Blogbo en grommelant : "Saoulaud de fainéant de Saoul-Fifre...". Aujourd'hui, c'est son tour, alors à tout saigneur, toute horreur, MÔssieur Tant-Bourrin :


Autant annoncer tout de suite la couleur : je ne suis pas très doué pour les cérémonies d'autocélébration, fut-ce pour l'anniversaire du blog, le centième billet ou le millième, comme c'est le cas aujourd'hui. Et puis, très honnêtement, les chiffres ronds ne m'ont jamais fait fantasmer plus que cela, j'aime autant les chiffres sobres, et je trouve 783 ou 1126 tout aussi remarquables que ce bête 1000. Mais bon, on va dire que c'est un exercice imposé...

Comme je n'ai pas envie de vous faire 36.15 Ma-vie, je vais juste raconter cette période écoulée au travers de quelques-uns de mes billets...

Mon premier : celui qu'on oublie jamais. Ma toute première leçon de vie. Finalement, tout était là dedans, j'aurais dû m'en tenir là et ne plus rien écrire après.

Le plus profond : celui-là, il venait de loin, je l'ai écrit avec mes tripes. Ça doit être un des billets les plus courts postés sur Blogbo.

Le plus cité : régulièrement, ce billet tout en tendresse reçoit des visiteurs parce qu'il a été cité sur un forum quelconque. Mais je ne parle que de mes billets : celui-ci de Manou fait carrément péter le compteur et soulève l'enthousiasme des visiteurs malgré tous les démentis apportés dans les commentaires. Quand on voit ce qu'ils gobent, m'étonne pas que la théorie du complot fasse ses choux gras sur la toile, tiens !

Le plus fondateur : le début de la saga. Encore 1294 épisodes et vous connaîtrez la fin !

Les plus intimes: ceux dans lesquels j'ai un peu tombé le masque de canasson. Je me sens tout chose de me relire, tiens !

Le plus ambitieux : hélas, peu de temps après, il fallut déchanter.

Celui avec le plus d'effets spéciaux : j'ai dû me coltiner le contenu d'une broyeuse à papier à la maison pour faire la photo de la perruque !

Le plus ambigû : celui-là, personne n'avait vraiment compris de quoi je parlais ! :~)

Celui dont je suis le plus fier : je sais, ça casse un peu l'ambiance. Mais putain, je m'étais arraché pour l'écrire, celui-là...

Celui dont je suis aussi le plus fier : rien que parce que Tant-Bourrine a été prise d'un fou rire inextinguible en le lisant et que ça, ça vaut tout l'or du monde ! :~)

Le plus emmerdant à écrire : le prochain billet, toujours le prochain billet, parce qu'il n'est pas encore écrit, celui-là !

Voilà pour l'exercice d'autocélébration égocentrique qui ne serait pas complet si je ne tressais pas des lauriers à mes co-blogueurs et leur ENORME talent d'écriture. Merci encore pour tout, hein ! :~)

Et rendez-vous maintenant au billet 2000, c'est à dire, compte tenu de mon état d'usure... à jamais ! :~)



M'zelle Kesskadie, elle nous a bien dépanné cet été. On était tout contents de cette cousine québécoise si joviale, si nature, qui savait si bien se moquer d'elle même, qui venait nous donner des leçons d'humour sur notre propre terrain. Elle nous a écrit des textes hilarants à la mitraillette, et puis hop, la fille du blizzard a repris le train pour Sainte-Adèle. La vie continue et une de ses cartes postales vient de traverser l'Atlantique Nord :


Blogbo, c'est mon Waterloo. Napoléon a été exilé dans une île, j'ai plus ou moins de chances, je suis dans mon Québec colonial. Vous êtes juste trop forts. J'ai rarement vu un tel échange étincellant entre blogueurs et lecteurs. Je n'en suis pas encore remise. Chapeau pour cette belle complicité, cette intelligence, ces répliques ciselées et coupantes. Que du plaisir à ne pas vous saisir!



Calune, la commentatrice qui commente plus vite que son ombre, nous avait fait le cadeau déjà d'une parodie, ça nous avait fait rougir, ben elle remet ça, on commence à avoir le visage légèrement en feu. Une bassine pleine de glaçons, s'il vous plaît ?

D'autant plus que, cette fois-ci, elle s'est mise devant le microphone, ainsi que son ami Billy pour une version masculine. Pour entendre les nouveaux Stone et Charden, il suffit de lancer les deux players en même temps !


Sur une idée de Chou-Soufifrounet, librement adapté de Ma gueule , de Johnny (à la vérité, quand Chou-SF m'a suggéré : t'as qu'à parodier "Ma gueule qu'est-ce qu'elle a ma gueule" de jauni, après un moment de profonde perplexité, j'ai cherché sur google... qui ne connaissait manifestement pas plus que moi le "jauni" en question. :-| Heureusement que le Chou m'a ensuite envoyé des liens vidéo et audio, histoire de réparer cette inculture crasse !)


Quoi Google ? - par Calune

(Téléchargeable directement ici)


Quoi Google ? - par Billy

(Téléchargeable directement ici)


    Quoi, google ?
    Qu'est-ce qu'il a google ?
    Comment ça il t'plaît pas ?
    Il ne te revient pas ?
    Ben moi j'ai tapé "Rezvani"
    Et je suis tombée sur blogbo
    La premièr' page m'a suffi
    Je me suis retrouvée accro

    Quoi, google ?
    Qu'est-ce qu'il a google ?
    Si tu veux t'égayer
    Viens chez ces allumés
    Dés qu'tu lis tu es déjà cuit
    Aussitôt tu y passes la nuit
    Blogbo est entré dans ta vie
    Et tout ça grâce à Rezvani

    Quoi, google ?
    Mais qu'est-ce qu'il a google ?
    Quoi, google ?
    Qu'est-ce qu'il a google ?

    Quoi, google ?
    Qu'est-ce qu'il a google ?
    Oui ils ont une grande gueule
    Mais ils sont pas bégueules
    Ils te mijotent de ces bijoux
    On n'en finit plus d'rigoler
    Et tout ça pour même pas un clou
    La sécu d'vrait les rembourser

    Quoi, google ?
    Qu'est-ce qu'il a google ?
    Sous leur super-bannière
    Ils n'ont pas de barrières
    Ils ne mégottent pas sur le nombre
    D'heures passées à y travailler
    Et le résultat est une bombe
    Blogbo vous allez adorer

    Quoi, google ?
    Mais qu'est-ce qu'il a google ?
    Quoi, google ?
    Qu'est-ce qu'il a google ?

    Quoi, google ?
    Qu'est-ce qu'il a google ?
    Mêm' si c'est pas charnel
    C'est quand même essentiel
    C'est pas comme les sites interniais
    Qui donnent l'impression d'êtr' tout seul
    Blogborygmes c'est le blog parfait
    Et j'dois bien remercier google...



Epictete, philosophe toulousain contemporain (1956-....), nous a longtemps fait l'honneur de venir instiller sur Blogbo ses maximes d'inspiration mi-extrème-orientale, mi-haute-ariégeoise. "''Où y'a du Zen, y'a du plaisir''", sa devise préférée, l'accompagne dans ses visites de cimetières dont l'ambiance dédiée au repos l'aide à supporter le stress inhérent à la vie. D'ailleurs, la simple hypothèse qu'il pourrait exister une vie éternelle après le décès le replonge dans des états nerveux avec secousses et tremblements incontrôlables. Photographier des tombes lui permet de retrouver la sérénité ;-)

Plus sérieusement, Epictete demande juste le droit de se recueillir AUSSI sur Internet.


Tombe de Pierre MARIGNAC
12 Septembre 1860 22 Octobre 1880 TOULOUSE

La neige a fondu.
La forêt respire à nouveau.
Le soleil se réfléchit dans le bassin......
Une fois de plus.



Cassandre, c'est aussi une chouette rencontre, sa plume rapide et sûre se met au service du regard acéré qu'elle lance sur les travers de notre société. Mais elle réserve sa profonde bonté aux nombreux rapports humains virtuels ou non qu'elle a su tisser avec ses commentateurs.


Il était une fois, un blog. Le mien ...

Je ne connaissais pas trop cet univers, au mieux je m'en sers comme journal (parfois intime, mais je diversifie !! ^^"), et puis, de fil en aiguille, ou de clic en clic devrais-je dire, j'ai atterri sur le site de Blogborygmes. A l'époque, il n'y avait que Tant-Bourrin et Saoul-Fifre... comme ça semble loin tout ça !

Impossible de dire quel billet j'ai lu en premier, ça remonte à trop longtemps, quelque part entre fin 2006 et début 2007... je me souviens que le Saoul-Fifre s'était blessé à la main mais que cela ne l'empêchait pas de continuer d'écrire les billets que j'attendais tant.

Puis, il y a eu Manou et ses photos, ses recettes...

Puis il y a eu des écrivains doués de passage, comme des guest-stars qui nous faisaient quelques merveilles.

Andiamo et ses histoires mais surtout sa façon de nous raconter comment c'était "avant".

Mamz'elle Kessadie avec son franc parler et son parler franc (comment ça c'est pareil ? ;-) )

Lorent aussi et ses billets caustiques... surtout celui du 31 décembre 2007 ... bah oui, celui-là, j'm'en souviens.

Et puis allez savoir pourquoi comment, un jour, c'est moi qui ai été invitée avec un de mes vieux poèmes et Andiamo l'a illustré (si je vous dis que je garde très précieusement toutes les illustrations dans un répertoire caché sur mon disque, vous me croirez ?)...

Blogbo, c'est tout ces gens qui ont mis l'écriture au service de la rigolade, du sérieux parfois, des voyages aussi de temps en temps... bref, ils savent nous divertir avec les mots et les mots leur rendent bien, et nos maux ? On les oublie.

En tout cas moi, mon fil RSS, je le surveille pour voir arriver un nouvel article... pas vous ? ;-)



Manou, je ne me souviens plus comment je suis arrivé sur son blog (disparu de la toile, hélas), Tant-Bourrin, sans doute, c'est toujours lui qui me refilait les bonnes adresses, mais je suis resté scotché. C'était le temple de la sincérité, de la poésie, de l'émotion, et ces mots ne sont pas dans ma bouche des mots-valises, des mots-creux. Manou "c'est mon Noël, c'est mon Amérique à moi", Brel m'a enlevé le vers de la bouche. Quand elle a accepté de nous rejoindre, j'ai fait des sauts de cabri


Je me souviens avoir échangé avec Tee Bee sur ce que le blog lui apportait. Tee Bee, tu m’arrêtes si je déforme tes propos, mais je crois bien que tu m’as dit n’avoir jamais écrit autant et aussi régulièrement.

Cette forme de discipline m’a marquée.

Comme les contacts. Toutes les personnes que j’ai rencontrées par l’intermédiaire de Blogborygmes, toutes sans exception, m’ont beaucoup apporté. Pas seulement en filets garnis ou autres recettes soufiennes.

Je rejoins Françoise qui a vraiment le chic pour les formules : le virtuel oui, mais vive le visuel !

Grâce à Blogborygmes j’ai découvert ma vocation : l’élaboration de recettes inégalables. Il ne se passe pas un jour sans que les malheureux partageant mon toit ne s’étonnent de la couleur changeante des murs de la cuisine. Et je dois à Soufi de savoir comment malmener jusqu’aux limites une sauteuse en fonte.

And last but not least, la gloire. Depuis Blogborygmes, je signe des autographes, je dédicace, je tourne des spots publicitaires pour Destop, Le Trèfle ou Canard WC. Il m’est impossible de sortir de chez moi sans lunettes noires. Sinon les enfants pleurent et les pigeons m’assaillent.

Merci mille fois, Blogborygmes !



Lorent, je me souviens, c'était le commentateur le plus doué de chez Abcisse. Abcisse étant THE blog, sans conteste. Si je n'en lis plus qu'un, ce sera le sien. Lorent est drôle, fin, cultivé, un jour il dut dans un commentaire faire une allusion au fait qu'il habitait dans le Sud et je lui écrivis pour lui proposer la botte, enfin, une place dans la dream team. Il a amené du sang frais, nous a raconté ses beaux voyages, il a le regard percutant. On lui garde sa place au chaud.


