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jeudi 30 novembre 2017

AndiamoBillet à la sauce piquante.

Préambule : Ce texte je l'avais écrit pour les impromptus littéraires, il y avait des contraintes, les voici :

-Acupuncteur

-Dans un salon de beauté

-Un caleçon

-Après la venue d'un gendarme dans le quartier

-Un coup de fil anonyme.

Et démerde toi avec ça !!!

Athanase Deté, se lève comme chaque jour à sept heures, s'étire, baîlle bruyamment, puis de son pas traînant se dirige vers l'étroite fenêtre de son studio niché au sixième étage du 16 de la rue des Abbesses, une moue dubitative : il pleut encore !

Il se prépare son "Nescafé" quotidien, pas trop de poudre, Athanase est pingre, il préfère voir gonfler son bas de laine plutôt que de se faire plaisir, un vieux garçon, qui chaque jour passe devant les prostiputes qui tapinent en bas de chez lui, elles lui ont souvent proposé la botte, mais lui plus par radinerie que par timidité, n'est jamais "grimpé" !

Autrefois il y a bien longtemps il avait exercé la profession d'acupuncteur, il louait pour se livrer à son activité professionnelle un petit local au 13 de la rue du Mont Cenis, pas très loin, une petite balade quotidienne pour s'y rendre, dans ce Montmartre qu'il affectionnait tant.

Après une (très) rapide toilette, un brossage de dents plus symbolique qu'efficace, il ouvre le grand tiroir de la commode en chêne ciré, et en sort une poupée de chiffon, une poupée du genre "vaudou", à côté une longue boîte en bois, un couvercle à glissière comme les plumiers des écoliers d'autrefois ferme le précieux coffret. Précautionneusement il tire le couvercle, une vingtaine d'aiguilles fines comme des dards de guêpes, et longues d'une dizaine de centimètres sont présentes, elles sont faites d'or !

Délicatement Athanase en saisit une, puis prenant la poupée de l'autre main, enfonce l'aiguille dans l'épaule... Au même instant chez Capucine, le salon de beauté du Boulevard Haussmann dans le très chic neuvième arrondissement, Vanessa la préposée aux soins esthétiques, pousse un cri tout en portant la main à son épaule droite, Madame Riboulet de Valombreuse à laquelle elle fait le maillot pousse également un cri horrible, dans son geste, Vanessa (de son vrai nom Germaine, mais pour un salon d'une telle classe, un blase pareil ça n'était pas possible) vient d'arracher une touffe de poils pourtant solidement implantée sur la noble foufoune de Madame Riboulet de Valombreuse !

Bien sûr Athanase n'imagine pas les conséquences inouies et inespérées de sa petite vengeance, Germaine (alias Vanessa) perdra sa place bien entendu, s'il avait su il en aurait éprouvé davantage de satisfaction, mais après tout elle l'a bien cherché, car figurez vous que trois mois auparavant ...

Traînant son ennui du côté des galeries Lafayette au moment de Noël, il avait malencontreusement croisé la trajectoire de Germaine (alias Vanessa) distrait comme il l'était, il ne l'avait pas vu, car il admirait à cet instant précis une vitrine animée des galeries Lafayette, justement.

Germaine avait chuté, un mec s'était précipité pour lui porter secours, et avait sévèrement enguirlandé Athanase devant les badauds agglutinés, allant jusqu'à le traiter de pédé ! Lui !

Discrètement, Athanase après avoir fait semblant de s'éclipser, les avait suivi, il apprit plus tard que l'homme n'était autre qu'un gendarme en goguette de passage dans le quartier, qui avait flairé la bonne aubaine en portant secours à l'accorte Germaine (alias Vanessa), puis en l'accompagnant jusqu'au salon de beauté, espérant un furtif de porte cochère ! C'est ainsi que notre acupuncteur avait repéré l'endroit où officiait Germaine (alias Vanessa).

Seul luxe que se permettait Athanase, le téléphone, un vieux bigorno à cadran circulaire, les gros tout gris tout moches, cadran que l'on fait tourner avec l'index... (Mais si t'as connu, un p'tit effort de mémoire) ! On ne l'appelle jamais, mais lui adore balancer des coups de grelots anonymes, et il y a vingt ans, aucune chance d'être repéré.

Un jour alors qu'il passait devant chez Michou, rue des Martyrs, un grand con maquillé comme une drag queen, le bouscule du haut de ses pompes à talons d'une quinzaine de centimètres de haut, il le traîte de "nabot" ! Certes Athanase n'est pas très grand 1 m.69 quand il monte sur une brique, mais tout de même, de là à le traiter de nabot !

