Blogborygmes

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 17 mars 2017

BlutchGode mit uns en revenant d’Avignon (ou la chanson de satin rose)

Pour une fois je vous la fait courte... Enfin, façon de parler parce que le sujet ne s'y prête pas spécialement et que si vous allez chercher toutes les références citées dans ce billet, vous en avez pour la soirée... et le reste de la nuit à ne pas dormir.

Lire la suite

jeudi 9 février 2017

Saoul-FifreVisa pour la Papoésie

Très jeune, la poésie m'a kidnappé. J'apprenais avec beaucoup de plaisir et de facilité les poèmes que l'on devait savoir "par cœur", très belle expression dont on a oublié le sens premier, "par amour", pour la galvauder dans le sens "ânonner par cœur", sans essayer de comprendre, comme un âne...

Le vrai poète s'exprime effectivement "par cœur", ou bien "de toute son âme", comme chantait Charles Trénet. Les mots ne sont pas filtrés par le cerveau avant de gagner la bouche ou la main. La poésie est de l'écriture automatique non édulcorée par des contingences sociales, politiques, commerciales, raisonnables, elle est l'expression de la liberté de l'individu, mais aussi de sa soumission à une inspiration, un génie qui le dépasse. Qui transgresse ces deux conditions est un parolier, un pondeur de textes, un pisseur de copie.

La 1ère fois que mes parents m'ont demandé quel métier je voulais faire quand je serai grand, j'ai répondu : "poète". Ils ont tiré une drôle de tronche. La seconde fois, j'ai répondu "cantonnier". Ils ont pas eu l'air plus jouasse. C'était sous l'influence du sketch génial de Fernand Raynaud, "Heureux !". La troisième fois, j'ai répondu "designer". Un grand silence a envahi la pièce. Autant vous avouer tout de suite que je n'ai jamais réussi à faire grimper mes capacités sur la côte pentue de mes ambitions. Le poème que je vais vous recopier n'a aucune légitimité à sa sélection. Il est un peu nullos, c'est vrai, mais allez, faites péter les vôtres, ça sert à ça, les commentaires ?

Jeannot, le fin fond des promoteurs, à 120 mètres de hauteur, visitait le caca qu'il avait fait construire pour ceux qui savent LÀ où il faut investir...

Jobard, le pauvre garçon d'ascenseur, à 120 mètres de hauteur, faisait le métier le plus con. Et c'est dur, de savoir qu'on est perçu comme l'un des plus cons...

Jonas ! Ha, Jonas, le martin-pêcheur, à 120 mètres de hauteur, filait gaiement dans l'air d'azur, à la recherche d'une truite aux mœurs pures...

JBX23(*), le martien venu d'ailleurs, à 120 mètres de hauteur, décidait de s'amuser à atterrir pour foutre la trouille, les glandes et la quinte aux brav's gars d'Paris...

Une particule composée de cellules, d'atomes et d'électrons vengeurs, à 120 mètres de hauteur, comme elle était en chaleur, fit se liquéfier un peu d'vapeur...

Wouah, l'été pourri d'sa mère !?!?

samedi 14 janvier 2017

AndiamoA l'ombre du figuier

Avant propos : Ce billet je l'ai écrit il y a quelques jours pour les impromptus littéraires Le thème imposé était :"à l'ombre du figuier". Du boulot pour Chauguise en perspective !''

TSSSS TSSSS TSSSS, dans l'air brûlant de ce mois d'Août, seulement troublé par les stridulations lancinantes des cigales, Pascal sommeille à l'ombre du figuier. Ce figuier planté une trentaine d'années plus tôt par Papet Emile.

Papet Emile, dans le village il ne parlait que de son figuier, si bien que les habitants pour se moquer un peu, mais davatange par galéjade le surnommait "Escartefigue" comme le personnage dans la pièce de Pagnol.

Elle est belle la bastide de Papet Emile, située dans l'arrière pays niçois. Depuis la fenêtre du second étage, on aperçoit la mer, sur la droite une sorte de grangette, et entre deux LE figuier. Chaque année il donne d'excellents fruits, que Mamée Célestine cuisait, sucrait afin de confectionner d'excellentes confitures, qui régalaient son "pitchou" comme elle l'appelait.