Pour avoir pris une fort modeste part à l'aventure blogbo, je suis bien placé pour dire que putain, 1000 billets, c'est pas rien, non !

J'avais commencé comme tout le monde, de lien en lien, je lisais un bon paquet de blogs, plus ou moins assiduement pour beaucoup, tous les jours pour quelques uns.

En tombant sur blogbo j'ai mis un moment à mettre le puzzle en ordre. Les blogs à plusieurs étant une rareté, je me demandais chaque jour quel était le lien qui pouvait réunir un Saoul-Fifre, un Tant-Bourrin et une Manou. Surtout que les sujets abordés n'étaient pas riches en indices. J'imaginais un truc pour se marrer en famille, en quoi je me trompais, pas pour la marrade, ça c'est une réussite partagée par le public.

Blogbo en fait c'est juste des amis, mais des vrais amis, toujours prêts à faire une place à un commentateur, et pas regardants sur les délais de livraison des textes :)

J'ai ces derniers temps pas l'inspiration au zénith et c'est un euphémisme, je n'en suis que plus admiratif pour ce 1000ème billet, et j'espère que ce n'est qu'un début !

Longue vie aux blogbo boys, and girls :)



Andiamo va vous le conter, mais c'est vrai que notre rencontre s'est produite sur un malentendu, presque sur une engueulo, vite calmée. Aujourd'hui, on a vraiment l'impression qu'il est avec nous depuis le début. Il nous raconte un temps que les moins de... Hhhum..., il a un coup de crayon d'enfer et un sens de la narration époustouflant ! Merci.


Comment j'ai raté le brevet sportif, mais connu BLOGBORYGMES !

C'était le 12 août 2007, je cherchais les paroles de "Lili Gribouille".

Google m'a connecté sur un article de notre cher Saoul-Fifre, rappelant qui était Serge Rezvani.

S'en est suivi un dialogue avec S-F par commentaires interposés.

Puis, chaque jour, je suis allé sur le site, lire les billets concoctés par Manou, Saoul-Fifre, Tant-Bourrin (je le croyais éleveur, avec un pseudo pareil !) et Lorent.

Le ton des billets était d'excellente qualité, la gaudriole n'en était pas exclue, en un mot j'étais séduit ! D'autant que je suis un mec facile.

Et puis un jour j'ai mis un commentaire sur le très bon billet de Tant-Bourrin : Pour maigrir faites de l'Aveyron

Mon commentaire a sans doute plu à Saoul-Fifre, puisqu'il a rajouté, je cite : "si c'est pas malheureux de gacher un commentaire alors qu'il aurait pu faire un si beau billet !"

Propulsé par une commentatrice, j'ai été mis en rapport avec les "blogboteurs", et leur ai soumis : Le moulin rouge

C'était le 30 octobre 2007, un an déjà ! Un an seulement, il me semble que j'ai toujours connu Blogborygmes, bizarre, bizarre.

La suite vous la connaissez.

Ce dont je me doutais, et qui s'est avéré exact : scribouiller (en ce qui me concerne) une histoire ou deux, ça va, mais durer....

Chapeau aux fondateurs, mille billets, nom de Dieu, ça n'a pas dû être facile tous les jours, et mille mercis à eux de m'avoir si gentiment accueilli.

Ma quête : être à la hauteur de leurs billets... Pas fastoche !

Mille bisous aux commentatrices, mille mercis aux autres.



Bof est un de nos billetistes de choc. C'est à dire qu'il a un choc à chaque fois qu'il tombe sur une de ses productions publiées sur Blogbo vu qu'il ne se souvient pas du tout nous avoir accordé une quelconque autorisation pour ce faire. Notre chance étant qu'à certaines heures apéritives, il trouve tout à fait normal de se découvrir des trous de mémoire. Cette fois-ci, c'est de bon cœur et avec tendresse qu'il a répondu à notre appel :


Blogborygmes a été pour moi un immense progrès. Limousin de l'Est, comme il me plait à dire, je n'ai pas acheté d'ordinateur avant que mon entreprise, suivant une recommandation ou une loi d'un homme politique, dont honte à moi, j'ai oublié le nom - pourtant fût-il béni - ne m'en donnât un tout neuf. La vulgarisation gratuite était en marche. On installa la bête dans une pièce tournée au nord et pas chauffée. Nous n'avions pas d'abonnement internet, bref, nous bricolions, restant sourds aux demandes des enfants qui exigeaient le net.

Les jeunes finirent par gagner et internet arriva dans la chaumière glaciale. Un jour de fin d'été, ce monstre de SF passa nous voir et nous annonça : "on fait un blog avec le Parisien". Un quoi ?

Alors il nous expliqua, bien gentiment, bien posément. Un blog avec des pseudonymes et tout ça, gna gna gni, gna gna gna. J'étais parcouru de frissons, moi qui écrivais de temps en temps des trucs et des machins dans des petits journaux locaux (ça me fait penser d'ailleurs à une histoire de vers de terre) en les signant de mon nom et de mon prénom.

J'hésitai longtemps à aller visiter la chose. Pendant ce temps, Anne s'y était mise. Mais la température baissait et elle prenait des gants pour taper sur le clavier. Des gants de laine d'abord, puis, quand je me mis à visiter Blogborygmes, des gants de boxe pour taper sur le clavier et sur moi ensuite, moi qui devenais accro et réclamais un court passage de temps en temps. Oui, j'étais un homme battu.

A force de discussions, on finit par installer l'engin dans une pièce plus hospitalière, tournée au sud et chauffée plus régulièrement. Anne vendit un bon prix ses gants de boxe sur Ebay, je ne suis plus battu, et je peux faire la sieste dans une pièce tiède à côté de notre ordinateur, prêt à bondir mettre un commentaire.

Non, vraiment, quel progrès pour moi, Blogborygmes.

Et puis même des fois il y a des gens qui m'ont dit un petit mot, pas le posteur de billet du jour, non, un commentateur. Au fait, elle devient quoi, la Mamascha ?

D'autres fois, je me suis fait piéger. "Bon, Bof, fais-moi un compte rendu de tel truc, que je sois au courant" me demandaient, je croyais innocemment, SF ou Margotte.

Mais c'est le blogborisque, j'en suis maintenant parfaitement conscient.

Allez, courage, les blogbos, vous avez mis dans le mille.



La poule a sa place dans ce billet, si ce n'est par nos collaborations musicales, Plus jamais ça, le récent Café du pauvre, au moins et plus encore par le talent qu'elle a de dynamiser les commentaires en lançant des débats sur des sujets brûlants difficiles à traiter avec consensualité. Nettement plus drôle que des ho et des ha d'adulation systématique.

Pour ce millième opus, nous avons donc remis ça. La poule à la voix et à la guitare sèche, et votre serviteur aux paroles, sur Desde La paz he venido une chanson du folklore bolivien. Prise par le temps, elle vous offre cette version simple et belle, mais il est prévu una version completa, con Kéna, charango, percusiones y todo le con de manon, si vous êtes sages.


Blogborythmo - par la Poule

(Téléchargeable directement ici)

    Blogborythmo

    Ce mur entre nous et la vie
    Ecran-miroir de nos survies
    Jipegs, élan inassouvi

    Touche effleurée du bout du doigt
    Echange abois contre pourquois
    Recherche amour mais sans émoi

    Siffler en travaillant
    Bosser en souriant
    Comm' les coups de poing sur la tête
    Ça fait du bien quand ça s'arrête
    Et nous fuyons sur internet

    Surfer en provoquant
    Choquer en commentant
    Plane un air d'une autre planète
    Un air vicié plus ou moins net
    Où des pip'lets pètent leur gazette

    Avec un blog, on communique
    On niqu' les com's des trolls sadiques
    On mouill' sa plum' de soud' caustique
    On laisse aux autr's l'auto-critique

    Ce mur entre nous et la vie
    Ecran-miroir de nos survies
    Jipegs, élan inassouvi

    Touche effleurée du bout du doigt
    Echange abois contre pourquois
    Recherche amour mais sans émoi

    Siffler en travaillant
    Bosser en souriant
    Comm' les coups de poing sur la tête
    Ça fait du bien quand ça s'arrête
    Et nous fuyons sur internet

    Surfer en provoquant
    Choquer en commentant
    Plane un air d'une autre planète
    Un air vicié plus ou moins net
    Où des pip'lets pètent leur gazette

    Un blog est un' bull' de savon
    Elle explos' quand nous écrivons
    Ce torrent sourd que nous bavons
    Roule nos égos, nos sermons.

samedi 4 octobre 2008

Saoul-FifreLe café du pauvre

Le café du pauvre. Certains d'entre vous sont peut-être comme Monsieur Jourdain : ils y ont déjà goûté sans connaître la signification de cette expression ? Je souhaite qu'ils soient éclairés là dessus à la fin du billet. Je suis bien certain par exemple qu'Andiamo, notre titi parisien de service, sait de quoi je parle. Le préfères-tu "serré", "stretto", al italiano, ou bien capiteux, musqué, volubile, à l'arabica, mon cher ? Le bois-tu cul sec ou fais-tu durer le plaisir en rajoutant sur la fin une petite cuillerée de crème battue en chantilly ?

Au XIXème, il n'y avait pas de télé, pas de disques, pas de SACEM, pas de MIDEM à Cannes, pas de starac, mais, vous allez en tomber sur le cul, les gens de tous milieux adoraient chanter à tue-tête et s'amuser. Les artistes, les chansonniers en étaient réduits à se produire le soir dans les cafés, et si leur chanson plaisait, le bouche à oreille fonctionnait et leur chanson devenait un tube ... sans leur rapporter autre chose que la reconnaissance appuyée du peuple. Alors ils vendaient leurs chansons : une feuille pliée en deux avec un dessin rococco, la partition de la mélodie et les paroles...

On chantait sur tout, tout le temps. Les comiques écrivaient des pamphlets politiques sur des musiques existantes. J'ai par exemple acheté chez un bouquiniste du Quartier Latin "La clef du Caveau", un épais volume relié contenant des partitions de mélodies connues à l'époque, un peu comme un psautier laïque. Les clients du Caveau n'avaient rien des spectateurs amorphes de la Staracadémie. Ils savaient lire une partition. Le chansonnier arrivait avec le texte qu'il venait d'écrire dans la journée sur un fait d'actualité et disait : "Prenez votre clef, je vais vous interpréter "Faire une pipe à Louis-Philippe" sur la musique n°213". Et les gens reprenaient en chœur le refrain, toujours facilement mémorisable à la première écoute. Si la chanson tapait dans l'œil, ou plutôt dans l'oreille, elle était bissée, trissée puis les gens achetaient le feuillet.

Et bien là je voudrais vous dire : "Prenez la mélodie du Piano du pauvre ", superbement écrite par Léo Ferré. Non, ne blêmissez pas, cette fois je ne vais pas vous imposer ma voix de casserole et mon absence de sens du rythme, je sais, la petite Calunette va m'en vouloir, mais elle va vite se consoler quand elle entendra la voix habitée déposée sur la parodie que je vous ai écrite. Car oui, après Patachou, Catherine Sauvage, Germaine Montero et bien d'autres, c'est La poule qui s'y colle. Et qui supporte haut la main la comparaison.

Un œuf de toute beauté, à mon humble avis. Une interprétation fraîche (oui, c'était un vrai challenge q;-) et réjouissante. Merci encore, et vraiment bravo.

Waw, La poule m'envoie une version encore meilleure, d'accord, il est entendu dans les hautes sphères philosophiques que la perfection n'est pas de ce monde, mais La poule n'en a que faire et elle envoie bouler les obstacles. C'est un morceau d'anthologie et je le rajoute, que chacun se fasse son opinion.

Le café du pauvre
Nos deux regards filous
Avant qu'on n'se sauve
Gagner nos pauvres sous
Fusion inouïe
Salade de fruits
Si dure et si douce
Qui met nos dessous
Sans dessus-dessous
Qui les éclabousse

Le café du pauvre
Le pouls qui devient fou
Pas besoin d'alcôve
Les voyeurs on s'en fout
On s'arrach' nos frocs
La pomme on y croque
D'une dent sauvage
On se prend debout
Et on se secoue
Le cœur à l'ouvrage

Le café du pauvre
Tango dans les remous
Un boa qui s'love
Dans un grand feu qui bout
Tous les diablotins
Nous goualent, mutins
Leurs chansons friponnes
Et nous reprenons
Les refrains cochons
Ah c'qu'on s'époumone

Le café du pauvre
Un fort coup de grisou
Des odeurs de fauves
Des zigouigouis partout
Pas d'nez délicat
Mais du robusta
Qui se mouch' du coude
Mais de la nitro
Du guerillero
Sentant bon la poudre.

