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samedi 17 juin 2017

BlutchBillet d'outre-temps

Parce qu'il faut bien (ça me semble important)

App'ler à la rescousse un billet d'outre-temps.

Voilà que le doyen est en panne maintenant

Et que Françoise voyage au pays du Dieu Pan

Célestoche devient Niçoise pour border sa maman

Oncle Dan est inscrit aux abonnés absents

Et là, je vois le Bof détaler en courant

Je n'y échappe pas (c'est pas qu'je sois faignant)

mais les mains dans l'cambouis c'est pas encourageant

Pour vous pondre une perle, comme le fit Tantbourran*

Et maintenant Saoul-Fifre, tu vois ce qu'il t'attend.

  • Le poète à tous les droits de torturer les mots et les noms des gens pour faire concorder ses rimes. Il y a des précédents.

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mardi 6 juin 2017

AndiamoLa corrida

Je me souviens que notre amie "La Poule " n'aimait : Ni Brel, ni Ferré, ni Ferrat, Cabrel non plus, Brassens je ne me souviens plus, Et Chelon je n'en parle même pas ! Ah les empoignades avec Calune, une inconditionnelle de Chelon, elles nous faisaient bien marrer, et elles aussi se marraient bien.

Je rejoins La Poule pour Cabrel, je ne l'aime pas non plus, tant pis pour ses fans.

Toutefois au milieu de toutes ces chansons, une m'a emballé "LA CORRIDA" ...



J'ai assisté une fois à une corrida, et j'ai eu la même impression que Cabrel, lorsque le taureau est entré dans l'arène, il pensait s'amuser, et puis sont venues les banderilles, ça ne suffisait pas, le taureau était encore bien trop fougueux, alors sont venus les picadores, avec leurs lances, au bon endroit afin de saigner la bête, l'affaiblir, avant qu'arrive le danseur en ballerines...

Pauvre bête elle saignait comme un goret, avouez que pour un taureau c'est descendre bien bas, ce jour là le taureau ne voulait pas mourir, le torero était sans doute trop maladroit pour porter l'estocade fatale, et bien ils ont abattu la bête au révolver !!! AUTHENTIQUE ! C'était en 1963 à Andorra la Vella.

Ce serait trop simple de s'arrêter sur ces images pourries, la corrida c'est aussi autre chose, des milliers d'aficionados...

Me reviennent en mémoire ces paroles d'une chanson interprété pa Dalida intitulée "El Cordobès"

Puis vînt l'instant de ton premier combat

L'ombre et la lumière dansaient sous tes pas...

Tolède, Barcelone, Séville, Linarès,

Que le chemin fut long Manuel Bénitez.

Avant qu'on ne t'appelle "El Cordobès".

Alors j'ai cherché sur internet qui était vraiment "El Cordobès", comme beaucoup de toreros, il était issu d'un milieu très pauvre, comme le chantait Jean Ferrat :

Allons laissez moi rire

Quand le toro s'avance

Ce n'est pas par plaisir que le torero danse

C'est que l'Espagne a trop d'enfants pour les nourrir

Qu'il faut parfois choisir

La faim ou le toro.

Il n'était pas trop apprécié des "puristes", pensez donc, un jour il a même enfourché un taureau, à la manière d'un cheval, s'en servant de monture ! D'ailleurs il disait : "Je ne torrée pas, je fais des trucs avec le taureau" !

Son "truc" favori était "« El salto de la rana » (« le saut de la grenouille »). Il se mettait à genoux devant le taureau, lui présentant sa muleta par un côté, puis il sautait en l’air, se retournait pendant son saut, et présentait alors la muleta de l’autre côté !

Sur la vidéo on voit très bien ce saut peu académique. A 77 ans il est redescendu dans l'arène et a torée encore, incroyable ! Souplesse, maestria, tout était encore là !

Je ne cherche pas à convaincre, ni à désapprouver, la tauromachie est l'affaire de chacun, en Espagne cela fait partie de leur culture la plus profonde.

Le soleil, les clameurs, le défi d'un homme de 70 kilos face à une bête de 500 kilos, et bien il faut tout de même avoir les cojones bien accrochées !

Enfin je lève mon verre de Xérès à Manuel Bénitèz "El Cordobès" et à Manuel Rodriguez Sanchez "Manolete" mort à Linarès, encorné par le taureau "Islero" en 1947, la corne lui avait sectionné l'artère fémorale, il n'avait pas survécu.