Papet est parti le premier, non pas le premier du mois ! Mais un treize Décembre, une mauvaise grippe, et Mamée n'avait que cinquante cinq ans au décès de son époux. Une gaillarde Mamée Célestine, qui aurait pu vivre cent ans, disent encore les gens du village.

Mais qu'est ce qui lui a pris à cette vieille folle, de partir avec ce saisonnier de malheur ? On les a vus bras dessus bras dessous, prendre le car de 6 heures, ce matin de Printemps, il y a tout juste 10 ans, lui portait un grand manteau marron, et un large feutre à la "Frédéric Mistral" ont certifié le peu de témoins qui les ont vus ce matin là, elle une robe à fleurs, et un caban bleu marine. Et depuis aucune nouvelles.

Pascal se réveille, s'étire, baîlle bruyamment, il jette un regard vers la grangette, dans laquelle en fouinant un peu on pourrait trouver une cantine en fer, contenant un vieux pardessus marron, et un feutre à larges bords.



Une figue encore verte tombe sur le sol...

- Tiens Mamée c'est pour toi, articule Pascal en tapotant la terre amoureusement.

lundi 9 janvier 2017

FrançoiseMon dernier coup de cœur.

MON DERNIER COUP DE COEUR Je me souviens d'un temps encore proche: les trains arrivaient à l'heure et desservaient la moindre contrée rurale à un prix abordable, on trouvait un travail salarié en quelques jours, on voyageait vers l'Inde en passant par la Turquie, l'Irak, la Syrie, l'Iran, l'Afghanistan et le Pakistan sans risque de sauter sur une mine ou de se faire kidnapper, au contraire: l'hospitalité locale laissait un souvenir ému aux routards. Les salaires augmentaient doucement mais régulièrement et l'impôt sur les sociétés était à 50% sans que celles-ci hurlent à la mort. Bref, l'avenir de ce passé devait forcément être radieux, puisqu'on produisait de plus en plus et de mieux en mieux, en travaillant de moins en moins. La diminution du temps de travail grâce aux gains de productivité était considérée comme naturelle, souhaitable et allant dans le sens du progrès. Tout ceci ouvrait la voie à d'intenses réflexions sur l'écologie, le nucléaire, le féminisme, la culture, les relations avec les pays pauvres... Dans les années 75/78, plusieurs milliers de réfugiés Chiliens ou Argentins fuyant les dictatures fascistes furent accueillis en France, tout comme 40 000 vietnamiens arrivés entre 1975 et 1990.

En 1989, le mur de Berlin tomba, le rideau de fer disparut et les goulags s'ouvrirent. C'était certain: désormais, nous allions être des européens partageant une joyeuse Auberge Espagnole et des citoyens heureux dans un village mondial où chacun circulerait librement et vivrait décemment dans un monde plus créateur de richesses que jamais.

Souvent je pense à ce passé pas si lointain et me demande: “Mais comment en est-on arrivé là aujourd'hui?” Là? Guerre en Irak, Iran, Afghanistan, Syrie, Lybie, Egypte, Yemen, attentats un peu partout dans le monde, retour du racisme, montée de l'extrême-droite, chômage et pauvreté dans de riches pays occidentaux, déliquescence des services publics, faillite de la Grèce, retour de l'esclavage en Afrique, en Asie et dans le 16è arrondissement de Paris avec les domestiques Philippines, peur de l'Autre, sentiment que l'humanité n'en finit pas de s'auto-détruire et de détruire la planète qui l'abrite...



