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lundi 20 février 2017

AndiamoJe sais.

Je sais... J'ai entendu ce monologue de Monsieur Jean Gabin, à Toul, où j'étais en déplacement; j'avais une trentaine d'années, une rose entre les dents (magnifiques mes dents, t'aurais vu ça !) Dans ce monologue il dit : "soixante coups ont sonnés à l'horloge"...

Ca me semblait bien loin soixante balais à l'époque, bien loin ! Aujourd'hui aussi ça me paraît bien loin, mais dans l'autre sens !! Et tant que nous vieillissons, c'est que nous sommes toujours en vit... Pardon en VIE.

Jean Gabin "t'as d'beaux yeux tu sais", et Michèle Morgan répondait : "embrassez moi"...

Réplique culte bien sûr, puis la guerre est arrivée, et celui qui avait tourné, Pépé le Moko, La belle équipe, La grande illusion, Gueule d'amour, La bête humaine, etc... Et ce avec les plus grands metteurs en scène : Marcel Carné, Julien Duvivier, Jean Renoir, Jean Grémillon... ETC.

Et bien malgré ce passé glorieux, et sa distinction au sein de la deuxième D.B commandée par le Général Leclerc, et bien Jean Gabin a traversé le désert... Et ce sans trouver un taxi pour j'te broute !

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Il aura fallu attendre 1950 pour le revoir dans "La Marie du port" de Marcel Carné, et surtout "Touchez pas au grisbi" (1954) de Jacques Becker, le papa de Jean (l'été meurtrier). Dans ce film (touchez pas au grisbi) un petit nouveau qui allait se faire connaître par la suite, trapu, une "gueule" comme on dit dans le milieu cinématographique, un rital : Lino Ventura. Ils se retrouveront dans "Le clan des Siciliens".

Un film à voir ou revoir "Le Président" d'Henri Verneuil sorti en 1961, 55 ans plus tard il est TOUJOURS d'actualité ! Il y dénonçait la politique pourrie, celle des pots de vin, rien de bien nouveau dans l'hémicycle !

(ch'tiots crobards Andiamo)

jeudi 1 décembre 2016

AndiamoAngèle Nique et le Roy.

J'ai trouvé cette vidéo ! Marrez vous, marrons nous, je pense que nous en avons besoin ! .

Quelle belle histoire ! Il est grand temps de s'en occuper..

L'histoire se déroule sous le règne de Louis XIV , alors y'a une meuf plutôt canon, gaulée comme un paquet de pétards avec des bourrelets partout. Elle rencontre un mec qui porte un blaze à vendre du foie gras au moment des fêtes : "Geoffrey de Peyrac", foie gras, manchons de canards, livrés chez vous en 48 heures chrono, tout le savoir faire du Périgord dans votre assiette...

Le gus il a la tronche en biais, en plus il s'est mangé un vilain coup de tronçonneuse en travers de la gueule, on sait jamais s'il se marre, ou si c'est son faux pli qui lui donne cet air de se foutre de la gueule du monde !

Elle, Angèle Nique, elle règle tous ses problèmes à la manière des bonobos, au moindre conflit (de canard) elle se met sur le dos, ou à genoux pour un furtif de canapé, c'est pas violent et puis si ça gagne pas ça débarasse, moi j'adhère plutôt à ce genre de comportement, hein ? C'est tout de même plus sympa qu'une mandale dans la hure !

Mais alors là où le suce pense est à son comble, c'est que la belle Angèle Nique, nique avec tout le monde sauf son Roi ! L'autre il claque dans ses doigts et... Bingo ! 15 gonzesses qui tombent du lustre le bénuquet à la main, tout estrancinées à l'idée de partager la couche royale, mais la belle Angèle : nada, elle préfère son gaveur d'oies du Périgord, va savoir Charles avec les gonzesses...

Alors tout au long des bouquins (il y en a beaucoup) elle perd son mec, le retrouve, il navigue même avec l'Emir Abel à bord d'un joli Chébec ! Magnifique barlut à voiles latines, fin et élégant, il se fait appeler le rescapé... Euh non, le Rescator, il peut même transformer le plomb en or ! Enfin pour moi ce sont les époux Golon qui en ont transformé les éditions "Plon" en or ! Vous vous rendez compte ? Si le "G" de leur patronyme avait été un "C" leurs bouquins se seraient moins bien vendus !

