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dimanche 16 mars 2014

AndiamoLe vieux matou

Que peut-on faire d'un chat devenu trop vieux ?

Il était beau, il était fort, il sentait bon le Ronron bien frais et la sardine à l'huile d'olives, il était facétieux et joueur, câlin et taquin avec ça ! Quand il faisait ses griffes sur mon "Slim" tout neuf ou sur les collants d'Andiamette...

Et puis il a vieilli, il sentait les croquettes "en promo", la sardine à l'huile moteur, l’ail pas frais, le vieux hareng.

Qu'est-ce qu'on va foutre de lui ? ai-je déclaré un beau matin alors qu'il avait balancé une pêche à côté de sa caisse.

Nous avons regardé Pompon, et chacun a donné sa petite idée...

- Un manchon a déclaré Andiamette, qui a toujours les mains gelées et les pieds aussi d'ailleurs !

- Non ! a hurlé mon fils, lâchons-le dans le jardin, et HOP tire au lance-pierres ! Trois barnums chacun, le vainqueur aura droit à un paquet de "langues de chats" ! Il est fertile en imagination, mon fils.

- Moi ze veux pas qu'on lance des cailloux sur Pompon, a pleurniché ma fillette.

Pauvre petit cœur, elle est si sensible !

- Ze voudrais qu'on fasse des patins avec sa peau, comme ça ze salirait plus ma sambre quand ze rentre dedans avec les pieds un peu sales.

Brave petite, déjà bonne petite ménagère, je lui apprend la vaisselle, la couture et la modestie !

Perso, j'aurais bien suggéré une blague à tabac, mais tout le monde sait qu'il n'y a que la peau d'couilles pour conserver l'tabac... Alors !

Le greffier, lui, nous regardait par en dessous, l'œil un peu torve, il faisait le gros dos, crachant même un peu... Il se doutait bien, sous son poil rare au-dessus de la tête, qu'on lui préparait un plan foireux.

C'est pas con les sournois quand ça vieillit ! Il avait échappé aux boulettes ''mortauxratesques" de la Mère Sautaupaf, aux coups de sorlots des gamins en mal de ballon de cuir, aux barnums assassins de Ti' Pote dont au sujet duquel j'vous ai déjà causé !

Même qu'une fois, il était allé relever le numéro de châssis d'une pauvre bagnole qui passait dans ma rue. Il s'en était bien tiré le garenne, bien sûr il traînait bien un peu l'antérieur droit et le postérieur gauche, mais bon ça équilibrait, je l'avais surnommé "vilebrequin" eût égard à sa démarche quatre et trois font sept !

Mais là, il se gourait bien qu'il allait lui arriver quelque chose de chelou, il la subodorait l'arnaque, il reniflait la fatale solution, Pèpère !

Alors j'ai donné MON idée...

Eh bien ça y est : il trône au milieu de la pièce, face à la cheminée, sur un plaid tout neuf ! Pas comme lui. Il a gagné vilebrequin, il grogne et crache quand on veut lui chourer sa place, le KING c'est lui "Vilebrequin premier".



Vilebrequin premier, il est bizarre hein ?".

(ch'tiot crobard Andiamo pour Blogbo)

lundi 12 novembre 2012

Tant-BourrinFourmystique

Ant-N ne connaissait rien d'autre du vaste monde que sa fourmilière et ses abords, de simples miettes insignifiantes au regard de ses aspirations profondes.

Car Ant-N était une fourmi différente des autres fourmis. Elle rêvait de l'au-delà. De l'au-delà de la fourmilière, de l'au-delà des frontières matérielles de son existence régentée au sein de la colonie grouillante, de l'au-delà de la vie même : Ant-N était une fourmi mystique.

Partir, abandonner derrière elle sa vie répétitive et laborieuse, parcourir les chemins, découvrir d'autres paysages, méditer, accueillir Dieu en soi. Ant-N n'avait jusque-là jamais oser franchir le pas, mais sa langueur devenait si insupportable... Il faudrait bien un jour déchirer le conditionnement qui lui collait à la peau et oser dire oui à ses rêves !

Mille fois elle avait bâti des plans de fuite, mille fois elle avait renoncé. Ce fut finalement le hasard qui prit les rênes de son existence pour lui faire quitter l'ornière de son existence.

Un jour qu'elle s'était aventurée à plusieurs dizaines de mètres de la fourmilière, en quête de nourriture pour les larves, un subit orage éclata qui décima l'essentiel des ouvrières de sortie comme elle. Elle ne fut sauvée des flots boueux qui ravinèrent bientôt la terre que par la chance d'être juchée sur la racine proéminente d'un chêne, à l'abri d'une épaisse fougère.