Dans mon roman, “Jouer au monde”, je situais le commencement de cette déroute au milieu des années 80, décennie où l'argent cessa d'être un outil pour devenir LE but, où l'ex-communiste Yves Montand criait “Vive la crise”, où l'on nous vendait “la mondialisation heureuse” comme un monde merveilleux où l'argent des riches ruisselleraient forcément sur les moins nantis. Bernard Tapie devenait un héros national, tout comme les Golden Boys jouant à la Bourse avec l'argent des épargnants. J'avais l'intuition que ce monde globalisé autour de l'argent était dangereux, intuition que je n'arrivais pas à formuler assez précisément, avec assez d'arguments pour que mon intuition ne soit pas balayée par un cinglant: “ Tu serais pas un peu gauchiste, toi?” Or voici que j'ai découvert et dévoré le livre de Thomas Guenolé “La mondialisation malheureuse” ( First). Thomas Guenolé est professeur à Sciences Po et chroniqueur dans des magazines et radios diverses, ce qui ne l'emêche ni d'avoir de l'humour, ni d'être sérieux sans se prendre au sérieux. Les livres d'économie ne sont pas ma tasse de thé préférée, mais celui-ci m'a tenue en haleine trois jours de suite tant je jubilais à chaque page...

Facile à lire et empli de données chiffrées dont les sources sont systématiquement indiquées et vérifiables, son livre n'est pas un plaidoyer contre la mondialisation, mais une démonstration point par point et dans tous les domaines – économique, financier, social, politique – que cette mondialisation qui se prétendait heureuse et se révèle plus que malheureuse: désastreuse, n'est pas une fatalité, mais le résultat d'une idéologie parfaitement consciente. La mondialisation malheureuse creuse les inégalités et détruit méthodiquement les ressources naturelles de la planète de façon consciente, dans un but unique: toujours plus de profit financier concentré entre les mains de quelques-uns, qui de ce fait ont davantage de pouvoir que n'importe quel gouvernement.

Thomas Guénolé n'a pas écrit seul dans son coin, il s'est informé auprès de nombreux universitaires spécialistes de chacun des domaines qu'il aborde, ce qui rend son livre totalement crédible et argumenté. Pas à pas, il nous guide dans le mécanisme qui a créé le monde d'inégalités, de désastre écologique et de fortunes indécentes dans lequel nous vivons. Il aborde aussi un point sur lequel peu de gens insistent: le rapport de forces inhérent à une société basée non pas sur la solidarité mais sur la compétitivité et la compétition. Rapport de forces qui rend ridicule l'idée d'un contrat de travail “librement discuté” entre employeur et salarié, et rappelle que malgré tous les beaux discours, les hommes sont loin d'être tous égaux en droits et en libertés.

Au-delà de ce constat déjà fait ici ou là quoique avec moins de précision, l'intérêt de la démonstration est aussi que Guénolé donne, à chaque pas, des solutions pour sortir de ce qui n'est plus vivable. Il y a des alternatives, à tous les niveaux: actions individuelles que chacun d'entre nous peut adopter, décisions politiques- et là, voyez si les candidats à la Présidentielle sont côté mondialisation malheureuse ou économie humaine- et solutions au niveau des entreprises.

L'auteur conclut en analysant le cas de la Grèce et l'échec d'Alexis Tsipras à résister aux diktats de “la Troïka” malgré le soutien de son peuple. Là encore, rapport de forces: que pouvait faire un pays plongé dans la misère dont l'économie ne représente que 2% de la richesse de l'Union Européenne face à la puissance de la France et de l'Allemagne? En revanche, si dans un de ces deux pays un candidat qu'il appelle “altersystème” arrivait au pouvoir, le rapport de forces deviendrait favorable à un monde plus équilibré, plus humain, qui entraînerait d'autres pays dans une spirale vertueuse. Et il conclut: “J'espère que ce pays sera la France”. A nous d'y penser le 23 avril...

vendredi 11 novembre 2016

AndiamoDélire...

Etes vous prêts à ma suivre dans un petit délire ? OUI ? Bon OK on embarque...

Voilà nous sommes sur la planète B 612, un petit bonhomme nous observe à la lunette depuis un bon bout de temps, en 1989 il a vu de ses yeux vu, tomber le mur de Berlin! Incroyable, ce bon vieux mur âgé de 28 ans s' est écroulé comme ça d'un coup, ébranlé par le souffle de la liberté (c'est beau on dirait du Malraux... Entre ici Andiamo!)

