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mercredi 19 avril 2006

Saoul-FifreUn billet nul

Un de plus. J'ai beau me vautrer dans l'inintéressant, je n'arrive pas à obtenir de vous les insultes et le mépris que mon masochisme inné réclame. Le printemps s'installe, les jours rallongent, et avec eux, la durée du travail dans les professions libérales telles que l'agriculture. Les bourgeons gonflent, les rameaux se redressent, les fleurs mâles crachent leur pollen à jet continu et les allergiques compulsent frénétiquement la liste des villes garanties sans espaces verts. Et moi, de penser à ces ravissants petits nuages de poussière jaune si nécessaires à la reproduction des pins ou des cyprès, et ben, quand je rentre à la maison après mon dur labeur, çà me donne l'idée de m'en servir un, de "jaune"...

Tout en lisant la première revue qui me tombe sous la main. Ha ça, j'en lis des conneries ! Tout m'intéresse et j'ai même pas honte. Bon là, c'était un Figaro Madame, j'ai un peu honte sur les bords quand même, vu que c'est gratiné dessus-dessous, le Figaro Madame. C'est le Figaro "MADAME", si vous voyez ce que je veux dire, c'est ciblé "épouses de chefs d'entreprises", et la rédactrice en chef, elle pense exactement comme Le Lay, elle vend à ses annonceurs du temps de cervelle de linotte disponible...

Bon, l'article sur lequel je suis tombé, c'est une interview de Renaud Dutreil. Oui, je sais : je m'enfonce. Dutreil, vous imaginez ce qu'il peut avoir de passionnant à dire ? Rien, mais bon, des lectrices du Figaro Madame, c'est son créneau à lui, elles sont prescriptrices de votes, quelque part, depuis la dernière guerre ? Ça mange pas de pain de perdre 10 minutes à répondre à des questions cons, et ça peut rapporter gros, surtout si il leur envoie sa photo de bellâtre un peu retouchée... Allez, c'est parti, accrochez vos ceintures, c'est du lourd !

- À quel moment avez-vous été le plus heureux ?

- Le 10 novembre 1980 à 23 h 45, quand j'ai rencontré ma femme.

- Quel est votre premier geste du matin ?

- Passer la main sur le dos de ma femme.

- Votre mot favori ?

- Amour.

- Votre boisson préférée ?

- Le champagne.

- Quel est le prochain rêve que vous voudriez réaliser ?

- Devenir maire de Reims.

- Quelles sont les femmes de votre vie ?

- Ma femme Christine, ma fille Justine et ma mère.

- Que détestez-vous par dessus tout ?

- La courtisanerie.

- Votre hobby ?

- Ma femme.

Quelques confidences faites aux femmes, comme elle dit la journaliste... Ha c'est un métier, politocard ripoux !

jeudi 13 avril 2006

Saoul-FifreLa vérité si je mens sur Tant-Bourrin

Pfou, c'est une vraie drogue, ces Sudokus ! J'ai mon billet de ce soir à écrire et je n'ai pas réussi à m'extraire de cette emprise gluante et japonisante avant d'avoir glissé le dernier bon chiffre dans la dernière bonne case. Mais quoi de plus con que de boucher des trous, je vous le demande ? Enfin : ça doit nous renvoyer à des pulsions primaires profondes, pour que ce jeu nous excite à ce point. Sur çui-ci, le plombier est passé et les fuites sont colmatées. Bon, ça, c'est fait..., comme dit Twig à Twigos à chaque fin de partie. Mais tout ça ne me donne pas le début de la queue d'une idée à creuser.

Ce qu'il faudrait que je vous dégotte, c'est un truc qui fasse baver tout le monde, qui vous transforme tous en loups-garous de Tex Avery, avec le regard halluciné, le râle orgastique, les lèvres retroussées sur des gencives luisantes et turgescentes, et les dents tremblotant nerveusement sur une langue en élongation maximale...

Et bien, si j'en crois les questionnements fébriles que je reçois par mail ou par téléphone, je m'imagine bien un peu de quoi il faut vous causer ? C'est que ça y va, les interrogations avec l'air de ne pas y toucher, sur mon co-blogueur. Et que je te tourne autour du pot, et que je te fais des allusions discrètes, des promesses (je ne rentrerai pas dans le détail des promesses...), du chantage... Mais vous êtes de vrais groupis ! Je me fais vraiment l'effet d'être l'éclairagiste du groupe, que l'on drague pour se rapprocher un peu de la STAR.

Bon, allez, je craque : je vais vous révéler le "Mystère Tant-Bourrin" ! Je vous ai préparé un petit dossier, mais bon, que ça reste entre nous, si l'info sort de ce blog, j'ai les IP, hein ?

