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jeudi 11 octobre 2018

AndiamoLa guerre des immondes.

J'aurais pu tout aussi bien intituler ce billet : "Mers attack", étant donné que la ville de Mers jouxte celle du Tréport.

Je vous ai rebattu les oreilles maintes fois avec Le Tréport , ce charmant petit port de pêche situé sur la Manche, limite Nord de la Normandie.

Il y fait bon vivre, avec son poisson débarqué chaque jour sur le port, vendu encore frétillant sur les étals. Les gens du Noooord de la France, si accueillants, un port qui grâce à son activité justement vit toute l'année, loin de ces villes côtières moribondes durant neuf mois, puis dès qu'arrive l'été voient débarquer son lot de pâles des miches, en quête d'U.V !

Cette année Le Tréport a obtenu le label d'excellence : "Station Touristique" récompensant les efforts de chacun, pour faire de ce petit port une ville accueillante et jolie, comme quoi on peut travailler dans une ville sans l'enlaidir, au contraire, je connais cette station depuis fort longtemps et je l'ai vu s'embellir d'année en année.

Une énorme barge au nom tristement évocateur "Excalibur" a débarquée au Tréport, chargée d'effectuer des sondages en vue de l'implantation d'éoliennes en mer, les vibrations occasionnées par ces carottages ont fait fuir le poisson ! Résultat les pêcheurs ne prennent plus la mer, car disent ils, à quoi bon ? Les filets remontent vides, mais les frais eux restent les mêmes, certains ont encore cette qualité rare nommée "bon sens".

En sus, ce seront deux cents emplois, et huit cents personnes en tout qui seront impactés, c'est ce qu'on appelle "les dommages collatéraux", car ce sera la bande de zéro à vingt miles des côtes qui sera condamnée.

On sait parfaitement que ce qui attire particulièrement les touristes, c'est justement l'activité de ce petit port de pêche. J'entendais justement Jean-Sébastien Petitdemange Sur R.T.L, il y a une quinzaine de jours, il vantait le côté sympa et typique de ce port, pour l'anecdote il disait s'y rendre avec une glacière, de manière à rapporter du poisson, des tourteaux ou des coquilles selon la saison.

Ne croyez pas que ces pêcheurs pratiquant une pêche côtière, respectueuse de son environnement soient "contre" les énergies renouvelables, ils demandent simplement à ce que ce parc éolien soit implanté à quelques miles plus au large, ne gênant pas ainsi leur activité.

Le ch'tiot Pierre, le p'tit Célestin (un parent de belles châsses ?) La Belle Héloïse, La Fée des mers, Le Cédric Jean-Charles, sont ils condamnés à rouiller, éternellement ancrés au port ?

Après ch'mineurs de ch'nord, verra t-on les péqueux de l'Manche pointer au chômdu ?

Une petite info comme ça : dans le même temps, le projet d'implantation d'un parc éolien face au Touquet, a été définitivement abandonné... Trogneugneu.

Personnellement je ne suis pas contre les énergies renouvelables, les éoliennes en particulier, je n'approuverai ces projets QUE le jour où implantera un tel parc face au Touquet, Deauville, Biarritz, Brégançon, Cannes, ou toute autre ville à nantis, mais qu'on arrête d'emmerder ceux qui bossent.

Allez les péqueux, inscrivez vous au chômage, il suffit de traverser le port ! Car décidément, je pense que ce pays n'aime pas ceux qui retroussent leurs manches.

(Daguerréotypes Andiamo)

samedi 6 octobre 2018

AndiamoIl faut savoir...

Quand Charles Aznavour a chanté "Je m'voyais déjà", j'avais vingt ans ! Je travaillais chez "Sud Aviation", je m'en souviens comme si c'était hier... Hier encore j'avais vingt ans en quelque sorte.

Et voilà lui aussi, on le croyait indévissable, le vendredi qui a précédé sa mort je l'ai vu dans l'émission C à vous.

