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jeudi 31 mai 2018

Andiamoça rame pas mal !

Ce crobard je l'avais fait il y a pas mal d'années, déjà je trouvais que ça ramait beaucoup !

Et bien des années plus tard il est toujours d'actualité,

Je ne sais pas vous, mais moi je suis sec ! Et quand on est sec dirait mon bon Bof : "il faut arroser", Tchin tchin.

(ch'tiot crobard Andiamo)

dimanche 27 mai 2018

AndiamoA toutes les femmes

A toutes les femmes qui ont fait des enfants, à toutes celles qui ont beaucoup répété, mais n’en ont pas fait, à toutes celles qui n’ont pas voulu se reproduire… Après tout ça n’est pas obligatoire !

Enfin à toutes ces jolies femmes je souhaite une bonne fête, et je leur fait une bise !

(ch'tiot crobard Andiamo)

lundi 21 mai 2018

AndiamoT'es où la Seine ?

Tu es perdue la Seine dans la fumée des klaxons, asphyxiée dans les tu-tuts des vapeurs d'essence, es tu dans les baignades que l'on devait faire entre le pont de l'Alma et le Pont des Arts ? On ne devait attendre que quelques années... T'en souviens tu Jacquot ? Cela fait vingt ans que j'attends mon short baignade rouge à la main, et je n'ai toujours pas fait "plouf".

Tu sais maintenant je m'en fous, je ne traverserai plus du quai Anatole France au quai des Tuileries à la nage, je suis trop vioc, alors laisse tomber, les Parisiens n'en n'ont rien à foutre, il n'y ont jamais cru, alors...

Et les jolies navettes métro qui devaient faire voyager les travailleurs sur le joli fleuve, au lieu de prendre les bateaux Mouche sur pneus de la ligne numéro 1 entre Hôtel de Ville et Concorde ? Bien sûr ça n'aurait pas tout résolu, mais qu'est ce que ça aurait été chouette !

Et toi la Seine, tu t'en bats les berges, il y a encore quelques platanes pour te regarder passer, des bouquinistes pour touristes Japonais ou Chinois, ta copine la place du Tertre, en voit de ces faux rapins qui font semblant de retoucher des croûtes "made in Hong-Kong" faisant croire aux gogos qu'ils viennent de coucher sur la toile les dômes du Sactos ! Patachou, Poulbot, Utrillo, et Bruant doivent bien se marrer, celle qu'on appelait Rose, surinée par le p'tit Jules qu'était d'la tierce est bien oubliée.

Le quai de Jemmapes, et son hôtel du Nord ne font plus rêver les midinettes, nous n'irons plus pêcher à La Varenne, l'atmosphère a une drôle de gueule, Arletty a perdu son accent.

Allez roule la Seine, enlace Saint Denis pour une dernière étreinte, il y a belle lurette que les Bretons l'ont déserté, on n'y parle plus l'argot, tes usines ont fait place à des immeubles entre la Briche et Asnières, grouille toi la Seine, avant la grande descente vers la mare aux harengs, allez roule ma poule, ne te retourne pas, tout a tellement changé, Notre Dame sonne le tocsin, Paris brûle t-il ?

(ch'tiots crobards Andiamo)

mardi 15 mai 2018

Saoul-FifreAh vous vouliez un billet ?

Le problème des promesses c'est que, soi-disant, on est tenu de les tenir. Ya quand même une catégorie socio-professionnelle, nos amis politiques, qui s'en bat l'œil frénétiquement avec un éventail importé du Danladesh, de ce genre de principes moraux ? Mais, chance pour vous, je suis un gros plouc et, chez les paysans, une parole donnée a encore de la valeur nomdedju !

Je vous ai promis un billet, le voici. Promesse moncul, c'est surtout pour que Blutch ferme enfin sa grande gueule, hein ? Je sens bien que si je ne m'exécute pas il va continuer à grognasser, grommeler, rabâcher, ressasser, radoter ad libitum, comme savent si bien le faire les seniors, voyez comme je sais rester poli ?

J'avais envie de vous rappeler au bon souvenir de La Poule.

Sur ce blog, je pense être le plus "charnel" des billetistes. Très tôt, j'ai essayé de rencontrer nos commentateurs. Par mail, je baissais le masque, révélais ma véritable identité, me renseignais sur la leur, la région de leur domicile, leur lançais des invitations chez nous ou bien leur annonçais notre passage chez eux. On se parlait par mail de nos vacances et, quand celles-ci nous rapprochaient, chacun faisait le petit détour nécessaire, le petit effort pour aller voir de l'autre côté de l'écran la tronche de l'autre.