Le café du pauvre
Ne coûte rien du tout
De plus il innove :
Il excite, il rend saoul
La tête enfumée
Dans la cheminée
Les tempes qui cognent
On se cramponnait
Devant le buffet
Comme deux ivrognes

Le café du pauvre
Du mou dans les genoux
Guiboles en guimauve
Les quinquets dans le flou
On cherche à tâtons
Soutif et cal'çons
Dans tout' la cuisine
Et on s' pass' un gant
Avant d' foutr' le camp
Rejoindre l'usine

vendredi 26 septembre 2008

AndiamoLes personnages de Bédés ont-ils une vie sexuelle III (le re-retour)

Eh bien bonjour les délires, rien ne vous arrête, vous en voulez du scabreux, de la licence, vous aimez ça, vous vautrer dans le stupre - j'ai jamais bien su ce qu'était le stupre, mais ça ne doit pas être dégueu, pour que toutes les religions le mettent à l'index (HI HI HI), ça doit même être foutrement attractif !

Tout le monde, je dis bien tout le monde, les mères de famille, les célibataires, les grabataires, les papis pervers, les jeunes, les ceux qui jeûnent, ceux qui postent en catimini, quand Germaine n'est pas sur leur dos...

Dis voir Emile, t'es ENCORE en train de regarder des vidéos d'cul, hein ?

Meu non, amour, j'écris dans un blog (tu verrais la gueule de la sylphide, si elle devait voler il lui faudrait une voilure de 747) !

T'écris toi ? T'es même pas foutu de remplir la déclaration d'impôts et t'écris ? T'fous pô d'ma gueule !

Et puis ça n'est pas tout, elles m'ont REDEMANDÉ de dessiner un homme nu, flamberge au vent, dressée comme un i majusCULe, une hampe magistrale, droite dans la tempête. Pas un agace-cul, non, non, un truc que ma pudeur m'interdit de décrire plus avant !

Satisfaire l'appêtit de ces charmantes lubriques, de ces petits anges libidineux, de ces refoulé(e)s de l'extase.

Voilà ma quête (S-F, je te connais, je n'ai pas écrit quèquète), j'ai ressorti mes crayons, pinceaux, l'encre de Chine et l'aquarelle, pour vous faire (peut-être) sourire.

En tout cas je me suis bien amusé à les dessiner tous ces héros !

A tout seigneur, tout honneur : notre cher Saoul-Fifre a émit le désir de voir Corto Maltese, le beau et ténébreux marin Britannique au service de la Royal Navy.

Né de l'imagination de Hugo Pratt qui nous a quitté en 1995, le "coup de patte" du papa de Corto, c'est quelque chose ! Cela paraît simple, le dessin est incisif, quelques touches d'aquarelle ou d'écoline, parfois de beaux "à plats" d'encre de Chine.

Il n'est rien de plus difficile que la simplicité.

J'ai voulu illustrer la rencontre plus qu'improbable entre Corto Maltese (né en 1887) et la belle Charlotte Rampling, dans le superbe film de Liliana Cavani, sorti en 1973, "Night porter".

Dans ce chef-d'oeuvre, Charlotte Rampling est lumineuse, malgré l'atmosphère pesante. L'essentiel se déroule dans un camp de concentration, au cours de la seconde guerre mondiale.

Quant à Dirk Bogarde, qui incarne l'officier Allemand, il est une fois de plus époustouflant, je l'avais déjà admiré dans le film de Joseph Losey, "the servant".

Je ne peux ni ne veux massacrer ces deux personnages, je respecte trop Hugo Pratt et Charlotte Rampling.

Je me suis fait aider par Tant-Bourrin pour vous insérer une jolie musique, qui colle très bien avec l'image. Merci à lui.


Découvrez Marlene Dietrich!

Et l'ami Lorent a récidivé ! Il en veut du schtroumpf fornicateur, de la schtroumpfette racoleuse. Pauvre PEYO du haut de son petit nuage bleu comme schtroumpf timide, il doit être vert de rage, ou alors il se marre bien. Allez, optons pour la seconde hypothèse, peut-être qu'en loucedé il dessinait des partouses monstrueuses avec les schtroumpfs.

Eh bien voilà ! Y'a qu'à demander... Comment on ne voit pas la schtroumpfette ? C'est comme le mouton dans la boîte du père Saint-Ex, on imagine, c'est tellement mieux !

Comme c'est curieux : personne ne m'a parlé d'IZNOGOUD ! ou alors je l'ai sauté (pardon ça m'a échappé), par contre il y a eu de la demande jugez plutôt.

Cassandre : Peter Pan et la fée Clochette ! Les tuniques bleues en sperme (pardon en perme, ça m'a échappé). Je les vois bien, ces solides gaillards, débarquant dans le saloon. Cassandre aussi les imagine bien, la lippe gourmande, l'oeil allumé, la narine frémissante, elle en a de l'imagination ! On verra ça plus tard.

Calune : Le beau Corto, qui déniaiserait Tintin, non mais ? Je suis scandalisé !

Freefounette : je ne sais pas ce qui a pu se passer dans sa jeunesse (il faudrait consulter le docteur Schneider) mais elle y tient à Bill et Caroline, elle en redemande. Promis je m'en occuperai la prochaine fois.

Ophise : originale Ophise : le génie des alpages de ce cher F'murr, tiens tiens... Avec Jehanne du même F'murr ?

Martine : tu te dégonfles m'a-t-elle écrit, après que j'ai dessiné un MEGNON chérubin, elle voulait du sgaï, du sarce, du goupillon, pas un bulot recoquevillé, du concret, du solide, de la barre fixe. Je te pose la question Martine : puis-je dessiner pareilles choses dans ce blog ?

Bof : il a fait le ménage dans ses méninges ! Il est allé réveiller le fantôme du Bengale ! Une B.D vieille comme mes robes (comme disait la bignole de mam'z'elle Angèle).

Le fantôme, créé par Lee Falk en 1936 (il était également le papa de Mandrake le magicien et son ami Lauthar) et dessiné par Ray Moore, je lisais ces histoires dans les "illustrés" des années 40 et 50. Ces "illustrés" s'appelaient Coq-Hardi, Hurrah, Vaillant (il portait en sous-titre : le journal le plus captivant) ! L'intrépide, Coeur vaillant (le journal des curés), Spirou, Tarzan, (ce dernier était au format des journaux de l'époque... Immense), tous ces "illustrés" n'existent plus depuis bien longtemps.

Iznogoud, de Tabary, les scénari (eh oui, c'est le RITAL pluriel) étaient bien entendu de MONSIEUR Goscinny. Quel homme ce René !

Je continue : Gi, elle, ce sont Chapi et Chapo qui l'interpellent comme on dit de nos jours.

CHAPI, CHAPO, qu'est-ce qu'ils cachent sous leurs grands chapeaux (sur l'air de : "Tata Yoyo")

S-F : décidément l'agriculture (bio), ça existe les hormones ! Six ou sept propositions (pas honnêtes du tout) ! En vrac : Corto Maltese, Achille Talon et Carmen Cru, Laureline, et même, je vous le donne en mille,... LE YETI ! Ne cherchez plus, on vient d'identifier Papy Pervers !

Sois exaucé mon bon Saoul-Fifre, sans toi qui, Blogborygmes ne serait qu'un Blog oh combien fade ! (elles brillent assez tes pompes) ?

Alors je livre à tes fantasmes féconds : LAURELINE et VALERIAN, du très bon Jean-Claude Mézières, pour les dessins, et de Christin pour les scénari, Christin, un scénariste formidable il a travaillé avec Enki Bilal, Anne Goetzinger (la demoiselle de la légion d'honneur), Jacques Tardy, Boucq. Et de plus ce Monsieur est professeur à la Sorbonne... Excusez du peu !

Revenons encore une fois sur Cassandre. Mais non, pas comme ça ! C'est juste une expression ! Elle était déjà contente, le sourire, elle a laissé tomber son torchon : la vaisselle ? J'verrai plus tard, une tite sieste crapuleuse par contre....

Les Bidochon, pourquoi pas ? Continue ma bonne Cassandre à me fournir de bonnes idées, merci. Et merci à Binet, pour son couple complètement déjanté.

Un p'tit dernier pour la route : BLUEBERRY, nobody en a jacté ! Et pourtant, Eddy Mitchell a écrit en préface d'un ouvrage de dessins, aquarelles, sépias, encre de Chine... etc, réalisé par Giraud (alias : Gir, Moebius) : "si vous aviez envie de dessiner, et que vous ouvriez un album de Giraud, vous reposeriez tout de suite votre crayon" ! La citation n'est sans doute pas très fidèle, je vous la livre de mémoire.

Là non plus point de scabreux, avec MONSIEUR Giraud... Respect, ça a l'air fastoche, ce trait décontracté, ces coups de plume, un peu de sépia par çi, un peu d'aquarelle par là, ne vous y trompez pas, c 'est extrêmement difficile, comme pour Hugo Pratt, ça n'est jamais gagné, ce sont des Seigneurs !

Ce qui est bien avec BLUEBERRY, c'est qu'il vieillit en même temps que ses lecteurs, il attrape au hasard de ses aventures des cheveux blancs, aux dernières nouvelles, il a le nez cassé !

Enfin espérons qu'il ne finira pas dans un déambulateur, ou sur un cheval à bascule !

En toute modestie, j'ai imaginé la rencontre entre : BLUEBERRY et CHIHUAHUA PEARL.

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Découvrez Ennio Morricone!

Et puis, et puis, je n'ai pas résisté, je vous ai mis une petite musique... Bien à propos. Celle là je l'ai mise tout seul... Bien retenu la leçon.

Concernant les autres B.D, c'est... (A SUIVRE)

jeudi 26 juin 2008

Saoul-FifrePréférer Prévert

Allez, un petit zinzin de rien du tout sur un grand poème de Jacques Prévert. J'ai découvert ce grand bonhomme grâce à l'éducation nationale également. Pour faire le portrait d'un oiseau m'avait laissé sur le cul. C'était dingue comme ça foutait la banane, ça faisait exploser les limites, ça nous donnait les autorisations de transgresser.

C'était décomplexifiant au possible. N'importe qui (croyions-nous) pouvait être poète. Prévert c'était ça : il voulait rendre la poésie au peuple et il a réussi son coup, le bougre ! Il nous a fracturé les portes du cénacle élitiste, il a arraché les barbelés du ghetto, nous n'avons eu qu'à nous engouffrer dans la brèche de son verbe libre.

Bon, ça SEMBLAIT simple. Il nous a fallu déchanter.

Voili voilou c'est pour occuper calune et guérir sa calunette alitée.

Oui je soigne les écrouelles, également.

Le tendre et dangereux
visage de l'amour
m'est apparu un soir
après un trop long jour
C'était peut-être un archer
avec son arc
ou bien un musicien
avec sa harpe
Je ne sais plus
Je ne sais rien
Tout ce que je sais
c'est qu'il m'a blessé
peut-être avec une flèche
peut-être avec une chanson
Tout ce que je sais
c'est qu'il m'a blessé
blessé au cœur
et pour toujours
Brûlante trop brûlante
blessure de l'amour.

Jacques Prévert

mardi 17 juin 2008

Saoul-FifreUne bonne laitue à chaque repas

Avec les pluies qu'on a eu (j'habite pas loin de lorent ), pour une fois, on ne manque pas d'eau en colline. Et moi qui suis un garçon propre, je suis aux anges.

Pas comme freefounette qui considère que prendre une douche tous les jours c'est trop q;)

Alors bien sûr, j'ai mouillé une luzerne et puis mon foin je l'ai rentré légèrement trop mûr, c'est de la paille, quoi, mais ce n'est pas moi qui le mange, en principe, donc.