En pleine bourre Charles ce soir là, 94 balais, Il portait un blouson de d'jeun' en jean avec un aigle dans le dos, comme l'homme à la moto ! Il nous a parlé de sa prochaine tournée... Mais non mon bon Bof, pas une tournée de kirounet, une tournée je ne sais où. Il comptait bien devenir centenaire.

Et puis la camarde est arrivée, en loucedé, la serpette bien affûtée, et TCHAC ! Je croyais que le fil qui le reliait à la vie était fait d'acier, et bien non.

Il y a quelques années j'ai perdu un ami, il avait demandé à ses enfants de passer une chanson d'Aznavour, lors de la bénédiction à l'église, cette chanson c'était : "Il faut savoir".



Il faut savoir
Quitter la table,
Lorsque l'amour est desservi...,

(Ch'tiot crobard Andiamo)

samedi 1 septembre 2018

Saoul-FifreLola Bouillante

Lola est une amie d'enfance de Zoé. Nous avons des photos d'elles deux assises autour d'une table basse de maternelle, entassées dans une malle à matos technique de son père ingénieur du son, en train d'écouter un concert, comme de vraies roadies, elles ont fait tout leur primaire ensemble et, même si à partir du collège leurs voies ont divergé, elles se retrouvaient le WE pour des soirées pyjamas et des repas dont elles assuraient la totalité du menu. C'est Lola qui a introduit chez nous le risotto, par exemple, plat inusité jusqu'ici de ce côté du Rio Bravo. Plus grande, c'est elle qui confectionnait les mojitos, réussissant à tenir le rythme de fabrication à la demande malgré nos descentes gosiérales de pros. La cave de ses parents étant bien achalandée, elle n'oubliait jamais de descendre y faire une razzia et ne débarquait point chez nous les mains vides, comme les autres maléducatis de pique-assiette. Nous avons adopté depuis certains de ses choix pinardiers judicieux.

Lola est toujours gaie, sait mettre une ambiance "et on fait tourner les serviettes...", mais avec des listings musicaux plus classieux, son père ayant soigné et diversifié son éducation acoustique. Producteur de groupes, tenancier d'un studio d'enregistrement, éditeur, grâce à papa, Lola a baigné dans une ambiance show-bizz et dans ses oreilles ont coulé naturellement les meilleurs miels de la musique anglo-saxonne.

Cela ne lui aurait apporté qu'une culture musicale de ouf si, par bonheur, la Fée Clochette ne s'était pas penchée sur son berceau pour lui donner LA VOIX. Fille unique, elle commença à chanter par plaisir, seule, en cachette. Ce chant, c'était un peu la voix de l'autre, le frère ou la sœur avec qui elle aurait aimé échanger, mais on a pas le droit de parler tout seul, sauf à se faire traiter de dingue ?

Par contre on a le droit de chanter, que dis-je, le devoir de chanter, quand on a une si belle et si profonde et si puissante et si juste voix ?

Lola commença à se douter de quelque chose, cette voix, le plaisir qu'elle trouvait à la joindre à celles de stars, en se passant et repassant les disques qui lui plaisaient, c'était quelque chose d'exceptionnel, elle aimait trop ça pour que ce ne soit pas un don. Un jour, timidement, comme si elle confessait une grosse bêtise qui lui oppressait le cœur, elle osa confier à son père son grand secret : "Tu sais, papa, je chante...". Et elle n'eut plus besoin de se cacher. La première fois qu'elle monta sur scène, ce fut je crois sur mon vieux camion Ford à plateau, encouragée par la foule en délire de ce jour là (bien soixante-dix personnes valides, les autres avaient déjà roulé sous les tables à cette heure tardive...). Elle empoigna le micro, demanda à ce guitariste inconnu s'il connaissait cette chanson qu'elle avait un peu préparée, ferma les yeux et se lança. Le premier moment de stupeur passé, ce fut l'enthousiasme général. A star was born, elle en chanta une autre, elle fut bissée, nous ne voulions plus la laisser descendre...