Quand les éléments se calmèrent, elle était seule dans les parages et l'eau tombée du ciel avait lavé toute les traces de phéromone qui auraient pu lui permettre de regagner la colonie.

C'était un signe divin, assurément ! Elle hésitait depuis si longtemps, et voilà que Dame Nature lui disait : viens !

Elle partit donc à l'aventure, le coeur léger et prêt à accueillir Dieu qui, à n'en pas douter, lui viendrait bientôt.

Elle chemina ainsi des jours et des jours, parcourant des étendues immenses de pluseiurs centaines de mètres. Régulièrement, Ant-N levait les yeux au ciel, mais rien ne venait : nulle manifestation divine sinon quelques nuages dans l'azur.

Alors elle priait encore et encore, jusqu'à entrer en ascèse.

Ce fut précisément quand le doute commençait à filtrer en elle, quand elle se demandait si, finalement, il y avait bien quelqu'un là-haut qui veillait sur le destin des fourmis, que tout arriva.

Alors qu'elle levait une dernière fois les yeux au ciel, elle ne vit plus de nuages. La lumière semblait partie, le ciel avait changé de couleur et, au milieu, le soleil lui-même était devenu sombre.

"Un soleil noir, se dit-elle, c'est Dieu ! Enfin !"

Elle se prosterna dans l'attente de la parole divine.

Le soleil noir ne dit rien, mais il laissa bientôt apparaître une excroissance, une sorte langue, tout aussi sombre que lui. Une langue qui s'allongeait vers Ant-N.

"Merci Dieu, songea Ant-N, merci de laisser choir sur moi votre bénédiction !"

Mais la sombre bénédiction se détacha soudain du soleil noir et engloutit Ant-N, qui mourut étouffée.



- Alors Roger, tu as fini ?
- Oui Biquette, j'arrive ! Désolé, mais je pouvais plus tenir... Ah putain, ça fait du bien de chier quand on a envie !

mardi 16 octobre 2012

AndiamoVariations sur un même thème

L’autre jour, je cherchais dans internet « GIGER » le génial dessinateur Américain d’Alien. Ils ne font pas que des conneries, ces Américains, surtout quand ils ne se mêlent pas de politique.

Quel talent ce GIGER, il réussit à rendre « organique » ce qui est mécanique et lycée de Versailles comme disait ce cher Alexandre-Benoît.

J’ai vu « Alien » à sa sortie au cinéma « Berlitz » en 1979, Boulevard des Capucines. Ne le cherchez plus, il a été rasé, remplacé par une ou deux salles minables. Andiamette m’accompagnait, elle a passé la séance le visage caché contre moi, une pétoche pas possible, depuis impossible de l’emmener voir un film un peu trouillomètrogène. Je pense que la première dose a été trop forte, j’aurais dû l’initier « en douceur »…

Quand la bestiole sort du thorax de l’un des passagers, toute la salle a crié, puis dans les trois secondes suivantes elle a ri, un peu honteuse de la surprise sans doute… Trop tard ai-je pensé, « il » nous a baisé, Ridley Scott, il nous a fichu une sacrée pétoche !

Ce film est une sacrée réussite, dans le premier volet on ne voit jamais la bestiole en entier, juste une silhouette à un moment au détour d’une coursive. Il faut faire preuve d’imagination pour la reconstituer entièrement. Le talent c’est ça : suggérer, laisser la part belle à l’imagination, c’est un peu comme la montée des marches avant l’amour !

Alors il m’est venu une petite idée, mettre cet « Alien » là dans diverses situations, agiter le tout et regarder ce qui en sort.

Toute ressemblance avec des personnages.... GNA GNA GNA GNA GNA, ne serait pas forcément fortuite.

(Ch'tiots crobards Andiamo 2012)

dimanche 16 septembre 2012

Saoul-FifreLe cœur de la colline

Écouter "battre le cœur de la colline", selon la belle remarque de Martine

Oui, une bonne partie de ma vie se résume à ça, une sorte d'arrière-plan permanent au film de mes occupations, sa bande-son et son décor, et en odorama, bien sûr.

Là, je viens de mettre la dernière main à ma récolte d'amandes, j'en ai déjà parlé ici mais cette époque est révolue et notre nouvelle machine, au bradassé et à moi, est nettement plus moderne. Elle ressemble à ça, mais l'odeur du bois et des feuilles vertes un peu malmenées est la même qu'avant.