(Ch'tiots crobards Andiamo pour Blogbo)

jeudi 1 juin 2017

FrançoiseMaurice range tes jouets !

A Azay-le-rideau, y a un beau château mondialement connu, tandis qu'à Marnay, à 4 km d'Azay-le-rideau, y a un musée énôôôrme- je pèse mes mots- et méconnu qui réjouirait j'en suis sûre l'instinct collectionneur de Saoul-Fifre et Margotte et l'instinct bricoleur de Blutch et Andy. Sans parler du sens de l'absurde de Célestine... Donc, mes chers Blogbos, si vos pas vous conduisent le long de la Loire, ne manquez pas le Musée Maurice Dufresnes, en prévoyant plus de deux heures pour le visiter.

Ledit Maurice, maréchal-ferrand de son état, puis ferrailleur et bien d'autres choses encore avait une passion: collectionner. Ni les timbres-postes ni les chouettes ou les tableaux de maître, plutôt du gros, du lourd, du massif: les rouleaux compresseurs, les voitures du début du XXème siècle, les machines outils et les outils les plus insolites comme la machine à calibrer les patates, à poser les oeillets sur les gaines ou à égrener les épis, une guillotine authentifiée par huissier ayant tranché le cou d'une centaine de personnes en 60 ans, un des avions ayant servi dans le film “la grande vadrouille”, abandonné par l'équipe de tournage, ou un splendide alambic ambulant trouvé à Clermond-ferrand. Parmi ses trouvailles, un traineau en bois servant au transport d'écoliers, rapporté de Russie par Maurice Dufresnes lui-même, sur la galerie de sa 404: “Maurice, quand auras-tu fini de rapporter des cochonneries à la maison!” devait hurler sa femme que chacun s'accorde à plaindre car une telle passion accumulatrice est forcément envahissante.

Sauf que Maurice, rachetant une ancienne usine, a tout organisé en musée où on peut se balader trois heures sans être certain d'avoir tout vu. Il y a reconstitué, dans son jus, un atelier de tissage complet avec les métiers à tisser, les écheveaux, les bobines... Il y présente une voiture électrique inventée il y a plus de 60 ans, des jouets et des outils qui arracheront aux plus âgés d'entre nous une larme de nostalgie en retrouvant des objets de leur enfance, des tracteurs de toutes sortes et des machines improbables, véritable condensé de l'inventivité humaine. L'intérêt de ce musée est de préciser, pour chaque objet, où il a été déniché et/ou par qui il a été donné à Dufresnes. C'est ainsi que devant le nombre de panneaux précisant “Ce tracteur (ce char, cette voiture, cette machine outil, cette arme...) a été trouvé sous une meule de foin où les paysans l'avaient caché pour qu'il échappe aux allemands", on réalise qu'en sus des résistants actifs, des collabos non moins actifs et des gens qui ne mouftaient pas en attendant que reviennent les jours heureux, s'était développé pendant la guerre une large résistance passive consistant à cacher tout ce qui aurait pu être utile à l'occupant. L'étrange est que tant de ces objets, retrouvés des années plus tard, soient restés enfouis sous la meule, dans la cave ou dans la forêt où les gens les avaient dissimulés.

“ Mais enfin, Félicien, où as-tu foutu le tracteur?”



Confiserie de fête foraine et petites autos



Machine à griller le café... Un torréfacteur, pourquoi ne pas le dire ?.



Machine utilisée pour poser les œillets sur les corsets et les gaines, les femmes savaient souffrir en ce temps là pour être belles ! Au mur, des pubs pour de la lingerie.



Métier à tisser les galons, dans son jus



Alambic AUVERGNAT (les meilleurs!) trouvé à Clermont Ferrand.



Rarissime, un exemplaire unique de tracteur à chenilles ! Mais non il ne deviendra jamais papillon ...



Voiture Renault de 1928 carrossée en vue de la rencontre Pétain-Hitler à Montoire en 1940..



Voiture électrique et pompe à essence à bras

vendredi 26 mai 2017

BlutchLa vie de château

Il y a des maisons au destin particulier. Le Château de Goutelas est de celles-ci.

