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samedi 26 novembre 2016

FrançoisePolitik Academy.

Il paraît que les français sont le peuple qui s'intéresse le plus à la politique. Remarquez, z'ont intérêt, avec la Présidentielle qui fait qu’on est en 2017 depuis à peu près juin 2016.

Et bien puisque c’est un thème porteur, Coco, si une chaîne nous organisait une « Politik-Academy ?

Le principe est simple : enfermer les candidats dans un appartement, les faire cohabiter, manger ensemble, dormir ensemble si ça leur chante, leur faire résoudre des problèmes simples, ce qui est bien le moindre quand on prétend pouvoir résoudre les grands problèmes du pays, voir comment ils se comportent les uns avec les autres : machos avec les candidates, brutaux entre eux, ou au contraire constructifs et chaleureux ?

Leur faire faire les courses (via Internet) avec l’équivalent d’un SMIC pour deux candidats, etc. Je compte sur les penseurs de la TV pour imaginer moult épreuves à la fois révélatrices et réjouissantes. Leur faire remplir un dossier d'attribution de logement social ou de RSA, j'en connais qui découvriront leur phobie administrative.

Pour les Prime, candidats et candidates devront faire leurs preuves sur des questions posées par des spécialistes (en environnement, santé, société, économie, éducation…) et par le public, du « zy-va » de banlieue à la dirigeante de société cotée au CAC 40, en passant par des artistes, des camionneurs, des homosexuels, des fumeurs de cannabis, des croyants en Dieu, Diable ou rien du tout…

Et à la fin, si vous voulez éliminer Untel votez 1, si vous voulez éliminer Autretel, votez 2.

Chaque semaine, deux candidats seraient éliminés, et en finale n’en resteraient que deux :

Ce serait marrant que ce ne soit ni Fillon, ni Le Pen.

(Ch'tiot crobard Andiamo)

lundi 21 novembre 2016

AndiamoPaname...

Magnifique chanson de ce cher Leo ! Elle doit dater de 1962, j'avais 23 ans, un cœur tout neuf, qui n'attendait que VOUS Mesdames, vous ne m'avez pas vu ? Tant pis pour vos pauvres vies !

Modeste moi ? Bien sûr !

Alors j'ai rouvert un carton à dessin et j'en ai extrait quelques ch'tiots crobards...



Paname, tu n'es pas pour moi qu'un frisson, qu'une idée, qu'une fille à chanson, et c'est pour ça que j'crie ton nom..



Paname, quand tu t'habilles avec du gris, les couturiers n'ont qu'un souci, c'est d'foutre en gris toutes les souris.



Paname, on t'a chanté sur tous les tons, y'a plein d'paroles dans tes chansons, qui parlent de qui ? De quoi ? D'quoi donc ?



Paname, quand tu t'ennuies tu fais les quais, tu fais la Seine et ses noyés, ça fait prend' l'air, et ça distrait.



Paname, monte avec moi combien veux tu ? Y'a deux mille ans qu't'es dans la rue, des fois que j'te r'fasse une vertu..



Paname, quand tu t'habilles avec du bleu, ça fait sortir les amoureux, qui disent "à Paris tous les deux".



Paname, ce soir j'ai envie de danser, de danser avec tes pavés, que l'monde regarde avec ses pieds.

(ch'tiots crobards et Daguerréotype Andiamo)

mercredi 16 novembre 2016

celestineTout était en déséquilibre

Tout était en déséquilibre.

Les arbres descendaient comme des pluies de flèches et les cascades s’élançaient à l’assaut des hauteurs. Les nues formaient un tapis moelleux, éthéré, vaporeux, d’une blancheur nacrée tandis qu’un étrange ciel fait de pics et de creux ocre, bleus et bruns semblait suspendu à rien par une magie inquiétante. Ajoutant à mon trouble, les objets se déplaçaient sur cette surface comme des mouches sur un plafond, aimantés par une force inconnue.

Tout était en déséquilibre et au fin fond de mon vestibule cela s’entrechoquait rudement : le marteau battait froid sur l’enclume et l’étrier se faisait des nœuds autour de la cochlée.

Le haut était en bas et le bas était en haut.

C’est quand j’ai pris conscience que mon œsophage était plus bas que mon estomac que j’ai vomi tout mon quatre-heures, qui est sorti de ma bouche en longs filaments verdâtres pour baptiser le cockpit.

Je me souviendrais longtemps de mon baptême de l’air.

vendredi 11 novembre 2016

AndiamoDélire...

Etes vous prêts à ma suivre dans un petit délire ? OUI ? Bon OK on embarque...