Et depuis, son paternel devenant son coach, elle se produit assez souvent, elle fait des chœurs pour des CDs de chanteurs plus connus et elle a son propre spectacle bien rodé avec l'ami Framby, un guitariste hors pair. Elle n'en vit pas, non, elle est sérieuse, elle a un vrai métier dans le marketing de culture, mais elle pourrait en remontrer à bien des pros car elle s'améliore à chaque concert. Mais ne nous plaignons pas, cela lui permet de continuer à chanter pour le plaisir, humblement, sans se prendre la tête dans ce métier de killers ambitieux aux dents longues. Non, elle reste modeste, adorable, comme la petite fille qui venait mettre une bonne ambiance à nos fêtes et qui continue à venir nous voir régulièrement.

Sur la vidéo qui suit, ce soir là, Lola s'était greffée sur le groupe Triax, qu'elle ne connaissait ni des lèvres ni des dents, un groupe de jazz, en plus, alors qu'elle est plutôt "rock", mais leur bœuf s'est super bien passé, à la bonne franquette, en famille, comme d'habe...

Ça se passait au château, juste en face de chez nous.

mercredi 1 août 2018

AndiamoCahier de vacances.

Ce sont les vacances... Vous ne l'aviez pas remarqué ? Moi si, à voir le nombre de provinciaux le nez en l'air qui admirent la Tour Eiffel, tandis que les Manouches leur soulagent les poches !!!

Qui dit vacances dit : "cahier de vacances"... Une horreur !

Un cahier de vacances, c'est un peu comme vouloir mettre une douche dans la douche, ajouter une tenue de scaphandrier à un cosmonaute, caser un second cerveau dans le crâne du président de la république... Quoique !

J'étais un cancre, on ne dira jamais assez les tortures endurées par le cancre, déjà se placer au centre de la classe, pas devant ni au dernier rang, c'est suspect, au mitan c'est bien, anonyme, incognito, furtif.

Guetter avec crainte le : "Andiamo au tableau" ! Le grand inquisiteur, la salle de tortures, le sourire crétin des élèves qui savent que tu vas écoper d'une péno ! Et l'autre tourmenteur qui doit bandouiller dans son slibard kangourou tout pendouillant !

Alors des cahiers de vacances ? Que dalle, nenni, lapuche, je n'en ai jamais acheté à mes enfants non plus... Les vacances ?

La dernière journée de classe, la meilleure, la plus belle, aux alentours du 14 Juillet pour nous, avec la reprise au premier Octobre, deux mois et demi sans Sergent Major, sans buvards ni encrier bleu "Waterman", sans plumier de bois, ni cartable en cuir, révision chez le bouif avant la reprise. Mais les vacances sont faites pour les châteaux de sable, la pêche aux vairons ou aux grenouilles dans les petits ruisseaux auvergnats, les grandes balades avec à l'arrivée le grand bol de lait bourru et les larges tartines copieusement garnies de confiotes à la myrtilles, "les embrunes".

Ce sont les bains de mer pour d'autres, ou la colo comme votre serviteur, les grandes balades avec un mono sympa, nous on le voyait "vieux" du bas de nos 11 ans, en revoyant les photos je me suis rendu compte qu'il avait sans doute 23 ou 25 ans !

Une fois ma petite fille est arrivée avec un cahier de vacances, sans doute avait elle bassiné ses parents afin de l'obtenir, nous sommes partis à la montagne, balades, pêche, et baignades, le cahier n'a jamais été ouvert ...

Un cahier de vacances... J'aurais dû emporter un tour ou une fraiseuse voire une poignée de limes afin de ne pas perdre la main ? Le conducteur d'engins descendre la A6 au volant d'un tractopelle, le laboureur et ses enfants sur son Mac Cormick, ou un AVTO, le louchébem trimballant un veau vivant, en vue de quelques barbecues apéros ?

