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samedi 14 décembre 2019

BlutchMais que font les RG ?

J’vous jure M’seu ?-Dames, tout fout le camp :

Il fut un temps où le pouvoir savait comment faire cesser une grève à la SNCF. Mais là décidément, Micron est en dessous de tout.

Ils foutent quoi dans les RG ( enfin la DCRI maintenant) du temps de Sarko ils savaient organiser des sabotages de lignes TGV en laissant supposer que la base SNCF se mettait à déborder les syndicats. Le dernier en lice sur le front des grèves, Sud-Rail, avait eu peur que ça devienne incontrôlable.

Très à propos, Pepy avait lâché des picaillons pour les cheminots et Sud-Rail les avait acceptés pour éviter un embrasement. Fin de partie sur fond de cocufiage intégral, puisque les sabotages ne venaient pas du personnel SNCF.

Il fallait donc trouver d’urgence un autre Coupat – ble. Julien avait fait l’affaire. C’était évident qu’un type bardé de diplôme universitaire ne peut pas devenir épicier au fin fond d’un bled perdu sans que ça cache quelques malversations. Rappelez-vous l’arrestation par le GIGN de cet épicier de campagne…

150 Robocops, des avions, des hélicos, la totale… (Eh, rigole pas, c’est avec ton fric qu’ils ont fait ça…)

7 mois de mise au secret pour Coupat et, en finalité, la mise au placard des Sinistres con-cernés et sternés. MAM et Hortefeux ont rejoint la cohorte des inutiles de la politique. Presque 10 ans de procédure avec la complicité de Flamby pour déboucher sur un non-lieu.

Par l’étang qui courre, ils auraient dû insister que Coupat avait violé la SNCF… Il serait encore au trou.

Là, maintenant, avec cette grève que le gouvernement à, fort à propos, provoquée en décembre pour bien emmerder le peuple, et qu’il se mette à vomir ces salopards qui s’occupent de protéger la retraite de tout le monde, alors que le peuple voudrait juste pouvoir remplir les poches d’Arnaud, Munier, Leclerc et consort avec leurs primes de fin d’année.

Faudra bien voir ce qu’il faudra voir pour cesser cette prédation du grand capital avant que les géants de la distribution et de l’hôtellerie fassent un caca nerveux à la porte de Micron. Ca le rend désagréable et c’est la pauvre Bribri qui trinque.

Alors il vous faut quoi, les planqués des RG…. Vous avez encore les plans pour fabriquer les crochets de caténaires… deux-trois heures sup. au tarif de nuit et c’est fini…

Ils étaient tombés sur le paletot de Coupat car il AURAIT écrit le livre « La révolution qui vient » et qu’il avait, dans sa ferme, de quoi fabriquer les crochets attentatoires à la pérennité des lignes électriques SNCF. Et là je me demande si j’ai bien fait d’écrire ce billet car j’ai un atelier complet de mécano-serrurerie et que j’ai écrit un roman qui peut sembler quelque-peu subversif aux yeux des Régents de la France :

« Le point de bascule ou l’éloge de la bio-destruction »

Une sorte de méthode à Mimile pour inciter les industriels-pollueurs à cesser de pourrir la vie du petit peuple. Un livre qui était prémonitoire pour la disparition des barons du gaullisme…

vendredi 28 juin 2019

FrançoisePourquoi écrire des livres ?

On ne vit pas de sa plume... Cette expression, reprise chaque fois qu'on parle de la condition des auteurs reflète la réalité: 98% des personnes qui ont publié un livre n'en vivent pas. Les médias ne parlent que des best-sellers, mais les milliers d'autres livres publiés sont considérés comme de bonnes ventes dès qu'ils dépassent 1500 ex vendus. Ce qui est loin de représenter un pactole.

