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mercredi 16 août 2017

AndiamoTronics.

Vous sentez la naphtaline ? Normal c'est un billet de Janvier 2008, mais que voulez chers copains, les Blogbos bullent à donf et ne veulent pas en jouer, alors je recycle, et nous verrons à la rentrée s'ils daignent sortir (enfin) de leur léthargie.


Léo Ferré - Chanson mécanisée



Vivent les temps mécaniques
Prend tes claques et tes cliques
Les roses peuvent faner
Dans le coeur électronique
Ça bat pas comme la musique
Qui battait dans l'sablier

Mozart pour faire ses trilles
N'avait ni stylo à bille
Ni plume Sergent-Major
Quand il voulait une plume
Il plumait dans le costume
D'une oie qui passait dehors

Vivent les temps atomiques
Brûle tes vieilles reliques
Le soleil peut s'en aller
Tous les chagrins qu'on empile
Se mettront dans une pile
Pour chauffer ton beau quartier

L'écrivain nommé Voltaire
N'avait pas de frigidaire
Ni même d'électricité
Quand il voulait de la glace
Il attendait qu'hiver passe
Avec son cheval glacé

Vivent les temps fantastiques
Prend la route astronomique
Sans jamais te retourner
Si la faim gêne ta course
Arrête au restau Grande Ourse
Qu'est ouvert toute l'année

Fini le vagabondage
La mer s'est mise en chômage
Les bateaux peuvent flâner
Pour aller en Amérique
Prends l'oiseau mélancolique
Qui ne chantera jamais

Viennent les temps chimériques
Et l'automne mécanique
Avec ses cheveux défaits
Je ne connais qu'un royaume
C'est celui de mes fantômes
Qui ne parleront jamais

Si ma voix microsillonne
Cette chanson monotone
C'est qu'elle est emprisonnée
Ouvre-lui vite ta porte
Et que le diable remporte
Ma chanson mécanisée


J'ai modestement voulu illustrer
ce joli poème de Léo Ferré,
j'espère vous avoir apporté un sourire.
(j'ai dessiné ceci en 1980, bien avant TERMINATOR)













(ch'tiots crobards Andiamo)

lundi 20 février 2017

AndiamoJe sais.

Je sais... J'ai entendu ce monologue de Monsieur Jean Gabin, à Toul, où j'étais en déplacement; j'avais une trentaine d'années, une rose entre les dents (magnifiques mes dents, t'aurais vu ça !) Dans ce monologue il dit : "soixante coups ont sonnés à l'horloge"...

Ca me semblait bien loin soixante balais à l'époque, bien loin ! Aujourd'hui aussi ça me paraît bien loin, mais dans l'autre sens !! Et tant que nous vieillissons, c'est que nous sommes toujours en vit... Pardon en VIE.

Jean Gabin "t'as d'beaux yeux tu sais", et Michèle Morgan répondait : "embrassez moi"...

Réplique culte bien sûr, puis la guerre est arrivée, et celui qui avait tourné, Pépé le Moko, La belle équipe, La grande illusion, Gueule d'amour, La bête humaine, etc... Et ce avec les plus grands metteurs en scène : Marcel Carné, Julien Duvivier, Jean Renoir, Jean Grémillon... ETC.

Et bien malgré ce passé glorieux, et sa distinction au sein de la deuxième D.B commandée par le Général Leclerc, et bien Jean Gabin a traversé le désert... Et ce sans trouver un taxi pour j'te broute !

(

Il aura fallu attendre 1950 pour le revoir dans "La Marie du port" de Marcel Carné, et surtout "Touchez pas au grisbi" (1954) de Jacques Becker, le papa de Jean (l'été meurtrier). Dans ce film (touchez pas au grisbi) un petit nouveau qui allait se faire connaître par la suite, trapu, une "gueule" comme on dit dans le milieu cinématographique, un rital : Lino Ventura. Ils se retrouveront dans "Le clan des Siciliens".