Et puis toujours l'œil vissé à sa lorgnette, notre petit bonhomme entend et voit, un Riquet à la Houppe gesticuler comme morpion surpris par une dose de D.D.T !

Un mec qui ne Trump personne, veut ériger un mur, entre le Mexique et les Stèttes ! Un mur... pour un mec qui a fait fortune à Wall Street ça ne m'étonne guère, un petit hommage rétroactif œuf corse. Alors ce petit bonhomme nous trouve bien inconstants, et inconsistants aussi sans doute. Lui ça ne l'étonne guère ce vote extrême, on les a bien bernés les Ricains, les moyens Ricains, on les prive de leur boulot, les grosses sociétés échappent à l'impôt, et KI KI paye ? La middle classe !

En Europe c'est kif kif, les Rosbifs ont adopté le brexit, en France l'an prochain je parie pour l'élection d'un parti extrême, ça ne sera pas pire qu'avec les guignolos qui se présentent :

Le petit nerveux qui nous a enrhumés durant 5 ans avec ses effets de manches.

Fromage mou, le plus incapable de toute la 5 ème république, il a marié tout le monde... Sauf lui, pas con pèpère dans ce domaine.

Et enfin La Jupette ! Une pub vivante pour Panzani, ou Lustucru restons franchouillard. J'aime bien être franchouillard, un Ricain qui étend un drapeau étoilé dans son jardin, ça ne choque personne, il est patriuote, faite le avec un drapeau bleu, blanc, rouge, on vous taxe de "franchouillard", "américanouillard" ça n'existe pas ?

Allez, si c'est la blondasse aux dents longues, longues, longues, qui est élue l'an prochain, ne vous mouronnez pas trop, elle sera à la botte (aucune allusion aux nazillards) des banquiers ... Comme ti z'aut's dirait Dany Boon.

(ch'tiot crobard Andiamo)

vendredi 2 septembre 2016

FrançoiseDieu et la queue (rediff.)

Dieu examinait quelques-unes de ses créatures. Il était assez fier du kangourou avec sa poche sur le ventre et ses testicules en cuir fin et décida de ne l’implanter qu’en Australie, Tasmanie et îles voisines, rien que pour rendre jaloux les autres humains. Dieu avait compris avant tout le monde- normal puisqu'il était là avant tout le monde- la force du dicton « diviser pour régner ». Mais zappé le fait qu’en créant ensuite l’Homme à son image, il exposait l’univers à une application exponentielle de ce principe belliqueux pouvant mener à la Guerre des Etoiles. On a beau être divin on ne prévoit pas toujours tout… Le Créateur saisit entre ses augustes mains un de ces macropodidés- nom de famille du kangourou, signifiant « grand pied »- et le posa sur son établi où il se cassa illico la figure. "Y a quelque chose qui cloche là-dedans, j’y retourne immédiatement » chantonna Dieu en notant dans son carnet de croquis : « Penser à inventer Boris Vian ».

La réflexion divine fût courte mais bonne : il suffisait de doter le kangourou d’une queue suffisamment vigoureuse pour équilibrer l’animal, qui s’en servirait comme d’un trépied en posture statique, et d’un balancier pour la course, et de lui donner cette ineffable expression intellectuelle qui réjouit les âmes innocentes.

« La queue, voilà le secret ! » se dit Dieu à lui-même car il créait dans la solitude de son atelier et ne supportait pas qu’on le dérangeât. Adam et Eve jouaient à Dieu sait quoi (mais il ne le dira pas) dans le jardin d’Eden, tandis que le créateur peaufinait ses bestioles.

Dieu saisit ensuite le Castor qui avait une bonne tête avec ses dents du bonheur, et pris d’une inspiration soudaine lui offrit une queue en forme de raquette, idéale pour tasser la glaise avec les brindilles, ce qui incita illico le rongeur à construire ses barrages et terriers en s’aidant de ladite queue, preuve que si la fonction crée l’organe, l’inverse existe aussi.