Un livre à 14,22 HT, soit 15 euros en librairie rapporte entre 1,13 euros et 1,42 euros à l'auteur. Sur lesquels il doit acquitter une TVA de 10% alors que la TVA sur les livres est de 5,5%... plus les cotisations sécurité sociale, vieillesse, CSG, CRDS, etc, soit plus de 18% à déduire des droits d'auteur, donc dans le meilleur des cas 1,16 euros par exemplaire d'un roman que l'auteur aura mis parfois un an à écrire, et qu'il ne touchera qu'un an plus tard. Autrement dit: écriture en 2017, publication en 2018, calcul des droits fin 2018, paiement entre avril et septembre 2019 suivant les éditeurs. Dans l'hypothèse d'une vente très convenable de 1500 exemplaires: 1740 euros pour deux ans et demi de vie d'auteur, soit 58 euros par mois. 😞

Heureusement, reste la publication en poche, qui multiplie souvent les ventes par cinq ou dix. Pour un poche à 6,64 HT, l'auteur touchera non pas 66 centimes, mais 33 centimes (moins les cotisations sociales) car l'éditeur initial à droit à 50% des sommes versées par l'éditeur poche.

Le 23 avril, jour de la St Georges, a eu lieu la Journée internationale du Livre et du Droit d'auteur, importante en ces temps numériques où l’habitude des téléchargements gratuits fait qu'un livre semble toujours cher, même à des personnes qui déboursent sans sourciller la même somme pour un sandwich et un demi...

"On ne vit pas de sa plume" est donc bien une réalité mais, plus grave, nie le fait qu'écrire n'est pas qu'une passion mais aussi un métier qui demande des heures et des heures de travail, de réflexion, de correction. Imagine-t-on dire à un enseignant ou un boulanger passionné par ses élèves ou ses pains: "On ne vit pas de l'enseignement ou de la boulangerie"? Pourquoi ce qui est culturel- car le même phénomène se retrouve pour les compositeurs, les peintres, les dessinateurs de BD- est-il traité comme un aimable passe-temps que les artistes ont bien de la chance de pratiquer?

Parce que la culture est considérée comme un luxe alors qu'elle est indispensable: si dans la préhistoire on a dessiné sur les parois des grottes sans espoir d'avoir un public ni celui de vendre ses œuvres, c'est bien parce que l'art est vital. Il est aussi le meilleur rempart contre la violence, et c'est pourquoi existent de multiples initiatives d'ateliers artistiques pour aider à réparer des vies brisées par la violence. Elle est indispensable à la santé: la musique, la lecture, le théâtre aident à retarder les effets de la maladie d'Alzheimer.

On me dira peut-être: "Si on ne vit pas de sa plume, pourquoi continues-tu à écrire?" Parce que j'ai exercé un métier- le journalisme- qui m'a passionnée et permis de vivre, justement. Mais force est de constater que si en 42 ans de journalisme j'ai écrit des centaines d'articles sur les sujets les plus divers (écologie, juridique, société, sexualité, politique, culture) il est rarissime qu'on me parle d'un de mes anciens articles, alors que je reçois encore dix ans ou vingt ans après leur publication des lettres de lectrices ou lecteurs qui me disent combien un de mes livres a compté pour elles/eux.

C'est sans doute pour ce goût d'éternité qu'on a envie d'écrire des livres.

mardi 19 février 2019

BlutchLes cons, ça ose tout…

Un peu de tout en vrac pour décharger la cocote-minute :-)

Benalla (ou Ben Allah ?) dépose plainte contre Médiapart pour violation de la vie privée.

Rappel des faits :

Dans le cadre des enquêtes contre ce triste sire, il a l’interdiction d’avoir des contacts avec Vincent Crasse. Un enregistrement démontre et prouve la violation de cette interdiction. Réponse du procureur, il diligente une perquisition au siège de Médiapart, pour savoir quel est l’enfoiré qui sali la réputation de ce trop proche de Jupiter.

On aurait pu s’attendre à ce qu’il convoque Benalla et Casse pour leur signifier une incarcération conservatoire immédiate. Mais voilà, on n’est pas au pays des bisounours, on est en Macronie.

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mercredi 26 septembre 2018

BlutchLe Président

Mais non, pas le camembert, ni même Little-Rothschild… Juste une histoire d’un politicien couillu (c’est bien la preuve que les PDG de la 5e ne sont pas concernés.)