Enfant qui que tu sois, où que tu sois, profite de tes vacances, n'en fous pas une broque, glandouille, roupille, rigole, vive la vie !

(ch'tiot crobard Andiamo)

vendredi 22 juin 2018

Andiamola fin de semaine américaine.

Comme chaque année à la mi-Juin, se déroulent au Tréport les deux journées américaines. Cette année nous avons été particulièrement gâtés, il faisait grand beau !

Pour qui connaît cette côte c'est une situation assez remarquable ! Mais non j'déconne, quoique la forêt d'Eu est bien verte, les pâtures aussi, et les vaches bien grasses, Le Tréport c'est le début de la Normandie et la fin de la Picardie... Ah oui les hauts de France !!

Mais revenons à nos chevaux, ceux qui piaffent sous les réservoirs des Harley Davidson, ou des Chevrolet, Cadillac, Buick, et autres...

Des engins extraordinaires, les chromes des motos, les ailettes des cylindres passés à la brosse à dents sans doute, tellement c'est net ! Même si on n'aime pas trop la mécanique, on est tout de même admiratif !

Andiamette ne s'intéresse guère aux voitures, et pas davantage aux motos, mais là, devant tant de belles mécaniques, j'ai lu de l'admiration dans son regard bleu !

Alors alignés comme à la parade : des gros cubes, des choppers, des bagnoles amerlocks années cinquante... Fabuleuses, énoooormes, démentielles, des pédales de freins larges comme des couvercles de lessiveuses ! Des chromes propres à attirer toutes les pies du voisinage. Il y avait même un roadster, ces bagnoles rétros, mais attention sous le capot un "terrible", un moteur surpuissant ! Et même un "truck" ces camions super jolis sillonnant les longues routes américaines.

Et les bikers ? Pas des perdreaux de l'année assurément, le casque retiré, fleurissent les bandanas, les katogans, les biceps tatoués comme une B.D, souvent des balèzes ces bikers, leurs compagnes tiennent le parquet itoument ! Mais le tout dans une bonne ambiance, des stands dans lesquels vous trouverez des vrais billets de 1, 10 ou 5 dollars, des étoiles de shériff, des plaques minéralogiques de l'Ohio, du Texas, du Montana, ou autres états.

Cette Amérique là me faisait bien rêver étant minot, mais hélas ! Ne vous y Trumpez pas, il est bien mort le rêve américain.



Des gros cubes alignés comme à la parade.



Les chevaux piaffent sous les réservoirs des Harley.



Donnez moi Madame s'il vous plaît, du gazolin' pour mon chopper ! (William Sheller)



Superbes les belles Américaines... Des années cinquante !



Un roadster.



Les bikers ne sont pas des perdreaux de l'année, assurément !

mardi 5 juin 2018

BlutchMise en garde à ceux qui n’ont pas encore fait cette connerie.

Toute ta vie de salarié, indépendant, fonctionnaire, patron* on te bassine que tu auras le temps de faire ce que tu veux quand tu seras à la retraite, parce que pour le moment, tu as intérêt à penser au boulot mais trop d’bobos…

  • biffer les mentions inutiles

On te présente la retraite comme une période bénie faite de farniente, de bon temps, d’oisiveté, que c’est merveilleux tout ce temps libre à disposition et plein d’autres fadaises du même type.

Alors voyons la chose d’un peu plus près.

Le premier truc chiant en diable, c’est que depuis quelques temps, la boulangerie a tendance à se barrer de plus en plus loin de chez-toi. Souviens-toi de ces dimanches-matins où en dix minutes chronos, tu avais enfilé un froc et une limace, tu avais avalé les 4 étages en survolant les marches, un pas de course à la boulangerie et retour avec le casse-dalle dans le gourbi. Tu arrivais juste à temps pour couper le feu sous la cafetière (préparée entre la limace et le survol d’escaliers) avant que le jus soit bouillu donc foutu. Ta belle avait à peine eu le temps de s’apercevoir de ton absence que tu lui posais le plateau du petit déj. sur les genoux. Après, elles se débrouillait avec les miettes de croissants qui lui collaient aux fesses.