Un film à voir ou revoir "Le Président" d'Henri Verneuil sorti en 1961, 55 ans plus tard il est TOUJOURS d'actualité ! Il y dénonçait la politique pourrie, celle des pots de vin, rien de bien nouveau dans l'hémicycle !

(ch'tiots crobards Andiamo)

jeudi 1 décembre 2016

AndiamoAngèle Nique et le Roy.

J'ai trouvé cette vidéo ! Marrez vous, marrons nous, je pense que nous en avons besoin ! .

Quelle belle histoire ! Il est grand temps de s'en occuper..

L'histoire se déroule sous le règne de Louis XIV , alors y'a une meuf plutôt canon, gaulée comme un paquet de pétards avec des bourrelets partout. Elle rencontre un mec qui porte un blaze à vendre du foie gras au moment des fêtes : "Geoffrey de Peyrac", foie gras, manchons de canards, livrés chez vous en 48 heures chrono, tout le savoir faire du Périgord dans votre assiette...

Le gus il a la tronche en biais, en plus il s'est mangé un vilain coup de tronçonneuse en travers de la gueule, on sait jamais s'il se marre, ou si c'est son faux pli qui lui donne cet air de se foutre de la gueule du monde !

Elle, Angèle Nique, elle règle tous ses problèmes à la manière des bonobos, au moindre conflit (de canard) elle se met sur le dos, ou à genoux pour un furtif de canapé, c'est pas violent et puis si ça gagne pas ça débarasse, moi j'adhère plutôt à ce genre de comportement, hein ? C'est tout de même plus sympa qu'une mandale dans la hure !

Mais alors là où le suce pense est à son comble, c'est que la belle Angèle Nique, nique avec tout le monde sauf son Roi ! L'autre il claque dans ses doigts et... Bingo ! 15 gonzesses qui tombent du lustre le bénuquet à la main, tout estrancinées à l'idée de partager la couche royale, mais la belle Angèle : nada, elle préfère son gaveur d'oies du Périgord, va savoir Charles avec les gonzesses...

Alors tout au long des bouquins (il y en a beaucoup) elle perd son mec, le retrouve, il navigue même avec l'Emir Abel à bord d'un joli Chébec ! Magnifique barlut à voiles latines, fin et élégant, il se fait appeler le rescapé... Euh non, le Rescator, il peut même transformer le plomb en or ! Enfin pour moi ce sont les époux Golon qui en ont transformé les éditions "Plon" en or ! Vous vous rendez compte ? Si le "G" de leur patronyme avait été un "C" leurs bouquins se seraient moins bien vendus !

(ch'tiot crobard Andiamo)

vendredi 21 octobre 2016

AndiamoLes voiles

Les voiles... Je veux parler des voiles au féminin, et non pas ces horreurs sur la tronche de celles qui affichent ostensiblement leur différence.

Les voiles des caravelles, ketchs, schooners/goélettes, côtres, bricks, clippers, ou autres. Celles qui claquent au vent, celles qui gonflées par les alizés ont emmené les explorateurs au bout du monde, gonflées par le vent et par l'espoir aussi.

Savez vous ? Oui sans doute, que ces voiles portaient les initiales de l'Ave Maria ? Afin de les border ou les hisser dans le bon ordre , A M G P etc.. Ave - Maria - Gratia - Plena... Etc.

Ces voiles portaient des noms jolis, grand cacatois, tourmentin, grand hunier, grand volant, brigantine, perroquet, volant d'artimon ou encore grand foc, et même une voile appelée "perruche" "arrimée au mât d'artimon.

Les mâts : misaine à la proue, grand mât au milieu, artimon à la poupe, beaupré au-dessus de l'étrave, lui même prolongé par le bout dehors, sur lequel s'arrimaient les différents focs.

Point de corde à bord, des bouts (prononcez boutt'), des haussières, des drisses, des cordages (mot autorisé à bord), des élingues pour arrimer. La seule "corde" à bord servait à pendre les mutins, c'est sans doute pour cela que le mot est resté proscrit ?