(ch'tiot crobard Andiamo)

vendredi 21 octobre 2016

AndiamoLes voiles

Les voiles... Je veux parler des voiles au féminin, et non pas ces horreurs sur la tronche de celles qui affichent ostensiblement leur différence.

Les voiles des caravelles, ketchs, schooners/goélettes, côtres, bricks, clippers, ou autres. Celles qui claquent au vent, celles qui gonflées par les alizés ont emmené les explorateurs au bout du monde, gonflées par le vent et par l'espoir aussi.

Savez vous ? Oui sans doute, que ces voiles portaient les initiales de l'Ave Maria ? Afin de les border ou les hisser dans le bon ordre , A M G P etc.. Ave - Maria - Gratia - Plena... Etc.

Ces voiles portaient des noms jolis, grand cacatois, tourmentin, grand hunier, grand volant, brigantine, perroquet, volant d'artimon ou encore grand foc, et même une voile appelée "perruche" "arrimée au mât d'artimon.

Les mâts : misaine à la proue, grand mât au milieu, artimon à la poupe, beaupré au-dessus de l'étrave, lui même prolongé par le bout dehors, sur lequel s'arrimaient les différents focs.

Point de corde à bord, des bouts (prononcez boutt'), des haussières, des drisses, des cordages (mot autorisé à bord), des élingues pour arrimer. La seule "corde" à bord servait à pendre les mutins, c'est sans doute pour cela que le mot est resté proscrit ?

Ils avaient fière allure tout de même, autre chose que ces "fers à repasser" pour richissimes en mal d'esbrouffe, j'ai assisté il y a qulques années à des régates au large d'Antibes, des voiliers d'un autre âge, des monocoques pontés à l'ancienne, des bois précieux pour les cabines.

Le soir au port j'ai vu et entendu un Ecossais assis à la poupe de son magnifique voilier, l'homme en kilt sa cornemuse sous le bras, il nous a joué un air du folklore écossais ! Emouvant, et pourtant je ne me laisse pas facilement aller !

Avez vous navigué à bord d'un voilier ? Moi un peu, je vous assure que c'est loin d'être une promenade de tout repos, mais quelle beauté, je m'arrête car plutôt que de parler de la mer ou de la montagne, il vaut mieux fermer sa gueule et les aimer.

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Ah oui j'oubliais de vous dire, il y a quelques années Tant-Bourrin après avoir gagné le gros lot au grattage, m'avait laissé quelques miettes... En voici une.

J'ajoute : Françoise vient de me le faire remarquer, la photo de MON Yacht est bien de Françoise, mes excuses les plus plates Princesse

(Crobards 2 et 3 Andiamo)

mardi 13 septembre 2016

BlutchLes enquêtes d'Hippolyte Tayze 7

Meurtres au Vatican: 2e rapport du Père Plaixe

Il est temps de présenter les acteurs et le décor:

1° Jean-Paul 1er:

Un Pape jeune puisque dans la soixantaine, avec juste besoin de quelques pilules pour lui soutenir le coeur. Un petit mois de règne et départ pour la maison-mère. La version officielle est qu’il ne voulait pas de cette élection (il aurait pu la refuser avant la fumée blanche) et qu’il aurait volontairement arrêté de prendre ses petites pilules. Ce qui équivaut à une auto-euthanasie et ça me semble fermement condamné par le Vatican (ou alors je n’ai rien compris à la doctrine sur le côté absolument sacré de la vie…. C’est vrai qu’en cautionnant la peine de mort et les guerres, l’absolu devient relatif….). Mais enfin, si le Boss l’avait voulu comme Pape, il n’était pas en mesure de se dérober volontairement.