La politique à l’Assemblée Nationale n’est plus (depuis longtemps mais pas avec une telle acuité) qu’une farce tragique, une foire d’empoigne, une distribution de prébende et une prise d’intérêts particuliers.

Cette situation n’est pas nouvelle et jusqu’à présent cette gangrène n’a pas encore tué la France. Rappelez-vous, pour les plus vieux et les férus d’histoire, en 1958 les Députés gaullistes avaient développé une méthode argumentaire que n’aurait pas désavouée Marcel Cerdan. L’Assemblée Nationale était un foutoir pire qu’un terrain vague dans le 9.3. un jour d’arrivage de coke.

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mercredi 14 mars 2018

AndiamoLa Maire Hidalgo

Anne ma sœur Anne.

Tu es bien socialo ! Que des conneries qui bouleversent mon cœur de Parigot. Tu interdis les voies sur berges ? La concierge rit encore, Plus de pollution quai Conti ? Elle s'épaissit rue de Rivoli, le quai des Tuileries au nom autrefois si joli, est devenu par la volonté de malfaisants : quai François Mitterrand, il doit en rire de toutes ses (grandes) dents, celles qui rayaient le parquet.

Et la Royale pas fière, prête à tout pour une once de pouvoir, avec tes portiques à la con, juste bons pour la casse ! Tu t'en fous c'est nous qui payons !

La Maire Hidalgo c'est à toi que je m'adresse, tiens j'ai LA solution, regarde mon ch'tiot crobard, une large avenue sous la tubulure, on pourrait l'appeler avenue Sequana, et puis résolus les problèmes de crues intempestives ! On dit merci qui, Anne ?

(ch'tiot crobard Andiamo pour Blogbo)

jeudi 22 février 2018

AndiamoLettre à Gilles Platret

En préambule : Ceci est un billet de mauvaise humeur, et j'ajoute que passer pour un con aux yeux d'un imbécile est un régal de fin gourmet.

Tout d'abord je ne vous appelle pas Monsieur, vous ne le méritez pas !

Votre "métier" si c'en est un, est à la portée de n'importe quel politicard venu, sachant tourner les phrases, ayant une voix assurée, et ne bafouillant pas, disposant en outre d'un groupe de lèche bottes prêt à le soutenir, pour peu qu'on leur assure un poste. De plus vous n'êtes pas tenu à résultats, comme les avocats, si votre politique s'avère désastreuse, ce ne sera jamais de votre fait, il faudra impliquer, je cite :

- Un dollar trop fort, ou trop faible (c'est curieux n'est il pas) ?

- Le prix du brut qui flambe.

- Les autres pays européens qui ne jouent pas le jeu.

- Bruxelles (au dos si large) qui nous met des bâtons dans les roues... Etc... Etc.

Gilles Platret sachez que je suis titulaire d'un C.A.P d'ajusteur (dont je suis très fier), et je vous mets au défi de me fabriquer une queue d'aronde à l'aide de deux blocs d'acier, quelques limes, une scie à métaux, une perceuse et un forêt. Ceci en un temps imparti bien sûr, de plus il vous faudra pour la bonne conduite de votre ouvrage, calculer la cote sur piges, à l'aide d'un papier, un crayon, et une table trigonométrique.

Gilles Platret Vous ne feriez pas illusion ne serait ce que cinq minutes dans un atelier de mécanique, face à un tour, une fraiseuse, un poste de soudure, ou un étau. Vous n'avez jamais usiné du métal, et heureusement pour les usagers d'Airbus !

Monsieur Pierre Bérégovoy avait reçu une formation d'ajusteur, il ne faisait pas partie du microcosme des "gommeux" de l'ENA, il l'a payé très cher !

J'ajoute que vous êtes très forts les Républicains, entre vous et votre chef Laurent Wauquiez, vous vous descendez tout seuls, vos adversaires vous regardent et comptent les bourdes, un Wauquiez qui balance, un Platret qui méprise les ouvriers, même là vous êtes mauvais ! Alors une lime à la main...

