Blogborygmes

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 4 décembre 2018

AndiamoJaune devant, je tache...

Certaines et certains n'aiment pas Madame Mireille Mathieu, elle a tout de même vendu 200 millions de disques... Est-ce un hasard ?

Petite saynette en un acte, décors Roger Hardt, costumes Louis Vuitton.

Nous sommes dans un appartement (très) cossu du 8 ème arrondissement de Paris, rue du Faubourg Saint Honoré (patron des pâtissiers) .

Deux personnages : un petit pédant, l'air sûr de lui, un Dame d'âge mûr, sa Maman probablement.

La Dame s'approche du jeune Monsieur, lui roule une pelle... Rectification, ça n'est pas sa Maman, c'est sa femme, bon tout le monde peut se tromper disait le hérisson en descendant d'une brosse à habits.

- Manu, mon petit Manu, t'as vu la chienlit ? Tu comptes faire quoi afin d'arrêter cette grogne populaire, et extrêmement désagréable à l'approche des fêtes de la nativité, je ne pourrai pas aller faire mes emplettes, ni chez Vuitton, ni chez Cartier, ou bien il va falloir que j'en change.

- Que tu changes de quoi ma Bribri d'amour ?

- De quartier justement, décidément tu manques sérieusement d'humour ces temps çi.

- Je suis préoccupé ma douce, jusqu'ici, tout ça que j'ai réformé c'est passé comme un suppositoire dans le cul d'un éléphant.

- En voilà un langage Emmanuel, on ne dit pas "tout ça que j'ai réformé" mais on dit : "toutes les vacheries que j'ai faite"

- Oui ma Bribri d'amour, je la refra plus c'te faute.

- Allons élève Macron, ça n'est pas une faute, c'est le populo qui n'a rien compris, tu aurais dû insister, être davantage pédachiotte... Pardon pédagogue.

La suppression de l'I.S.F , à quoi bon emmerder les plus riches pour ne récolter que 5 milliards d'euros ? Mieux vaut voler 20 ou 30 Euros à des millions de retraités, ça rapporte beaucoup plus, la loi du nombre élève Macron, que de fois ne l'ai je répété, en classe tu n'écoutais jamais ! Tu me reluquais petit voyou.

- Arrête de m'appeler élève Macron, je ne suis plus un écolier !

- Je me le demande parfois, tu sais ceux qui n'ont pas une Rollex, les sans dents, ceux qui ont traversé la rue sans trouver de boulot, aujourd'hui ils portent des gilets jaunes devant, et toi tu pourrais te retrouver avec un pantalon marron derrière, si tu continues à rester droit dans tes "Gucci".

lundi 19 novembre 2018

AndiamoLe chantier.

Nous sommes toujours au théâtre Marigny, décors Roger Hardt, Costumes Donald Cardwell.

Deux personnages : un homme d'âge mûr.

- Giorgio !... Giorgio !... Tu vas répondre fils maudit !

Un autre beaucoup plus jeune.

- Oui Papa.

- Ne m'appelle pas Papa sur le chantier, les autres tâcherons diront que je te privilégie.

- Alors je vais t'appeler Signore Bonanno Pisano.

- Voilà ce sera très bien, mais dis voir figlio, il est où le fil à plomb ?

- Ma, qué fil à plomb ?

- Qué fil à plomb ? Tu te fous de ma gueule, t'es bien comme ta Mamma, avec toi tout va de travers, regarde moi cette tour , ce devait être le point d'orgue de l'ouvrage della piazza dei miracoli, le campanile de Notre Dame de l'Assomption, on serait venu sur les genoux voir cette tour de Pise, au lieu de ça MÔssieur Giorgio a perdu le fil à plomb, t'as vu la gueule de ta tour ?

- Si Papa, elle penche... Mais d'un côté solamente...

jeudi 11 octobre 2018

AndiamoLa guerre des immondes.

J'aurais pu tout aussi bien intituler ce billet : "Mers attack", étant donné que la ville de Mers jouxte celle du Tréport.

Je vous ai rebattu les oreilles maintes fois avec Le Tréport , ce charmant petit port de pêche situé sur la Manche, limite Nord de la Normandie.

Il y fait bon vivre, avec son poisson débarqué chaque jour sur le port, vendu encore frétillant sur les étals. Les gens du Noooord de la France, si accueillants, un port qui grâce à son activité justement vit toute l'année, loin de ces villes côtières moribondes durant neuf mois, puis dès qu'arrive l'été voient débarquer son lot de pâles des miches, en quête d'U.V !

