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lundi 12 mars 2007

ManouContre le jeu video ou tout contre ?





"De nombreuses études ont montré que la pratique du jeu video développait diverses compétences. D'abord la capacité traiter l'information en parallèle: pouvoir manier plusieurs données à la fois en les contrôlant, et savoir gérer des systèmes d'interruption de tâches (arrêter un processus en cours pour prendre en compte l'urgence, puis revenir à la tâches précédente en la reprenant au bon endroit). Les jeux video améliorent également la gestion de l'inattendu: évaluer une situation et prendre la bonne décision. Ils développent l'art de trouver des données que l'on n'attend pas et de les exploiter. Le sens de l'à-propos, en un mot. Enfin, ils accroissent les capacités d'anticipation. En résumé, ces jeux développent l'adaptabilité à des situations très différentes. Une qualité requise dans le monde du travail actuel. Tout se passe comme si les jeunes sentaient que derrière leur pratique ludique se cache un enjeu plus fondamental de mise en cohérence avec le monde d'aujourd'hui."

Jacques Perriault interrogé par Pascale Krémer (Le monde 2 - N° 141)

dimanche 11 mars 2007

Tant-BourrinLe sursis

Pourquoi avait-elle donc participé à ce concours stupide ? Calune avait beau fouiller et refouiller sa mémoire, elle ne pouvait s'en souvenir. Ou plutôt, si : elle se souvenait d'une folle impulsion, stimulée par son goût du jeu, qui lui avait fait franchir le pas, malgré la perspective d'un funeste premier prix.

Et elle avait gagné.

Et voilà qu'elle tremblait. Car se retrouver propulsée au rang d'héroïne d'une nouvelle de Tant-Bourrin n'était pas une sinécure, loin de là. Elle avait lu les derniers cits de ce sombre individu, et elle avait vite compris qu'il ne faisait pas bon en être le personnage principal : tous ses héros mourraient immanquablement à la fin des nouvelles.

Et comme une idiote, elle s'était creusé la cervelle deux jours durant pour gagner le concours et, par la même occasion, la place du mort. Elle maudissait sa terrible inconséquence, maintenant que la nouvelle était commencée. Mais l'heure n'était plus aux regrets, elle était à l'effroi, l'effroi d'une fin terrible programmée, l'effroi d'un rouleau compresseur livré à lui-même qui écrasait tout sur son passage, l'effroi de sentir qu'il lui restait peu de temps à vivre.

Elle avait bien essayé d'infléchir la détermination bornée de l'auteur - de son auteur, maintenant qu'elle avait rejoint le rang de ses personnages de fiction - en lui envoyant un courrier électronique. Pour lui dire qu'elle préférait renoncer à son prix. Pour le supplier de lui laisser la vie sauve. Pour l'émouvoir en faisant valoir son statut de mère de famille. Mais rien n'avait pu infléchir la détermination bornée de celui-ci : la nouvelle était désormais commencée et Calune se retrouvait tristement engluée dedans.

Ses tripes étaient nouée. Elle avait préféré ne pas sortir de chez elle en se faisant porter pâle auprès de son employeur. Barricadée, verrouillée et double-verrouillée chez elle, terrée au fond de son lit, immobile. Ne rien faire, ne pas bouger, il ne pourrait peut-être rien lui arriver ainsi... Mais ce fou de Tant-Bourrin était capable de faire tomber une météorite sur la maison. Ses yeux s'emperlaient de larmes d'angoisse.

Elle regarda vers le bas du billet en cours. Elle discerna que la fin approchait, il ne restait que deux paragraphes après celui-ci. Comme dans un cliché de roman de seconde zone, elle revoyait sa vie qui repassait devant ses yeux. Faire durer les phrases, faire durer les paragraphes. Mais celui-ci se terminait déjà.

Et l'avant-dernier paragraphe commençait. Elle n'osait plus respirer : c'était souvent vers ce niveau du récit que l'irréparable arrivait pour les héros de Tant-Bourrin. Dans le silence assourdissant qui l'encoconnait, le battement de son coeur résonnait comme un solo de batterie. Crescendo.