Voici la pièce que j'ai eu à exécuter pour mon C.A.P : acier doux à 45 kgs, en 12 millimètres d'épaisseur. En haut les ébauches, les 6 faces à dresser (par ébauche), et à mettre aux cotes, en pointillé le travail à exécuter, croquis du bas la pièce terminée, 2 trous M8 assurent la fixation à l'aide de 2 vis tête "H". J'ajoute il est bien évident que les deux pièces du haut doivent être interchangeables ! Sinon où serait le plaisir ?

Vous avez dix heures pour terminer l'ouvrage !!!

dimanche 15 octobre 2017

FrançoiseUtopique, archaïque, nostalgique... J'assume !

Octobre 2017 est plein d'anniversaires historiques. Je ne parlerai pas de la révolution bolchevique de 1917 que je ne connais pas assez, d'autres le feront mieux que moi. Cependant, je suis agacée que l'anticommunisme chronique en Occident amène à célébrer largement le sacrifice des 418 500 américains morts pour vaincre le nazisme en 1944 , et beaucoup moins les 27 millions de morts soviétiques qui ont tenu le front de l'Est contre les nazis au prix de souffrances très bien racontées- entre autres- par le prix Nobel de littérature Svetlana Alixievitch dans “la guerre n'a pas un visage de femme”. 9 octobre 1967: il y a tout juste 50 ans Ernesto “Che” Guevara est exécuté par un agent de la CIA après avoir été capturé par l'armée Bolivienne.

15 octobre 1987: Thomas Sankara, président du Burkina Faso (anciennement Haute-Volta) est assassiné lors du coup d’Etat mené par son ami Blaise Compaoré, avec le soutien de la France et d’Houphouët-Boigny alors président de Côte d’Ivoire. Quelques semaines auparavant, Jean Ziegler, rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation – un homme formidable dont on devrait lire et relire les livres- avait rencontré Thomas Sankara qui souhaitait célébrer la mémoire du Che. Sankara, qui avait alors 38 ans, s'était tourné vers Ziegler :

"Il avait quel âge, le Che, lorsqu’il est mort ?

– 39 ans.

Sankara avait murmuré, pensif : « Est-ce que j’arriverai jusque là ? »

Sankara avait choisi le nom Burkina-Faso qui signifie « pays des hommes intègres » et imposé à son peuple une rigueur et une honnêteté peu courantes en politique. Les Burkinabé lui devaient l'éducation et le logement gratuits, des centres de santé, et une amélioration considérable du statut de la femme. Il avait lancé un programme global de développement : constructions d’écoles et d’hôpitaux, plantation de millions d’arbres pour faire reculer le Sahel, redistribution des terres aux paysans , élévation des prix agricoles et suppression des impôts agricoles, institution de Tribunaux Populaires de la Révolution (TPR) pour lutter contre la corruption (aucune peine de mort n’y sera prononcée), interdiction de l’excision, réglementation de la polygamie, participation des femmes à la vie politique, constructions de logements accessibles à tous, etc. Sans oublier la culture, avec le Festival Panafricain de cinéma et de télévision à Ouagadougou, et à Bobo-Dioulasso, des rassemblements de musiciens venus du monde entier. Hormis la date de leur mort à vingt ans d'intervalle, pourquoi rapprocher Che Guevara et Sankara ? Parce que tous deux voulaient réduire l'injustice économique et les écarts entre riches et pauvres. Tous deux rêvaient d'un monde nouveau (Guevara disait « un homme nouveau » et c'est sans doute son erreur fondamentale: avoir cru que tous les hommes adhéreraient à son idéal égalitaire). Ils ont connu de fortes oppositions et y ont répondu par la force : tribunaux populaires, et - pour Che Guevara- un certain nombre d’exécutions d’opposants. Il y a dans les deux cas un idéal terni par un glissement autoritaire, mais ce glissement autoritaire répondait aux attaques d’ennemis furieux de voir deux pays essayer de sortir de l'idéologie et de la logique capitaliste ou colonialiste.