Pour le cochon, dans lequel tout est bon, la queue ne posait aucun problème existentiel au Créateur qui se doutait que l’homme trouverait un moyen de la cuisiner et effectivement Dieu goûta et il dit que cela était bon. Même si une recette totalisant près de 1000Kcal par portion avoisine le péché mortel…

Par mesure de rétorsion face à un animal dont l'universalité menaçait de le concurrencer, le créateur le dota cependant d’une queue en tire-bouchon extrêmement énervante car totalement inutile dans cette fonction d’ouvre bouteilles, je ne sais si vous avez essayé, mais CA NE MARCHE PAS !

Il restait sur l’établi moult modèles de queues : queue en panache pour l’écureuil roux européen, queue en éventail du paon… Dieu bricola quelques instants, puis, n’y tenant plus, appela Eve. « Regarde, Eve, j’ai créé un animal très rigolo, je l’ai appelé le chien. – Rigolo, pourquoi ? interrogea Eve que le regard du caniche n’émouvait guère. –Tu vas voir : je le caresse, comme ça, et hop ! Il remue la queue. Je viens de créer une fonction totalement inutile, une queue qui remue quand l’animal est content : c’est unique, n’est-ce pas ? –Je n’en suis pas sûre, répliqua Eve avec un sourire si mystérieux que Dieu s’empressa de noter dans son carnet de croquis : « Inventer Mona Lisa. »

lundi 18 juillet 2016

Oncle DanLa horde sauvage

Ils sont entrés, se sont assis bruyamment et ont hurlé qu’on leur serve à boire.

Ils étaient bien une trentaine à avoir laissé leurs machines encore fumantes devant le petit café, des engins d’apocalypse, décorés sur le thème des pires monstres des mythologies les plus dévoyées.

Le chef de la bande était matelassé de cuir et criblé d’une clouterie rutilante agrémentée d’une impressionnante collection de pin’s publicitaires.

Il retira son casque intégral recouvert d’autocollants et le tendit à l’obséquieux crapaud eczémateux dont il était flanqué.

Sa crête de huron rouge et verte, libérée d’un long voyage, se redressa en frissonnant, et les multiples anneaux qui ornaient le pourtour de son oreille gauche cliquetèrent lugubrement.

Devant l’immobilisme de la serveuse pétrifiée de terreur, le monstre se leva et la fixa de son unique œil vivant au fond duquel brillait l’éclat fiévreux d’une haine définitive vouée à l’humanité toute entière.

Le reste de la bande retenait son souffle. L’air poussiéreux, aux relents de transpirations et d’hydrocarbures, était palpable.

Il se pencha lentement au dessus de la table sur laquelle était alignée une collection de bols blancs à l’usage incertain et articula en détachant chaque syllabe : « Et que ça sau-teu, ou je te sau-teu ».

Ce mot d’esprit provoqua un éclat de rire collectif et un réflexe de survie de la soubrette qui saisit le premier bol à sa portée et le remplit de bière pression.

A cet instant précis, traversant le rideau de perles qui servait de séparation entre le bar-tabac et l’épicerie-journaux-souvenirs-postes et dépôts divers contiguë, une éléphantesque patronne à la poitrine fellinienne et au regard chalumeau surgit avec des propos peu amènes pour cette bande de voyous, les abreuvant d’insultes et de moqueries sur leurs accoutrements ridicules, leur faiblesse d’esprit et leur virilité défaillante.

….

Le prince du macadam blêmit. Son œil de verre roula dans son orbite cependant que l’autre se fendillait de veinules rougeâtres. De toute évidence, les deux hémisphères de son maigre cerveau se livraient un combat sans merci dont l’issue dévastatrice ne faisait aucun doute.

Il était sur le point d’exploser lorsque P’tit Pierre, au bord de l’apoplexie, entra en hurlant qu’on leur volait leurs bécanes.

La horde s’évanouit en moins de dix secondes pour se lancer dans une course poursuite jusqu’à l’autre bout du monde.

Le nuage de poussière mit beaucoup plus de temps à disparaître.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 >