C'est que c'est du lourd, Tant-Bourrin ! Je prends des risques. Je pense qu'après cette traîtrise, les services secrets ne me laisseront plus tranquilles. Bon, c'est pas le MOSSAD, non plus, ya pas de quoi flipper ? En fait, si je me permets de cracher le morceau, c'est que je suis persuadé que personne ne me croira. La vérité est tellement énorme que ça ne peut même pas devenir une rumeur. C'est un peu ça la force du camouflage qu'il s'est concocté : il a créé son personnage sur le net en distillant au compte-gouttes quelques détails si éloignés de ce qu'il est dans la vraie vie que personne n'osera se ridiculiser en mordant à l'appât qui fait tomber dans le panneau qui fait se refermer le piège.

Et ça m'arrange. Tant-Bourrin va pondre une grosse connerie bien grasse dans les commentaires, tout le monde va rester dans le ton "Sacré Saoul-Fifre, il en sortira pas d'autres", et mon secret bien gardé enfin révélé au grand jour va finir en délire au taquet, et pourtant on est plus le 1er Avril !

Ce blog, c'est le défouloir de Tant-Bourrin. Avec le métier de ouf qu'il a, lui et ses collègues sont obligés d'avoir un exutoire. Certains vont voir des voyantes, d'autres vont se confesser, d'autres se faire fesser, fouetter ou injurier, enfin ils ont besoin d'un endroit où ils se LÂCHENT complètement, où ils oublient tous les mensonges qu'ils ont pu dire dans la journée... Le cas de Tant-Bourrin est encore à part puisque sur son blog il continue de mentir, mais au moins, là, c'est clair, on est prévenu que c'est de la bonne grosse vanne vaseuse, glaireuse, pétomaniaque. Ça pue, mais c'est franc : c'est une odeur de pourriture qui avoue ce qu'elle est, d'où elle vient, de la décomposition de quels aliments... On a envie de lui dire : Bravo, tes fuites de gaz attaquent les yeux, mais tu es derrière elles, tu les assumes avec courage, et ça c'est bien !

Parce que ce qu'il nous chie dans la vraie vie, je regrette, mais bon, c'est aussi dégueu, mais il y met du parfum autour, des mots fleuris, c'est que c'est un authentique poète, pourquoi vous croyez qu'il veut pas nous montrer ces anciens textes, hein ? Moi, le blog à deux, ça me va, j'arriverais sûrement pas à sortir un billet par jour, alors on continue comme ça... C'est qu'il en a plein d'autres, des blogs ! Vous pouvez par exemple aller , , , , , , , ou , vous avez le choix, si vous voyez ce que je veux dire ?

Comme je vous disais, ce qu'il fricote dans la journée, ça me plaît pas trop, je préfère très nettement son blog de la nuit, celui ou il se jette à l'eau de la dérision, sans tabous, sans certitudes, désarmé de pouvoir, mais avec la force de son humour...

Et vous comprenez peut-être mieux maintenant, quand il vous disait qu'il avait beaucoup de boulot ces temps-ci ?

mardi 6 décembre 2005

Saoul-FifreScout toujours...

... loin !

Comme ma menace de préavis de 46 jours de grève, si on me titillait sur le scoutisme, n'a pas impressionné pour un sou Matthieu , je me décide à crever l'abcès. D'autant qu'il en remet une couche le lendemain en nous révélant qu'enfiler un uniforme vide automatiquement le cerveau. Si Procrastin voulait bien nous apporter ses lumières sur ce problème de robinets mâtiné de vases communicants, il serait le bienvenu qB^)

Je considère la jeunesse comme un âge à part, rempli d'incomplétude. Qu'on adopte les opinions de ses parents ou qu'on prenne l'exact contre-pied de leurs idées, le processus est le même : on se positionne par rapport à d'autres, et on n'exprime pas quelque chose qui vient de soi. L'indépendance d'esprit, l'humour, le maniement d'idées abstraites ou d'opinions politiques demande "de l'âge" et s'apprend même avec assez de difficultés. Certains adultes n'y arriveront jamais. Alors des enfants...?