Certes, il y a à redire sur les dérives de la révolution Cubaine. Ceux qui présentent aujourd’hui le « mythe Guevara » comme un guerrier sanguinaire ne s’en privent d’ailleurs pas, sans que cela les gêne pour autant d’aller faire la cour à des régimes (Chine, Russie, Qatar, Arabie Saoudite, Maroc) qui ont un nombre infiniment plus élevé de morts et de prisonniers politiques à leur actif, ou de s’émerveiller du développement de l'Asie où les conditions de travail peuvent s'apparenter à de l'esclavage. 1986, 1998, 2001,2004, 2007 : plusieurs séjours à Cuba, dont un en voiture avec un ami parlant espagnol, m'ont permis de loger chez l’habitant et d'échanger avec des cubains hors des circuits touristiques. Ils critiquaient beaucoup de choses du régime Castriste avec une étonnante liberté de parole, y compris dans les restaurants où nous les invitions et où jamais aucun policier n'est intervenu pour museler leur parole. Ils reconnaissaient la qualité des écoles, celle des médecins cubains, le droit à la culture, mais surtout ils avaient la fierté d’être Cubains, la fierté d’être un peuple libre, non colonisé, non annexé aux États-Unis, même s’ils manquaient de certaines libertés individuelles et le déploraient. A Cuba en 2001, bien avant le Grenelle de l’Environnement, j'ai vu une pancarte dans un magasin d’État indiquant : « Avant d’acheter quelques chose, demande toi si tu en as besoin, si l’objet a été fabriqué dans de bonnes conditions, s’il ne nuit pas à l’environnement ». A la Havane, j’ai dîné avec une danseuse qui m’a raconté son enfance miséreuse sous le dictateur Batista, petite fille d’ouvriers agricoles dans l’Est de l’île.

" Sans Castro, jamais je n’aurais appris à lire, jamais je ne serais devenue danseuse!".

Elle en pleurait. De reconnaissance.

Che Guevara et Thomas Sankara sont morts avant que le pouvoir ne les pourrisse… et j'ai la nostalgie d'une époque où des dirigeants pensaient que leur devoir était d'améliorer les conditions de vie des populations.

Aujourd'hui l’idée même d’un monde moins inégal est qualifiée d’utopie. Ceux qui s’en offusquent dûment sommés d’être réalistes et d'accepter "la mondialisation malheureuse" (titre de l'excellent ouvrage de Thomas Guénolé), la loi du marché, l’État géré comme une entreprise, en oubliant que ces piliers de l’économie prédatrice ne sont pas des lois biologiques ou physiques mais des créations purement humaines. Et inhumaines. Regret lancinant, je me demande pourquoi, comment la gauche- je parle de la vraie gauche- a laissé passer l'occasion de véritablement “changer le monde”.

En 2009, invitée à l'ambassade de Cuba en France pour fêter le cinquantenaire de la Révolution cubaine, j'ai été frappée par cette phrase quasi prémonitoire de l'attaché d'ambassade: "On me demande souvent quelles seront les luttes du futur. Cela dépend des pays et des contextes, mais dans certains pays, il faudra reconquérir les droits sociaux que les générations passées avaient obtenu au prix de beaucoup d’énergie et même de leur vie, et qui ont été démantelés parfois en quelques mois. "

Paroles d'une brûlante actualité, y compris en France, pays réputé tout de même pour son “modèle social” et sa douceur de vivre... et pour avoir fait plusieurs révolutions! Alors je me demande pourquoi tant d'inertie aujourd'hui... Si je continue à aller aux manifs alors que je ne crois plus en leur efficacité , c'est juste pour me sentir moins seule et croiser les regards chaleureux de personnes, qui, comme moi, pensent qu'il est impossible d'être totalement heureuse- même quand on est privilégiée- face à un océan d'injustices. Si je monte des projets créatifs avec des jeunes aussi foldingues que je le suis restée, c'est pour continuer à croire que des jeunes viendra quelque chose de nouveau, qui redonnera le goût du bonheur à tous.

J'entends d'ici l'ironie cinglante d'anciens camarades gauchistes, pour certains convertis à la doxa Macroniste, mais je me souviens qu'il y a cinquante ans, aussi désabusé que je le suis aujourd'hui, Pierre Viansson -Ponté écrivait dans “Le Monde”: “La France s'ennuie”, en déplorant l'immobilisme et la résignation ambiantes.

Quelques semaines plus tard, c'était mai 68.

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