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lundi 1 février 2016

AndiamoJehanne la pucelle.

Née à Domrémy, près de Fasollasido, Elle ne s'appelait pas du tout Jehanne d'Arc, mais de son vrai nom : Jeannette Trouchu.

Nan mais vous imaginez apprenant à l'école que Jeannette Trouchu, gardeuse d'oies dans l'évéché de Toul, alla trouver le bon Roi Carolus septième du nom, pâle successeur des valeureux Valois ? Tandis que Jehanne d'Arc, ça a de la gueule ! S'appeler De Gaulle quand tu es président de la France, ça aussi ça a de la gueule, mais Hollande ? Ca sent le faux derche, le félon, De Gaulle ça avait un côté pourfendeur, un côté Rambo ! Mais oui ! Hollande ça fait plutôt étal de fromager à Notre Dame des Landes, enfin je dis ça, je dis rien...

Un jour je vais voir débarquer les R.G, ils vont me coller triquard sur le net !

Donc v'là Jeannette Trouchu qui un beau matin confond acouphènes, et voix du Seigneur : "Jehanne il te faut brouter l'Anglois". Elle chourave le baudet de son voisin, et tel Sancho Pança s'en va sur les chemins de France, guettant un Anglois. Passant par Varennes (déjà) elle avise sur le bord du chemin un brave Tommie.

Alors elle se met en demeure de lui trousser la cotte de maille, et lui joue la flûte enchantée, ce bien avant la naissance de son compositeur ! Sus à l'ennemi (j'pouvais pas rater ça)! Hurle un serf mal embouché qui la bourrait... Pardon : qui labourait le gras sillon, la glèbe nourricière chère à Totor !

- Dégage la gueuse que je pourfendasse l'icelui, je t'ai vu l'Anglois lui mettre la main aux braies vilain quidam ! Qui te rend si hardi de lui troubler le pucelage ?

Puis d'un coup d'herminette il lui claqua le biscuit, le biscuit n'existant pas à l'époque, et pour ne point introduire un anachronisme (à défaut d'autre chose), on va dire qu'il lui pourfendit le crâne.

Pour un Anglois trucidé une embrouille qui a duré cent ans ! Oui je sais je dérape, je divague, je refais un peu (beaucoup) l'histoire, il faut dépoussiérer parfois !

Elle chemina jusqu'à Chinon (changement à Raie au mur c'est pas stop ole), jouant afin de subsister du : instrument médiéval en 5 lettres : R.E.B.E.C , voilà c'est ça !

Et là premier miracle, elle s'avance parmi l'assistance, et reconnaît Carolus septine, alors qu'il s'est fringué non pas en "Gucci" mais en "Tati" !

On saura plus tard qu'elle collectionnait les vignettes offertes gracieusement par l'Auchclercroisement, de Vaucouleurs à partir de cent écus d'achats, et que sur l'une d'elles figurait la tronche de son King bien aimé... Comme quoi y'a pas de zazard !

Puis s'agenouillant devant son Seigneur, non point pour un rapport bucco-laryngé, mais pour une prière, je dis ça biscotte je vous vois venir, elle s'exprima en ces termes :

- Sa Sire, levez z'une armée j'en prendrai commandement !

- Toi ? Mais tu n'as jamais commandé quelconque : armée médiévale en 3 lettres : O.S.T... C'est ça !

- Saint Michel guidera mes pas vers la victoire.

- Saint Michel ? Les galettes, ou la place dans le VI ème arrondissement de Lutèce, à deux pas du Louvre résidence des Rois de France ?

- Que nenni Messire Roi, je veux dire l'Archange Saint Michel, celui qui a trucidé le "Léonoptérix Toruk" (voir Avatar).

- Soit Damoiselle je lèverai pour toi ost vaillant, gesticulant, braillard (sans peur et sans reproches) et dévoué !

- Majesté votre Sire est trop bonne, balbutia la pucelle tout estrancinée.

Après avoir enlevé Orléans où elle acquiert son surnom "la pucelle d'Orléans" elle vole de victoire en victoire, et fait enfin sacrer Carolus à Reims, soirée petits fours et roteuse...

Un évèque "Goret premier" louche sur la donzelle au cours de ce raout, et se la ferait bien reluire, Jeannette qui a le berlingot solidement enchâssé, se refuse au libidineux ecclésiastique...