Et le soir, à la fin du chantier, quand le soleil effleure l'horizon, nous entendons, venant du "pucier", un maquis bien épais qui domine l'amanderaie et qui a échappé au feu, les mêmes grognements impatients qu'à chaque récolte.

La machine n'est pas parfaite et, soit qu'elle laisse tomber quelques coques autour du tronc, soit que les vibrations les expédient trop loin, en dehors de la corolle, il reste assez d'amandes sur le sol pour régaler une harde de sangliers. Nous avons travaillé pour eux, maintenant ils sont pressés de venir se goinfrer. Ils veulent faire partie du premier service mais ils savent d'instinct que tant que le proviseur et son adjoint bloquent la porte de la cantine, il serait malséant de forcer le passage.

Alors ils prennent leur mal en patience mais on les entend depuis le champ se disputer entre eux et s'accuser mutuellement de notre retard à partir.

Allez, dis-je à Denis, vingt heures zéro sept, l'heure de l'anisette ! Si on les laisse s'énerver plus longtemps, ils vont se venger sur les arbres !

Quand la camionnette arrive à la cour de la ferme, elle double un faisan mâle effaré. Sans doute un rescapé du lâcher traditionnel "pour les vieux", un lâcher de faisans d'élevage effectué ... le jour de l'ouverture (authentique !) par la société communale.

Le pauvre faisan ne sait vraiment pas ce qui lui arrive. Il était tranquille avec ses pôtes dans une grande volière, on s'est jeté sur lui, on l'a bourré avec plein d'autres dans un carton minuscule et puis le couvercle a fini par s'ouvrir mais il avait à peine commencé à goûter à cette magnifique luzerne en graines qu'un festival d'explosions a commencé tout autour de lui.

Il ne se rappelle plus comment il est arrivé ici mais c'est nettement plus calme.

Juste il se dégotte une poulette et ce sera le paradis.

jeudi 12 avril 2012

Saoul-FifreRien n'est dicible

Sur votre Blogbo chéri, bien sûr, nous sommes comme des mouches tombées dans une jatte de lait et nous nous débattons, à tour de rôle, pour faire mentir ce titre. Et peut-être, je dis bien peut-être, arriverons-nous un jour, à force de barattage, cette espèce de bavardage silencieux si impudique auquel nous nous adonnons dans notre piscine lactée, à exprimer quelque chose, à dominer un sujet après avoir assisté à une espèce de miracle comme la transformation d'un liquide en solide sans - facilité - instaurer de froid glacial dans notre relation à vous, lectorat adoré. Non : des calories dépensées en pagaille, une noisette de beurre et des phonèmes inintelligibles deviennent on ne peut plus explicites.

J'aimerais vous faire loucher de l'œil sur ce que je ressens. L'importance du Printemps pour moi, par exemple, peut-être parce que je suis né aux alentours de son début officiel ? Toujours est-il qu'à cette période tout mon être est sollicité par les mille et un changements quotidiens imperceptibles autour de moi. Des questions angoissantes et existentielles m'assaillent (comme on dit au Kenya) :

Pourquoi ce micocoulier en est-il encore au dépli timide de jeunes bourgeons vert clairs alors que les six devant la cave nous offrent déjà une ombre dense ?

Pourquoi les jeunes fruits font-ils l'école buissonnière ?

Est-ce de la similitude de leur nom avec "perdront" que les perdreaux tiennent leur adhésion sans révolte au statut de gibier ?

Nos tomates rougiront-elles autant que l'an dernier ou bien se seront-elles habitué à voir Margotte se baigner à poils ?

Ne risque-je pas de me voir condamné pour maltraitances à mes céréales qui ont à crouter mais rien à boire ?

Les hordes affamées de sangliers épargneront-elles ma petite famille si je leur laisse à disposition quelques melons ?

N'est-ce pas un poil traumatisant, pour une jeune abeille vierge, de se voir soudain encerclée par une centaine de racailles velues, dont dix la violeront de fait ? Et pas un peu de mauvais goût d'appeler "vol nuptial" ce qui est surtout un transfert de cinq millions de spermatozoïdes, sa dose pour les cinq années de ponte à venir ?

La femelle Coucou va-t-elle réussir à trouver, cette année encore, une famille d'accueil pour son sale gosse, goinfre et insupportable ?

Et si toutes les fleurs décidaient un jour, pour rigoler, par caprice, de ne point s'ouvrir ?

vendredi 16 mars 2012

La PouleMa conférence à moi

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samedi 21 janvier 2012

La PouleUn détail de l'histoire

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