Blogborygmes

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jeudi 22 février 2007

Tant-BourrinUne petite mélodie

Brian Rutton était le plus grand architecte du monde, le plus innovant, le plus audacieux. C'était, tout du moins, son propre avis. Hélas pour lui, celui de ses contemporains était légèrement différent : d'aucuns ne voyaient en lui qu'un tâcheron de seconde zone, les autres ignoraient tout simplement son existence, engoncé qu'il était dans un anonymat qui lui collait à la peau.

Et pourtant Brian ne rêvait, depuis toujours, que de célébrité. Les psychanalystes de bazar auraient pu dire de lui qu'il cherchait à compenser en permanence sa petite taille - un mètre soixante-deux sous la toise - par une débauche d'énergie entièrement vouée à faire de lui le meilleur dans la voie qu'il s'était fixée. Et cette voie était celle de l'architecture.

Durant les premières années de sa vie professionnelle, malgré ses efforts, tous ses projets innovants étaient restés dans ses cartons, faute d'un écho favorable du côté des décideurs et il avait dû subsister en faisant du tout-venant, en dessinant des cubes de béton comme il en fleurissait déjà des millions à travers le monde.

"Un concept, juste un bon concept, voilà se qu'il me faut", se répétait-il sans fin dans une amère litanie. Mais, hélas pour lui, il avait beau imaginer des bâtiments hélicoïdaux, trapézoïdaux ou patatoïdaux, il avait beau recourir à tous les matériaux, béton, verre, bois, rien n'y faisait. Et comme rien dans sa vie privée ne venait compenser ses échecs professionnels, Brian Rutton, au fil des ans, s'aigrissait.

Et puis il y eut le jour de l'idée. L'idée de sa vie. Comment celle-ci lui était-elle venue à l'esprit ? Brian n'aurait su le dire. Toujours était-il que l'époque était de plus en plus aux préoccupations environnementales, que les articles de journaux et les émissions télévisées se multipliaient sur la problématique de la sauvegarde de la planète, des économies d'énergie et du recyclage. C'est dans ce contexte particulier que la lueur avait jailli un matin dans son esprit.

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dimanche 11 février 2007

Tant-BourrinPitouk

Il était seul, affamé et complètement dépassé par l'effroi de ce qu'il lui arrivait. Il avait beau humer l'air alentours, aucune fragrance familière ne venait chatouiller son odorat et réchauffer son coeur. Submergé par le désarroi, il laissa échapper un long gémissement plaintif.

Quelle épouvantable détresse que d'être un chien perdu !

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dimanche 4 février 2007

Tant-BourrinAvec un extrême détachement

Urbain Tront passait toutes ses nuits à voler. Littéralement. Comme un oiseau. Mais un oiseau encore plus léger que l'air, un oiseau qui n'aurait eu ni plumes, ni chair, ni os, un oiseau immatériel.

A vrai dire, il ne volait pas vraiment : il ne faisait aucun geste, aucun effort pour se maintenir en équilibre sur le souffle des vents, il planait, il flottait, il lévitait. Et d'ailleurs, il ne faudrait pas dire "il", car nul n'aurait pu reconnaître Urbain Tront dans ce qui voyageait ainsi entre ciel et terre. Ce n'était pas vraiment lui au sens où on pourrait l'entendre, c'est-à-dire un être humain normalement constitué, assemblage matériel de molécules. Non, ce qui volait n'avait aucune consistance, aucun aspect visible, aucun existence.

Et pourtant, cela était.

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jeudi 1 février 2007

Tant-BourrinTribal dans le bastringue

Vous sentez que vous vous étiolez dans votre boulot ?
Vous êtes terriblement las des épaisses couches du vernis de la civilisation occidentale qui étouffent les vieux instincts immémoriaux tapis au fond de vos cellules ?
Vous souhaitez redonner corps à l'esprit d'équipe, à la fraternité de sang au sein de vos troupes ?
Vous souhaitez briser le carcan asphyxiant des conventions socio-professionnelles ?

Alors ce billet est pour vous !

En effet, nous sommes très fiers de vous présenter ici quelques trucs pour réinjecter, via les codes vestimentaires, un peu d'esprit tribal dans le monde du travail, et ce en utilisant tout simplement quelques accessoires banals présents dans tous les bureaux.

En avant pour la collection printemps-été qui va vite devenir le nec plus ultra en milieu professionnel...

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