Renseignements pris, cette grande folle n'est autre que "Zaza" qui imite entre autres Sylvie Vartan, à la perfection c'est vrai !

A traîner dans les bistrots de la place des Abbesses, il a appris que Zaza s'appelait en fait Roger Cagolle, un ancien docker de Marseille qui en avait chié des boules de pétanque afin de perdre son accent. Qu'importe il allait payer lui aussi.

Samedi soir, neuf heures, chez Michou la salle est pleine à craquer, on dîne avant le spectacle, les serveurs ne sont autres que les artistes qui tout à l'heure feront le show, l'ambiance est bon enfant, simple, pas guindée du tout.

Dix heures trente, les tables ont été débarrassées, sur scène les "Michettes" entonnent l'hymne de chez Michou :

Quand j'étais petit, on m'appelait Mimi

Plus tard quand j'ai grandi, on me nomma Chouchou

Un beau jour j'ai choisi, ni Chouchou, ni Mimi

Je n'ai plus qu'un nom, pour vous, moi c'est Michou...Etc.

Les numéros défilent, plus époustouflants les uns que les autres, enfin Michou en personne, lunettes assorties au costume bleu bien entendu, annonce dans un sourire jusqu'aux oreilles : "la grande Zaza"

Epoustouflant ! On jurerait Sylvie Vartan en personne qui s'avance sur scène, bien sûr Zaza ne chante pas, c'est une bande son qui diffuse "ce soir je serai la plus belle", Zaza (alias Roger Cagolle) est gracieux comme Sylvie, c'est incroyable.

Dans son tout petit logement de la rue des Abbesses, Athanase qui connaît par cœur le "timing" du cabaret, plante dans la partie charnue de la poupée vaudou à l'effigie de Zaza, l'une de ses aiguilles fine et longue, longue, longue. A quelques centaines de mètres de là, Zaza pousse soudain un cri horrible ! Arrache littéralement sa robe, porte le main à son fessier sous l'œil amusé des spectateurs qui s'aperçoivent alors que Zaza porte un caleçon blanc à pois rouges, comme celui de Belmondo dans "Le Guignolo" !

(Affiche "Le Guignolo" prélevée sur internet)

vendredi 24 novembre 2017

AndiamoCigarettes whisky et p'tites pépées...

Dieu est un fumeur de Havanes, même Dieu fume !!!

Je viens d'entendre que nos esprits illuminés veulent INTERDIRE la clope dans les films !!!

Je suis un ancien fumeur, comme pratiquement tous les hommes de ma génération, avec mon vieux pote nous parlions justement des compagnons qui fumaient lorsque nous étions encore au charbon.

Au bout d'un moment nous avons préféré nous souvenir de ceux qui ne fumaient pas, il n' y en avait pratiquement pas ! Sur quatre vingts copains que nous étions, peut-être une dizaine de "vertueux" (et encore) ne fumaient pas.

Alors vous imaginez Le Capitaine Haddock sans whisky "LOCH LOMOND" et sans sa bouffarde ? Lucky Luke désormais mâchouille un brin d'herbe... Quelle horreur ! Blueberry sans cigare tout comme Rastapopoulos, sans oublier Nestor Halambique qui dans le sceptre d'Ottokar allume une clope avec le mégot de la précédente... Etc.

Que dire de Brel, Brassens, Bogie, Monsieur Hulot (pas Nicolas), Ventura, Simenon sans sa knaup ? Impensable nan mais sans blague (à tabac, Saoul-Fifre), j'ai souvenir des vieux films en noir et blanc, "Touchez pas au grisbi" dans le quel Gabin et Ventura fument à qui mieux mieux, Bogie dans "Casablanca", le commissaire Maigret sans brûle gueule, Nestor Burma Léo Malet retire moi cette pipe que je ne saurais voir ! Et enfin Chauguise sans ses "boyards" papier maïs !!!

Je trouve agréable qu'on ne puisse plus fumer dans les établissements publics, déguster un bon plat aavec un "clopeur" à côté de soi c'était horrible. Mais de là à interdire même la vision d'un fumeur, c'est tout de même moins indécent que de voir un Trump ou un Macron nous bourrer le mou ! Non ?

Je vous ai dessiné quelques grands acteurs ou chanteurs, vous les reconnaitrez peut-être, imaginez les sans clope, ni pipe.

Galant mais point galeux, les Dames d'abord, MADAME Signoret, excusez du peu !

(ch'tiots crobards Andiamo)