En fait la communication uniquement virtuelle m'a toujours gonflé. Elle encourage l'ambigüité, il y manque le clin d'œil, qui ne sera jamais remplacé par un rigolus. Le nombre de pugilats rédactionnels sur les réseaux sociaux qui n'auraient pas pu avoir lieu face à face ! Dans la vraie vie, il y a les gestes, les sourires, l'odeur, le regard, le toucher et tous les petits riens qui font qu'un être est unique alors qu'une phrase a pu déjà être écrite ailleurs.

Bien sûr il faut que l'autre aussi souhaite briser la glace et nous rencontrer. Un de mes plus beaux échecs sur ce plan fut la grande Elisabeth, dont le blog "Les analectes" nous faisait pisser de rire, à TB et à moi. J'entame une correspondance par mail avec elle, je lui donne mon nom, mon adresse, on parle d'Algérie, je lui envoie des photos et elle : rien. Puis j'apprends son vrai nom, par curiosité mal placée, et la voilà qui se vexe suite à un de mes billets des plus anodins, à part qu'il était très bien écrit, comme d'habitude. Elle m'a agoni d'injures, c'était de ma faute, j'avais franchi la ligne rouge de son anonymat, j'ai plus moufté et nous sommes repartis chacun vers notre destin, dos à dos.

Epictete aussi tenait à son secret. Je n'ai jamais su son nom, on se parlait par téléphone, je suis passé 3 fois à Toulouse (il habitait Blagnac) en lui donnant rendez-vous dans un resto au bord de l'autoroute. Il s'est défilé à chaque fois, avec des excuses bidons.

J'aimais beaucoup les cahiers de Zabeth, de Martine, et on a pas mal communiqué, surtout pour nos jeux. Là non plus, on n'a pas réussi à se rencontrer mais faut dire que ses deux points de chute, Nantes et la Somme, ne nous ont pas du tout aidés. Autant Andiamo passe régulièrement devant chez elle sans le savoir ?

Les autres, la rencontre s'est faite naturellement, simplement, convivialement. Manou était en congés avec sa famille à deux cent bornes d'ici, elle a fait le détour, Calune, qui détestait pourtant conduire, a embarqué sa Calunette pour faire son Orléans-Limoges comme d'autres ont remonté l'Orénoque en pirogue, même Tant-Bourrin a relevé le défi, combattu sa timidité à mains nues, lui a fait toucher les épaules pour enfin trouver le courage de traverser le périphérique et de s'enfoncer dans la province sombre et abhorrée. Twig et son Loïc Sécheresse de l'époque (ils sont séparés) sont descendus en Limousin me remettre "La fille au loup" , œuvre unique que j'avais gagné dans un concours truqué. Enfin, j'imagine, vu que je ne gagne jamais rien. Avec Nathalie, on s'était donnés rendez-vous au Mont-Dore , où elle faisait du camping en famille. Une autre fois, elle avait rendez-vous à Sète avec Freefounette and Co, c'est pas loin, Sète et puis on adore la ville de Brassens, par contrat, et on y est allé. Byalpel était venu aussi en Limousin, avec SA femme, finalement, c'est pratique, Limoges, pour un parisien, un coup de Capitole, et hop ! Mais la vraie première fois, c'était à Marseille, dans un restaurant louche, un restaurant à lobby . Andiamo connaissait le chemin de la Provence, lui, puisque son frère était quasiment mon voisin et il sauta, non pas sur mais avec Andiamette, dans le TGV . Françoise aussi s'annonça, un jour qu'elle avait une conférence à donner sur Marseille et nous allâmes chercher l'écrivain-journaliste à la gare. Très simple, très tout-terrain et pas prise de tête pour un sou, la star ! Croukougnouche, nous sommes allés voir une ses expos de peinture près de Montélimar et kiki y'avait comme amatrice d'Art ce jour là ? Célestine en personne, qui se la pétait avec ses mitaines qu'il faisait même pas froid, dis donc ? J'ai pensé qu'elle avait une maladie de peau. Cassandre est passée nous voir gentiment en Limousin et nous a renvoyé l'ascenseur en nous hébergeant la fois où nous avons "fait" la Fête des lumières à Lyon. Scoutoujours, lui, habite en Guyane mais je l'ai connu aux scouts, j'étais même son chef , mais personne ne m'obéissait, alors ? Blutch et sa Blutchesse, ils ont répondu "Présents" à mon appel à la mobilisation générale lors du départ en guerre contre le Gros Gros Cochon, et ils ont bien mérité de la batterie (de cuisine). Oncle Dan et sa copine (on se lève pour Danette !) nous ont accueilli dans leur antre Jurassien, contrée verdoyante où se niche Pontarlier, capitale de la Fée Verte, justement. Et sont descendus un peu plus tard se frotter à nos cactus de Barbarie et à notre gros rouge-maison. Grosse impression sur Margotte. Pascal itou n'a jamais craché sur une petite rencontre dans la vraie vie . Ah on a mangé avec Audalie, aussi. Si j'en ai oublié, je viens de me faire des ennemis pour la vie, mais non, le Maréchal, je ne lui ai jamais rendu visite, je l'ai juste eu au téléphone et on a échangé des filets garnis. Mais je crois qu'il a rencontré Manou et Pascal. Salomé non plus, j'ai perdu le mail de Chutney, notre petite sœur blogborygmienne, Abcisse, on s'est ratés, Ophise, le nom de la rue où Isophe, son mari, avait sa boutique, m'est sorti du crâne quand j'en ai eu besoin (rue de la forge royale), etc ...