Après 40 ans de repérages hebdomadaires, tu pourrais raisonnablement penser pouvoir améliorer tes performances, et bien fume !

Au déboulé du pageot, tu manques de peu de t’étaler sur la carpette en cherchant cette foutue charentaise qui a été se foutre sous le lit sans en référer à qui que ce soit. En voulant mettre des chaussettes, tu dois bien admettre que les jambes poussent plus vite que les bras, parce qu’il est toujours plus difficile d’atteindre tes panards. Pour passer le survet’, ça va à peu près, mais arrivé dans la cage d’escalier tu vois qu’il y a maintenant 4 fois plus de marches à chaque rampe, et il y en a toujours huit à descendre. A l’approche de la boulangerie, tu ralentis le pas pour reprendre ton souffle, car on a quand même sa fierté de ne pas paraître HS après 300 mètres de trottoir. Au retour tu choisis la prudence et pour ménager ton palpitant, tu fais une pose régénératrice au troquet du coin. C’est arrivé au bas de l’immeuble que tu paniques. En regardant vers le haut, tu te dis que c’est de pire en pire. Les marches ont joyeusement atteint 40 centimètres de hauteur et elles se multiplient plus rapidement qu’une portée de lapins. Au premier étage, une petite pose sans conséquences. Au 2e tu cramponnes la barrière en soufflant comme un bœuf qui chercherait son petit Jésus à réchauffer. Au 3e même scénario, mais tu es déjà à moitié plié. Tu angoisses la moindre, car il y a encore deux rampes à escalader sans cordes de rappel, sur le dernier palier, tout là-haut, tu devras encore retrouver ton souffle, pour paraître encore fringuant aux yeux de ta belle. Et lorsque tu la retrouves, elle est déjà en train de préparer la tortore de midi en te disant que tu aurais dû rapporter le dessert, car ce n’est plus l’heure des croissants.

Mais là, ce n’est pas le pire…

Les gens de bons conseils ont cru te faire comprendre qu’une retraite réussie, ça se prépare. Tu peux même suivre des cours pour apprendre à ne rien faire de bien, d’utile ou de lucratif. Tu pourras apprendre le macramé, la peinture sur toile cirée, la sculpture sur peau de saucisse * bref, tout ce qui différencie l’homo téléphonicus du Cro-Magnon ordinaire.

  • biffer les mentions inutiles.

Ils ne m’ont pas bien regardé ceux qui m’ont distillé ces fadaises…

Parce que lorsque tu as passé ta vie à t’amuser en bossant, ce n’est pas cette connerie de retraite qui va changer quoi que ce soit … du moins, dans les intentions, car pour le reste, ce n’est pas toujours évident.

Tu veux un exemple ?

Ce petit écrou de 6mm qu’il faut aller mettre dans les 3 cm d’espace, derrière la tôle, en pliant le poignet à l’équerre. Tu te le prenais entre l’index et le majeur, tu le positionnais sur la vis en le mettant bien en face, sans voir quoi que ce soit. D’ailleurs, pour mieux sentir la vis et l’écrou au bout de tes doigts, tu fermais les yeux. Une fois l’écrou bien en face de la vis, tu te payais le luxe de faire tourner l’écrou entre l’index et le majeur. Juste le temps de deux petites minutes et tu passais à la suite des opérations.