Voilà nous sommes sur la planète B 612, un petit bonhomme nous observe à la lunette depuis un bon bout de temps, en 1989 il a vu de ses yeux vu, tomber le mur de Berlin! Incroyable, ce bon vieux mur âgé de 28 ans s' est écroulé comme ça d'un coup, ébranlé par le souffle de la liberté (c'est beau on dirait du Malraux... Entre ici Andiamo!)

Et puis toujours l'œil vissé à sa lorgnette, notre petit bonhomme entend et voit, un Riquet à la Houppe gesticuler comme morpion surpris par une dose de D.D.T !

Un mec qui ne Trump personne, veut ériger un mur, entre le Mexique et les Stèttes ! Un mur... pour un mec qui a fait fortune à Wall Street ça ne m'étonne guère, un petit hommage rétroactif œuf corse. Alors ce petit bonhomme nous trouve bien inconstants, et inconsistants aussi sans doute. Lui ça ne l'étonne guère ce vote extrême, on les a bien bernés les Ricains, les moyens Ricains, on les prive de leur boulot, les grosses sociétés échappent à l'impôt, et KI KI paye ? La middle classe !

En Europe c'est kif kif, les Rosbifs ont adopté le brexit, en France l'an prochain je parie pour l'élection d'un parti extrême, ça ne sera pas pire qu'avec les guignolos qui se présentent :

Le petit nerveux qui nous a enrhumés durant 5 ans avec ses effets de manches.

Fromage mou, le plus incapable de toute la 5 ème république, il a marié tout le monde... Sauf lui, pas con pèpère dans ce domaine.

Et enfin La Jupette ! Une pub vivante pour Panzani, ou Lustucru restons franchouillard. J'aime bien être franchouillard, un Ricain qui étend un drapeau étoilé dans son jardin, ça ne choque personne, il est patriuote, faite le avec un drapeau bleu, blanc, rouge, on vous taxe de "franchouillard", "américanouillard" ça n'existe pas ?

Allez, si c'est la blondasse aux dents longues, longues, longues, qui est élue l'an prochain, ne vous mouronnez pas trop, elle sera à la botte (aucune allusion aux nazillards) des banquiers ... Comme ti z'aut's dirait Dany Boon.

(ch'tiot crobard Andiamo)

samedi 5 novembre 2016

AndiamoAméricains : votez Donald Trump !

Il y a quelques jours j'ai entendu à la radio, un journaliste Anglais, je n'aime pas beaucoup les rosbifs, mais je leur reconnais un humour cinglant !

Celui ci s'adressait aux Américains, et il leur demandait de voter pour Donald TRUMP...

Il s'en expliquait en disant : "Nous sommes en ce moment la nation la plus con de la Terre" (ça n'engage que lui, mais je ne vais pas le contredire) nous avons voté pour la sortie de la Grande Bretagne du marché commun (ont ils fait vraiment partie du marché commun ? HUMM ? je ne le crois pas, bon débarras en tout cas) le BREXIT. Alors afin de ne plus avoir cette étiquette de peuple le plus con de la Terre, je demande aux Américains d'élire TRUMP, ainsi nous ne serons que les seconds !

Il a de l'humour le Monsieur, je le reconnais. Une autre chose m'interpelle, comme on dit de nos jours, nos "amis" Américains s'apprètent à élire un noiuveau président, enfin leurs élus voteront : soit pour Donald, soit pour Minnie, je déconne mais je n'en suis pas tellement loin. Ce qui m'inquiète surtout, c'est que le pays le plus puissant du monde, celui qui en quelques minutes a le potentiel nécessaire pour détruire la planète, ce pays qui fut il faut le reconnaître, un rêve un espoir, il n'y a pas si longtemps que ça, ce pays doit choisir entre un Adolphe II, et une femme qui a tâté du pouvoir par mari interposé.

Je sais que ce qu'a dit ce journaliste, ça n'est que de l'humour, mais enfin ce Donald dans la chorale internationale il ferait de sacrés canards non ?... Enfin pas davantage que nos "présidentiables," je le reconnais. Et ya même une vidéo !

Un grand merci au "BOSS" Saoul-Fifre, qui a trouvé la vidéo, et l'a introduite (en tout bien tout honneur) dans mon modeste billet... Alleluiah !

(image du web)

lundi 31 octobre 2016

Oncle DanBonjour l'ambiance (9)

Après les méchants professeurs de latin et le gentil professeur d'allemand, autorisez-moi un dernier mot pour vous parler de Tableau de bord et vous comprendrez pourquoi je n'étais pas seulement mauvais élève en latin et en allemand, mais aussi en physique-chimie.