Par contre, notre colline est toute verte, ah l'eau n'a pas été le facteur limitant, cette année, les mauvaises herbes en profitent à donf, et que je m'étale, et que je me pavane, que je me cambre pour bien faire ressortir mes bourgeons pigeonnants qui évolueront très vite en larges feuilles opulentes, luisantes, appétissantes, heureuses de pousser libres sous le soleil qui s'est remis à briller.

Oui car le Mistral s'est levé ce matin bien décidé à chasser de son vaste territoire ces nuages envahisseurs qui se sont installés vraiment comme chez eux dans notre joli mois de mai. Non mais quel culot !

Et qui dit Mistral dit sèche-cheveux pour tignasse de géant, dit plantes cramées sur pied, dit biomasse combustible, danger de feu, pompiers morts pour la Provence au combat, angoisse, mauvais souvenirs ...

Alors j'ai téléphoné au voisin berger pour lui "louer" ses 2 ânesses, animaux censés être si peu regardants sur leur nourriture qu'ils se jettent sur les chardons. Des débroussailleurs sérieux, à l'éthique professionnelle. Mon voisin arrive, voit les magnifiques plants de 2 mètres de haut, poussés drus en moins de 3 semaines et me dit : "Ah oui, on en donne aux brebis pour leur faire pisser le lait."



Il me laisse les bêtes et repart. Je suis certes rassuré par son avis autorisé, mais ma curiosité est la plus forte, et aussi mon sens des responsabilités, et je me lance dans une recherche botanique en feuilletant les différentes "Flores" qui alourdissent mes rayonnages. Margotte, qui a l'œil encore plus vert que le mien, n'en déplaise à Calune, a de suite reconnu une laitue. Hé, ses feuilles enserrent à moitié la tige, il s'agit bien de la laitue vireuse , ou laitue sauvage.



Hé bé, si ce qu'ils disent sur ce site est vrai, on va avoir du spectacle de cirque gratuit dans les jours qui viennent q:-D

mercredi 26 mars 2008

Saoul-FifreTombe heu la neige

Mes pas crissent sur la mince couche de neige tombée pendant la nuit. Nous sommes ce lundi 24 Mars 2008 au matin, en Provence. Mon regard ahuri fait un travelling panoramique et mes yeux glissent sur ces arbres de Pâques pailletés de lumière, décorés de myriades de micro-guirlandes scintillant le long des branches sous les timides lueurs de l'aube.

Le rêve est joli, je n'ai jamais vu tomber ici de flocons à cette époque de l'année, je ne vais pas tarder à me réveiller complètement. J'allais justement, encore un peu ensuqué d'hier soir, jeter un œil et déposer une pensée sur le tumulus de Julie.

Là est la seule explication rationnelle à cette neige hors-saison incongrue. L'autre en haut, là, aurait eu l'élégante attention de recouvrir Julie de ce linceul de dentelle immaculée, pour son dernier voyage ? La Nature a de ces délicatesses...

Oui Julie la mascotte des Blogbos Warriors nous a quitté Samedi après-midi. Margotte lui a ouvert la porte pour sa promenade vespérale quotidienne, l'a vu filer vers ses lieux d'aisance, hé oui, elle se soulage toujours au même endroit, et puis elle s'est grattée contre un pin, comme d'hab', et puis Margotte l'a vue tousser deux ou trois fois, s'allonger par terre, et quand elle est repassée par là un moment plus tard, a été intriguée par l'immobilité de la bestiole. Ce flegme tout britannique étant en fait de la rigidité cadavérique.

Julie n'est plus ! Vive Julie ! Ainsi que m'a condoléancé Manou.

Qu'elle continue à vivre dans nos cœurs comme dans notre bannière de blog fut la consolation de cet ignoble Tant-Bourrin mais il ne put s'empêcher de poser une option sur un des jambons !

Les mots d'affection et de solidarité dans l'épreuve que m'envoyèrent Lorent et Andiamo furent sobres et leur ton sincère. Il est simplement regrettable que le masque social d'Andiamo n'ait guère résisté longtemps à l'envie pressante de sortir une connerie et qu'il se soit laissé aller à me joindre ce désolant fichier jipeg :

Dommage, vraiment.

Ce billet avait commencé avec une certaine tenue esthétique mais là je me sens rigoureusement incapable de remonter la pente : elle est trop savonneuse. Allez-y faites ce que vous voulez, moi j'abandonne, ça part en couilles j'en ai rien à foutre, en biberine ? Et pourquoi pas ? Ne vous gênez plus, tenez, cliquez si ça vous amuse, ou alors là dessus carrément, n'ayez pas peur, ça peut pas être pire, et puis merde, ya Calune qui m'a aussi envoyé ce truc , une jeune femme très fine, Calune, foncez-y vous allez vous marrer et n'ayez aucun souci, Julie ne se retournera pas dans sa tombe : les pierres sont bien trop lourdes.

Oui car ici, nous n'enterrons pas nos animaux familiers, de peur de voir leur sépulture fraîchement creusée attirer des renards ou des chiens gratteurs, par l'odeur alléchés. Nous leur organisons un enrochement de première classe, avec recouvrement du trou par de grosses pierres inébranlables.

La sérénité vous est garantie pour l'éternité par la maison Blogbiol, N° 1 sur le crénal des croque-cochonnes.

La famille souhaitant honorer la mémoire de Julie dans la plus grande simplicité, n'envoyez ni fleurs ni épluchures.

Merci.

mardi 5 février 2008

Saoul-FifreCarla

Andiamo nous a gentiment dessiné Carla. Comme il dit : "Mieux vaut tout de même sauter sur elle, plutôt que sur une MINE !"

Calune m'a demandé cet été, et comment peut-on refuser quelque chose à Calune, moi je n'y arrive pas, en tout cas, une interprétation de la magnifique chanson de Jean Ferrat l'Amour est cerise

Mais ya des petits trucs qui me déplaisent dans les paroles, sans que je puisse vraiment dire quoi, je sais pas, un côté trop travaillé à fond ou pas assez bien léché, vous voyez, ma gêne est floue et j'ai du mal à l'argumenter ? Toujours est-il que, n'osant bien sûr pas toucher à un seul mot écrit par le maître, j'ai choisi la dure voie de tout changer, de tout envoyer valser.

Le bon dieu me le pardonne, je suis un voyou.

Ses bretell's sont mises
Sa ceinture, bouclée
Boutonne ta chemise :
On voit tes nénés
L'amour est sottise
Le travail, pressé
Vraiment tu l'épuises
Faut qu’il aille bosser

De colère, tu trembles
De le voir tout mou
Tu trouves son membre
Au dessous de tout
Même dans ta bouche
Il reste piteux
Normal que tu louches
Vers tant d'autres queues

Pour te voir éteinte
Il est prêt à tout :
Te rendre enceinte
Pratiquer l'vaudou
Ne porte pas plainte
Les flics, il connait
Une bonne verveine-menthe
Saura te calmer.

Tu deviendras ronde
T'auras des envies
De fraises en Novembre
Mais plus de son vit
Que tes draps s'inondent
Car dans son ennui
Ton petit immonde
appuie ta vessie.

Allez, sans rancune
Il va à l'Elysée
Gagner plus de thunes
Rentrer plus usé
Taper dans ta lune
Là, faut plus rêver
Tu sais ses lacunes
Il va t’épouser

Ses bretell's sont mises
Sa ceinture bouclée
Boutonne ta chemise :
On voit tes nénés
L'amour est sottise
Le travail pressé
Vraiment tu l'épuises
Faut qu’il aille bosser !

Et pour les réclamations sur la qualité de l'interprète, adressez-vous à Calune et à sa Calunette, les vraies coupables !

mardi 27 novembre 2007

Saoul-FifrePutsch

Je l'avais repéré, ce gros œuf dans le nid de ma pomponnette préférée.

Sur le coup je m'étais rengorgé, prenant à mon compte ce surcroît de gloire quantitative. Fallait-il que je lui aie bien bourré la spermathèque pour qu'il en sorte une énormité pareille ? Aujourd'hui, sachant ce que je sais, à savoir que cet œuf n'était pas de moi, qu'il a été déposé perfidement par cette pourriture de patron au cul d'une de mes petites, que c'était un œuf étranger au poulailler, un œuf 7 fois maudit de la race limousine à sélectionner en priorité pour les éliminatoires, un œuf qui sentait sûrement le vomi fermenté, un œuf que j'aurais dû piétiner, lapider, gober, offrir aux rats ?

Cette putain de brouillade potentielle en coquille, ha vanitas vanitatis, un bon petit avortement psycho-thérapeutique en forme d'omelette et je serais resté peinard sur mes terres, le Grand Blanc qui fait l'entretien courant de son modeste harem, à l'abri de toute concurrence.

Bon ça c'est le passé, et mon présent il est pas joli-joli, moi je vous le dis, quel gâchis, une entreprise si saine, Ô mon dieu que j'ai honte, c'est dur de ne plus être quand on a été, je souffre d'une vraie souffretance, que celles de Yaël, d'Abs et de tous les autres palestiniens c'est de la gnognotte, en comparation...

Quand ce con d'œuf a éclos, il en est sorti un vraiment beau petit. Ici, c'est pas du tout une ferme d'engraissement, la croûte il faut se lever un maffre comac pour se la gagner, la distribution de grain elle est symbolique et on est plutôt habitués à des petiots rastègues et maigrichons. L'autre, là, ( Ô putain il m'a lancé son regard numéro 7, ça va barder pour mon matricule ), c'était un vorace, il profitait superbien, il piquait la part de ses frères et sœurs, un vrai coucou, en 1 mois il était déjà gros comme sa "mère", en fait, c'était pas sa vraie mère, vous avez compris, sa vraie mère ça devait être la mère Denis avec des plumes ?

Bon un coq ça s'occupe pas trop de l'éducation des poussins, mais quand il y a eu "la présentation de la nouvelle couvée au reste du poulailler", moi et le petit rouge on l'a pris entre pointes pour lui expliquer la vie provençale, à l'autre Géant du Mont Faillon. Il a vite compris qui c'étaient les chefs. Bon, Petit Rouge, je l'aime pas, c'est vrai, mais il est comme moi, il a du sauvage dans les veines. Petit, mais teigneux. C'est pas un grand dadais tout mou qui va faire sa loi ici !

Je vous dis pas le bizutage. Systématique et minuté. On lui a tout fait. Après être passé entre nos pattes, il connaissait les moindres techniques de l'humiliation. Comment casser un coq. Comment anihiler dans sa tête quasi creuse toute velléité de faire son malin. D'ailleurs on a un peu déconné car ça a été un peu lui donner le bâton pour nous faire battre plus tard. Il avait droit à rien, on se relayait pour lui foutre les chocottes. Pendant qu'il tremblottait en surveillant de loin l'un de nous, l'autre arrivait par derrière et le faisait bondir de terreur et filer en courant. On le laissait pas s'approcher du blé, et pourtant il continuait à grossir, ce con ! Il était gros 4 fois comme nous mais il filait doux sans demander son reste dès qu'on haussait le sourcil. Les poules, il fallait pas non plus qu'il s'en approche. À deux, on lui avait bien rentré dans le crâne la règle numéro 1 "Tes couilles, qu'à faire joli sur la photo que le patron il a promise à Calune, ne serviront". Pas plusseu, pas moinsseu... Quand tu croises une poule, tu lui dis "Excusez-moi Madame de vous avoir dérangé, je ne vous importune pas plus longtemps". Quand tu nous croises, tu prends l'air angoissé, oui comme ça, très bon, t'es un marrant, toi, et tu files ventre à terre à au moins 20 mètres !

On l'a harcelé comme ça pendant deux ans. Nous on rigolait, on l'appelait le plus grand des nuls, ça nous sciait qu'on arrive à l'impressionner alors qu'on devait lever le bec pour le regarder. Bon d'accord : grand ou petit, du coin ou d'ailleurs, c'est vilain de passer à tabac un poulet, à moins d'aimer le paradoxe. Bref. Il est sans doute écrit quelque part que tout Eden inclut sa propre fin, ne serait-ce que dorénavant, en le tapant dans Google, ben on tombera sur Blogbo.