Après Pie XII qui avait bien assuré le train-train, il y avait eu le choc du gauchiste Jean XXIII qui bousille la soutane, la messe en latin et qui lança une modernisation de l’Eglise (avec WC et Bains à chaque étage), l’horreur quoi. Popol VI avait rectifié le cap, mais une Eglise, c’est comme un supertanker, c’est long à la réaction : entre le coup de barre et le changement effectif, il faut compter une génération. Alors lorsque JP 1 a reparlé de Jean XXIII, le coup fut rude pour les traditionalistes déjà que Lefebvre (Marcel, l'évêque, pas Jean) c’était fait viré de l’Eglise à coups de pompes…. Heu…d’excommunications). Il fallait sévir. Une petite pilule blanche qui contient de la digitaline ressemble fort à une petite pilule blanche qui ne contient PAS de digitaline. Finalement, c’est une farce innocente, non ?

Mis au courant de problèmes avec l'Institut des Oeuvres de la Religion (la Banque du Vatican et principal actionnaire de la banque Ambrosiano, dirigé par Marcinkus), il réclame une enquête interne. Cet homme encore jeune (66 ans) se retrouve mort sans avoir rien vu venir. L'enquête reste suspendue... Il y a des petits arrangements entre amis que même le Pape devrait ignorer.

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jeudi 8 septembre 2016

BlutchLes enquêtes d'Hippolyte Tayze -6

Meurtres au Vatican phase 1 : la prise de contact.

- Hippo ! Hippo ! mais bon sang de bois, il est où cet animal ?

- Voilà voilà ma Chère chef, je suis là derechef.

- Mais qu'est ce que tu fais dans cet accoutrement?

Hippo est habillé d'une soutane tout ce qu'il y a de plus réglementaire, avec la calotte, le missel et le chapelet.





- Je te présente le Père Plaixe, je suis mandaté par une mère de famille pour enquêter sur la mort de son fils, garde-suisse au Vatican au moment des faits. Pour tirer les vers du nez de la Curie, il vaut mieux, je crois, y aller avec un chapelet, quitte à abuser du confessionnal.

- Tu peux, s'il te plaît, m'expliquer cette embrouille?

- Mais bien volontiers Commissaire, enfin, pour ce qu'on m'a donné comme explications. Dans la nuit du 4 au 5 mai 1998, 3 personnes sont mortes par arme à feu au Vatican, dans les appartements du commandant de la garde. Les deux premiers corps sont ceux du colonel Aloïs Estermann, chef des gardes suisses, et sa femme Gladys. Le 3e étant le caporal Cédric Tornay. C'est la mère de ce dernier qui me demande d'intervenir parce qu'elle ne crois pas un mot de la version officielle.

- Et c'est quoi cette version officielle ?

- Cédric Tornay aurait tué son chef et l'épouse de celui-ci parce qu'il lui aurait refusé une médaille, puis il se serait suicidé.

- Tu aimes bien les histoires de suicides dans les coulisses du pouvoir, me semble-t-il ?

- On peut rien te cacher. Mais écoute les infos qu'elle m'a passées:

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dimanche 14 août 2016

AndiamoLes femmes de Stepford.

Il y a bien longtemps j'avais lu le bouquin d'Ira Levin : "les femmes de Stepford" pour les rosbifs : "Stepford wives" ils foutent tout à l'envers ces cons !

Alors là je m'adresse aux Messieurs, voilà un roman qu'il est bien ! Un bled paumé au fin fond des "states" dans le Connecticut, là vit une communauté, dans laquelle toutes les femmes sont d'excellentes ménagères, des mères de famille admirables, belles, gaulées comme les Miss un soir d'élection de "mademoiselle gros melons", brèfle comme disait Béru : la femme I D E A L E ! Jamais à rechigner sur les tâches quotidiennes, super marché le saturday, la church le dimanche, jamais négligées, ni mal coiffées, le rêve américain, tout simplement... Soupir !

Je vois des Dames qui commencent à bouillir... Macho, misogyne moi ???

Débarque Joanna, qui s'inquiète de la passivité des femmes de Stepford, elles se coltinent tout le taf ! Même la sacro sainte tonte des espaces verts ! (ne rêvez pas Messieurs ça n'est qu'un roman, hein ?). Aidée par son amie Bobbie, qui elle, est belle et rebelle, ce qui est préférable, qu'être moche et remoche, comme dit une que je connais,

Les Messieurs bossent un peu tout de même, dans une entreprise de robotique sise à Stepford justement. La Joanna dont au sujet de laquelle qu'il est question (j'ai été prof de français dans une autre vie, cherche pas), voit un beau matin sa copine Bobbie (qui a de sacrés boobs au passage) qui est le croirez vous ? Transformée en zombie !!