Cette année Le Tréport a obtenu le label d'excellence : "Station Touristique" récompensant les efforts de chacun, pour faire de ce petit port une ville accueillante et jolie, comme quoi on peut travailler dans une ville sans l'enlaidir, au contraire, je connais cette station depuis fort longtemps et je l'ai vu s'embellir d'année en année.

Une énorme barge au nom tristement évocateur "Excalibur" a débarquée au Tréport, chargée d'effectuer des sondages en vue de l'implantation d'éoliennes en mer, les vibrations occasionnées par ces carottages ont fait fuir le poisson ! Résultat les pêcheurs ne prennent plus la mer, car disent ils, à quoi bon ? Les filets remontent vides, mais les frais eux restent les mêmes, certains ont encore cette qualité rare nommée "bon sens".

En sus, ce seront deux cents emplois, et huit cents personnes en tout qui seront impactés, c'est ce qu'on appelle "les dommages collatéraux", car ce sera la bande de zéro à vingt miles des côtes qui sera condamnée.

On sait parfaitement que ce qui attire particulièrement les touristes, c'est justement l'activité de ce petit port de pêche. J'entendais justement Jean-Sébastien Petitdemange Sur R.T.L, il y a une quinzaine de jours, il vantait le côté sympa et typique de ce port, pour l'anecdote il disait s'y rendre avec une glacière, de manière à rapporter du poisson, des tourteaux ou des coquilles selon la saison.

Ne croyez pas que ces pêcheurs pratiquant une pêche côtière, respectueuse de son environnement soient "contre" les énergies renouvelables, ils demandent simplement à ce que ce parc éolien soit implanté à quelques miles plus au large, ne gênant pas ainsi leur activité.

Le ch'tiot Pierre, le p'tit Célestin (un parent de belles châsses ?) La Belle Héloïse, La Fée des mers, Le Cédric Jean-Charles, sont ils condamnés à rouiller, éternellement ancrés au port ?

Après ch'mineurs de ch'nord, verra t-on les péqueux de l'Manche pointer au chômdu ?

Une petite info comme ça : dans le même temps, le projet d'implantation d'un parc éolien face au Touquet, a été définitivement abandonné... Trogneugneu.

Personnellement je ne suis pas contre les énergies renouvelables, les éoliennes en particulier, je n'approuverai ces projets QUE le jour où implantera un tel parc face au Touquet, Deauville, Biarritz, Brégançon, Cannes, ou toute autre ville à nantis, mais qu'on arrête d'emmerder ceux qui bossent.

Allez les péqueux, inscrivez vous au chômage, il suffit de traverser le port ! Car décidément, je pense que ce pays n'aime pas ceux qui retroussent leurs manches.

(Daguerréotypes Andiamo)

samedi 6 octobre 2018

AndiamoIl faut savoir...

Quand Charles Aznavour a chanté "Je m'voyais déjà", j'avais vingt ans ! Je travaillais chez "Sud Aviation", je m'en souviens comme si c'était hier... Hier encore j'avais vingt ans en quelque sorte.

Et voilà lui aussi, on le croyait indévissable, le vendredi qui a précédé sa mort je l'ai vu dans l'émission C à vous.

En pleine bourre Charles ce soir là, 94 balais, Il portait un blouson de d'jeun' en jean avec un aigle dans le dos, comme l'homme à la moto ! Il nous a parlé de sa prochaine tournée... Mais non mon bon Bof, pas une tournée de kirounet, une tournée je ne sais où. Il comptait bien devenir centenaire.

Et puis la camarde est arrivée, en loucedé, la serpette bien affûtée, et TCHAC ! Je croyais que le fil qui le reliait à la vie était fait d'acier, et bien non.

Il y a quelques années j'ai perdu un ami, il avait demandé à ses enfants de passer une chanson d'Aznavour, lors de la bénédiction à l'église, cette chanson c'était : "Il faut savoir".



Il faut savoir
Quitter la table,
Lorsque l'amour est desservi...,

(Ch'tiot crobard Andiamo)

samedi 1 septembre 2018

Saoul-FifreLola Bouillante

Lola est une amie d'enfance de Zoé. Nous avons des photos d'elles deux assises autour d'une table basse de maternelle, entassées dans une malle à matos technique de son père ingénieur du son, en train d'écouter un concert, comme de vraies roadies, elles ont fait tout leur primaire ensemble et, même si à partir du collège leurs voies ont divergé, elles se retrouvaient le WE pour des soirées pyjamas et des repas dont elles assuraient la totalité du menu. C'est Lola qui a introduit chez nous le risotto, par exemple, plat inusité jusqu'ici de ce côté du Rio Bravo. Plus grande, c'est elle qui confectionnait les mojitos, réussissant à tenir le rythme de fabrication à la demande malgré nos descentes gosiérales de pros. La cave de ses parents étant bien achalandée, elle n'oubliait jamais de descendre y faire une razzia et ne débarquait point chez nous les mains vides, comme les autres maléducatis de pique-assiette. Nous avons adopté depuis certains de ses choix pinardiers judicieux.