Ils avaient fière allure tout de même, autre chose que ces "fers à repasser" pour richissimes en mal d'esbrouffe, j'ai assisté il y a qulques années à des régates au large d'Antibes, des voiliers d'un autre âge, des monocoques pontés à l'ancienne, des bois précieux pour les cabines.

Le soir au port j'ai vu et entendu un Ecossais assis à la poupe de son magnifique voilier, l'homme en kilt sa cornemuse sous le bras, il nous a joué un air du folklore écossais ! Emouvant, et pourtant je ne me laisse pas facilement aller !

Avez vous navigué à bord d'un voilier ? Moi un peu, je vous assure que c'est loin d'être une promenade de tout repos, mais quelle beauté, je m'arrête car plutôt que de parler de la mer ou de la montagne, il vaut mieux fermer sa gueule et les aimer.

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Ah oui j'oubliais de vous dire, il y a quelques années Tant-Bourrin après avoir gagné le gros lot au grattage, m'avait laissé quelques miettes... En voici une.

J'ajoute : Françoise vient de me le faire remarquer, la photo de MON Yacht est bien de Françoise, mes excuses les plus plates Princesse

(Crobards 2 et 3 Andiamo)

mardi 13 septembre 2016

BlutchLes enquêtes d'Hippolyte Tayze 7

Meurtres au Vatican: 2e rapport du Père Plaixe

Il est temps de présenter les acteurs et le décor:

1° Jean-Paul 1er:

Un Pape jeune puisque dans la soixantaine, avec juste besoin de quelques pilules pour lui soutenir le coeur. Un petit mois de règne et départ pour la maison-mère. La version officielle est qu’il ne voulait pas de cette élection (il aurait pu la refuser avant la fumée blanche) et qu’il aurait volontairement arrêté de prendre ses petites pilules. Ce qui équivaut à une auto-euthanasie et ça me semble fermement condamné par le Vatican (ou alors je n’ai rien compris à la doctrine sur le côté absolument sacré de la vie…. C’est vrai qu’en cautionnant la peine de mort et les guerres, l’absolu devient relatif….). Mais enfin, si le Boss l’avait voulu comme Pape, il n’était pas en mesure de se dérober volontairement.

Après Pie XII qui avait bien assuré le train-train, il y avait eu le choc du gauchiste Jean XXIII qui bousille la soutane, la messe en latin et qui lança une modernisation de l’Eglise (avec WC et Bains à chaque étage), l’horreur quoi. Popol VI avait rectifié le cap, mais une Eglise, c’est comme un supertanker, c’est long à la réaction : entre le coup de barre et le changement effectif, il faut compter une génération. Alors lorsque JP 1 a reparlé de Jean XXIII, le coup fut rude pour les traditionalistes déjà que Lefebvre (Marcel, l'évêque, pas Jean) c’était fait viré de l’Eglise à coups de pompes…. Heu…d’excommunications). Il fallait sévir. Une petite pilule blanche qui contient de la digitaline ressemble fort à une petite pilule blanche qui ne contient PAS de digitaline. Finalement, c’est une farce innocente, non ?

Mis au courant de problèmes avec l'Institut des Oeuvres de la Religion (la Banque du Vatican et principal actionnaire de la banque Ambrosiano, dirigé par Marcinkus), il réclame une enquête interne. Cet homme encore jeune (66 ans) se retrouve mort sans avoir rien vu venir. L'enquête reste suspendue... Il y a des petits arrangements entre amis que même le Pape devrait ignorer.

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jeudi 8 septembre 2016

BlutchLes enquêtes d'Hippolyte Tayze -6

Meurtres au Vatican phase 1 : la prise de contact.

- Hippo ! Hippo ! mais bon sang de bois, il est où cet animal ?

- Voilà voilà ma Chère chef, je suis là derechef.

- Mais qu'est ce que tu fais dans cet accoutrement?

Hippo est habillé d'une soutane tout ce qu'il y a de plus réglementaire, avec la calotte, le missel et le chapelet.





- Je te présente le Père Plaixe, je suis mandaté par une mère de famille pour enquêter sur la mort de son fils, garde-suisse au Vatican au moment des faits. Pour tirer les vers du nez de la Curie, il vaut mieux, je crois, y aller avec un chapelet, quitte à abuser du confessionnal.