En 1558, Jean Papon, alors lieutenant général au baillage de Forez transforme l’antique maison forte de Goutelas en une demeure renaissance. « Ce "Grand juge de Forez", qui participe à la culture et aux idées de son temps, inscrit de façon durable son idéal humaniste dans le plan en H, les devises et les décors de sa demeure. »

Honoré d’Urfé (1567-1625) lui succède. Il s’est surtout illustré en écrivant L’Astrée, roman lyrique de plus de 5’000 pages, en partie autobiographique et qui a pour décor principal le château de Goutelas. Dans ce roman, Jean Papon est le Druide Adamas.

Dès l’origine donc, cette demeure est placée sous le signe de la culture, des lettres, de l’humanisme et aussi un peu de mysticisme.

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mardi 16 mai 2017

AndiamoChauguise et la bignole.

Quand Chauguise le célèbre commissaire du 36, entra dans la loge de la bignole du 12 de la rue des Petites Ecuries, dans le X ièmle arrondissement, elle était justement en train de se curer les écuries. Assise à califourchon sur une chaise sans âge, dont le cannage follement épris d'indépendance pendouillait lamentablement entre les énormes jambons qui lui servaient de cuisses. Ses gros doigts boudinés fourrageaient consciencieusement dans chacune de ses narines.

- Arrête ta perquisition, tu vas t'arracher une gobille, lâcha laconiquement le commissaire devant ce tableau affligeant.

Un chapelet dans une main, la concierge priait en vain depuis matines, implorant le ciel, à grands coups de "Pater Nestor" et autres "Lavez Maria" comme elle disait, une supplique, toujours la même litanie : "Mon Dieu faites que ce soye pas mon Célestin"...

Ses cheveux gras lui collaient aux joues, le merlan du coin lui avait fait une teinte pour la rajeunir : "Flavie Flament" avait il déclaré, je pense qu'il avait dit flavescent, mais à force de lichtronner, sûr que la bignole n'avait plus les portugaises en face des tympans, et entravait lapuche !

- Dites voir Sissi impératrice, (un vrai cinéphile notre commissaire préféré) demanda Chauguise s'adressant à elle, au juste, c'est pourquoi le coup de biniou que vous nous avez adressé tout à l'heure ?

- C'est rapport à mon Célestin, y z'ont monté un collège avec des locataires, et tous les après midi y s'réunissent au troisième depuis qu'il est à la retraite des chemins d'fer, y poussent la goualante jusqu'à pas d'heure, ça en fait un raffut, d'autant qui y'a de plus en plus de monde, qui vient dans c'te collège.

- Célestin ? C'est qui ce quidam d'abord ?

- C'est pas un quidam M'sieur le commissaire, il est tout c'qui y'a de plus Français mon Célestin, c'est mon époux.

- Hè la belle Andalouse, votre Célestin, ce serait pas plutôt une sorte de chorège qu'il aurait mis sur pied ?

- Qu'est ce j'en sais moi mon commissaire ? Le fait est qu'à six plombes du mat' j'ai entendu un de ces bruit ! Comme une chute M'sieur l'commissaire, j'vous jure... Alors depuis je prie pour que ce soye pas mon Célestin qu'ait fait une mauvaise culbute... Moi j'ose pas y aller vous m'comprenez ?

- Merde tout ce raffut pour ça ? Nan mais dis voir la mère Tape autour, tu t' figures qu'on a que ça à foutre au 36 ? S'occuper des culbutes d'un mari un peu trop porté sur le bigorneau ?

La bignole se remet à chialer de plus belle !

- Elle va faire radocher tout l'quartier c'te conne ! Puis se tournant vers son jeune adjoint Julien Crafougnard :

- Toi Dugland grimpe au troisième, et fais toi ouvrir la lourde, verstehen ?

- Jawohl commissaire !

- Fous toi d'ma tronche en plus.

En moins de temps qu'il en faut à un manouche pour te faire les glaudes, Crafougnard est devant la lourde du troisième gauche.

- Police... Ouvrez !

La porte s’entrebâille, et là devant un Crafougnard interloqué, une vingtaine de mecs et de gisquettes complètement à poil !

Crafougnard redescend sourire aux lèvres, pousse la lourde de la loge, puis sur un ton goguenard dit en regardant Chauguise droit dans les yeux : Ils sont en train de répéter la chanson de Bézu : "à la queue leu leu " !

dimanche 14 mai 2017

AndiamoPassation de pouvoir(s)

Je te prie de m'excuser mon bon Bof, actualité oblige, j'ai juste jeté un œil sur le Cirque dont la représentation a pour cadre l'Elysée, et j'ai gerbé mon bon Bof, le Roi est mort, vive le Roi !