Alors elle comprend enfin, il lui aura tout de même fallu quelques centaines de pages, pour découvrir que ces Messieurs, las des jérémiades, et autres scènes fort désagréables (moi je comprends) ont tout simplement trucidé leurs A D O R A B L E S épouses (là je fayote) et les ont remplacées par des androïdes hyper sophistiqués !

Rassurez vous, elle y passera aussi, se transformant ainsi en tas de ferraille, mais un tas de ferraille doux, servile, et attentionné, bref une épouse modèle !!

Il a été tiré un film de ce roman mis en scène par Bryan Forbes, avec : Katharine Ross (vue également dans le film "Nimitz"), avec l'excellent Kirk Douglas), Paula Prentiss, et Peter Masterson.

Le film est correct sans plus, le bouquin je vous le recommande... Enfin vous faîtes ce que vous voulez, ce sont les vacances, c'est un bouquin pas prise de tête du tout, brèfle (re-Béru dixit) le genre de volume qu'on peut mettre sous sa tête pour piquer un roupillon sur la plage!

Ah oui j'ai crobardisé Katharine Ross, je le trouve très jolie... Enfin l'actrice, pour le crobard j'ai fait ça k'j'ai pu.

(ch'tiots crobards Andiamo)

dimanche 7 août 2016

BlutchLes enquêtes de l'inspecteur Hippolyte Tayze -5

La Trilogie Kennedy 2.

Deuxième rapport d'Hippolyte Tayze à la Commissaire Genveut.

JF Kennedy, maintenant. Un bon point de départ d'acquis, il ne s'est pas suicidé par la 3e main... C'est que le John s'en maniait des problèmes et des casseroles aux fesses...

1° Papa Kennedy était de mèche avec la mafia ricaine. Il leur a demandé des sous pour faire élire son fils, et ils ont accepté bien volontiers.

2° le FBI était un état dans l'état, mais un petit peu au dessus, si tu vois le topo. Depuis la création du poste en 1924, Edgar Hoover a dirigé ce service. Il avait alors 29 ans. C'est la mort, à 77 ans qui l'a obligé a démissionner. Entre deux, il menait les politocards par le bout du nez. Il savait tout sur tout l'Edgar. Petite précision, la TV nous donne une image du FBI un peu déformée. Certes, c'est la police fédérale, mais c'est aussi le renseignement et la sûreté intérieure. C'est un peu comme la PJ, la gendarmerie et la DCRI qui aurait fusionné. Alors lorsque les politocards parlent de centraliser les renseignements et la sureté de l'état, ça me donne comme un arrière goût de "Geheime Staatspolizei" (en français: Police secrète d'Etat)...



Mc Cartyste convaincu, Hoover voyait le spectre coco partout. Il fichait tout ceux qui croisaient sa vie, une sorte de Pasqua yankee, si tu vois le genre. Avec ça, il était homosexuel et homophobe... vas comprendre. Avec ses petites fiches, il tenait toute la classe politique par les couilles (ce qui ne devait pas lui déplaire au vu de ses inclinaisons sexuelles...). Lorsqu'à la maternelle JFK avait piqué deux bombons à sa voisine, c'était dans ses fiches. Donc Hoover savait d'où venait le pognon de la campagne présidentielle de JFK.

En 1960, Hoover avait 65 ans, donc l'âge de passer la main, ce que Bob tenta de faire, sans succès. Faut dire aussi que lorsque tu tiens quelqu'un par les couilles, faut pas le lâcher, a moins de pouvoir courir très très vite.

A peine en poste, JFK nomme son frangin comme ministre de la justice. Et voit-y pas que le cong, il ne trouve rien de mieux que de foncer dans le lard des mafiosi ... A cette époque, la mafia est toute puissante. Le Padrini ne craignaient pas de s'afficher ouvertement avec des stars ( Frank Sinatra entre autres). C'était tendance de s'afficher avec des mauvais garçons. Dire qu'ils l'ont trouvé mauvaise tient de la litotte.

