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vendredi 26 octobre 2007

Tant-BourrinLe blogbodico

C'est l'excellentissime Frenchmat qui m'a donné envie de l'imiter quand j'ai lu ceci et cela chez lui.

Vu que j'ai toujours adoré ces dictionnaires de mots construits, malaxés, pétris, mixés ou retournés comme de vieilles chaussettes, je me suis dit : "pourquoi ne pas faire comme lui et me lancer moi aussi dans la génétique des mots" ?

Après quelques expérimentations auxquelles je me suis livré dans mon laboratoire crânien, voici une première fournée de mots-delés.

Attention, c'est encore chaud ! :~)


Acacaparer : (v.i.) prendre un médicament anti-diarrhéique.


Artistrique : (adj.) relatif à l'art de bien faire l'amour. Roger, c'est un champion de badinage artistrique !


BaBBCting : (anglicisme) garde d'enfants pratiquée en les mettant devant les programmes de la BBC. Equivalent français : jardin d'enFrance-Télévision.


Cabalistique : (n.f.) science qui étudie le mouvement des sacs à provisions lancés dans l'espace.


Déjàculation : (n.f.) éjaculation précoce.


Duplicata : (n.m.) faux-pli fait involontairement avec un fer à repasser sur un pantalon ou une chemise alors que l'on est déjà en retard et que l'on doit passer un entretien crucial pour sa carrière. Oh punaise, j'ai fait duplicata !


Electorah : (n.f.) ouvrage de référence des électriciens juifs.


Flamenco : (n.m.) ensemble composé par le Capitaine Flam et son cercle d'amis.


Gastétéropode : (n.m.) escargot farouchement opposé à l'hermaphrodisme.


Héparpiller : (v.t.) remplir des caddies de bouteilles d'eau minérale jusqu'à vider complètement le rayon d'un supermarché (essentiellement en période de canicule ou de rupture d'approvisionnement en eau courante).


Honorififique : (adj.) qui procure des honneurs mais soulève de violentes polémiques. L'attribution du Prix Nobel de littérature à Bernard Werber s'est révélé être une distinction particulièrement honorififique.


Jujurançon : (n.f.) somme exigée par ses ravisseurs en échange du petit Julien.


Kamokaze : (n.f.) drogue de seconde main, susceptible de faire exploser les derniers neurones valides. Ziva, ta kamokaze, elle m'a teupé la teuté !


Manou militari : (loc. latine) en utilisant la force armée de Manou. Si tu ne quittes pas les lieux immédiatement, je te fais virer Manou militari !


Maquereau-économie : (n.f.) économie souterraine liée au proxénétisme. Le grand Dédé vient relever les compteurs. Quel maquereau-économiste distingué !


Occis-mort : (n.m.) pléonasme. Un occis-mort est un pléonasme, un occis-vivant est un oxymore.


Optimaux : (adj. pl.) relatifs aux petits bobos. Optimaux, les p'tits remèdes.


Paléontaulogis : (n.f) science ayant pour objet l'étude des excuses foireuses pour ne pas inviter ce gros lourd de Léon chez soi.


Papelard : (n.m.) chef de l'Eglise catholique romaine souffrant d'un certain embonpoint.


Ratachtouille : (n.f.) variété de rongeurs vecteurs de maladies vénériennes. Les ratachtouilles et les chaudes-pies sont le cauchemar des zoophiles.


Toubiberonner : (v.i.) jouer au docteur sous l'emprise de la boisson. L'autre soir, en toubiberonnant, il a amputé sa femme d'une jambe avec une cuillère à café.


Tripapouiller : (v.i.) se livrer à des préliminaires amoureux sur trois personnes simultanément.


Volt-farce : (n.f.) amusante plaisanterie consistant à électrocuter ses amis en reliant les objets métalliques aux prises électriques.


Yellow subnarine : (anglicisme) désigne la goutte de morve qui pend parfois au nez en période hivernale.

mardi 23 octobre 2007

Boffou comment?

Et là, elle a dit: "Quelle est la fois ou vous vous êtes senti le plus fou?"

Je vous rassure de suite, même si la teneur des billets précédents ne plaide pas en ma faveur, je suis raisonnablement dans la norme. C'est en fait une question que l'on m'a posé un jour d'hiver. Froid l'hiver, très froid, -35c°, pour être précis.