Et puis La Poule et son coq d'Alarc'h (ou son "manchot empereur", comme elle préfère) se sont échappés quelques heures de leur poulailler de Bressuire. De nombreuses volailles de qualité à Bressuire, c'est à un coup d'aile de Marans. Et il se trouve que j'ai de la famille en Vendée, ma mère en particulier, 93 ans aux olives, non, ce n'est pas du tout génétique, je n'arriverai jamais jusque là, je m'ennuierais, tu penses ? Bon et on passe donc souvent devant, ya une sortie "Bressuire" sur l'autoroute qu'on prend. Du coup c'est pas dur de s'arrêter. Et une fois même, j'ai fait exprès car La Poule exposait ses œuvres en terre cuite, elle m'avait prévenu. J'avais deux de mes gosses avec moi, et pas Margotte, c'est bizarre car en principe elle est toujours derrière (comme chantait Salvador). La Poule s'était mise en frais de cuisine, nous a régalé et puis après le repas, ils nous ont amenés voir l'expo. Superbe. Mon disque dur de l'époque étant HS, je vous demande de me croire sur parole mais j'ai réussi à sauver deux petits films que j'ai fait. Car, cerise sur le gâteau, ils nous ont imprompté un super concert de musique sud américaine. Un poulailler qui sait recevoir !

Enjoy !

Et un autre film, si vous en avez pas marre, parce que eux, c'est pas des petits.

mercredi 9 mai 2018

AndiamoLe chat qui couve.

Tout le monde connaît (moi il y a peu) la nouvelle de ce bon Monsieur Honoré de Balzac : "La maison du chat qui pelote" ? On a tous vu (les jeunes sans doute pas) des guinguettes se nommant : "au chat qui pêche" ? Double sens, allons cherchez bien !

Mais là tout de suite, maintenant je vais vous conter une histoire authentique, que m'a confié une Dame demeurant sur la côte d'Albâtre...

Une jolie maison au milieu des prairies, vaches normandes et pommiers en fleurs, la longère est ceinte d'une haie vive. Jouxtant la jolie maison, une autre propriété, une ferme pour être précis.

Canards, gallines et dindons se dandinent, picorent, et gloussent en toute liberté, une poule plus hardie que ses sœurs s'aventure au delà de la haie... Quelle aventure ! Elle trouve là quantité de vers et vermisseaux, de quoi satisfaire son appétit de carnassière, elle va et vient à sa guise, les propriétaires la trouve sympa et plutôt jolie dans sa jolie robe de plumes de fière Leghorn.

Honnêtes, ils proposent à leur voisin de la lui acheter à fin d'adoption pleinière comme il est stipulé dans les textes. Marché conclu, la galline a changé de domicile. Monsieur nouveau propriétaire se met en devoir de lui construire un abri, rien ne sera trop beau pour la nouvelle venue.

Pieux de bois, toiture en ondulé imitant les tuiles, perchoir et... Une cagette garnie de paille au cas imprombable ou la poulette voudrait les gratifier de quelques œufs au gré de son humeur.