Tableau de bord devait son surnom à une acné persistante qu’elle vivait mal en raison de son grand âge. Elle gâchait non seulement la beauté de cette vierge authentique, qui devait bien avoir vingt cinq ans, mais également ses cours de physique-chimie qui étaient très chahutés.

Dans un collège de garçons, fut-il religieux, la vie d’une enseignante est, dans le meilleur des cas, très difficile. Pour une boutonneuse, les choses se compliquent sérieusement. Mais pour un professeur qui ajouterait à ces deux handicaps une maladresse endémique, la réalité peut vite se transformer en cauchemar.

Il n’est pas dans mes intentions de ternir la mémoire de mes éducateurs, mais je ne me souviens pas d’un exercice pratique, d’une expérience de physique, ou d’un mélange gazeux qui ait produit le résultat escompté.

Hormis une explosion traumatisante qui nous a dissuadé à jamais d’occuper les deux premiers rangs de la classe, les effets de ces expérimentations étaient ceux d’un pétard mouillé.

J’ai peu appris, si ce n’est l’extrême légèreté du sureau et la propension naturelle du rayon lumineux à se réfléchir. Mais cela, je crois bien que je le savais déjà.

Alors, me direz-vous : Nul en latin, mauvais en allemand, désespérant en physique-chimie, que faisais-tu au collège, petit Dan ?

Je vais vous répondre : C’est au collège que je suis devenu comédien de théâtre.

C'est en effet durant cette période que j’ai remporté mes premiers véritables succès sur les planches. Cependant, la célébrité ne s’est pas déclarée immédiatement. J’ai connu quelques débuts difficiles. Périodes hostiles durant lesquelles il ne fut pas permis à mes talents de s’exprimer pleinement. J’ai tenu successivement le rôle du petit Jésus, rapport à mon air angélique, et celui d’un troubadour qui devait chanter en vieux français, alors que j’avais déjà du mal à apprendre le français moderne. Loin de me décourager, et plus obstiné que jamais, j’ai fini par obtenir un rôle à la mesure de mes capacités : « La septième femme de Barbe-Bleu ». Mon premier grand rôle.

La pièce s’appelait « La septième femme de Barbe-Bleu », et la septième femme de Barbe-Bleu, c’était moi. J’étais donc le personnage central de la pièce, la femme de la situation. Si je tombais malade, il fallait rembourser les billets. Quinze jours durant, nous avions confectionné des masques en papier mâché, à grands renforts de colle et de vieux journaux. Ah, si vous aviez vu ma gueule, vous ne douteriez plus de mon triomphe.

Je ne vous ferai pas l’injure de vous rappeler l’histoire de Barbe-Bleu et de ses sept femmes. Elle est tellement connue de chacun et chacune. C’est une histoire qui commence par « Il était une fois... ». Nous l’avions un peu disons personnalisée, mais de façon très superficielle, le fond restant au fond. Les dialogues avaient été disons modernisés, mais sans atteinte au sens profond de l’histoire qui est resté (et restera toujours) très profond. Ainsi, en ce qui me concernait, mon texte se résumait à une seule réplique qui était « turlututu ». Voilà qui me mettait à l’abri des trous de mémoire.


N’allez surtout pas imaginer que la brièveté de mon intervention orale pouvait nuire à l’intérêt de mon personnage. Que nenni ! Les autres rôles (forcément secondaires) qui s’agitaient autour de moi avec des dialogues plus substantiels que le mien, ne me servaient que de faire valoir. Toute la question était de savoir ce qui allait m’arriver. J’étais l’incarnation du suspens de la pièce. C’est à travers moi que la salle réagissait. C’est pour moi qu’elle tremblait où se prenait à espérer. C’est vers moi que convergeaient tous les regards. C’est moi qui l’ai fait se tordre de rire en portant mon doigt à la bouche de mon masque alors que le méchant Barbe-Bleu me grondait. Une improvisation, un coup de génie, une intuition comme seuls en ont les plus grands !

Après ce succès, mon ascension fut irrésistible.

Les metteurs en scène n’hésitaient plus à me confier des rôles importants aux textes beaucoup plus élaborés. J’ai même joué « En attendant Godot » de Samuel Beckett, ce qui m’a fait passer le temps. Mais mon « sommet » théâtral, je le vécus dans le rôle du fils du Roi Henri dans une pièce historique de Shakespeare.

Mais là, ces souvenirs sont trop pénibles pour que je vous les livre céans. J'ai besoin d'une pause, de reprendre mon souffle, ma respiration, de l'oxygène. Mais je vous dirai tout, c'est promis.

mercredi 26 octobre 2016

FrançoiseQuitter son île et revenir.