Parce qu'avoir la mafia, le FBI sur le dos ne suffisait pas à leur appétit, les Kennedy s'étaient attaqués à un bien gros morceau: la CIA. Tu vises un peu les demeurés, pouvoir imaginer que le FBI et la CIA puissent être sous contrôle... Faut arrêter de rêver, même au pays de Disney ça se peut pas. A la fin de la guerre, les USA ont recruté 1500 scientifiques nazis auxquels ils ont donné une nouvelle vie et un nouveau boulot. Enfin, pour le boulot, c'était pas tout à fait nouveau, puisqu'ils s'occupaient encore de guerre chimique et bactériologique. L'affaire dite "du pain maudit" de Pont Saint-Esprit est une de leurs expériences, bien innocente, puisqu'elle ne fit que 5 morts.

En version courte: https://www.youtube.com/watch?v=r2HANcfaRfM

Pour la version longue: https://www.youtube.com/watch?v=ybv4JkN92rw

Guerre froide oblige, il fallait mettre au point des armes chimiques et bactériologiques. Pour la CIA, "on ne peut pas rester à la traîne des soviétiques..." dans les faits, les russkofs n'ont pas fait le quart des recherches et expériences des Ricains.... Mais ça, on l'a su après la chute du régime.

Cerise sur le gâteau, Kennedy hérite d'un bâton merdeux. 1er janvier 1959 Castro Renverse le régime de Batista et change radicalement la destinée de Cuba. Jusqu'alors, l'île était le bordel de la Floride. Pas d'autres perspectives pour les cubaines que putes ou servantes. Pour les mecs loufiats dans les hôtels ou loufiats dans les casinos … 90% d’analphabétisme. Castro nationalise les biens américains. Eisenhower décrète un embargo total contre l'île et prépare un débarquement d'exilés cubains et de GI dans la Baie des Cochons, afin de rétablir la saine dictature pro-ricaine de Batista. Lorsque Kennedy entre à la Maison Blanche, le 20 janvier 61, tout est prêt, il ne manque que le feu vert présidentiel. L'armée presse JFK de donner l'autorisation, et celui-ci décide de faire confiance à son illustre prédécesseur. Le débarquement à lieu entre les 17 et 19 avril 61 et c'est un échec monstrueux. Il y a deux mille hommes qui débarquent, avec en face d'eux toute l'armée de Castro. Ben oui, avec les Ricains, il y a toujours un os, un imprévu, un truc qui ne peut pas arriver à une si grande nation portée par un idéal si élevé (comme la liberté de faire chier le monde entier). Des fuites dans la presse laissaient présager un débarquement à Cuba, ce qui avait permis à Castro d'envoyer de faux exilés aux renseignements.

Ce fut néanmoins un énorme carnage, en particulier du aux avions US, peint aux couleurs de l'armée cubaine (en violation de la convention de Genève, mais ce n'était pas la première fois que les Ricains l'utilisaient en PQ (ni la dernière d'ailleurs)) , qui ont attaqué les bases militaires cubaines dès le 15 avril. L'échec fut total pour les USA et déboucha sur la crise des missiles soviétiques à Cuba, mais c'est encore une autre histoire...

https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9barquement_de_la_baie_des_Cochons

Petit aparté: le boycott US de Cuba a été imposé à tous les pays du globe. Il n'y a que 3 pays qui ne se sont pas couchés devant l'Oncle Sam: l'URSS, le Canada et la Suisse. Le matamore franchouillard avait fait comme les autres: Yes man... et tu me diras quand je peux relever la tête....

Bref, les Kennedy ne manquaient pas de personnes pas spécialement bien disposées à leur égard. Pour John, ça s'est vraiment gâté lorsque "les autres" se sont rendu compte que ce n'était pas qu'un effet d'annonce et que Bob lançait effectivement le grand nettoyage.

Alors qui derrière Oswald?

La mafia?

Le FBI de Edgar Hoover?

La CIA ?

L'armée US?

Castro ou les Russkofs?

Oui, parce qu'Oswald ne pouvait pas être tout seul. Techniquement, il y avait un impact de trop entre le premier et le dernier coup pour qu'ils proviennent tous de la même arme (qui n'était pas à réarmement automatique.)