Un matin le gros coq se réveilla de mauvais poil. Il devait en avoir ras le panache de toujours courir, c'était crevant, à force. Je me mets à lui faire les gros yeux, pour ne pas manquer à la tradition, à lui mimer un retourné d'ergot dans la tronche, il bronche pas, ce ouf ? Ha tu veux faire mumuse, que je lui dis, je vais me faire un petit entraînement, tu vas me servir de punching ball... Mais il reculait pas, l'enflure ! Et puis sa taille ? Il avait juste à frapper du bec de haut en bas, alors qu'il fallait que je saute en l'air ? Bon, technique galvaudée, j'ébouriffe mes plumes pour paraître plus gros, j'écarte à moitié les ailes, mais tu parles qu'il savait pertinemment mon gabarit de porte-plume. Ma crête se violaçait foncé de colère mais je sais pas, il s'en foutait, il avait pris THE décision of sa vie, c'était se battre ici et maintenant, ou bien se contenter ad libitum d'une vie mouisée.

Et ça je le sentais, ô oui putain je le lisais dans ses yeux son mental déterminé, ce regard bovin de débile agréé ne pouvant contenir qu'une seule idée à la fois, oui mais cette idée c'était : "Cherche pas, t'es mort !"

Ahouille !! J'ai pris son grand bec sur le sommet du crâne, il veut me trépaner ou quoi ? Ben oui : les oreilles, l'œil, il me picore la tête à toute berzingue, ça doit être bon, je bat des ailes, il s'en fout, il continue, bon ça va un moment mais les meilleures choses ont une fin, je me tire, j'ai ma pâtée sur le feu. 'tain, il m'a saigné, l'obèse, j'en ai plein les yeux, j'y vois plus rien. Ha si, il s'en prend au petit rouge, maintenant ?

Mais c'est la révolution ?

J'ai tenté le tout pour le tout, je suis retourné à l'attaque. Il m'a fini, vidé, liquéfié, lessivé, essoré, déchiqueté. Maintenant quand j'entends son cocorico de frimeur, je réflexionne plus. Tous les traumatismes me remontent sous forme d'images horribles sanglantes insupportables, je baisse la tête et je fuis, le bec au ras du sol, droit devant, mur ou pas mur, roncier ou pas roncier, je fonce, je reste pas là.

Je le souhaite à personne, ce qu'il nous fait subir. Ouais j'en entends qui disent : "Bien fait !", mais je suis pas d'accord, j'ai pas été élevé pour vivre ça, j'ai pas l'habitude, je vous jure que je souffre à donf, que la souffrance de Matthieu , c'est un orgasme, à côté, moi la souffrance de Matthieu, elle me fait rigoler mais il faut pas trop que je rigole, j'ai pas encore bien cicatrisé.

Si je cicatrise un jour.

Quelle vie de fiente ! C'est dur d'être dans l'opposition...

jeudi 13 septembre 2007

Saoul-FifreLa poire de Calune

J'étais inquiet depuis quelques jours, je fouillais partout sans trouver ce que je cherchais. Bon, rien d'antinomique avec le grand désordonnancement de notre univers, le big-bang nous a fichu un brave bordel et nous n'avons rien rangé depuis. Alors nous cherchons, en permanence. Les objets se déplacent en liberté chez nous, ils n'ont pas de place attitrée, ils se font prendre en stop par les humains qui les déposent au gré de leur pérégrinations dans la maison, pour les effacer de leurs souvenirs aussitôt.

Alors, solitaires nous poursuivons nos inquisitions. Solitaires car il est inutile de chercher à se faire aider. Chacun a assez de souci avec ses propres fouilles pour se hasarder hors de sa bulle, la motivation étant la condition sine qua non de l'hypothétique découverte.

En la présente occurrence, quand je me résignai à demander à Margotte si elle avait une idée, même vague, d'où pouvait bien se trouver la bouteille de Poire que m'avait offerte Calune, elle me fit expressément comprendre que son intérêt pour le liquide en question étant proche de zéro, il allait malheureusement falloir que je me débrouille sans elle. Tout en tentant cependant une fine stratégie tendant à me faire cesser de soulever SES affaires, voire de les déplacer : "Tu l'as sans doute oubliée en Limousin !" me hurla t-elle. Et elle ajouta, en une perfide allusion à ma mémoire de plus en plus défaillante avec le temps : "Ça ne serait pas la première fois."

"Ha je regrette" marmonai-je dans ma barbe, "s'il est vrai qu'il m'arrive de faire mon Petit Poucet en semant derrière moi les machins les plus divers, ce sont toujours des objets de peu, remplaçables et dispensables ! Je ne risquais pas de laisser moisir l'exquise Poire de Calune dans cette maison humide où le bouchon allait s'altérer, l'eau de vie perdre du degré et sa structure se troubler sous l'effet du gel ? ?"

Ben zut alors fichtre non ! Une Poire qui m'a réconcilié avec les Poires ? Oui, car à ma grande honte, je ne connaissais que l'odieuse "poire williams" qu'on trouve dans tout supermarché qui ne nous respecte pas. Oui, ce truc fait avec de l'alcool dénaturé auquel on rajoute un peu de sirop de poire pour camoufler le goût pharmaceutique ? Dingue qu'on laisse ce poison en vente libre, même pris avec modération ? Non, la Poire de Calune, c'est la vraie l'unique : celle que l'on distille amoureusement dans le Loiret, la reine des Poires, quoi. En plus, elle a pas mégotté, elle a choisi le modèle avec la poire à l'intérieur ! Bon, c'est un peu du folklore, la poire à l'intérieur, d'accord, c'est joli, c'est sympa, on a un chouette spectacle pendant la dégustation, mais je lui trouve quand même un ÉNORME défaut, à ce fruit faisant trempette dans la bouteille :

IL PREND DE LA PLACE À L'ALCOOL !!!!

Conscients de la justesse de la remarque, le producteur a prévu la parade en mettant en vente des "recharges". Oui, car elle est bien belle la poire, mais elle noircit dès qu'elle n'est plus recouverte d'alcool, et j'imagine que le goût n'est plus non plus tout à fait le même ? La contenance de la recharge a été judicieusement calculée pour refaire les niveaux dès que la poire émerge. Et sans vouloir me vanter, ma poire émerge, elle émerge même sacrément. Pas de stress : j'ai retourné la bouteille et la forme de la poire s'adaptant parfaitement au goulot, la poire n'émerge plus. Tant-Bourrin le matheux vous expliquera pourquoi bien mieux que moi... (hin hin, vas-y, c'est à toi, sors-nous la formule du volume de l'objet piriforme)

Alors, les effluves poiresques ayant tracé un profond sillon mémoriel dans mes palais, arrière-glotte, langue et muqueuses nasales, je me remis d'arrache-pied à déplacer des piles de coinstots, éventrer des matelas, dégivrer des frigos, glisser la main sous les tableaux... J'en profitai pour vidanger la fosse septique, c'était toujours ça de fait, faire la totale à ma chienne, y avait longtemps qu'on en avait envie, et vider à la pelle la caisse de personnages Warhammers du second fils, qui ne cracherait pas sur une bonne bouteille, tel que je le connais. Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent, hein, je vous laisse finir, disait De Gaulle, qui n'avait pas tort, en ce qui me concerne, en tout cas...

Et puis, il suffit de n'y plus penser, d'abandonner la lutte, de se rendre disponible, ouvert à autre chose, et puis un jour, le hasard, l'étincelle qui fait déborder le vase : je vois ma valise vautrée un peu comme je l'ai lancée, de retour de vacances. En fait, c'est pas ma valise, et ce simple fait explique beaucoup de choses ! Ma valise, un de mes gosses me l'a piquée, et donc je me suis rabattu sur ce modèle inconnu qui, quand j'ai fait mes bagages de retour et que je cherchais un endroit où la Poire de Calune serait bien coincée, bien protégée, m'a fourni sa doublure. Doublure dont j'ai bien entendu complètement oublié l'existence dès le retour, n'en ayant eu connaissance que pendant les 2 mn nécessaires au rangement de la bouteille. C'est clair ? Car s'il y en a au fond qui n'ont pas suivi, je veux bien répéter pour ceux qui n'ont pas compris, pendant que ceux qui ont déjà compris s'ennuieront, OK ?

Donc je suis dans notre chambre, assis sur le bord du lit, effondré, en manque de Poire, quand mes yeux se posent sur ma valise et qu'un tilt se déclenche. Je la retourne, Hé Hé, elle est lourde, Hé Hé, je sens quelque chose à travers le tissu, Hé Hééééééé, j'ouvre et kikevla ? Ma poire !! Ma fille et sa copine sont dans la pièce à côté, entendent mes "Hé Hé" guillerets et ravis et commencent à ricaner : "Le padre qui parle tout seul, ça sent le sapin...". Et explosent de rire en me voyant sortir, berçant ma bouteille comme un bébé, lui faisant des bisous et gagatisant :

"C'est ma Poire, c'est ma Poire à moi, où t'étais passée, vilaine... ?

lundi 3 septembre 2007

Saoul-FifreP.S.F.

Tenez, puisque vous avez été sages hier, vous pouvez ranger vos livres et vos cahiers dans vos pupitres et je vais vous proposer un jeu qui devrait plaire à Calune au minimum. Affichez Google ou votre moteur de recherche préféré et tapez "sans frontières" dans la petite fenêtre, entre guillemets si vous voulez, ça ne fait pas une grosse différence.

Héhé, onze secondes plus tard : 2 360 000 liens !! 'djudju, le concept semble porteur !

Allez, allez, on copie le nom des associations qui prétendent ne pas avoir de frontières ? Bon, c'est mon jour de bonté, ça me perdra, trop d'altruisme tue le truisme, je vais le faire à votre place :

Reporters Sans Frontières

Médecins Sans Frontières

Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières

Films Sans Frontières

Avocats Sans Frontières

Education Sans Frontières

Clowns Sans Frontières

Ingénieurs Sans Frontières

Terre Sans Frontières

Études Sans Frontières

Télécoms Sans Frontières

Sport Sans Frontières

Juristes Sans Frontières

Ateliers Sans Frontières

Aviation Sans Frontières

Haïku Sans Frontières

Marins Sans Frontières

Communications Sans Frontières

Patrimoine Sans Frontières

Secouristes Sans Frontières

Architectes Sans Frontières

Pompiers Sans Frontières

Amarrages Sans Frontières

Enfants Sans Frontières

Mode Sans Frontières

Vacances Musicales Sans Frontières

Voiles Sans Frontières

Guides Sans Frontières

Électriciens Sans Frontières

Épargne Sans Frontières

Armes Sans Frontières

Mathématiques Sans Frontières

Études Sans Frontières

Amis Sans Frontières

Roulards Sans Frontières

Savoir Sans Frontières

Accueil Espoir Sans Frontières

Parents Sans Frontières

Homéopathes Sans Frontières

Vigne Sans Frontières

Élevage Sans Frontières

Lévriers Sans Frontières

Orques Sans Frontières

Kangourous Sans Frontières

Gabriel Sans Frontières

Coach Sans Frontières

Chocolat Sans Frontières

Handicap Sans Frontières

Gynécologie Sans Frontières

Hydraulique Sans Frontières

Église Sans Frontières

Autistes Sans Frontières

Prisonniers Sans Frontières

Bon vous avez compris le principe ? Vous prenez n'importe quel mot et vous mettez "Sans Frontières" devant et ça fait bien, ouvert, généreux, smart, beaubeau, durable, global, conscientisé... Restez soft, cependant : ne choisissez pas "Frontières Sans Frontières", comme nom, là ça va trop se voir que vous vous foutez de leur gueule... Première étape indispensable avant de demander des subventions à l'Europe, que ce soit bien clair, si votre association n'a pas "Sans Frontières" dans son intitulé, vous ne les obtiendrez pas ! Il ne vous resterait plus qu'à postuler à Ridicule Sans Frontière ou à Dans le cul Sans Frontières voire à On te l'avait pourtant dit connard Sans Frontières.

Bon, vous avez déclaré dans les formes et à la Préfecture votre petite association Loi 1901, vous l'avez appelée Femmes Sans Frontières, c'est excellent ça, coco : les femmes vont se sentir concernées et, s'il y a des femmes, croyez-en ma vieille expérience de briscard, les hommes ne vont pas tarder à y mettre le nez et y jeter un œil. Vous encaissez les cotises. Fort de vos membres durs à la tâche et toujours sur la brèche, vous demandez de l'aide autour de vous, au maire, au député, au restaurant gastronomique du coin, vous montez des dossiers en ratissant large au niveau des motivations : bonheur universel... en Europe en général... pour les femmes en particulier, et par rebond, les enfants, les hommes, les personnes âgées... Sur les moyens que vous comptez employer, restez vague et précis, vous êtes jeunes, la formulation vous étonne, mais tout le système fonctionne comme ça, vous verrez, on s'y fait très bien.

