Blogborygmes

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lundi 31 octobre 2005

Saoul-FifreUn caillou dans la ba-Bush

Bush veut la paix dans le monde.
Ses G.I.'s empestent les charniers
d'une odeur nauséabonde.

Moralité : Irakien guerroiera le dernier.

mercredi 26 octobre 2005

Tant-BourrinYo, tata ! Yo ! Yo !

Ma tante, regarde donc, quel étrange hasard !
N'est-ce point là Maurice et son ami César ?
Eux aussi en vacances ? Non, plus d'hésitation :
Car Maurice t'adresse bien ses salutations !

Moralité : Avec César, Maurice, touriste, te salue, tante !

samedi 22 octobre 2005

Tant-BourrinAllumer le feu...

L'employé de la morgue a d'étranges instincts
Nécrophiles. Mais pour qu'il y déverse son sperme,
Il faut que la défunte soit verdâtre de teint
Ou alors qu'elle soit recouverte de germes.

Moralité : Il faut qu'une morte soit toute verte ou germée

mercredi 19 octobre 2005

Saoul-FifreLa mort alitée de l'affable

Tant-Bourrin et moi, quand on fait nos fables-express, on pense à Gotlib, à Mandryka, à Goscinny... Mais ce ne sont pas ces grands piliers de la BD moderne qui en ont inventé le principe : ils ont eux-mêmes été influencés par de grands anciens qui avaient besoin de se décontracter les zygomatiques.

Maurice Donnay (de l'Académie Française, s'il vous plait) nous a laissé celle-ci:

Un jour un grand serpent, trouvant un cor de chasse,
Pénétra dans le pavillon,
Et comme il n'avait pas beaucoup de place,
Dans l'instrument, le reptile se tasse.
Mais, terrible punition :
Quand il voulut revoir le grand air et l'espace,
Et la vierge forêt au magique décor,
Il eut beau tenter maint effort,
Il ne pouvait sortir du cor,
le pauvre boa constrictor,
Et, pâle, il attendit la mort.

Moralité :
Dieu, comme le boa est triste au fond du cor !

Tristan Bernard, qui ne respectait rien, s'est permis de raccourcir une fable de La Fontaine :

Deux pigeons s'aimaient d'amour tendre.

Moralité : L'un d'eux s'ennuyait au logis.

Celle-ci est de Boris Vian :

Un cheval, mal ferré d'un fer plein de défauts,
Fit des trous dans la route en allant au galop.

Moralité : Tel fer, tel piste.

Et celle-ci, de Willy, le mari de Colette :

Une caissière aimable, et souriante, et gaie,
D'un monsieur, certain jour, reçut un coup de poing,
Ayant pris son argent et gardé la monnaie.

Moralité :
Rien ne sert de sourire, il faut sortir l'appoint.

Le roi étant, encore dans ce domaine, Alphonse Allais, on ne le dira jamais assez :

Losque tu vois un chat, de sa patte légère,
Laver son nez rosé, lisser son poil si fin,
bien fraternellement, embrasse ce félin.

Moralité : S'il se nettoie, c'est donc ton frère.

Lorsque tu verras une bonne
d'enfants, et non autre personne,
Assise au milieu d'un tender
(ou wagon de chemin de fer)
Découvre-toi sur son passage,
Salut à son noble visage !

Moralité : À bonne en tender, Salut !

Et puis une bien courte, d'un anonyme, comme on les aime :

Un bébé, sur son pot, s'efforçait.

Moralité : Le petit poussait !

mardi 18 octobre 2005

Tant-BourrinShake, baby, Shakespeare !

Shakespeare écrivit l'indicible
Et reste un auteur d'exception :
L'interpréter est impossible
Sans marquer quelque hésitation

Moralité : On ne fait pas d'Hamlet sans caser des "heu"...

vendredi 14 octobre 2005

Tant-BourrinAu vent mauvais...

Dans ton plumard, quand tu honores ta chérie
Et que des flatulences incessantes t'angoissent,
Fais gaffe à toi si tu n'as pas mangé de riz
Car tu risques à coup sûr une grosse chiasse !

Moralité : Qui baise et pète sans riz chie

lundi 10 octobre 2005

Tant-BourrinComprendre à demi-mort...

En coma dépassé, on le croyait à tort
Décédé. On pria sans grande manière,
Mais son voisin, qui, lui, était bel et bien mort,
Eut droit à une bien plus sublime prière.

Moralité : l'oraison du plus mort est toujours la meilleure

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