Et bien tu me croiras si tu veux, mais ce foutu écrou de 6 mm, est maintenant monté sur ressorts, il te saute de mains et atterri tout là-bas parterre, en un lieu encore à découvrir… Tu te retrouves à 4 pattes à tâter sous les meubles et un peu partout jusqu’à ce que tu réalises que le petit caillou qui martyrise ton genou est précisément l’écrou perdu… Lorsqu’il est enfin en place, ta tocante t’informe que cet écrou t’a fait perdre une demi plombe et tu te dis que merde, l’arthrose est une belle saloperie.

Bref, tu as davantage de temps libre, mais tout prend plus de temps…

Tu l’avais pourtant bien préparée, cette retraite. Pour être sûr de ne pas déprimer, tu as prévu de mettre du photovoltaïque et de le poser toi-même car les systèmes clefs en mains te coûtent un bras et demi, et en plus ce n’est jamais fait comme tu veux et ça branquignole au moindre vent.

Et le thermo-solaire, c’est pareil.

Et il y a l’eau peu table…

En cherchant ce qu’il peut y avoir comme adjuvants dans l’eau du robinet, tu as vu une liste assez phénoménale de produits divers et avariés, tels que : nitrates, phosphates, chlore, sels d’aluminium, œstrogènes naturels et like et autres perturbateurs endocriniens, antibiotiques, substances radioactives, du plomb, du mercure, des constituants de poudre à canon et autres résidus chimiques… Alors, puisque tu as un peu de temps devant toi, tu creuses un grand trou, mais vraiment grand, tu ferrailles, tu coffres, tu coules du béton et tu obtiens un magnifique réservoir de 20'000 litres d’eau de pluie qui va te priver d’ingurgiter quotidiennement la plupart des substances ci-dessus énumérées. Et puis, et puis, et puis …. Parce qu’il y a les bagnoles à réparer, le jardin futur à aménager, des toits à entretenir…

Bref, j’avais tenté de négocier avec Dieu pour qu’il me laisse le temps de réaliser tout ce qui me trotte dans la tête. Il doit être Jésuite, car il m’a répondu par cette question : « Est-ce que tu crois sérieusement que tu es programmé pour me survivre ? » Mais bon, bien sûr que j’étais sérieux dans ma demande, et puis moi, ça ne me dérange pas qu’il continue à vivre, on peut très bien cohabiter encore quelques siècles ensemble…

Tout ça pour vous expliquer que si, comme il est usuel de le dire, je suis à la retraite, il n’en reste pas moins que je n’ai plus de temps et de disponibilité d’esprit pour l’instant pour pondre des billets chez Blogbo.

Andiamo, parce que ça fait pas de torts, que très peu de gens fouillent dans les archives et puisque TB se les roule honteusement, tu peux ressortir quelques anciennes perles de ce surdoué de la déconne, comme je le fis naguère : http://blogborygmes.free.fr/blog/index.php/2017/06/17/1937-tourtanbrin-ou-le-voyageur-impatient ) Voir même les pires billets du Saouf. Juste pour lui apprendre qu’il n’a aucune excuse car il a la chance de ne pas encore être à la retraite, alors qu’il bosse un peu que diantre.

Margotte pourrait aussi nous pondre un billet du genre : « Ma vie de Cosette avec le Saouf ».

Sherlockine a bien essayé de faire la version avec Blutch mais elle a du renoncer car ça ferait trop pleurer dans les chaumières…

mardi 15 mai 2018

Saoul-FifreAh vous vouliez un billet ?

Le problème des promesses c'est que, soi-disant, on est tenu de les tenir. Ya quand même une catégorie socio-professionnelle, nos amis politiques, qui s'en bat l'œil frénétiquement avec un éventail importé du Danladesh, de ce genre de principes moraux ? Mais, chance pour vous, je suis un gros plouc et, chez les paysans, une parole donnée a encore de la valeur nomdedju !

Je vous ai promis un billet, le voici. Promesse moncul, c'est surtout pour que Blutch ferme enfin sa grande gueule, hein ? Je sens bien que si je ne m'exécute pas il va continuer à grognasser, grommeler, rabâcher, ressasser, radoter ad libitum, comme savent si bien le faire les seniors, voyez comme je sais rester poli ?