Lola est toujours gaie, sait mettre une ambiance "et on fait tourner les serviettes...", mais avec des listings musicaux plus classieux, son père ayant soigné et diversifié son éducation acoustique. Producteur de groupes, tenancier d'un studio d'enregistrement, éditeur, grâce à papa, Lola a baigné dans une ambiance show-bizz et dans ses oreilles ont coulé naturellement les meilleurs miels de la musique anglo-saxonne.

Cela ne lui aurait apporté qu'une culture musicale de ouf si, par bonheur, la Fée Clochette ne s'était pas penchée sur son berceau pour lui donner LA VOIX. Fille unique, elle commença à chanter par plaisir, seule, en cachette. Ce chant, c'était un peu la voix de l'autre, le frère ou la sœur avec qui elle aurait aimé échanger, mais on a pas le droit de parler tout seul, sauf à se faire traiter de dingue ?

Par contre on a le droit de chanter, que dis-je, le devoir de chanter, quand on a une si belle et si profonde et si puissante et si juste voix ?

Lola commença à se douter de quelque chose, cette voix, le plaisir qu'elle trouvait à la joindre à celles de stars, en se passant et repassant les disques qui lui plaisaient, c'était quelque chose d'exceptionnel, elle aimait trop ça pour que ce ne soit pas un don. Un jour, timidement, comme si elle confessait une grosse bêtise qui lui oppressait le cœur, elle osa confier à son père son grand secret : "Tu sais, papa, je chante...". Et elle n'eut plus besoin de se cacher. La première fois qu'elle monta sur scène, ce fut je crois sur mon vieux camion Ford à plateau, encouragée par la foule en délire de ce jour là (bien soixante-dix personnes valides, les autres avaient déjà roulé sous les tables à cette heure tardive...). Elle empoigna le micro, demanda à ce guitariste inconnu s'il connaissait cette chanson qu'elle avait un peu préparée, ferma les yeux et se lança. Le premier moment de stupeur passé, ce fut l'enthousiasme général. A star was born, elle en chanta une autre, elle fut bissée, nous ne voulions plus la laisser descendre...

Et depuis, son paternel devenant son coach, elle se produit assez souvent, elle fait des chœurs pour des CDs de chanteurs plus connus et elle a son propre spectacle bien rodé avec l'ami Framby, un guitariste hors pair. Elle n'en vit pas, non, elle est sérieuse, elle a un vrai métier dans le marketing de culture, mais elle pourrait en remontrer à bien des pros car elle s'améliore à chaque concert. Mais ne nous plaignons pas, cela lui permet de continuer à chanter pour le plaisir, humblement, sans se prendre la tête dans ce métier de killers ambitieux aux dents longues. Non, elle reste modeste, adorable, comme la petite fille qui venait mettre une bonne ambiance à nos fêtes et qui continue à venir nous voir régulièrement.

Sur la vidéo qui suit, ce soir là, Lola s'était greffée sur le groupe Triax, qu'elle ne connaissait ni des lèvres ni des dents, un groupe de jazz, en plus, alors qu'elle est plutôt "rock", mais leur bœuf s'est super bien passé, à la bonne franquette, en famille, comme d'habe...

Ça se passait au château, juste en face de chez nous.

mercredi 1 août 2018

AndiamoCahier de vacances.

Ce sont les vacances... Vous ne l'aviez pas remarqué ? Moi si, à voir le nombre de provinciaux le nez en l'air qui admirent la Tour Eiffel, tandis que les Manouches leur soulagent les poches !!!

Qui dit vacances dit : "cahier de vacances"... Une horreur !

Un cahier de vacances, c'est un peu comme vouloir mettre une douche dans la douche, ajouter une tenue de scaphandrier à un cosmonaute, caser un second cerveau dans le crâne du président de la république... Quoique !

J'étais un cancre, on ne dira jamais assez les tortures endurées par le cancre, déjà se placer au centre de la classe, pas devant ni au dernier rang, c'est suspect, au mitan c'est bien, anonyme, incognito, furtif.