Ce soir-là j'étais content, j'avais trouvé une place pour garer mon char, et j'avais même réussi à comprendre en étudiant le panneau de stationnement que c'était légal. Ami lecteur, si tu dois rouler dans Montréal, surtout le vieux Montréal, tu comprendras. Entre parenthèses et pour meubler le billet, le soir d’avant, j’avais fait confiance au métro pour regagner la base. Erreur, grave erreur: panne sur la ligne qu’on devait emprunter. Bien sur, confiant dans la brièveté envisagée de l’exposition au froid, et voulant perpétuer l’image du français inconséquent, j’étais parti sans la carapace habituelle. Ô fach de cong, depuis ce jour et le footing de trois km qui suivit à minuit, je peux t’expliquer ce qu’est le facteur éolien, et que quand tu commences à te geler les couilles, c’est que le reste est déjà surgelé. Veuillez excuser ce trivial langage qui ne vise pas à choquer, juste à expliciter. Olé.

J’en étais où ? A Montréal oui, et je viens de garer mon char. Bref, Poupouille, Ben, Anna et celui qui tape ce billet ont rendez-vous avec une équipe de pure laine. S’en suit petite bouffe et avant toute chose, il faut savoir que le Québécois, être socialisant s’il en est, a à disposition tout un tas de petits jeux entre amis, histoire de ne pas laisser tomber une ambiance. Fait qu’au moment du café, la question est tombée:

-« quelle est la fois ou vous vous êtes senti le plus fou »?

-« Fou? Comment ça? »

-« Ben oui quoi, tsé quand t’es tout pogné par la gêne, que tout le monde rigole autour de toi depuis le matin et que c’est seulement le soir que tu t’aperçois que t’as un trou à ton pantalon, et qu’on te voit les bobettes, roses en plus ce jour-là. »

-« ah ok, je vois. »

-« allez, fais pas ton niaiseux et raconte nous une histoire! »

Vous je sais pas, mais moi, des moments comme ça, j’en ai connu quelques-uns, des « disables » et des indicibles, du genre que 20 ans après t’as encore les orteils qui se crispent rien qu’à l’idée du truc.

Et 20 ans, c’est justement le temps écoulé depuis cet épisode, aussi un jour d’hiver.

J’étais jeune cuisinier, et j’avais signé pour une saison d’hiver dans les alpes vaudoises.


Le job était pas compliqué, fallait juste survivre aux deux heures de folie du service de midi. C’était une ligne de self, et on était deux pour nourrir jusqu’à 400 personnes. Quand ça roulait, c’était sympa, mais quand ça commençait à grincer, ça pouvait vite devenir l’hystérie généralisée, le cuisinier compris. Pour ça que ce jour-là, alors que mon indice de stress frôlait son zénith, j’ai pas vraiment été patient avec ce jeune client, aux gestes étranges:

- « epeuoir mouar, ecsshblig! »

- « hein? »

- « epeuoir mouar, ecsshblig! »

- « désolé mais je comprends pas, tu veux quoi? »

- « epeuoir mouard, ecsshblig! »

- « Purée mais articule, je comprends pas! »

- « epeuoir mouard, ecsshblig! »

- « PUTAIN MAIS ARRÊTE DE TE FOUTRE DE MOI, BORDEL, ARTICULE, AR TI CU LEUUUUU! »


C’est à ce moment que le chef m’a dit:

- « ah mais je le connais, il est sourd et muet, et je crois qu’il veut de la moutarde avec son shublig….. »

- « ………………………………………................. »



Depuis ce jour, moi, les sourds et muets, je leur colle de la moutarde d’office.

vendredi 19 octobre 2007

ManouMioule : la traversée de Paris





Mioule connaît Paris comme sa poche. Elle sait que tout y est possible. Aujourd’hui son but consiste à se rendre de la porte d’Orléans à la porte de Clichy à pied, comme ça, afin d’utiliser le GPS restitué par Soufi pour cause d’insubordination.

GPS : Il n’auront pas l’Alsace et la Loraine !

Mioule : Au lieu de pester comme un soudard tu ferais mieux de m’indiquer la route.

Mioule (à elle-même) : Soufi a décidément une influence désastreuse sur le GPS.

A l’instant où Mioule formule cette pensée peu chrétienne, elle pose le pied sur une énorme crotte jaune. Hi apparaît soudainement au milieu d'un nuage doré.