J'avais envie de vous rappeler au bon souvenir de La Poule.

Sur ce blog, je pense être le plus "charnel" des billetistes. Très tôt, j'ai essayé de rencontrer nos commentateurs. Par mail, je baissais le masque, révélais ma véritable identité, me renseignais sur la leur, la région de leur domicile, leur lançais des invitations chez nous ou bien leur annonçais notre passage chez eux. On se parlait par mail de nos vacances et, quand celles-ci nous rapprochaient, chacun faisait le petit détour nécessaire, le petit effort pour aller voir de l'autre côté de l'écran la tronche de l'autre.

En fait la communication uniquement virtuelle m'a toujours gonflé. Elle encourage l'ambigüité, il y manque le clin d'œil, qui ne sera jamais remplacé par un rigolus. Le nombre de pugilats rédactionnels sur les réseaux sociaux qui n'auraient pas pu avoir lieu face à face ! Dans la vraie vie, il y a les gestes, les sourires, l'odeur, le regard, le toucher et tous les petits riens qui font qu'un être est unique alors qu'une phrase a pu déjà être écrite ailleurs.

Bien sûr il faut que l'autre aussi souhaite briser la glace et nous rencontrer. Un de mes plus beaux échecs sur ce plan fut la grande Elisabeth, dont le blog "Les analectes" nous faisait pisser de rire, à TB et à moi. J'entame une correspondance par mail avec elle, je lui donne mon nom, mon adresse, on parle d'Algérie, je lui envoie des photos et elle : rien. Puis j'apprends son vrai nom, par curiosité mal placée, et la voilà qui se vexe suite à un de mes billets des plus anodins, à part qu'il était très bien écrit, comme d'habitude. Elle m'a agoni d'injures, c'était de ma faute, j'avais franchi la ligne rouge de son anonymat, j'ai plus moufté et nous sommes repartis chacun vers notre destin, dos à dos.

Epictete aussi tenait à son secret. Je n'ai jamais su son nom, on se parlait par téléphone, je suis passé 3 fois à Toulouse (il habitait Blagnac) en lui donnant rendez-vous dans un resto au bord de l'autoroute. Il s'est défilé à chaque fois, avec des excuses bidons.

J'aimais beaucoup les cahiers de Zabeth, de Martine, et on a pas mal communiqué, surtout pour nos jeux. Là non plus, on n'a pas réussi à se rencontrer mais faut dire que ses deux points de chute, Nantes et la Somme, ne nous ont pas du tout aidés. Autant Andiamo passe régulièrement devant chez elle sans le savoir ?