Guetter avec crainte le : "Andiamo au tableau" ! Le grand inquisiteur, la salle de tortures, le sourire crétin des élèves qui savent que tu vas écoper d'une péno ! Et l'autre tourmenteur qui doit bandouiller dans son slibard kangourou tout pendouillant !

Alors des cahiers de vacances ? Que dalle, nenni, lapuche, je n'en ai jamais acheté à mes enfants non plus... Les vacances ?

La dernière journée de classe, la meilleure, la plus belle, aux alentours du 14 Juillet pour nous, avec la reprise au premier Octobre, deux mois et demi sans Sergent Major, sans buvards ni encrier bleu "Waterman", sans plumier de bois, ni cartable en cuir, révision chez le bouif avant la reprise. Mais les vacances sont faites pour les châteaux de sable, la pêche aux vairons ou aux grenouilles dans les petits ruisseaux auvergnats, les grandes balades avec à l'arrivée le grand bol de lait bourru et les larges tartines copieusement garnies de confiotes à la myrtilles, "les embrunes".

Ce sont les bains de mer pour d'autres, ou la colo comme votre serviteur, les grandes balades avec un mono sympa, nous on le voyait "vieux" du bas de nos 11 ans, en revoyant les photos je me suis rendu compte qu'il avait sans doute 23 ou 25 ans !

Une fois ma petite fille est arrivée avec un cahier de vacances, sans doute avait elle bassiné ses parents afin de l'obtenir, nous sommes partis à la montagne, balades, pêche, et baignades, le cahier n'a jamais été ouvert ...

Un cahier de vacances... J'aurais dû emporter un tour ou une fraiseuse voire une poignée de limes afin de ne pas perdre la main ? Le conducteur d'engins descendre la A6 au volant d'un tractopelle, le laboureur et ses enfants sur son Mac Cormick, ou un AVTO, le louchébem trimballant un veau vivant, en vue de quelques barbecues apéros ?

Enfant qui que tu sois, où que tu sois, profite de tes vacances, n'en fous pas une broque, glandouille, roupille, rigole, vive la vie !

(ch'tiot crobard Andiamo)

vendredi 22 juin 2018

Andiamola fin de semaine américaine.

Comme chaque année à la mi-Juin, se déroulent au Tréport les deux journées américaines. Cette année nous avons été particulièrement gâtés, il faisait grand beau !

Pour qui connaît cette côte c'est une situation assez remarquable ! Mais non j'déconne, quoique la forêt d'Eu est bien verte, les pâtures aussi, et les vaches bien grasses, Le Tréport c'est le début de la Normandie et la fin de la Picardie... Ah oui les hauts de France !!

Mais revenons à nos chevaux, ceux qui piaffent sous les réservoirs des Harley Davidson, ou des Chevrolet, Cadillac, Buick, et autres...

Des engins extraordinaires, les chromes des motos, les ailettes des cylindres passés à la brosse à dents sans doute, tellement c'est net ! Même si on n'aime pas trop la mécanique, on est tout de même admiratif !

Andiamette ne s'intéresse guère aux voitures, et pas davantage aux motos, mais là, devant tant de belles mécaniques, j'ai lu de l'admiration dans son regard bleu !

Alors alignés comme à la parade : des gros cubes, des choppers, des bagnoles amerlocks années cinquante... Fabuleuses, énoooormes, démentielles, des pédales de freins larges comme des couvercles de lessiveuses ! Des chromes propres à attirer toutes les pies du voisinage. Il y avait même un roadster, ces bagnoles rétros, mais attention sous le capot un "terrible", un moteur surpuissant ! Et même un "truck" ces camions super jolis sillonnant les longues routes américaines.

Et les bikers ? Pas des perdreaux de l'année assurément, le casque retiré, fleurissent les bandanas, les katogans, les biceps tatoués comme une B.D, souvent des balèzes ces bikers, leurs compagnes tiennent le parquet itoument ! Mais le tout dans une bonne ambiance, des stands dans lesquels vous trouverez des vrais billets de 1, 10 ou 5 dollars, des étoiles de shériff, des plaques minéralogiques de l'Ohio, du Texas, du Montana, ou autres états.

Cette Amérique là me faisait bien rêver étant minot, mais hélas ! Ne vous y Trumpez pas, il est bien mort le rêve américain.



Des gros cubes alignés comme à la parade.



Les chevaux piaffent sous les réservoirs des Harley.



Donnez moi Madame s'il vous plaît, du gazolin' pour mon chopper ! (William Sheller)



Superbes les belles Américaines... Des années cinquante !



Un roadster.



Les bikers ne sont pas des perdreaux de l'année, assurément !

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 >