Hi : C’est ton jour de chance, petite Mioule. Fais 3 vœux et j’essaierai de les réaliser.

Mioule : 1 ) Débarrasse-moi d’abord de cette crotte, 2 ) Inculque au GPS des notions élémentaires de respect, 3 ) Fais en sorte que, dans ce monde, chacun mange à sa faim.

Hi : Je prends l’étron en main. Mais le GPS demande à être baptisé sur le champ avant de procéder à une quelconque marque de respect.

Mioule : Puisqu'il le faut je l'appelle Séraphin.

Séraphin : Louée sois-tu maîtresse des miennes deux !!

Mioule : Hi, pourrais-tu expliquer à Séraphin que le respect n’a rien à voir avec les formules tantbourinesques, aussi délicates puissent-elles lui paraître ?

Hi : Désolé Mioule, tu n’as plus de vœu à formuler. Quant à la faim dans le monde, je ne vois qu'un partenariat – productivité récemment conclu qui te permettra de disposer de 10 milliards de petites cuillères dans les 3 mois. Malheureusement je ne puis faire davantage, mon fournisseur habituel de céréales génétiquement modifiées vient de me lâcher pour vivre son histoire d’amour avec François Hollande. A la prochaine !

Hi disparaît, pas l’odeur.

Mioule : C’est bien ma veine. Me voilà avec un monstrueux stock de cuillères et un GPS graveleux …

Seraphin : Ô grande prêtresse de l’union de la pie, prends la prochaine à droite.

lundi 15 octobre 2007

BofL'age des ténêbres

Frappé du terrible mal qui frappe un jour chaque blogueur, quelque soit son age son sexe ou le processeur qui anime son pc, je me vois contraint par la panne d'inspiration de vous livrer ce jour une critique cinéma.

Non, en vrai j'ai juste envie de causer un peu de ce film.

Avant d'y aller, j'avais interrogé mes contacts du coté ouest de la grande mare. mais pas de bol, ce film portant pourtant haut et fort à l'origine sa québéquitude ne sera là-bas à l'affiche qu'à Noël. Un esprit méfiant m'a alors déclaré que ce n'était pas bon signe. L'esprit méfiant était féminin, et la femme par essence suspicieuse et mauvaise langue (là normalement le Saoulf ou Tee Bee devraient faire un commentaire graveleux) je n'ai donc pas tenu compte de l'avis.

Le réalisateur, c'est Denys arcand ("le déclin de l'empire américain" ou plus récent, "Les invasions barbares"). Un gars qui privilégie le fond à la forme: c'est généralement correctement filmé, mais sans plus, l'intérêt étant ce qui se dit, plutôt que la façon dont c'est filmé. Moi j'aime assez, et y a pas ce coté prétentieux casse-couille de nos rohmermillerdoillonetcetcrajoutezlesnomsquevousvoulez. Voilà, à ce stade je viens de me faire plein de nouveaux copains. Ahem.

Le film donc: devant la mornitude de son existence un quadra a pris l'habitude de rêver sa vie pour mieux la supporter, mais cette chienne (de vie) va se charger de le ramener sur terre. J'en dirais pas trop si des fois vous vous décidiez à visionner le truc, mais les deux heures du film vont permettre à Arcand de flinguer gentiment - je cite et j'en oublie - le couple, l'administration, les ados, le politiquement correct, le système de santé, les flyés*, la politique anti-tabac et plus généralement l'absurdité de nos vies. Certaines scènes justifient le film à elles seules (le toubib qui se lâche, le conseil de discipline), d'autres le plombent un peu.

Ça fait parfois enfonçage de porte ouverte, c'est parfois longuet ou totalement kitch, et la fin empruntée à Candide discutable, mais je regrette pas du tout la séance. Un bon moment de cinéma, des expressions que je me lasse pas d'entendre, et de tout bons acteurs, anyway (ça fait couleur locale), je serais vous, avec deux heures devant moi, j'irais y faire un tour.

*allumés du bulbe

jeudi 11 octobre 2007

ManouA, B, V





A travaille dans un service informatique particulièrement performant. Mère de deux enfants, elle participe également à la vie politique et syndicale. Elle se change les idées une fois pas semaine en dansant le rock and roll.

Un lundi matin, terrassée par une immense fatigue, A s'écroule au bureau. Elle se sent incapable du moindre effort. Même les courses au Franprix voisin deviennent un véritable calvaire. Elle revient à son poste, s'écroule à nouveau. Après toute une série d'examens médicaux, le médecin d'A rend son verdict : elle développe une dépression masquée. La tête d'A se persuade que tout va bien mais son corps refuse de suivre.