Bon allez, un petit cours sur les armes: Je passe sur l'escopette corse, disqualifiée hors de l'île. L'arquebuse aussi. En bas de gamme, tu as le fusil de chasse, deux coups, deux gâchettes et il faut recharger. Ensuite, tu as le type Winchester ou fusil à pompe. Tu as un geste à faire pour réarmer. Un levier pour la winchester et un manchon coulissant pour le fusil à pompe. Ce sont en fait parmi les armes les plus précises, mais pas spécialement rapides. Après seulement, tu as les armes semi automatiques. Le réarmement se fait par le recul de la culasse lors du coup de feu. "semi-automatique" car tu dois presser sur la gâchette autant de fois que tu veux envoyer de projectiles. Le recul de la culasse fait perdre un peu de force et de précision à la balle, mais réduit énormément le recul de l'arme. Après, c'est le fusil automatique, la mitraillette ou la kalach' qui arrosent, mais sans aucune précision.

Donc Oswald avait une arme à réarmement manuel et impossible de tirer 4 coups en 2 secondes et demi (de mémoire). Oswald était donc un lampiste qui ne devait pas pouvoir dire combien de fois il a tiré. Un patron de claque, Jack Ruby, s'est chargé de le faire taire, mais pas de procès non plus dans son cas, un cancer bien venu avait réglé son compte. Je ne mettrais pas ma main au feu que la mafia n'était pas partie prenante dans l'assassinat de Kennedy, mais elle n'a pas pu le faire sans la participation du FBI ou de la CIA.

Non mais imagine: Tu es dans un commissariat où des flics viennent d'amener l'assassin du Président, et tu as toute une faune de badauds qui se pressent les uns contre les autres, contre Oswald et son escorte. Si les flics ont permis cette gabegie, c'est qu'il fallait que l'assassin d'Oswald puisse le flinguer à bout portant. Si les flics avaient été clairs, ils se seraient plutôt méfiés d'une tentative d'évasion avec d'éventuels complices dans l'assistance. Donc soit c'étaient des crétins finis, soit du personnel zélé obéissant aux ordres... C'est facile de faire la différence, dans le deuxième cas, il n'y a aucune sanction...

Tu vois, c'est comme pour le "suicide" de Beregovoy. Un flic assermenté laisse traîner sa pétoire dans une tire qui n'est pas fermée à clef, et ça n'étonne personne, pas de sanction, pas de remontrance, rien. Par contre, même avec une fenêtre ouverte, si tu laisses ton clébard dans la bagnole, bonjour le procès. Pourtant merde, même sans surveillance, il ne va pas se refroidir en piquant ton flingue dans la boîte à gants... Bref, les bourrins ne sont pas blanc-bleu dans l'assassinat d'Oswald (ni dans le cas de Bérégovoy d'ailleurs...). Faut dire aussi que des flics blanc-bleu au States.... faut bien chercher.

L'armée US? Kennedy avait eu maille à partir avec l'EM général à propos de missiles nucléaires soviétiques qui attaquaient les USA par le détroit de Béring. Les échos radars étaient formels, une nuée de missiles étaient en route pour les USA et il fallait réagir dans la seconde.



Question de Kennedy: Peut-on les stopper avec nos missiles?

- Non, mais il faut réagir.

-Alors tout le monde en alerte et je déciderai après le premier impact, car s'il y a une chance sur un million que vos radars se trompent, je ne veux pas prendre l'initiative d'une guerre nucléaire. Faut croire que le Dr Mabuse était en congé ce jour là...

Humiliation de l'EM, les "missiles" soviétiques étaient une pluie de grosses météorites... Et pourtant on sait qu'il me faut pas humilier un militaire....

Pour l'anecdote, un même cas c'était produit côté URSS. C'était l'armée qui avait temporisé pour être bien certains que... A quoi peut tenir la survie de l'humanité...



Castro ou les Russkofs? Certainement pas car dans ce cas nous aurions eu droit à tous les détails, nom, grade et matricule de tous les protagonistes.

L'assassinat de Kennedy est bien une histoire Américano-américaine dont les tenants et aboutissants ne sortent pas des arcanes du pouvoir.

