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mercredi 2 mai 2007

Tant-BourrinJe n'ai pas envie de faire de billet





samedi 14 avril 2007

Tant-BourrinLes grosses têtes

Qui a osé dire que les Blogbos avaient chopé la grosse tête, hein ?





Photos shootées le 7 avril 2008
à "Incredible India", au Jardin d'acclimatation à Paris.
Et ça dure jusqu'au 8 mai 2007.





Deux petites précisions :

  • à l'heure où vous lirez ce billet, je serai en goguette dans mon Sud-Ouest natal. Je ne pourrai donc pas réagir à vos commentaires avant quelques jours. Patience !
  • oui, c'est un billet de remplissage, ET ALORS ?

vendredi 13 avril 2007

Saoul-FifreLe Dedans et le Dehors

Il s'agit d'un concept inventé par Lanza del Vasto, et en usage au sein de la Communauté de l'Arche. Le Dedans de quelqu'un, c'est sa personnalité intérieure, ce qu'il a dans le ventre, ce qu'il croit, ses valeurs... Son Dehors, c'est son look, son apparence. Selon Lanza, il convient que le Dehors soit l'expression du Dedans, qu'à une force de caractère corresponde une tenue impeccable.

À une soirée autour du feu, où Lanza nous avait régalé de sa "Légende de Saint Christophe", long poème déclamé et rythmé au tambourin, une jeune stagiaire s'avança au centre du cercle et nous dit un poème de son cru qui parlait des liens passionnés qui l'unissaient au barbu stigmatisé. À la fin, un des Compagnons de l'Arche se pencha vers un de ses collègues et lui murmura : "Son dedans vaut mieux que son dehors", et je me fis in petto la réflexion que tous les goûts étaient dans la nature, et que cela était bel et bon, car ainsi tout le monde avait une chance de trouver chaussure à son vié.

Moi, la petite brunette poétesse, je la trouvais bien gironde avec son jean moulant et son tee-shirt laissant deviner ses œufs d'autruche au plat. Son Dehors, j'y serais bien rentré dedans, mais je préférais qu'elle me laisse en dehors de son Dedans, ne me sentant pas de taille devant la grosse épine charismatique du qui a cru s'y fier.

Mon dehors, je ne crains pas de le dire, je m'en suis toujours désintéressé. Jusqu'à l'adolescence, ma mère ayant la haute main sur mon aspect extérieur, j'arborais un look classique, simple mais digne : chemise, pull ras de cou, pantalon à pli, et elle m'envoyait à rythme fixe me faire raccourcir les tifs chez un professionnel du ciseau. Ce jour là, j'avais environ 14/15 ans et je bavais devant la vitrine d'Au Vieux Campeur, à Bordeaux, dans l'uniforme sus-décrit. Pour ceux qui ne connaissent pas, le trottoir ne fait pas plus de 40 centimètres, devant le Vieux Campeur. Arrive en face de moi un prolo, l'archétype, le prolo-mannequin de base, la gapette vissée sur le crâne, petit, rond, voûté, toute la fatigue du monde sur le visage, et, cerise sur le gâteau, tenant à la main un tout petit sac de sport, du genre qui se ferme en tirant sur une ficelle qui coulisse dans des œillets, qui devait contenir sa gamelle de midi.

Le trottoir étant trop étroit, la politesse eut voulu que j'en descende pour laisser le "haut du pavé" à plus âgé que moi, oui, je n'ai pas reçu une éducation de racaille, moaaa, mais il fut plus rapide, sauta dans la rue, et en me croisant m'asséna un coup moral d'une force extraordinaire. Sans élever la voix, sans agressivité, d'un ton plutôt plein de regret, de déception, il me lança distinctement : "Fils de bourgeois".

Et il fila sans se retourner.

Je trouve qu'il est bon que quelqu'un d'extérieur vous renvoie votre image ainsi. Sur le moment, j'ai été knocked out : j'étais fils de paysan récemment débarqué à la ville, ma veuve de mère faisait des ménages pour nous nourrir, je ne me voyais pas trop dans la peau d'un bourge ? J'étais hyper vexé, en plus, car nous avions "Les bourgeois" de Brel dans nos vinyles, et je me retrouvais associé à ces notaires ridicules ! Mais ce gars a eu, sans le savoir, une influence énorme sur mon avenir. J'ai entamé une réflexion sur le paraître et l'embourgeoisement. Compris que ce n'était pas une question d'argent mais plutôt de sclérose intellectuelle, de posture méprisante, d'acceptation de l'existence de classes. Autant dire tout de suite que je n'ai pas adopté l'attitude de mon prolo déclencheur de prise de conscience. Mais mon premier boulot a été l'usine, j'ai connu le paiement au rendement, le travail a la chaîne, et, moi qui ne connaissais pas les ouvriers, je me suis régalé. J'étais plus à l'aise à beugler des chansons à boire avec eux dans un bal popu qu'à un apéritif dînatoire pincé entre cadres supérieurs grignotant les 2/3 canapés par convive, pas plus, car ils viennent du traiteur le plus cher de la ville...