Un traitement à base d'anti-dépresseurs permettra à A de reprendre le travail au bout de trois mois.






B enseigne le karaté depuis 20 ans. Bien qu'extrêmement puissant, il pratique avec une grande précision doublée d'une douceur étonnante. Son origine étrangère le fait parfois buter sur les mots quand il explique une technique dans les détails. Jamais B ne se permet de geste violent ou de remarque assassine. Il encourage les nouveaux comme les anciens. A lui tout seul, B est une école de respect, d'humilité et de persévérance.







Tu es un cœur qui bat parmi des millions. Un grain de sable. Unique. L'adolescent filiforme cherchant encore et toujours le corps à corps bagarreur alors qu'il y a belle lurette que je n'ai plus le dessus. J'aime tout de toi. Je t'ai vu naître. Ton bonheur m'importe tant.

Découvre tes potentiels. Apprends, cultive, crois, ose, confronte-toi au monde, communique, échange, donne, regarde, aime. Tu n'as qu'une vie. Que chaque respiration te soit profitable.

mercredi 10 octobre 2007

Tant-BourrinJ'ai vomi dans mes cornflakes

Non, non, rassurez-vous, je vais bien ! Mais aujourd'hui, plutôt que de laisser le blog en stand-by, je vous fais partager un coup de coeur que j'ai eu pour un court-métrage sur lequel je suis tombé au cours de mes pérégrinations internautiques.

"J'ai vomi dans mes cornflakes", c'est en fait le titre de ce court-métrage, réalisé en 2004 par Pierrick Servais et récompensé de nombreux prix. Autant dire que ce court-métrage n'est pas neuf et a déjà acquis une certaine notoriété : ce n'est donc pas un scoop d'une actualité brûlante que je vous fais partager ; peut-être même étais-je le dernier ici à ne pas connaître pas ce film... Mais peu importe : c'est sombre, c'est noir, ça fout définitivement le moral au fond des chaussettes. Bref, j'adore ! :~)


dimanche 7 octobre 2007

Bofle billet sportif du jour.

Bien, merci d'avance à tous ceux qui, après la découverte d'un billet aussi affligeant que celui publié voilà déjà huit jours en ces lieux, n'hésitent pas à m'offrir une chance de redorer un blason d'apprenti billetiste quelque peu terni, déjà, et si vite.

Il y a huit jours, vous découvriez de vos yeux incrédules les pratiques poétiques en vogue en des lieux qu'on croyait perdu pour l'élévation des esprits. Vous en fûtes j'en suis sur ébahis, ébaudis, et quelque peu atterrés, ne niez pas, j'ai des noms. Soucieux de rester en des zones non défrichées par la famille blogbo, je vais continuer dans la veine sportive, veine qu'une pratique intensive du baby foot m'autorise à exploiter sans vergogne.

Cette semaine je vais donc vous parler de football. Pourquoi de football?

Les plus intuitifs d'entre vous n'auront pas été sans déceler sous l'apparente bienveillance de mes propos une teinte infime d'ironie, ironie que je me refuserais à employer en parlant de rugby par exemple, qui est comme chacun sait un vrai sport, et non un concours de simulations en tout genre pratiqué par des gravures de mode décérébrés et surpayés. Si certains doutent du bien fondé de mes assertions, je tiens à leur disposition quelques relations susceptibles de leur ouvrir pacifiquement les yeux sur les réalités du noble sport qu'est la pratique du ballon ovale:

Je parlais donc football avant que de tenter discrètement et sans violence inutile votre conversion à l'ovalitude. Football, et partant de là footballeur: je me propose ici d'éclaircir un grand mystère, qui je le sais et j'ai les noms encore une fois, perturbe les nuits sans ivresse d'un grand nombre d'entre vous, et vouses. Mais qu'est donc devenu l'ami Barthez, le grand Barthez, le célèbre inventeur de la gigite (la gigite c'est quand sous la pression de l'évènement t'as les poils du cul qui s'agitent, pour les incultes) le seigneur des surfaces, le prince des sorties hasardeuses et l'icône des publicités mc donald.

Oui, qu'est il devenu?

Facile, Barthez,
mon chat l'a bouffé.

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