Les autres, la rencontre s'est faite naturellement, simplement, convivialement. Manou était en congés avec sa famille à deux cent bornes d'ici, elle a fait le détour, Calune, qui détestait pourtant conduire, a embarqué sa Calunette pour faire son Orléans-Limoges comme d'autres ont remonté l'Orénoque en pirogue, même Tant-Bourrin a relevé le défi, combattu sa timidité à mains nues, lui a fait toucher les épaules pour enfin trouver le courage de traverser le périphérique et de s'enfoncer dans la province sombre et abhorrée. Twig et son Loïc Sécheresse de l'époque (ils sont séparés) sont descendus en Limousin me remettre "La fille au loup" , œuvre unique que j'avais gagné dans un concours truqué. Enfin, j'imagine, vu que je ne gagne jamais rien. Avec Nathalie, on s'était donnés rendez-vous au Mont-Dore , où elle faisait du camping en famille. Une autre fois, elle avait rendez-vous à Sète avec Freefounette and Co, c'est pas loin, Sète et puis on adore la ville de Brassens, par contrat, et on y est allé. Byalpel était venu aussi en Limousin, avec SA femme, finalement, c'est pratique, Limoges, pour un parisien, un coup de Capitole, et hop ! Mais la vraie première fois, c'était à Marseille, dans un restaurant louche, un restaurant à lobby . Andiamo connaissait le chemin de la Provence, lui, puisque son frère était quasiment mon voisin et il sauta, non pas sur mais avec Andiamette, dans le TGV . Françoise aussi s'annonça, un jour qu'elle avait une conférence à donner sur Marseille et nous allâmes chercher l'écrivain-journaliste à la gare. Très simple, très tout-terrain et pas prise de tête pour un sou, la star ! Croukougnouche, nous sommes allés voir une ses expos de peinture près de Montélimar et kiki y'avait comme amatrice d'Art ce jour là ? Célestine en personne, qui se la pétait avec ses mitaines qu'il faisait même pas froid, dis donc ? J'ai pensé qu'elle avait une maladie de peau. Cassandre est passée nous voir gentiment en Limousin et nous a renvoyé l'ascenseur en nous hébergeant la fois où nous avons "fait" la Fête des lumières à Lyon. Scoutoujours, lui, habite en Guyane mais je l'ai connu aux scouts, j'étais même son chef , mais personne ne m'obéissait, alors ? Blutch et sa Blutchesse, ils ont répondu "Présents" à mon appel à la mobilisation générale lors du départ en guerre contre le Gros Gros Cochon, et ils ont bien mérité de la batterie (de cuisine). Oncle Dan et sa copine (on se lève pour Danette !) nous ont accueilli dans leur antre Jurassien, contrée verdoyante où se niche Pontarlier, capitale de la Fée Verte, justement. Et sont descendus un peu plus tard se frotter à nos cactus de Barbarie et à notre gros rouge-maison. Grosse impression sur Margotte. Pascal itou n'a jamais craché sur une petite rencontre dans la vraie vie . Ah on a mangé avec Audalie, aussi. Si j'en ai oublié, je viens de me faire des ennemis pour la vie, mais non, le Maréchal, je ne lui ai jamais rendu visite, je l'ai juste eu au téléphone et on a échangé des filets garnis. Mais je crois qu'il a rencontré Manou et Pascal. Salomé non plus, j'ai perdu le mail de Chutney, notre petite sœur blogborygmienne, Abcisse, on s'est ratés, Ophise, le nom de la rue où Isophe, son mari, avait sa boutique, m'est sorti du crâne quand j'en ai eu besoin (rue de la forge royale), etc ...

Et puis La Poule et son coq d'Alarc'h (ou son "manchot empereur", comme elle préfère) se sont échappés quelques heures de leur poulailler de Bressuire. De nombreuses volailles de qualité à Bressuire, c'est à un coup d'aile de Marans. Et il se trouve que j'ai de la famille en Vendée, ma mère en particulier, 93 ans aux olives, non, ce n'est pas du tout génétique, je n'arriverai jamais jusque là, je m'ennuierais, tu penses ? Bon et on passe donc souvent devant, ya une sortie "Bressuire" sur l'autoroute qu'on prend. Du coup c'est pas dur de s'arrêter. Et une fois même, j'ai fait exprès car La Poule exposait ses œuvres en terre cuite, elle m'avait prévenu. J'avais deux de mes gosses avec moi, et pas Margotte, c'est bizarre car en principe elle est toujours derrière (comme chantait Salvador). La Poule s'était mise en frais de cuisine, nous a régalé et puis après le repas, ils nous ont amenés voir l'expo. Superbe. Mon disque dur de l'époque étant HS, je vous demande de me croire sur parole mais j'ai réussi à sauver deux petits films que j'ai fait. Car, cerise sur le gâteau, ils nous ont imprompté un super concert de musique sud américaine. Un poulailler qui sait recevoir !

Enjoy !

Et un autre film, si vous en avez pas marre, parce que eux, c'est pas des petits.

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