Quand la subvention débarque, vous l'avez calculée pour qu'elle vous permette d'embaucher 3 permanents de noms différents, vous, votre femme et votre fille déjà mariée, et c'est là que le flou de la loi pas trop nymique est bien pratique. Pour une bonne nouvelle, c'en est une, et si vous ne l'arrosez pas en compagnie de quelques bénévoles sur le champ (et au champ'), vous n'arroserez jamais rien et ça va se savoir que vous êtes un rat. Faites un beau discours où vous leur insufflerez la nécessité de s'ouvrir et de transmettre la grande idée Femmes Sans Frontières au monde entier, par le biais de partenariats avec "Femmes battues comme plâtre", "Femmes des années 80", "Femmes affamées", "Les femmes et les enfants par dessus bord", "Femmes fameuses", "Poussons les femmes" etc... Laissez les généreusement s'occuper des actions, de la communication, du lobbying, de la formation des cadres, en leur faisant pleinement confiance. Réservez vous la gestion, la comptabilité et la trésorerie, en priant pour que la réciproque soit vraie.

Vos soucis d'argent devraient être assez rapidement derrière vous et la relation avec votre banquier redevenir chaleureuse.

Je vous raconte tout ça, mais moi, les groupes, les associations, j'y connais rien, je suis misanthrope, je m'engueulerais de suite sur des détails avec mes associés loyaux 1901, je supporterais pas qu'on achète du whisky bas de gamme pour le "pot de l'amitié" qui clôture traditionnellement l'assemblée générale, mais je mordrais également ceux qui y mélangeraient du jus de fruit... Vous voyez, ils trouveraient dare dare un article dans les statuts pour me virer ?

Non, ya qu'une assoce qui me tenterait bien, mais je crois pas qu'elle existe, c'est Pays Sans Frontières.

Tiens : j'ai lu une nouvelle qui m'a fait plaisir , Ils ont créé une super région européenne qui regroupe Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, la Ligurie, le Piémont et la Vallée d'Aoste ! Ça c'est de la logique territoriale : le patois est le même, quand nos amis piémontais nous emmènent à Vinadio, nous comprenons très bien les habitants, nous qui ne parlons pas du tout italien...

Vive l'Eurorégion Alpes-Méditerranée, petite marche vers La terre n'est qu'un seul pays !

jeudi 16 août 2007

Saoul-FifreJe me souviens

Je me souviens que la maison que mes parents louaient à Hennaya se trouvait à gauche à la sortie du village, sur la route de Tlemcen. J'avais 2 ans quand nous l'avons quittée, mais quand nous y sommes revenus avec ma sœur de 3 ans mon aînée, 20 ans plus tard, c'est moi qui la lui ai montrée. La maison était si grande dans ma mémoire et si riquiqui devant mes yeux de vingtenaire ! Sans avoir changé. Je me souviens que nous nous baignions dans un bassin à droite de l'entrée. Je l'ai retrouvé, caché sous les herbes.

Je me souviens que la même sœur m'installait sur un tabouret, dans la cuisine de l'appartement de Tlemcen, et qu'elle cherchait à me terroriser en me montrant une prise électrique gros modèle, au mur. "Tu vois les 2 trous du dessus ? Ce sont les yeux du monstre. Tu vois le trait dessous ? C'est la bouche du monstre. Elle va s'ouvrir grande, grande, et le monstre va venir te manger !!" C'est la même qui menaçait ses 2 sœurs aînées de leur crever les yeux avec une aiguille à tricoter. Cris aigus. Angoisse. Ambiance gore. Je me souviens qu'elle trouva rapidement sa voie professionnelle : elle est psychologue et redonne la joie et le goût de vivre aux gens tristes. Quand elle y arrive.

Je me souviens que nous collectionnions des cartes à jouer dont les figures étaient des acteurs et des actrices, mais j'ai un trou concernant la marque qui les offrait. Malabar ? Si quelqu'un peut m'aider ? Elles étaient plus ou moins bien imprimées. Nous avions un Eddy Constantine trop rouge, et l'autre, trop rose, très difficiles à échanger avec les copains.

Je me souviens du prestige qui dégoulinait sur moi quand j'emmenais les poteaux dans le bar de mon père et qu'il nous offrait une tournée de menthe à l'eau.

Je me souviens que la famille Marciano habitait dans la même cour que nous et que je m'amusais avec un des fils. Et que sa mère, à l'heure du repas, se penchait au balcon et hurlait : "Daaviiiiiiid ! R'monte tout d'suite ou j'te glisse dans la toooombe !!

Toujours dans la même cour, je me souviens qu'il y avait une drôle de type qui s'était trouvé un job : il montait dans les grandes poubelles et les tassait avec ses chaussures, pour en faire rentrer plus. Et il se donnait le rythme en chantant à tue-tête un truc de sa composition, toujours le même, que je n'oublierai jamais pour l'avoir si souvent entendu : "Il a perdu son parapluie, tant pis pour lui !". Ad libitum.

Je me souviens d'être allé picniquer aux cascades de Tlemcen et d'y avoir touché ma première neige.

Je me souviens de Rashgoun. Mon oncle Claude m'y a fait grimper, sur ce haut-lieu d'un ancien royaume berbère, juché sur ses épaules, tout en me racontant l'histoire de l'aigle et du roitelet. Vue émouvante sur la plage, sur l'île, sur l'horizon, approche de la notion d'infini...

Je me souviens qu'en maternelle, on nous faisait faire la sieste assis à nos bureaux, la tête reposant sur nos bras croisés. Depuis, je peux dormir n'importe où, dans n'importe quelle position.

Je me souviens que le boucher d'Aïn Youssef n'avait que des filles et voulait en donner à ma mère. "J'ai confiance en toi. Tu les emmènes en France et elles te font le ménage, tout...". Ma mère, qui avait déjà 6 enfants, n'était pas trop chaude, alors le boucher abattit l'argument absolu après lequel il n'y aurait plus qu'à tirer l'échelle et faire "tope là" : "J'te donne toutes les cervelles de mouton que tu voudras, mais prends-moi au moins une !". Nous aimions beaucoup la cervelle, et il le savait, le bougre !

En fait, c'est Calune qui m'a donné l'idée de ce billet en m'envoyant l'intégrale de "Je me souviens", de Georges Perec, joué par Sami Frey. Un must. En voici un bout :

On a déjà commis ce genre de billet. et

samedi 28 juillet 2007

ManouSuprême de thon et de morue





Ingrédients :

- 1 tranche de thon mâle (pour calune)
- 2 kilos de morue fraîche (pour Bof)
- 1 pachyderme d’Asie centrale
- 2 merles moqueurs
- Une paire de couilles de souris blanche
- 7 tampons encreurs


Préparation :

Lancer la tranche de thon selon la technique « Boomerang ». Si la tranche revient, ne pas rester sous la trajectoire du retour car 9 fois sur 10 la tranche de thon revient avec un pachyderme d’Asie. Si elle ne revient pas, aller la récupérer chez la voisine puis grondez là : une tranche de thon doit savoir rester à sa place.

Se saisir ensuite des 2 kilos de morue pour les écraser méticuleusement à l’aide de vos pieds nus. Se faire aider du pachyderme. Procéder de la même façon avec la tranche de thon puis engager le pachyderme à ingérer cette mixture.

L'éléphant doit maintenant digérer. Le placer dans votre jardin de 35 m2 non sans lui avoir tamponné votre nom sur tout le corps. Cela permettra de le reconnaître. La méthode est quand même moins sauvage que le tatouage.

Lorsque les deux merles moqueurs crient leur angoisse, c'est qu'ils sont coincés sous la bouse fraîche. Retourner au jardin, repérer le bon pachyderme et décorer enfin la bouse de deux couilles de souris blanche.

Déguster.

Suggestions :

- Au cas où la tranche de thon ne ramène aucun pachyderme, ingérer soi même la mixture thon/morue. Zapper ensuite le tamponnage.
- Pour d'évidentes raisons d'hygiène, il n'est pas possible de faire ingérer la mixture à la souris blanche puis de décorer ses selles avec les couilles de l'éléphant.

mardi 17 juillet 2007

Saoul-FifreLes jolies blogbonies de vacances

Calune, soucieuse de la charge de travail presque incompressible (mais Tant-Bourrin a prouvé le contraire) que représente le choix que tous les blogbos ont fait de préparer des billets pendant leurs absences hollidesques, a décidé de nous aider. Hosannah chokrane merci pour cette initiative généreuse qui perdurera un jour j'espère. Calune semble se spécialiser dans les pastiches de chansons, et vraiment, elle touche sa bille, l'exercice est moins facile qu'il ne semble. Là elle s'est attaquée aux jolies colonies de vacances de Pierrot la tendresse. Les vraies paroles sont .

Merci encore.

(refrain)

Les jolies blogbonies de vacances
Merci Manou merci les gars
Tibi SF, allez tous en cadence
You kaïdi aïdi aïda.

Vous êtes tous partis en vadrouille
Nous laissant garder la maison
On était mieux dans vot' giron
Blogbo va tomber en quenouille
La drôl' de douceur familiale
Distillée dans tous vos billets
En votre absence va nous manquer
On va plus commenter que dalle

Saoul-Fifre et ses jolies fadaises
A nous faire perdre la raison
Ses chansonnett's et ses dictons
Ses coups d'éclat sa Marseillaise
Parfois il nous la joue rebelle
Et souvent même il est touchant
Faut pas nous priver trop longtemps
De sa faconde exceptionnelle

Tant-Bourrin qui simple hypothèse
Est plutôt canasson qu'cabot
Quand il us' pas son ciboulot
A inventer des quizz balèzes
Ce grand seigneur de l'écriture
Vraiment il n'a pas son pareil
Pour dès le matin au réveil
Disserter cercle et quadrature

C'est dans cette atmosphèr' virile
Qu'a débarqué une vraie diva
Manou est là et c'est extra
Car elle a l'imagination subtile
Elle joue les professeurs Nimbusse
Mitonn' des menus audacieux
Et des photos bon sang d'bon dieu
Surtout cell' du diplodocusse

Les blogbos mérit'nt leur croisière
Ils ont le droit d'êtr' fatigués
Et mêm' de prendre un' crèm' glacée
Mais souhaitons-la éphémère
Plus tard après la transhumance
Quand vous aurez fini d' nager
Vous reviendrez nous soulager
Et r'commencer les réjouissances

mercredi 6 juin 2007

ManouCalune : Déclaration d'amour à mon contrôleur fiscal





Merci à Calune pour la photo et le défi relevé.
Je n’ai retouché que la ponctuation.

Monsieur le Contrôleur
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous n'avez pas peur

Je viens de recevoir
Votre avis arbitraire
Qui n'est pas pour me plaire
Ainsi couvert de noir

Monsieur le Contrôleur
Je ne veux pas raquer
La note est trop salée
Vous êtes un vrai voleur

C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Je vais faire une crise
Et menu vous hacher

Depuis que je suis née
J'ai vu des hommes faire
Sans vergogne leurs affaires
Et surtout sans pitié

Que dire de notre terre
Où s'enchaînent hécatombes
Sous des volées de bombes ?
Que dire de la misère ?

Quand j'étais salarié
On occultait ces drames
Sans aucun état d'âme
Il fallait travailler

C'est dans le quotidien
De calfeutrer les portes
Puisque ce qui importe
Est de n'y voir plus rien

Gardez donc votre avis
Concernant mes finances
Quant à vos échéances
Prenez-les dans les dents

Enfin à l'avenir
Evitez de me faire
Le coup du légionnaire
Artilleur de plaisir

C'est en nous révoltant
Contre tous les despotes
Et c'est pas une litote
Parlant du président

Qu'on pourra résister
A ces pervers sans âme
Ces scélérats infâmes
Qu'on pourra exister

vendredi 1 juin 2007

Saoul-FifreLa vierge froide

Fatigue des yeux, sans doute, je lis nettement moins qu'à ma période boulimique où je me torchais mes 5 livres par semaine, gros ou petits, régulier comme un métronome. Je lis des journaux, mais je n'achète plus de romans neufs. Je rends visite à l'occasion au curé UMP (la totale, quoi) qui tient une petite boutique très bien achalandée en bouquins d'occases, mais j'attends surtout qu'on m'en prête ou mieux, qu'on m'en offre.