Bref, JFK a été dessoudé par le pouvoir US et c'est pourquoi il n'y aura jamais de déclassification de documents dans cette affaire. D'ailleurs, existe-t-il encore des documents la dessus, parce que les 13 témoins oculaires de cet assassinat sont tous morts de façon bizarre dans les mois qui ont suivi. Et là, j'en reviens à l'assassinat de Marilyn; JFK lui avait certainement parlé de ses soucis avec la CIA et le FBI. Des petites choses, peut-être pas bien méchantes, mais que Marilyn avait notées dans son carnet rouge. Ca peut être mortel un petit carnet rouge...

La thèse du suicide de Marilyn ne tenant plus vraiment la route, avec l'absence de barbituriques dans l'estomac, on nous sert une autre fable: Marilyn qui détient des secrets sur les Kennedy et Bob qui commandite le psy pour lui faire une injection mortelle et récupérer le petit carnet rouge.... C'est aussi con que d'envisager un assassinat politique pour sauvegarder des secrets d'alcôve chez les Grimaldi...

Pour la petite histoire, c'est en 72 qu' Hoover a calanché, ce qui n'a pas impliqué un changement radical des méthodes du FBI. C'est en 2000, à la fin de son deuxième mandat, que Bill Clinton a officiellement fait des excuses à la nations pour les expériences de guerre chimique faites par la CIA sur le sol et sur des américains, sans que le pouvoir politique ait été ne serait-ce qu'averti de la chose.

A Bob, maintenant. Pas besoin de te faire un 3e rapport, je serai bref.

Dans la famille, Bob, c'est l'idéaliste. Coeur-pur dirait ma tante... C'est qu'il avait une haute idée du pouvoir, nettement plus claire que son frangin.

Lorsqu'en 68, il décide de se lancer dans la course à la Maison Blanche, fort de l'aura glanée sur le cercueil de John, il est quasi certain de gagner contre l'avocat véreux et alcoolique Nixon. Et Bob a des idées pour le peuple américain. Plus, hélas pour lui, que pour la Phynance américaine. Il fit un discours très, très remarqué le 18 mars 1968:

"Notre PIB prend en compte dans ses calculs la pollution de l'air, la publicité pour le tabac et les courses des ambulances qui ramassent les blessés sur nos routes. Il comptabilise les verrous spéciaux que nous installons pour protéger nos habitations et le coût des prisons où nous enfermons ceux qui réussissent à les forcer. Il intègre la destruction de nos forêts de sequoias ainsi que l'abandon de notre merveilleuse nature à un urbanisme tentaculaire et chaotique. Il tient compte du napalm, des armes nucléaires et des voitures blindées de la police destinées à réprimer des émeutes dans nos villes. Il tient compte de la fabrication du fusil Whitmann et du couteau Speck, ainsi que les programmes de télévision qui glorifient la violence dans le but de vendre les jouets correspondants à nos enfants. En revanche, le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur instruction, ni de la gaité de leurs jeux. Il ne mesure pas la beauté de notre poésie, ni la solidité de nos mariages. Il ne songe pas à évaluer la qualité de nos débats politiques ou l'intégrité de nos représentants. Il ne prend pas en considération notre courage, notre sagesse et notre culture. Il ne dit rien de notre sens de la compassion ou du dévouement envers notre pays. En un mot, le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut d'être vécue." (Merci à Fakir et François Ruffin de m'avoir fait découvrir ce credo politique, et ça me ferait pas chier qu'il soit repris, bien que...)

80 jours après cette déclaration il rejoignait son frangin dans la légende américaine. Et Nixon pouvait cuver ses cuites sur le tapis du bureau ovale.

C'est pas possible non plus de laisser dire des choses pareilles... C'est que moi, Monsieur, j'ai des actions Carlyle, Dassault, Lagardère et Kalachnikov à faire fructifier... Et Goldmann-Sachs, hein ... Heureusement que Barroso s'est dévoué pour leur donner un petit coup de main ...C'est que maintenant, le Monsieur a du temps libre, il peut aller tirer les dividendes de sa gestion de la crise grecque... Pour Hippo Tayze, Blutch.

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