Quand j'ai débarqué à Bordeaux de mon Périguo, où notre plus proche voisin habitait à 1 km 5, j'étais un petit sauvage, solitaire, qui lisait beaucoup et qui crapahutait dans les bois le reste du temps. Nous étions une famille de catholiques pratiquants, nous connaissions nos "répons" par cœur, j'ai été enfant de chœur et j'ai fréquenté le milieu des aumôneries jusqu'à environ 17 ans. Tout ça était un peu brumeux dans ma tête, je ne me rappelle pas avoir jamais eu une vraie foi, il s'agissait plutôt de liens sociaux... Mais à 14 ans, quand je me suis retrouvé dans une grande ville sans connaître personne, aller aux scouts m'a semblé la continuité logique de ce que j'étais. C'était une activité "Nature" qui me permettait de sortir de la ville, j'y ai appris à camper, ce qui m'a beaucoup servi par la suite, on construisait des ponts, des tables, on faisait des jeux de pistes nocturnes (j'adore la nuit et j'ai un bon sens de l'orientation). On faisait la cuisine, on raccommodait nos vêtements, on menait une vie saine et active, c'était sûrement mieux pour nous que de rester "tenir les murs" dans la cité...

La "chemise rouge" des pionniers ne me plaisait pas beaucoup c'est vrai, mais on ne la mettait que pour les réunions et les cérémonies. Pendant les week-ends ou les camps, où nous nous salissions beaucoup, nous ne la mettions pas. Déjà à l'époque, le mouvement des scouts de France en avait un vieux coup dans l'aile au niveau orthodoxie Badenpowellienne. On ne parlait plus de BA et les chefs ne la ramenaient pas avec la morale et les grands principes. Il nous restait les feux de camps et les chansons d'Hugues Aufray. Très sincèrement, je n'ai jamais eu l'impression d'être dans un mouvement militarisé. On disait que les scouts d'Europe étaient plus fascistes, mais je n'en sais rien. Il y avait quelques rites de renforcement d'appartenance, comme le lever du drapeau scout, mais j'ai plus tard porté des banderoles rouges ou noires, ça relève du même désir de ne pas être seul. Ceux qui pensent que l'Anarchie, c'est de faire ce qu'on veut sans tenir compte des autres, n'ont pas tout compris. Il y faut le sens de l'auto discipline, de l'intérêt commun, de la rigueur et du respect. Tout celà s'apprend.

Avec l'âge, je me suis complètement débarrassé de ce besoin d'appartenir à un groupe, mais je suppose qu'à l'adolescence, on est moins sûr de soi (je venais de perdre mon père), et que ce passage est presque obligé ? À la même époque, j'ai fait du bénévolat avec Frères des hommes, qui est une petite association d'aide au Tiers-monde très honnête, très efficace en profondeur car basée sur le principe "je t'apprends à pêcher plutôt que te donner du poisson...".

Quand à cette chemise rouge scoute, ce fut mon dernier contact corporel avec ce qui était indubitablement un uniforme. N'ayant pas été réformé, mais successivement objecteur de conscience, insoumis et militant non-violent, je n'ai plus eu à me coltiner sur le dos ce genre de signe extérieur de forteresse... De mon âge, nous ne sommes pas si nombreux que ça.

vendredi 2 décembre 2005

Saoul-FifreRegarder pousser les arbres

Matthieu nous a évoqué les humiliations de l'enfance qu'avait soi-disant subi Sarkozy et ça m'a fait gamberger sur l'ambition. Je me souviens de la nouvelle "l'enfance d'un chef", de Jean-Paul Sartre, qui aborde le sujet, du "Rouge et le noir", aussi, bien sûr... Mais qu'est-ce qu'on a bien pu faire endurer à tous ces mecs qui ont les dents qui rayent le parquet, pour qu'ils aient en eux cette haine, cette hargne, ce plaisir jouissif d'enfoncer les autres, de les sentir à sa botte, à sa queue, s'il le fallait ...?

Perso je pense que l'éducation, les expériences vécues, les traumatismes, la génétique, ne suffisent pas à expliquer toute la personnalité d'un individu. Le petit Nico avait à la naissance un caractère qui ne supportait pas la contradiction, il réagissait sans doute fortement à tout challenge, et il était sans doute hyper actif. Tout le monde ne développe pas une paranoïa sociabilisée après avoir eu un grand frère grand et fort... Mais je ne veux pas discuter ici de l'innéité du caractère ou de son émergence circum-natale, de peur de me faire tambouriner sur la tête par mon associé q8^ )

Je voulais juste dire que j'étais fasciné par ces comportements de malades.

À qui veulent-ils prouver qu'ils valent quelque chose ? Quelle flamme de chalumeau ont-ils au cul pour qu'ils s'enfuient en écrasant tout devant eux, sans regarder ni à droite, ni à gauche ? Après quoi courent-ils ? Après rien puisque leur soif est insatiable. Ils sont "La Soif", ils sont "La Faim", ils en veulent toujours plus. Il ne peuvent pas dire "une fois président, je m'arrêterai", non, il leur faut un mandat, deux, trois, dix... C'est l'adrénaline, le goût du Pouvoir qui les mène par le bout du nez. Ça ne correspond plus à rien, ça ne veut plus rien dire, ce n'est plus que leur propre usine chimique organique qui leur prépare leurs petites giclées d'adrénaline ou d'autres drogues spécifiques à leur cas.