Bien plus tard, j'ai connu un peu la même expérience. J'aime les vêtements en coton, agréables à porter, et on m'avait donné une chemisette kaki que j'avais adoptée et que je portais quasi en permanence. Elle avait des poches de poitrine, c'était pratique. J'habitais en Ariège à la grand époque où les hippies l'avaient envahie et y vivaient dans des tipis, des huttes gauloises ou les premières maisons solaires et un soir, pour un anniversaire, je fus invité dans une communauté voisine. Plutôt timide, je regarde plus que je ne parle, et cette attitude réservée, sans doute interprétée comme une critique de leur mode de vie, fit qu'une des nanas s'en prit à ma chemise, qu'elle qualifia de "militaire", et qui voulait que je l'enlève, et tout... Pour l'insoumis au service national que j'étais, ça fout un choc, aussi, mais surtout de voir de soi-disant libertaires voulant m'empêcher de porter ce que je veux !

Je n'ai vraiment pas de succès, et dans tous les milieux, avec ma façon de m'habiller.

jeudi 15 mars 2007

Saoul-FifreMarc Bellanger

C'est une honte !

Il n'y a pas une photo des œuvres de Marc Bellanger sur Internet ! À part celle que j'ai publiée sur Blogborygmes, et qui n'est pas sa meilleure. Et à ce sujet, précisons que "la main verte" n'est pas de lui mais de votre serviteur.

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samedi 10 mars 2007

Saoul-FifreDemande à la poussière

C'est la 1ère fois qu'Eliane vient à la maison. Ma fille l'a rencontrée chez une amie, a sympathisé et l'a invitée pour le week-end. Une jeune fille bien polie, cette Eliane, quoiqu'un peu timide. Son père nous l'a emmenée, a un peu tiqué sur nos voitures pouraves, sur le merdier hétéroclite entassé devant la maison et sur ma tronche d'évadé de l'asile, un peu comme Pascal , mais en plus bedonnant et hirsute. Il est reparti en lançant à sa fille un sibyllin "Tu me téléphones dès que tu veux rentrer". Et elle est restée là, silencieuse, les bras croisés sur son sac, sur le pas de la porte.

Je lui dis : "Zoé est chez sa grand-mère, à côté, je vais lui téléphoner et lui dire que tu es arrivée. Je savais que Zoé attendait des amies, mais toi tu n'es jamais venue ici, je me trompe ?"

- "Non". Elle regarde autour d'elle, un peu terrorisée par les piles de revues en déséquilibre, tous les bibelots, les trucs, les outils, les alignements de livres, de statues, de bouteilles, de vêtements, de tableaux, toute notre frénésie, nos tentatives de cacher notre peur du vide... et par notre chienne Caillera qui lui renifle le cul.

Zoé arrive enfin , lui fait la bise et se dirige vers l'escalier, pour monter dans sa chambre.

Eliane ne bouge pas, et demande d'une petite voix : "Est-ce que je dois enlever mes chaussures ?"

Et mon second fils, qui est en train de goûter sur la table du coin cuisine, c'est à dire de se barbouiller la gueule de chocolat chaud à l'aide d'une tartine de pain, et qui n'avait rien dit jusque là, lui lance :

- "Putain, t'as peur de rien, toi ! T'as pas vu comment c'est crade par terre, chez nous ?

samedi 3 mars 2007

Saoul-FifreProjet Couderc

Bon j'explique le jeu de mot du titre car étant de la génération vieux con, je crains qu'il ne soit pas apprécié à sa juste valeur par la génération montante, faisant allusion à une personne décédée et oubliée de la mémoire des Hommes : Roger Couderc, un journaliste sportif spécialisé en rugby, qui a quand même sévi à Stade 2, ce qui ne nous vieillit pas trop, puisque l'émission existe toujours. Certains affirment qu'il était tellement vieux qu'il avait été marié à Simone Signoret qu'on appelait "La veuve Couderc" pour cette raison, mais ce sont des méchants jaloux du beau corps des sportifs

En fait, Couderc est un nom très courant du centre de la France, car dans ces contrées reculées où la culture a du mal a se faufiler, c'est ainsi qu'on appelle une de ces inventions géniales de paysan, bien gambergée, pratique et économe d'énergie et d'effort. Ha c'est pas un de nos énarques qui aurait imaginé le couderc ? Bien trop efficace, le couderc ! Ça marche tout seul, c'est un peu le mouvement perpétuel qui n'existe pas, paraît-il, que moi qui n'étais pas scolaire pour un sou, je dis que c'est la Vie, tout simplement, le mouvement perpétuel !