- Tu peux, s'il te plaît, m'expliquer cette embrouille?

- Mais bien volontiers Commissaire, enfin, pour ce qu'on m'a donné comme explications. Dans la nuit du 4 au 5 mai 1998, 3 personnes sont mortes par arme à feu au Vatican, dans les appartements du commandant de la garde. Les deux premiers corps sont ceux du colonel Aloïs Estermann, chef des gardes suisses, et sa femme Gladys. Le 3e étant le caporal Cédric Tornay. C'est la mère de ce dernier qui me demande d'intervenir parce qu'elle ne crois pas un mot de la version officielle.

- Et c'est quoi cette version officielle ?

- Cédric Tornay aurait tué son chef et l'épouse de celui-ci parce qu'il lui aurait refusé une médaille, puis il se serait suicidé.

- Tu aimes bien les histoires de suicides dans les coulisses du pouvoir, me semble-t-il ?

- On peut rien te cacher. Mais écoute les infos qu'elle m'a passées:

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dimanche 14 août 2016

AndiamoLes femmes de Stepford.

Il y a bien longtemps j'avais lu le bouquin d'Ira Levin : "les femmes de Stepford" pour les rosbifs : "Stepford wives" ils foutent tout à l'envers ces cons !

Alors là je m'adresse aux Messieurs, voilà un roman qu'il est bien ! Un bled paumé au fin fond des "states" dans le Connecticut, là vit une communauté, dans laquelle toutes les femmes sont d'excellentes ménagères, des mères de famille admirables, belles, gaulées comme les Miss un soir d'élection de "mademoiselle gros melons", brèfle comme disait Béru : la femme I D E A L E ! Jamais à rechigner sur les tâches quotidiennes, super marché le saturday, la church le dimanche, jamais négligées, ni mal coiffées, le rêve américain, tout simplement... Soupir !

Je vois des Dames qui commencent à bouillir... Macho, misogyne moi ???

Débarque Joanna, qui s'inquiète de la passivité des femmes de Stepford, elles se coltinent tout le taf ! Même la sacro sainte tonte des espaces verts ! (ne rêvez pas Messieurs ça n'est qu'un roman, hein ?). Aidée par son amie Bobbie, qui elle, est belle et rebelle, ce qui est préférable, qu'être moche et remoche, comme dit une que je connais,

Les Messieurs bossent un peu tout de même, dans une entreprise de robotique sise à Stepford justement. La Joanna dont au sujet de laquelle qu'il est question (j'ai été prof de français dans une autre vie, cherche pas), voit un beau matin sa copine Bobbie (qui a de sacrés boobs au passage) qui est le croirez vous ? Transformée en zombie !!

Alors elle comprend enfin, il lui aura tout de même fallu quelques centaines de pages, pour découvrir que ces Messieurs, las des jérémiades, et autres scènes fort désagréables (moi je comprends) ont tout simplement trucidé leurs A D O R A B L E S épouses (là je fayote) et les ont remplacées par des androïdes hyper sophistiqués !

Rassurez vous, elle y passera aussi, se transformant ainsi en tas de ferraille, mais un tas de ferraille doux, servile, et attentionné, bref une épouse modèle !!

Il a été tiré un film de ce roman mis en scène par Bryan Forbes, avec : Katharine Ross (vue également dans le film "Nimitz"), avec l'excellent Kirk Douglas), Paula Prentiss, et Peter Masterson.

Le film est correct sans plus, le bouquin je vous le recommande... Enfin vous faîtes ce que vous voulez, ce sont les vacances, c'est un bouquin pas prise de tête du tout, brèfle (re-Béru dixit) le genre de volume qu'on peut mettre sous sa tête pour piquer un roupillon sur la plage!

Ah oui j'ai crobardisé Katharine Ross, je le trouve très jolie... Enfin l'actrice, pour le crobard j'ai fait ça k'j'ai pu.

(ch'tiots crobards Andiamo)

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