Comme chaque année ou presque depuis 21 ans j'ai passé une dizaine de jours solitaires dans « mon » île grecque, là où je sais que le bonheur m'attend sans aucun événement programmé, aucune attente excitante, rien que le sentiment d'une harmonie profonde entre ce lieu et moi.

J'ai écrit, me suis promenée, ai savouré mes rituels capuccini à la terrasse de Massimo, Turinois tombé amoureux comme moi de cette île, retrouvé la terrasse de Stamatis et sa cuisine grecque parfois sempiternelle : on peut s'en lasser si on ne raffole pas des aubergines, mais deux jours après la lassitude, on retourne y dévorer un imam fondant à souhait. (l'imam n'a rien à voir avec la religion, il s'agit d'aubergines confites au four dans une débauche d'oignons, d'herbes aromatiques et d'huile d'olive).

J'ai aussi constaté que l'île, comme les gens, change avec le temps. Les habitants, déjà, dont certains ont disparu, d'autres ont vieilli. Comme moi, forcément. Des commerces ont fermé au plus fort de la crise, d'autres se sont créés depuis un an. Des petites maisons cycladiques ont été remplacées ça et là par de somptueuses villas construites du temps où les Grecs, grisés par leur appartenance à l'Union Européenne, pensaient que leur niveau de vie allait croître sans cesse. C'était l'époque des nouveaux riches roulant en 4x4 même pour aller chercher un paquet de cigarettes à 300m de leur taverne préférée. Ma boutique de bijoux préférée a fermé, on y vend maintenant de la quincaillerie et des sanitaires…

D'autres choses n'ont pas bougé : le sourire des habitants qui me reconnaissent et sont heureux que je revienne année après année, comme un hommage à leur lieu de vie. Les tamaris ombrageant ma plage préférée, là où, manifestement, le regard de la Méduse a transformé les habitants en pierres, tant on y voit de rochers à forme humaine ou animale. Le rythme de vie tranquille, ponctué de « kali mera, ti kanis ?» (Bonjour, comment vas-tu?) et la façon discrète de ma logeuse de déposer à mon intention des friandises ou des feuilles de vigne sur la table où je travaille. Le bonheur sous un ciel sans nuage.

Il n'empêche : vers le milieu de la semaine, je me suis demandée à quoi rimait de revenir chaque année dans ce lieu où je commence à connaître le moindre gravier, la plus infime vaguelette, alors que le monde est vaste et que des paysages somptueux n'attendent que moi, ailleurs. Je ne m'ennuyais pas, mais me posais la question de savoir si je n'allais pas commencer à m'ennuyer. Bref, je me dis un soir qu'il n'était peut-être plus nécessaire de revenir…

Puis vint le jour du départ. Je grimpai dans le ferry et gagnai immédiatement le bastinguage arrière pour admirer le ballet des marins lançant leur lourdes amarres avec une précision qui me remplit d'admiration, entendre la sirène du bateau rebondir d'écho en écho sur les crêtes de l'île, sentir une dernière fois l'odeur mêlée de la mer et de l'hélichryse italienne, cette odeur de « mon » île que je reconnaitrai entre mille, les yeux bandés.

Et tandis que le ferry gagnait la pleine mer, la certitude que je reviendrai l'année suivante m'envahit comme une évidence. Bien sûr, j'irais voir ailleurs, voyager en Australie, en Espagne ou dans les Landes, m'émerveiller d'autres horizons et d'autres lumières, mais je savais, sans doute possible, que l'attachement que j'éprouve pour cette île est indéfectible malgré l'impression de déjà vu qui m'a saisie quelques fois, malgré ses défauts quand elle change et ne correspond plus tout à fait à l'île dont je suis tombée amoureuse il y a 21 ans et malgré la certitude qu'un jour ou l'autre j'aurai de la mélancolie à l'idée de mourir loin d'elle, ou près d'elle.

Et tandis que le ferry gagnait la pleine mer, j'ai pensé que l'attachement que j'éprouve pour mon compagnon de vie et quelques très rares hommes relève de la même alchimie, qui me fait me demander régulièrement si j'ai encore quelque chose à découvrir en eux et si je ne devrais pas explorer d'autres horizons tant que je garde le goût et la vaillance pour ces découvertes… et puis, tout en m'émerveillant d'autres rencontres et d'autres charmes, tout en éprouvant le besoin régulier de passer des jours ou des semaines seule, je sais que malgré ce qui m'agace en eux, malgré le temps qui les vieillit, malgré des nuages ou quelques orages, j'y reviens comme le navire à son port d'attache, pour une alchimie aussi évidente et mystérieuse que l'attachement qui m'unit à mon île.

(Photos : Françoise)

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