Et c'est le drame : "oui, regardez c'est une envoyée de Baisse calbuth (Belzébuth en fait) un suppositoire de Satan, un succube... Une femme quoi "

Suite à un procès baclé, on la condamne au barbecue, en invitée d'honneur elle tiendra le rôle de l'entrecôte. Elle est morte dans d'atroces souffrances, j'explique :

Etant pucelle, elle manquait de tirage, la cheminée était bouchée, alors forcément, la combustion s'est faite plus lentement, beaucoup plus lentement.

Ses dernières paroles furent, et là les historiens divergent, et dix verges c'est beaucoup : "je rigolerais qu'il pleuve". ou "j'aurais pas dû pisser avant de monter".

Quelle triste fin tout de même, mourir avec le feu au cul quand on est pucelle !

(ch'tiot crobard Andiamo pour Blogbo)

mercredi 31 octobre 2012

Tant-BourrinLa très aventureuse vie du Chevalier de Tant-Bourrin et de son écuyer Saoul-Fifre (Chapitre XIX)

(lecture préalable des chroniques précédentes conseillée)

Où le Chevalier de Tant-Bourrin se mêle à la plèbe

XIIIème siècle après Jésus-Christ - Quelque part dans le Royaume de France

L'étrange équipage cheminait, dans une nuée de poussière soulevée par les sabots des montures, sur un mince chemin caillouteux qui serpentait dans la plaine, dans la chaleur ardente d'un automne médiéval tardif.

En tête, le Chevalier Hippobert Canasson de Tant-Bourrin, les épaules affaissées, la mine longue, triste et encore grêlée de morve séchée depuis sa dernière aventure, l'aura définitivement en berne, chevauchait son blanc destrier, rythmé par le clinquement sinistre de son armure déstructurée.

Derrière, doucement bercé par le pas zigzaguant de sa bourrique miteuse et alcoolique, son écuyer Saoul-Fifre, la face plus rubiconde que jamais sous les effets du soleil et de la mauvaise vinasse, un sourire béat et légèrement baveux aux lèvres, auréolé d'une myriade de mouches plus flamboyante que jamais, dormait du ronflement du juste.

Mais le Chevalier, depuis quelques heures, était soucieux, comme en témoignait l'infime tic nerveux qui lui faisait battre la paupière gauche toute les demi-secondes. Sa chevauchée vers de nouvelles aventures emplies de veuves et d'orphelins à secourir - même si, avouons-le, sa foi et son ardeur commençaient à se lézarder méchamment - était de plus en plus ralentie par d'autres véhicules : chevaux, carrioles, chars à bœuf, charrettes à bras, etc.

Au début, il put se faufiler entre les obstacles (la mule zigzagante de Saoul-Fifre fit d'ailleurs merveille dans cet exercice), n'hésitant pas à doubler en passant sur le bas-côté. Mais bientôt cet échappatoire lui fut interdit, car le chemin s'urbanisait, hérissé de chaumières de plus en plus nombreuses et rapprochées.

- Par la malepeste ! Mays que ce passoit-il doncques ? On n'avansçoit qu'au pas d'une tortue !
- Rrrrrr.... zzzzzz.... rrrrrr.... zzzzzz...
- Espèsce de résydu d'escuyer, je te parlois !
- Rrrrrr.... zzzzzz.... rrrrrr.... zzzzzz...

BLONK !

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lundi 19 septembre 2011

Tant-BourrinLa très aventureuse vie du Chevalier de Tant-Bourrin et de son écuyer Saoul-Fifre (Chapitre XVIII)

(lecture préalable des chroniques précédentes conseillée)

Où le Chevalier de Tant-Bourrin avance masqué

XIIIème siècle après Jésus-Christ - Quelque part dans le Royaume de France

L'étrange équipage cheminait cahin-caha, tout empoussiéré de volutes terreuses que le pas de leurs montures arrachait au chemin sec et caillouteux, sous les dards puissants d'un soleil médiéval.

En tête, l'écuyer Saoul-Fifre somnolait comme un bébé, bercé par les zigs et les zags de sa bourrique miteuse. Enfin, pour être plus précis, comme un bébé qui aurait ingurgité une bonne douzaine de pintes de mauvaise vinasse. Autour de sa face rubiconde et joviale, les mouches vrombissantes lui faisait une aura mordorée.

Derrière, loin derrière, le Chevalier de Tant-Bourrin, l’œil inquiet d'un lapin pris dans la lumière des torches, le col de son armure déstructurée relevé, la visière de son heaume-melon baissée, la tête entrée dans les épaules pour mieux se camoufler, laissait à son écuyer le soin d'ouvrir la route, par crainte de croiser le moindre gueux hilare, suite à sa dernière aventure. Son aura de gloire semblait définitivement en berne.