Ça m'évite d'avoir à faire un choix, et je pense qu'on n'offre pas n'importe quoi à n'importe qui, qu'il y a toujours le regard de l'autre, un message subliminal derrière le cadeau. Qu'un cadeau est révélateur a minima de la personnalité du généreux donateur, et souvent aussi, dans le meilleur des cas, celui où il arrive à s'abstraire partiellement de ses propres goûts, de l'opinion qu'il porte sur le donataire.

Chaque don est bien sûr un cas particulier, toujours est-il que j'ai été ravi du recueil de Nouvelles que m'a fait découvrir Calune :

J'ai mis un peu de temps à mettre la main dessus car ma belle-mère me l'avait confisqué, et puis mon fils, et puis bon, c'est mon cadeau, alors j'ai poussé mon cri de guerre, et j'ai pu commencer.

Ces "racontars" se passent sur la côte Nord-Est du Groenland, mais leur drôlerie pourrait être d'origine Grolandaise. En gros, c'est la vie des chasseurs de fourrure-piégeurs dans cette contrée bizarre qui ne connaît que 2 saisons : un long jour et une longue nuit de 6 mois chacun. Il y a des petits ports et puis des cabanes éloignées les unes des autres car au centre de leur territoire de chasse. Et dans ces cabanes, 2 piégeurs qui vivent ensemble, un ancien et son apprenti. C'est l'habitude, la tradition. Il semblerait que la vie soit plus facile à 2 que seul pour supporter le froid et surtout l'absence de lumière.

Dans des conditions spartiates et solitaires, la vie se rétrécit aux fondamentaux, mais garde toute son ampleur

Le soleil. Cet astre auquel nous sommes liés par un lien très fort, qui rythme nos jours, qui nous barbouille les yeux de vert, en faisant joyeusement ronfler la photosynthèse, et bien cette étoile s'éteint ! Il faut avoir emmagasiné pendant l'été une sacrée dose d'énergie, avoir le cœur brûlant, avoir l'optimisme chevillé, pour supporter sa défection et garder la foi en son retour ! Certains n'y arrivent pas, tel ce coq apprivoisé qui voit réduit à néant le rôle attribué à lui et ses congénères de toute éternité : saluer, rendre hommage au retour quotidien de Mercure sur son char. Il ne survivra pas à son inutilité lue dans la nuit boréale. La meilleure façon de tuer un coq...

Les femmes. Il n'y en a pas. Et quand on est jeune, et sanguin, et caverneux, le problème est raide à solutionner. Il faut attendre le vent du Sud-Est, et courir droit vers lui le sguègue à l'air, jusqu'à ce que l'image même de la femme s'évapore, s'amenuise dans les pensées... Mais elle revient toujours. Et prend une place d'autant plus importante qu'elle est loin dans le temps et l'espace. Dans ces lieux de solitude, le fin conteur, le diseur de merveilleux a un pouvoir magique sur ses compagnons. Par la force créative de ses mots, en leur parlant d'une lointaine "fiancée" qui soi-disant l'attend, il arrive à la faire exister dans leur imagination, jusqu'à entamer à leur demande une négociation tendant à lui faire "abandonner" ses droits sur elle ! Le droit de parler de cette fille fictive comme si elle était réellement sa fiancée, coûtera une fortune au vainqueur des enchères.

Je ne connais pas de métaphore plus puissante de l'importance vitale de l'Art, de l'écriture ou de la parole, dans notre vie. L'image, le rêve, ont même valeur, ou plus, sans doute, que la chose réelle. D'ailleurs, la vraie Emma n'existe pas. La vierge froide, si.

La mer. Hé oui, c'est sea, sex and sun, ce livre. La mer qui devient une étendue gelée et le compagnon chinois qui plonge pour comprendre comment les phoques arrivent à respirer sous la glace. L'alcool est bon et chaleureux pour le chasseur. L'alcool ne gèle pas, lui. Il n'en reste plus, va falloir songer à re-distiller. La mer par où arrive le bateau 2 fois par an, la relève, les provisions, les nouvelles de la civilisation, et qui repart chargé de fourrures.

Le bateau qui leur amène ce coup ci le trouble-fête le plus inutile qui soit : un lieutenant officiellement chargé de les former, de les discipliner et de les motiver contre l'Ennemi. Quel Ennemi ? Ben, l'Ennemi, quoi ? Ils veulent bien être gentils un moment, mais faudrait voir à leur causer correct. Ce sont des chasseurs du Grand Nord, des durs, et ce sont finalement eux qui mettront au pas le gringalet. Avec doigté.

Ce livre parle de toutes les choses importantes, de la mort, de l'amitié, du respect. De ces visites si indispensables à la survie, car si rares, de la nécessité acceptée de saouler l'autre de paroles et d'en écouter autant en échange, et de toutes ces petites folies ordinaires, obligatoires dans un pays aussi rude, et aussi des gros pétages de cable comme la sombre histoire d'Oscar le cochon que Calune aurait bien vu, j'en suis sûr, comme compagne pour Julie.

Très joli livre, vraiment, au style simple et allusif, comme j'aime, laissant la part belle à l'imagination du lecteur, qui n'est pas une moule, non mais ? Y a t-il un style nordique, qui parle avec finesse de sentiments profonds, vrais, naturels ? J'ai adoré "Faim" de Knut Hamsun, le prix Nobel norvégien, et aussi, plus proches de nous, les livres d'Arto Paasilinna le lapon : "le lièvre de Vatanen", etc... et bien sûr l'incontournable Selma Lagerlöf.

Au fait, Calune : merci !

jeudi 17 mai 2007

Saoul-FifreCher blog

Au quatrième top il sera exactement
Deux ans à l'horloge de ta vie
Deux ans c'est peu, mais en y réfléchissant
Ça fait quand même beaucoup d'aujourd'huis.

T'as gagné au loto de gentils parents
Mais sans ta Manou, que deviendrais-tu ?
Elle t'envoie des billets si souvent
Elle te rend visite en voilà en veux-tu...

Hola hola, ça va pas la tête, faut pas déc... oups, voilà un mot qu'il m'est désormais impossible d'employer, Calune, la gardienne des double-sens, rodant la chandelle à la main et ne laissant rien passer, enfin : je vais pas faire des blogborimes, quand même, même pour un anniversaire de blog ?

Non, j'ai écrit ce texte pour Delphine, ma nièce et filleule, une fille formidable que j'aimerais voir plus souvent, mais faut dire que je ne fais ni zèle ni assaut de convivialité. Je n'ai pas répondu à sa dernière carte, je suis au dessous de tout, Delphine, si tu me lis, dis-moi que tu me pardonnes mes absences, ma distance, mes silences...

Allez, on reprend le vrai texte depuis le début

À Delphine

Au quatrième top il sera exactement
Deux ans à l'horloge de ta vie
Deux ans c'est peu, mais en y réfléchissant
Ça fait quand même beaucoup d'aujourd'huis.

T'as gagné au loto de gentils parents
Mais sans ton parrain, que deviendrais-tu ?
Il t'envoie des cadeaux si souvent...
Il te rend visite en voilà en veux-tu ?

J'admets qu'il est facile de plaisanter
Et je plaide coupable à cent pour cent,
Tu es grande et il est temps de t'avouer
Que le Père Noël n'a pas la tête à tonton.

Delphine, les parrain et marraine à ta maman
Se sont toujours moqué de leur filleule "adorée".
Ton parrain à toi ne sera pas si méchant :
Je l'jure, un jour, il te fera rigoler.

Je laisse à d'autres le soin de te donner
Les leçons de morale et celles d'élégance,
Mais je connais la terre, certains de ses secrets,
L'humour et son œil noir, le ciel et ses influences...

Je ne t'ai vue que le jour de ton baptême,
Mais il n'est jamais trop tard pour rencontrer quelqu'un
Lui parler, lui glisser dans l'oreille qu'on l'aime,
Lui sourire et apprécier son parfum...

vendredi 11 mai 2007

Saoul-FifreHumeurs

J'étais raviravi que Manou propose une journée de congé blogborygmeux vu que j'étais sec de chez poussière du désert, à pas pouvoir aligner 2 mots. J'ai commencé à écrire "Il..." mais sans pouvoir aller plus loin.

Ça m'arrangeait, donc.

Mais ça ne changeait rien à mon gros problème : le foin ne s'est pas vendu cette année. Mon hangar est encore à moitié plein et le foin nouveau débarque. Je dois pouvoir faire de la place pour la première coupe, mais ensuite la situation est bloquée.

Oui mais mon amie la plus ancienne, ou l'une des, on se connaît depuis la 4 ième, s'est annoncée avec son copain pour le week-end de l'Ascension ! Et ça, c'est une bonne nouvelle, et rare, car elle mène une vie speedée d'hyperactive et travaille même pendant ses vacances, alors je prends ça comme un honneur.

Par contre, c'est dingue Calune a essayé de m'affubler d'un surnom ridicule en insistant lourdement pendant 2 ou 3 mails, et de la voir s'offusquer de "la Calune", comme l'appelle Bof, ça me fait tout drôle. 2 poids, 2 mesures q:^) ? Bon, c'est vrai que "la Marrrie", en roulant les R et en les mouillant, ce n'est pas trop valorisant, mais faut voir le contexte : "la Jeanne" de Brassens, ne rabaisse pas du tout son héroïne, "la Marie-Jeanne s'est jetée du haut du pont de la Garonne", c'est émouvant, prenant ? "L'Aziza", c'est mignon, aussi ?

Bon, d'accord, notre chèvre Aziza, on se permettrait pas de l'appeler "L'Aziza", nos animaux, on les respecte q:^) !

Mais ensuite on a eu la visite d'un voisin chargé de cartons bourrés de vieux Inrockuptibles et de vieux Raggas ! Sympa le cadeau. Et puis aussi un livre de De Caunes et Algoud, ça ne se refuse pas, c'est cool.

Ce qui fout les boules, en revanche, c'est que j'ai pas retrouvé mon mâle canard en revenant de congé. J'en avais plein, tant, que j'en ai donné, qu'on s'est goinfré avec, et puis l'erreur : t'en gardes qu'un et un chien te le bouffe.

À l'inverse, j'ai désormais le sourire car j'ai modifié le branchement électrique du forage. Désormais, pour ne pas qu'il prenne la foudre, je le débranche de l'intérieur de la maison, alors qu'avant, il fallait que je sorte de nuit, sous la pluie torrentielle, les éclairs et les coups de tonnerre. Ya du mieux.

Mais les glandes, les vraies, les grosses glandes, probable que l'aut' Zébulon à ressort , l'aut' nain de cour monté sur trampoline (Merci Loïc) ou celui qui est prèze à la place du prèze , ne soit pas innocent de leur ampleur...

En Mai, chante ce qui te plaît, ben là, c'est du blues.

vendredi 4 mai 2007

Saoul-FifreAller à Louyat

D'aucuns d'entre vous sont persuadés que Bof, comme signe un de nos gros niqueurs les plus assidus, est un pseudo.

Voir , , , , , et ici pour la chronique de ses photos, jeux de mots, mails et autres objets créatificiels sortis sans forceps de son crâne tintinomorphe.

Et bien non. Foin de camouflage inutile, et honte aux anxieux, peureux et autres inquiets qui éprouvent ce besoin de l'anonymat, Môssieur Bof ne mange pas de cette flaugnarde à la châtaigne là.

Il signait d'ailleurs au début de son nom complet, Bof E.T.C., ses marins et pas reines l'ayant porté sur les fonts baptismaux sous les prénoms de Elzéard, Théotope, Calixte...

Nous aurions continué à croire pendant longtemps que Bof etc... était son nom de guerre, n'auraient été la pugnacité et la détermination de notre reporter-photographe, Mademoiselle Calune, qui a retrouvé le caveau familial de sa famille d'origine, dans le cimetière limougeaud, sis au quartier Louyat, d'où le titre !