J'ai jamais vu la Vie se mettre en grève ou en arrêt maladie, et pourtant je la quitte pas des yeux.

Le couderc, en fait, j'accélère un chouia car votre impatience est palpable, ho mais ho, on est pas payé aux pièces, sur Blogborygmes, on prend son temps, on le fait même durer, par plaisir, et puis si je vous raconte pas l'histoire du couderc cette fois, et ben ça sera le mois prochain, on va pas se prendre la tête entre les mains pour une bêtise pareille ?

D'un autre côté, j'ai rien d'autre de prévu, alors ?

Donc le couderc, mais j'aurais déjà fini si vous ne m'interrompiez pas tout le temps, c'est un verger, mais ce n'est pas qu'un verger, il est accoté à la ferme, ce qui est bien pratique pour qu'on ne te vole pas tes fruits, et puis un verger, il faut le désherber pour éviter la concurrence avec les mauvaises herbes, alors ben on le clôture avec du grillage à poules et on lâche de la volaille dedans, et qu'est-ce qu'elle fait la volaille, et bien elle mange l'herbe, elle mange la vermine, elle mange les œufs de mouches, et les fruits véreux qui tombent, et qu'est-ce qu'il lui faut d'autre, au verger, et bien oui : de l'engrais, et les fientes des poules, c'est-y pas bon pour les arbres ? En pratique, on lâche dans le couderc tous les animaux dont on dispose, les cochons, le cheval, la vache... Il est facile de les rentrer le soir puisque les portes du poulailler, du cochonnier, etc, donnent directement dans le couderc. Il est connu que les bêtes ne mangent pas leurs "refus", c'est à dire l'herbe qui a poussé sous leurs propres excréments, par contre ils ne rechignent pas à bouffer les refus des autres espèces, ce qui fait qu'avec pleins d'animaux différents élevés ensemble, il n'y a pas de refus...

Le couderc, c'est l'intelligence pré-énarchique, d'avant le haut fonctionnaire borné bruxellois européen, c'est l'exact contre-pied de la spécialisation, du recours aux traitements onéreux, aux engrais chimiques qui engraissent surtout les actionnaires des multinationales qui les commercialisent. Un exemple : les insectes piqueurs, prédateurs, vecteurs de maladie qui obligent l'arboriculteur "moderne" à des 20, 30, 40 traitements annuels, le propriétaire d'un couderc bien mené n'en entend pas parler. Où ces insectes hibernent-ils ? Au pied des arbres, la plupart n'étant pas très équipés pour les grandes distances, et au pied des arbres, qui les attend de patte ferme ? Les Jimmy Hen-dricks de la gratte, l'œil aux aguets et l'appétit féroce !

Vous l'avez compris, je rêve d'un couderc depuis longtemps. Le billet d'Ophise et celui (maladroit) qu'il m'a inspiré, ont peut-être été déclencheurs. Comme il reste encore quelques jours pour pouvoir planter des "racines nues", j'ai filé chez mon pépiniériste et je lui ai pris figuiers, pêchers, jujubiers, abricotiers, cerisiers, pruniers et les ai mis en terre et arrosés dans la foulée, car le racine nue sèche assez vite. Me rappelant la galère que ça avait été pour protéger nos amandiers des lapins, j'ai frappé un grand coup d'entrée. C'est pas qu'il nous reste trop de lapins avec les maladies qu'ils attrapent, mais un seul peut faire beaucoup de dégâts. Il me restait des drains d'un vieux chantier (tuyaux de PVC de 100, fendus latéralement), je les ai coupés en morceaux de 60 cm de long, et les ai enfilés sur les arbres (de simples tiges, à cet âge...). Je suis tranquille pour un moment.

Il reste plus qu'à mettre en chantier la clôture à poules, et leur maison.

Vivement la retraite !

lundi 26 février 2007

Tant-BourrinHalte à l'exploitation des enfants !


Si vous n'arrivez pas à écouter le fichier audio,
vous pouvez le télécharger ici

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