Soudain, Hippobert Canasson de Tant-Bourrin, pensif depuis un bon moment, sembla pris d'une soudaine résolution, fit stopper net sa monture et dit :

- Cela suffisoit ! Les miennes aventures s'arrestoient icy-mesme !

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dimanche 5 juin 2011

Tant-BourrinLa très aventureuse vie du Chevalier de Tant-Bourrin et de son écuyer Saoul-Fifre (Chapitre XVII)

(lecture préalable des chroniques précédentes conseillée)

Où le Chevalier de Tant-Bourrin accède à une grande renommée

XIIIème siècle après Jésus-Christ - Quelque part dans le Royaume de France

L'étrange équipage cheminait, misérable et pathétique, sur un chemin tortueux tout en cailloux et en poussière, dans la chaleur épaisse d'un printemps médiéval qui virait à l'été.

En tête, le Chevalier de Tant-Bourrin, un œil pointé sur l'horizon à guetter une hypothétique cause à défendre et l'autre perdu dans le vague de l'introspection, la face allongée, le dos plus voûté que jamais, les épaules touchant presque terre, chevauchait son destrier d'un blanc de plus en plus douteux, l'aura en berne.

Derrière, son écuyer Saoul-Fifre, les yeux mi-clos, le teint rubicond, un sourire satisfait rivé aux lèvres, l'estomac empli à ras de mauvaise vinasse, se laissait aller à une douce somnolence, bercé par le pas de sa bourrique miteuse et par le doux vrombissement de l'aura de mouches qui l'enveloppait telle une couverture.

Pour retrouver le confort de ses siestes à dos de bourrique, l'écuyer avait dû faire montre de patience : effacer de l'esprit de sa bourrique les souvenirs du dressage de l'éthylo-maître n'avait pas été une mince affaire. Mais l'enjeu était de taille et Saoul-Fifre avait tout essayé, jusqu'au jour où il avait surpris sa mule en train de laper le contenu d'un outre de vinasse qu'il avait, à son grand dam, laissé choir : elle semblait appréciait la chose, et pas qu'un peu ! Et visiblement satisfaite de son dépucelage alcoolique, la bourrique, faisant fi de tous les préceptes qui lui avaient été inculqués, se mit à trottiner gaiment. Un peu en zig-zag, certes, mais à trottiner quand même.

Depuis, Saoul-Fifre avait recouvré la joie de vivre et de roupiller discrètement sur le dos de sa monture. Il lui fallait juste - même si cela lui en coûtait - partager de temps à autre un peu de sa vinasse avec sa bourrique. "Bah, se disait-il, douze lytres au cents lieues, cela restoit raysonnable comme consommatyon !"

Mais si la face de l'écuyer irradiait le bonheur, on ne pouvait pas en dire autant de celle de son Maître : elle paraissait avoir été modelée dans la glaise du tourment et du mal de vivre. Il faut dire que sa soif du nectar de la gloire n'avait jusqu'à lors eu que le vinaigre cuisant de l'échec pour s'étancher.

Le Chevalier de Tant-Bourrin poussa soudain un immense soupir, tira sur les rênes pour arrêter sa monture et déclara d'une voix solennelle et glacée : "cela suffisoit, la nostre erransce s'arrestoit céans !"

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dimanche 23 janvier 2011

Tant-BourrinLa très aventureuse vie du Chevalier de Tant-Bourrin et de son écuyer Saoul-Fifre (Chapitre XVI)

(lecture préalable des chroniques précédentes conseillée)

Où le Chevalier de Tant-Bourrin fait une concession

XIIIème siècle après Jésus-Christ - Quelque part dans le Royaume de France

L'étrange équipage cheminait, piteux et grelottant, sous la pluie glacée d'un rude hiver médiéval.

En tête, le Chevalier de Tant-Bourrin, l'œil terne, perdu dans de folles pensées, les épaules affaissées, arborant une face longue de trois coudées, chevauchait dans le tintement métallique de son armure déstructurée, l'aura plus en berne que jamais.

Derrière, bien loin derrière, son écuyer Saoul-Fifre, dont l'aura de mouches semblait à son apogée, s'escrimait péniblement à tirer derrière lui tout son bardas ainsi que le petit nécessaire de voyage du Chevalier.