Oui, Blogborygmes envoie des reporters un peu partout sur la planète, vous croyez peut-être qu'on se tape tout le boulot ? Epictete étant resté bredouille sur ce dossier, malgré une expérience pluridécennale et un professionnalisme que personne ne lui niera, Calune a accepté de reprendre la patate chaude et a ramené le scoop à l'arraché ! Encore bravo !

Je le sens je le sais, que le premier commentateur va me dire "Heu, ton billet, là, bof...?", hé ben c'est raté, elle est pour moi, vous avez plus qu'à chercher autre chose, Na !

jeudi 15 mars 2007

Saoul-FifreMarc Bellanger

C'est une honte !

Il n'y a pas une photo des œuvres de Marc Bellanger sur Internet ! À part celle que j'ai publiée sur Blogborygmes, et qui n'est pas sa meilleure. Et à ce sujet, précisons que "la main verte" n'est pas de lui mais de votre serviteur.

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mardi 13 mars 2007

Saoul-FifreComptines pour adultes (9)

Manou fait des promesses inconsidérées . Bon, il est exact que personne ne sait précisément si Epictete a répondu à Calune et que ce point de doctrine mériterait une analyse plus poussée ou un témoignage digne de foi. Mais au cas où Manou déciderait de se lancer dans la chanson martiale et de nous filer des frissons partout à coups de grosse caisse et de clairons, j'ai décidé (ma bonne âme me perdra) de lui venir en aide et d'au moins lui éviter l'infamie de prononcer des paroles guerrières.

Comme chantait Barbara dans À mourir pour mourir :

Il est d'autres combats
Que le feu des mitrailles
On ne se blesse pas
Qu'à vos champs de bataille
Qu'à vos champs de bataille

ou bien

Et vivre passionnément
Et ne se battre seulement
Qu'avec les feux de la tendresse...

dans Perlimpinpin

Voici donc une "Marseillaise" plus conforme à son climat d'origine, plus chaude, plus brûlante...

Allons au fond de la matri-ice
Y jouir et puis récidiver...
Contre ta motte, entre tes cuisses
Son grand dard, son gland s'est levé
Son grand da-ard, son gland s'est levé...
Enfoncez-vous dans vos compagnes
Rugissez, Eros est fada
Qu'il vienne juter dans vos doigts
Ou gorger vos fesses de frangipane...

Vos charmes si païens !
Pâmés, nous défaillons...
Tronchons, tronchons !
Que le sang afflue
À nos joues vermillon !

Les autres comptines pour adultes sont ici là-bas là aussi ici itou tout là-bas même là et clique aussi là-dessus

dimanche 11 mars 2007

Tant-BourrinLe sursis

Pourquoi avait-elle donc participé à ce concours stupide ? Calune avait beau fouiller et refouiller sa mémoire, elle ne pouvait s'en souvenir. Ou plutôt, si : elle se souvenait d'une folle impulsion, stimulée par son goût du jeu, qui lui avait fait franchir le pas, malgré la perspective d'un funeste premier prix.

Et elle avait gagné.

Et voilà qu'elle tremblait. Car se retrouver propulsée au rang d'héroïne d'une nouvelle de Tant-Bourrin n'était pas une sinécure, loin de là. Elle avait lu les derniers cits de ce sombre individu, et elle avait vite compris qu'il ne faisait pas bon en être le personnage principal : tous ses héros mourraient immanquablement à la fin des nouvelles.

Et comme une idiote, elle s'était creusé la cervelle deux jours durant pour gagner le concours et, par la même occasion, la place du mort. Elle maudissait sa terrible inconséquence, maintenant que la nouvelle était commencée. Mais l'heure n'était plus aux regrets, elle était à l'effroi, l'effroi d'une fin terrible programmée, l'effroi d'un rouleau compresseur livré à lui-même qui écrasait tout sur son passage, l'effroi de sentir qu'il lui restait peu de temps à vivre.

Elle avait bien essayé d'infléchir la détermination bornée de l'auteur - de son auteur, maintenant qu'elle avait rejoint le rang de ses personnages de fiction - en lui envoyant un courrier électronique. Pour lui dire qu'elle préférait renoncer à son prix. Pour le supplier de lui laisser la vie sauve. Pour l'émouvoir en faisant valoir son statut de mère de famille. Mais rien n'avait pu infléchir la détermination bornée de celui-ci : la nouvelle était désormais commencée et Calune se retrouvait tristement engluée dedans.

Ses tripes étaient nouée. Elle avait préféré ne pas sortir de chez elle en se faisant porter pâle auprès de son employeur. Barricadée, verrouillée et double-verrouillée chez elle, terrée au fond de son lit, immobile. Ne rien faire, ne pas bouger, il ne pourrait peut-être rien lui arriver ainsi... Mais ce fou de Tant-Bourrin était capable de faire tomber une météorite sur la maison. Ses yeux s'emperlaient de larmes d'angoisse.

Elle regarda vers le bas du billet en cours. Elle discerna que la fin approchait, il ne restait que deux paragraphes après celui-ci. Comme dans un cliché de roman de seconde zone, elle revoyait sa vie qui repassait devant ses yeux. Faire durer les phrases, faire durer les paragraphes. Mais celui-ci se terminait déjà.

Et l'avant-dernier paragraphe commençait. Elle n'osait plus respirer : c'était souvent vers ce niveau du récit que l'irréparable arrivait pour les héros de Tant-Bourrin. Dans le silence assourdissant qui l'encoconnait, le battement de son coeur résonnait comme un solo de batterie. Crescendo.

Le dernier paragraphe. Elle regarda vers le bas du billet. Plus que quelques phrases. Il lui sembla même distinguer le mot "survécu" dans la dernière phrase. Elle n'osait pas y croire et pourtant, cela semblait bel et bien vrai : la nouvelle de Tant-Bourrin se terminait et rien de funeste ne lui était arrivé. Peut-être s'était-il finalement laissé attendrir ? Oui, sûrement, car cette fois, cela se confirmait, il ne restait plus que quelques mots à venir. Elle soupira d'aise et sourit radieusement : elle avait survécu à une nouvelle de Tant-Bourrin !

mardi 6 mars 2007

Tant-BourrinLes résultats du grand jeu concours : qui c'est-y qui cause ?

Voilà, comme promis, les résultats du grand jeu concours "qui c'est-y qui cause ?".

La grande gagnante, haut la main et les doigts dans le nez, est Calune, avec le mirifique score de 85/100. Bravo à elle, elle aura bien mérité son billet entièrement consacré à elle (à part que, maintenant, je me demande bien ce que je vais pouvoir faire... Moi et mes promesses à la con...).

Le classement complet et définitif est le suivant :

1ère : Calune - 85/100
2ème : Pifométricien - 65/100
3ème : Saoul-Fifre - 55/100
4ème : Matthieu - 54/100
5ème : Anne - 47/100
6ème : La Trollette - 41/100
7ème : Fred - 24/100
8ème : Pascal - 8/100
9ème et bon dernier : Anténor - 0/100

(J'ai ajouté le Maréchal en fin de classement juste pour le plaisir de le voir lui derrière, et les autres devant ! ;~))

Voilà, rendez-vous au prochain jeu-concours !




Hein ?... Quoi ?... Ah oui, les bonnes réponses ! Eh bien voilà ce que vous auriez dû trouver :

  1. C. Jérôme - C'est moi
  2. Georges Moustaki - Les amis de Georges
  3. Jacques Brel - Le diable (ça va)
  4. Guy Marchand - Moi, je suis tango
  5. Renaud - Fatigué
  6. Boby Lapointe - Avanie et Framboise
  7. Hubert-Félix Thiéfaine - Narcisse 81
  8. Dalida - Laissez-moi danser
  9. Arletty (en duo avec Michel Simon) - Comme de bien entendu
  10. Barbara - Je ne sais pas dire
  11. Alain Souchon - Sous les jupes des filles
  12. Michel Sardou - La vie, la mort, etc
  13. Dick Annegarn - Mireille
  14. Mireille Mathieu - Apprends-moi (tornero)
  15. Léo Ferré - Avec le temps
  16. Hervé Vilard - Fais-la rire
  17. Berthe Sylva - On n'a pas tous les jours vingt ans
  18. Serge Gainsbourg - Ronsard 58
  19. Georges Brassens - Le testament
  20. Zazie - Un point, c'est toi

Et encore un grand bravo à tous les participants ! :~)

jeudi 1 mars 2007

Saoul-FifreLes poissons décamouflés

Toutes les bonnes choses ont une fin, et je viens vous poster les résultats du jeu piscicole. C'est simple, il me suffit de faire un copier-coller de la dernière réponse de Tant-Bourrin, qui est un garçon très organisé. Certains ont peut-être trouvé "fort de café" que le prix attribué aux vainqueurs de MON jeu soit un repas avec Tant-Bourrin. Il s'agit juste de la réponse du berger à la bergère, car dans ce jeu organisé par Tant-Bourrin, cette phrase était insérée :

"Il gagnera un cadeau d'une valeur inestimable : un repas en tête-à-tête avec Saoul-Fifre (Souf', je ne t'ai pas prévenu de cette modalité, t'es d'accord, hein ?)"

Sur le jeu des poissons, les règles étaient très claires, elles aussi :

"Ha oui, qu'est-ce qu'on gagne ? Et ben au dernier concours organisé par Tant-Bourrin, le premier prix était un repas avec moi et c'est Audalie qui avait gagné. Cette fois-ci, j'ai le plaisir et l'avantage de vous annoncer que le, la ou les vainqueurs mangeront en face du célèbre (et énigmatique) Tant-Bourrin !! C'est pas du cadeau, ça ? Merci qui ? Merci Blogborygmes !"

Ce matin 1 mars 2007 à 00:09:36 GMT+01:00, Calune m'envoyait par mail le dernier des 53 poissons camouflés (quelle lève-tôt q:^) !)

À 07:24:14 GMT+01:00, Tant-Bourrin faisait de même, avec une petite réflexion faraude qui n'ajoutait rien à sa gloire...

À 18:35:09 GMT+01:00, Cassandre agissait pareil...

Anne cherche le dernier poisson. Elle ratisse le fond du bassin avec son épuisette, complètement épuisée. Des fois, je culpabilise : n'éprouvons nous pas nos neurones au delà de leur limite de rupture ? Elle en a trouvé 52, c'est un beau chiffre, mais moins que 51, qui évoque cette merveilleuse boisson pure, transparente, que l'eau trouble et déstabilise, comme on la comprend !

Arrive derrière : Pascal, avec une bourriche de 40 poissons tout à fait honnête, puis Fred avec une friture de 23 poissons, une sacrée ration d'iode !

À 20:19:15 GMT+01:00, arrive enfin le nom du dernier poisson sur ma boite mail. Anne a enfin trouvé. In extrémis !!

Et bien et bien q:^) soyons très clairs : je n'ai jamais dit que TB devait vous payer le resto, je ne me serais pas permis, juste un repas ensemble, hein q:^) ? Voici son mail , entendez-vous avec lui. Et encore bravo, Calune, Cassandre et Anne !

Et bon appétit ! Pour la photo promise, c'est ici . Et encore bravo à tous !!

Voici la liste des poissons qui s'étaient cachés dans ce texte, dans l'ordre d'apparition, certains à mon insu :

1.      Sandre

2.      Barbeau

3.      Barracuda

4.      Bar

5.      Piranha

6.      Vieille

7.      Lamproie

8.      Congre

9.      Able

10.    Goret

11.    Dorade

12.    Muge

13.    Aiglefin

14.    Rouget

15.    Flétan

16.    Ide

17.    Anguille

18.    Brochet

19.    Lieu

20.    Thon

21.    Merlu

22.    Vairon

23.    Blanchet

24.    Gobie

25.    Gardon

26.    Meunier

27.    Omble

28.    Ombre

29.    Ménomini rond

30.    Poisson-coffre

31.    Maigre

32.    Lorette

33.    Espadon

34.    Loche

35.    Truite

36.    Bonite

37.    Requin

38.    Merlan

39.    Carpe

40.    Thazard

41.    Chat

42.    Chabot

43.    Colin

44.    Hareng

45.    Sole

46.    Raie

47.    Fanfre

48.    Mulet

49.    Poisson rouge

50.    Tanche

51.    Tacaud

52.    Morue

53.    Mérou