C'est quelque chose qui m'est complètement étranger. Je veux dire cette frénésie d'arriver socialement, financièrement. Cette manie de ne fréquenter que des gens susceptibles de servir tes intérêts, et, dès que tu montes en grade, couper les ponts avec ceux qui sont restés en dessous, les minables. Toujours regarder vers le haut, vers les futurs "égaux", considérer la vie comme un ascenseur qui t'es réservé personnellement de toute éternité. Pour obtenir cette mentalité, il a fallu concentrer son énergie sur les valeurs matérielles et le fric. Le reste devient le décor de cette obsession. La culture, oui, il faut qu'elle reflète la classe sociale souhaitée : à un certain niveau, il n'y a pas de salut sans de l'opéra, de la peinture cotée, des bronzes monumentaux, à la hauteur de sa mégalomanie. Les grandes idées, les valeurs éternelles, oui, elles permettent d'enjoliver un discours, de lui donner de la profondeur. L'humanité, très important, ça, la solidarité, l'attention à l'autre, les envolées lyriques pour le petit personnel doivent être chargées d'affect, ça marche depuis des siècles et la ficelle ne s'amenuise pas. Nous avons tous besoin d'amour.

Eux aussi. Eux, les ambitieux, les obsédés de l'épate, les accros au fric, à la réussite, et c'est là que le bât les blesse. Ils sont jaloux de ceux du dessus, ils sont prêts à les tuer pour avoir leur place, ils ont peur de ceux du dessous, ils entendent leurs grincements de dents de convoitise, ils vivent dans un monde de rapports de forces, où voulez-vous que l'amour trouve une place, même riquiqui, dans cette sorte de vie ? Ils sont en manque d'amour, alors ils compensent en se contentant de respect, d'admiration, de bravos, mais le manque est toujours là, prégnant, envahissant, et ils sont désespérément seuls.

Et loin de toutes ces grimaces, car les gens qui souffrent font aussi souffrir les autres, mes pôtes et moi, on écoute mûrir le vin et on regarde pousser les arbres.

jeudi 15 septembre 2005

Saoul-FifreRevue de presse

Dans le "La Provence" de mardi, un article m'a attiré l'œil. Le genre d'article qu'on ne trouve pas dans la presse nationale, vu que ce n'est qu'un compte-rendu d'une réunion locale. Mais en fait la réunion en question était d'une importance capitale et ses conclusions vont sûrement se retrouver sur un bureau ministre, en haut lieu...

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vendredi 26 août 2005

Saoul-FifreBonjour

Ça mange pas de pain, c'est poli, ça coûte pas cher, moi je trouve ça bien comme titre. Comme tu peux le constater, Tant Bourrin, je reviens de congés sans trop d'idées. J'ai eu quelques échos positifs sur mon dernier billet de la part de l'Office Départemental du Tourisme de Haute-Vienne et de quelques amoureux de cette belle contrée (merci Audalie et la cousine) mais, en gros, beaucoup ont trouvé ça trop trash (ou trap trosh, je sais plus).

Par contre, un qui est revenu en pétant la forme, c'est le Torpédo !!! Il est allé voir la misère en Guinée, enfin, la misère par rapport à nous autres gavés, je veux vexer personne, je pense qu'il n'y a aucun rapport (ou très peu ?) entre le bonheur d'un individu et le PNB de son pays, enfin, tout ça est très compliqué mais ce que j'essaye de dire, c'est qu'à partir du moment où on a à manger (oui, il y a un minimum), les facteurs de misère (solitude, pertes d'êtres chers, métier (ou pas) dans lequel on ne se réalise pas, maladie, déprime, appartenance à un groupe dénigré, etc...) ne sont pas spécifiques à un pays.

En tout cas, Torpédo nous revient en crachant des flammes : tout est bon dans son blog, mais particulièrement ce billet. Et puis j'ai bien fait d'attendre un peu car les commentaires sont pas piqués des vers, eux non plus !

mercredi 24 août 2005

Saoul-FifreQuand les politicards veulent lui mettre un doigt, le sage écoute Lalune.

Aujourdhui, le billet va être vite fait, bien fait. Et surtout : bien fait, car c'est le Pierrot qui s'y colle, et le Pierrot, il a pas la cervelle grisatre, c'est quelqu'un qui gamberge et il n'a rien d'un adepte du consensus mollasson !

Sans vous commander, et si vous avez un moment, et même si je n'ai aucune accréditation valable pour ce faire, j'aimerais que vous cliquiez là maintenant sur ce lien

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