Couvert de sueur et de gouttes de pluie mêlées, il haletait, rageait, ahanait, soupirait, au bord de l'apoplexie. Il faut dire que le nécessaire de voyage d'un Chevalier, en ces rudes temps moyenâgeux, pesait son poids, ne serait-ce que parce qu'il comprenait - entre autres ! - une enclume pour les petits travaux de raccommodage sur les armures. Et si Saoul-Fifre en était réduit à jouer les bêtes de trait au lieu de se laisser, comme à son habitude, mollement porter par sa vieille bourrique miteuse, c'est que ladite bourrique n'était plus : elle avait fini par succomber, victime d'une crise cardiaque, sous l'ardeur des assauts du Chevalier.

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dimanche 5 avril 2009

Tant-BourrinLa très aventureuse vie du Chevalier de Tant-Bourrin et de son écuyer Saoul-Fifre (Chapitre XV)

(lecture préalable des chroniques précédentes conseillée)

Où le Chevalier de Tant-Bourrin retrouve goût à l'amour

XIIIème siècle après Jésus-Christ - Quelque part dans le Royaume de France

L'étrange équipage cheminait, misérable et frissonnant, dans la froidure d'un hiver médiéval qui semblait ne jamais devoir prendre fin.

En tête, le Chevalier de Tant-Bourrin, passablement éprouvé par ses dernières aventures, le regard comme fou, la face agitée de tics nerveux, le dos voûté, chargé de toute la misère du monde, bringuebalait dans son armure de plus en plus déstructurée, l'aura définitivement en berne.

Derrière, loin, loin derrière, son écuyer Saoul-Fifre, dont l'aura de mouches flamboyait dans l'aube naissante, cahotait au rythme du pas de sa bourrique, l'air inquiet, visiblement aux aguets.

Il faut dire que les relations du Chevalier et de son serviteur s'étaient légèrement refroidies depuis leur toute dernière péripétie. Entendez par là que le Chevalier, désormais amputé de la Dame de ses pensées, la gente mais un peu trop leste Calcinée du Grozosiau, n'avait plus qu'un seul but : attraper son écuyer, l'étrangler proprement, le passer au fer de son hachoir qui chante, en faire de une bouillie informe et la donner à manger au premier chien errant venu.

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lundi 11 février 2008

Tant-BourrinLa très aventureuse vie du Chevalier de Tant-Bourrin et de son écuyer Saoul-Fifre (Chapitre XIV)

(lecture préalable des chroniques précédentes conseillée)

Où les aventures du Chevalier de Tant-Bourrin prennent une dimension mythique

XIIIème siècle après Jésus-Christ - Quelque part dans le Royaume de France

L'étrange équipage cheminait, tout engadoué et misérable, sous les sombres nuées d'un ciel pluvieux.

En tête, le Chevalier de Tant-Bourrin, dos voûté, tête basse, l'aura définitivement en berne, chevauchait tristement la bourrique miteuse de son écuyer, son blanc destrier lui ayant été confisqué lors de ses dernières aventures. Il avait rêvé d'un avenir brillant et ne récoltait qu'un présent brayant.

Derrière, son écuyer Saoul-Fifre, entièrement tacheté par les projections de boue des sabots de la bourrique ainsi que par ses déjections (celles de la bourrique, pas celles de Saoul-Fifre), marchait d'un pas las, tout piteux d'avoir dû laisser sa monture au Chevalier et tout auréolé d'une indéfectible aura de mouches.

Et, chemin faisant, l'écuyer réfléchissait dans la tripaille de son crâne. Il en arrivait à la conclusion que, tant que son Maître ne serait pas casé avec femme et lardons, leur errance perpétuelle continuerait sans fin. Or l'errance perpétuelle, ça va tant que l'on peut tranquillement cuver son vin en roupillant sur le dos d'une bourrique qui avance toute seule. Mais s'il s'agit de crapahuter derrière la dite bourrique, c'est beaucoup moins drôle.

Mais comment faire ? Tant que le Chevalier n'aurait que sa Dame Calcinée du Grozosieau en tête, peu d'espoir : celle-ci était comme en léger froid avec lui depuis quelques broutilles passées. Non, assurément, il fallait lui trouver une autre Dame de ses pensées, mais plus facile à dire qu'à faire...

Le visage de l'écuyer s'éclaira soudain : il venait d'avoir subitement une idée géniale ! Légèrement aidé, il est vrai par une affiche parcheminée publicitaire 4x3 plantée sur le bord du chemin.

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