Un billet entre deux, vite fait, histoire de se détendre...

Personnellement je me suis bien marré ! Quelle campagne ! Encore une fois tous les pronostiqueurs se sont fourrés le doigt dans le fion jusqu'au coude !

Et cerise sur le gâteau, pour la finale on nous a joué Œdipe roi ! L'une a tué son père, l'autre a épousé sa Maman, elle est pas belle la vie ?

C'est aujourd'hui Dimanche, Pingouin premier va refiler les codes nucléaires à son fiston spirituel, ça m'a inspiré un ch'tiot crobard vite fait sur le zinc.

A Diù siatz, comme dit un que je connais bien !

Je viens d'ajouter cette vidéo, la première version a bien 55 ans ! Et elle toujours d'actualité ! Vous avez dit changement ?

(ch'tiot crobard Andiamo)

jeudi 11 mai 2017

BofLady Laie...

Le 27 avril 2017 après la naissance de notre Seigneur, après un lever du jour gelé, il a neigé! Oh, bien sûr, je devrais dire neigeoté, mais putain, tu parles d'un printemps. Je me suis rappelé, la dernière fois qu'il a neigé un peu sérieusement.

Je descendais du Puy Peyradoux, doucement pour pas me planter dans le décor, certes très beau, mais à base de granit casseur de tôle et de chrétiens.

A ma gauche, loin en contrebas, les eaux glacées de l'étang n'osaient pas bouger, transies de froid.

A ma droite, la pente enneigée montait jusqu'à la forêt sombre des grands sapins.

Devant moi, des marcassins qui traversaient peinardement, pas du tout génés par la neige.

Coup de frein, et coup de bol, je réussis à m'arrêter sans en taper un et en restant sur le goudron couvert de neige. Je descendis de voiture pour vérifier qu'il n'y avait pas de blessés et morigéner les imprudents.

C'est à ce moment qu'elle me parla, la maman, sans doute inquiète du retard de ses petits. Oui, Andy, tu entends bien: elle me parla, moi qui étais à peine à deux grammes...

- Mais, Lady Laie, tu parles? Et cette voix aérienne, elle te vient d'où, hein Lady Laie, elle te vient d'où, cette douce musique?

- Elle me vient que, grâce à tes fabuleux réflexes, ma portée est intacte.

- Oui, Lady Laie, mais tu devrais quand même mieux les surveiller, tes petits, Lady Laie.

- Je fais comme je peux, tu comprends, mon Fernand, c'est pas un petit, alors il y en a beaucoup à chaque fois qu'il s'occupe de moi, le brigand!

- Il est balèze ton Fernand, dis donc, Lady Laie. Il faudrait qu'on se rencontre qu'on est presque voisins, hein, Lady Laie?

Je vis qu'elle s'agaçait ma nouvelle rencontre, mais je ne comprenais pas pourquoi. J'aidais un de ses petits à grimper le talus en rigolant de sa maladresse.

- Eh, Lady Laie, il est moins leste que ton Fernand, çui-ci, on dirait!

Ce fut d'une voix glaciale elle-aussi, maintenant, qu'elle me dit:

- Arrête de jouer ton Groscolas, ça suffit. Mais tu as laissé mes petits intacts, alors je vais te récompenser. Prends quelques uns de mes poils, ceux autour de ma troisième tétine à gauche en partant de la hure. Ils sont très doux et en plus, ils ont des pouvoirs terribles.

Je m'apprétais à m'exécuter, m'allongeai sur son dos, cherchant délicatement l'endroit. Sa voix était devenue moins glaciale, soudainement.

- Dépêche toi, imbécile, si mon Fernand arrive, il pourrait se demander...

- Mais, Lady Laie, je veux bien ma récompense, mais si je te fais mal, hein, Lady...heu, copine, si je te fais mal?

Je me décidai à arracher quelques poils, elle me dit de les mélanger à du tabac et de fumer le tout. Rentré à l'abri, je suivis ses instructions, trois jours d'un état comateux suivirent. Lady Laie? Lady Leurre, plutôt.

- Restez où vous êtes, toi, Fernand et tout le reste de la tribu.

Et voilà que je fredonne " Elise et moi ".

Tu trouves ça normal, toi, Andy?

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