Puis un matin ô miracle on s'aperçut :

L'avait fait la veille

Merveille

Un œuf !

On s'esclaffe, on sautille, on applaudit, on admire, c'est assurément le plus bel œuf jamais vu, parole de Normande, me confie fièrement ma narratrice !

Afin de laisser la jolie poulette profiter de son exploit, la famille décide à l'unanimité, oui vous m'avez bien entendu, la mère, le père, le fils aîné et la fillette blonde comme sa Maman, de lui laisser son œuf la journée entière.

L'histoire pourrait s'arrêter là, mais vous me connaissez, je garde le meilleur pour la fin. Comme dans beaucoup de familles Françaises notre gentille famille possède un animal de compagnie un "Raminagrobis" de belle taille, gentil, câlin affectueux, ronronnant d'aise à la moindre caresse, un amour de chat, patient, mais de là à lui préférer cette emplumée en costume de noces, là c'est trop ! D'autant qu'on lui a bâti une demeure garnie d'une cagette matelassée de douce paille.... GRRRR !

Au soir la petite famille se rend en grande pompe à la demeure de Dame Cot Cot, et là devant leurs yeux ecarquillés : Raminagrobis étalé de tout son long, couvant l'œuf de sa rivale !

jeudi 3 mai 2018

AndiamoTergeist Paul.

Je m’appelle Tergeist, Paul Tergeist, dans notre famille et ce depuis des générations, nous faisons du bruit, même du tintamarre, c’est notre Graal, notre but ultime, emmerder les vivants, nous sommes nés pour ça les Tergeist !

Mon trisaïeul Paul Tergeist premier, arrivait par sa seule volonté à faire sonner le Bourdon de Notre Dame ! Plus tard mon bisaïeul Paul Tergeist second du nom, arrivait d’un souffle à faire carillonner « la Savoyarde » la grosse cloche du Sacré Cœur !

Ah ils en ont emmerdé du monde ces deux là, les bons Parisiens pensaient que c’était le tocsin ! Un raffut çacom en plein neuille pensez donc ! Tout l’monde dehors, qui à loilpé, la flamberge en berne, qui en liquette, la mère Tapautour, les miches en ballottage, gesticulant, vociférant comme une harangère, et mes ancêtres se marrant comme des bossus, se tapant sur les cuisses devant un tel spectacle !

Et moi me direz vous ? Paul Tergeist troisième du nom, incapable de faire bouger le moindre Bourdon ou la plus petite Savoyarde, tout juste si j’arrive à faire osciller une clarine… Alors !

Puis l’autre jour passant Rue Brise-Miches, j’avise à droite du portail du couvent des sœurs de la Sainte Constipation, j’avise disais-je une toute petite clochette, je souffle et… Miracle elle tintinnabule (j’adore ce mot pas facile à placer, surtout lors d’un repas de funérailles), aussitôt branle bas (expression choisie quand elle s’adresse à des religieuses) dans le couvent, sœur Marie des Angoisses se pointe (y’a pas de hasard) prête à faire choir la chevillette, après avoir tiré ( !) sur la bobinette, et là Nada !

Depuis ce jour, je tire les sonnettes à défaut de tirer autre chose, et je me marre, si une nuit le carillon de votre porte d’entrée sonne de manière intempestive, rendormez vous en pensant à ce pauvre Tergeist Paul troisième du nom, c’est long l’éternité disait l’autre, surtout sur la fin, alors je passe ma mort en farces et rigolades

vendredi 27 avril 2018

AndiamoLe Printemps et ma veste...

Je voulais écrire un billet d'humeur sur les évènements actuels...

Et puis comme dans le poème de Prévert, le printemps m'a tiré par la veste, j'ai vu le lilas de mon jardin tout blanc, couvert de jolies fleurs, la lavande qui sent bon sous le soleil (oui nous avons des pieds de lavande à Paris, on ne le dit pas trop afin de ne pas froisser les kakous et les cagoles).

Un petit nuage tout blanc, une volute des Gitanes de Gainsbourg sans doute, à moins que ce ne soit la fumée du cigare du Papa de notre chère Célestine... Va savoir ?

Près de la maison il y a un joli parc, je m'y promène parfois, tiens j'y ai vu un magnifique Tamaris !

Je vais sans doute repartir sur ma chère côte d'Albâtre, j'aurai une pensée émue pour ceux qui bossent ou qui se pressent dans des trains bondés...

A Diù siatz !

(Daguerréotypes : Andiamo)

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