Le dernier paragraphe. Elle regarda vers le bas du billet. Plus que quelques phrases. Il lui sembla même distinguer le mot "survécu" dans la dernière phrase. Elle n'osait pas y croire et pourtant, cela semblait bel et bien vrai : la nouvelle de Tant-Bourrin se terminait et rien de funeste ne lui était arrivé. Peut-être s'était-il finalement laissé attendrir ? Oui, sûrement, car cette fois, cela se confirmait, il ne restait plus que quelques mots à venir. Elle soupira d'aise et sourit radieusement : elle avait survécu à une nouvelle de Tant-Bourrin !

vendredi 9 mars 2007

ManouLe poulet basquaise est à la Tarentaises ce que tes yeux de braise.

Point barre.



Remettons un peu d’ordre dans la recette du poulet basquaise si souvent galvaudée. En fait, c’est réellement d’une simplicité obscène, il suffit de remplacer :

1 poulet par 1 policier des plaines,
1 kg de tomates par 1 kg de tomates,
Des poivrons taillés en lanière par des menottes taillées en pointe,
De l’ail par une pastille d’eau de Javel,
Des oignons émincés par de jeunes athlètes ambidextres,
1 verre de vin blanc par 1 bouteille de cocktail molotov 0%,
1 bouquet garni par 1 paire de menottes (Tiens, ça fait deux paires de menottes),
4 cuillères à soupe d’huile d’olive par 1 plumeau à poussière,
1 cocotte par 1 éolienne.

Dans un suprême élan de créativité, vous pouvez ensuite remplacer :

Le policier des plaines par une horde échevelée des coyotes à foie jaune,
Le kg de tomates par 1 kg de tomates (incontournable),
Les menottes taillées en pointe par un ficus millénaire,
La pastille d’eau de Javel par 10 gélules de décontractant,
Les athlètes ambidextres par une ronde de desserts,
La bouteille de cocktail molotov par du glutamate liquide,
La deuxième paire de menottes par deux magnifiques jeunes femmes touaregs imberbes,
Le plumeau à poussière par une séance de massage shiatsu,
L’éolienne par une poussette pour jumeaux.

Voilà, le tour est joué.

Je vous épargne le rappel de la préparation que tout le monde connaît.

Suggestion :

- Il est recommandé d’utiliser uniquement des policiers élevés en libre parcours.

mercredi 7 mars 2007

EpicteteRéflexion du 7 mars

Tombe de Roger COUDERC 12 Juillet 1918 – 25 Février 1984 MAUVEZIN

La tranquillité est un état de la compréhension, et devenir est contraire à cette compréhension. Devenir fait naître le sentiment du temps, et ce sentiment ne peut que retarder la compréhension. Le « je serai » est une illusion causée par l’importance que s’attribue le moi.

mardi 6 mars 2007

Saoul-FifreL'enfance d'un Maréchal

C'est dur, c'est forcément dur... Mais parents de Maréchal , c'est pas tout rose non plus, hein ? Ça va d'empire en pire, un Maréchal ! Un mot de trop, il sort son coutelas et le Maréchal fait Rahan...

Enfin, s'il ne se rappelle plus où il a fourré son bâton, il peut s'en faire un autre

lundi 5 mars 2007

ManouJudas, Pierre, Simone, Sören et les autres


Entre l'Evangile de Judas et l’Opération Tupeutla de Pierre Dac, il s’en est passé des choses. Par exemple, Simone de Beauvoir écrivit « Le deuxième sexe » dont le deuxième tome s’ouvre sur une première épigraphe :
« Quel malheur que d’être femme ! et pourtant le pire malheur quand on est femme est au fond de ne pas comprendre que c’en est un. » KIERKEGAARD.

J’en vins à lire, du même KIERKEGAARD :
... Il est une conception de la vie pour laquelle là où est la foule, là aussi est la vérité ; la vérité est dans la nécessité d’avoir pour elle la foule. Mais il en est une autre ; pour elle, partout où est la foule, là aussi est le mensonge, si bien que – pour porter un instant la question à l’extrême – si tous les Individus détenaient chacun séparément et en silence la vérité, néanmoins s’ils se réunissaient en foule (qui prendrait alors une signification décisive quelconque, par le vote, par le tapage, par la parole), on aurait aussitôt le mensonge. ...La foule, non celle-ci ou celle-là, actuelle ou de jadis, composée d’humbles ou de grands, de riches ou de pauvres, etc., mais la foule envisagée dans le concept, la foule, c’est le mensonge ...

Bien, me suis-je dit en attaquant la seconde épigraphe du "deuxième sexe":
« A moitié victimes, à moitié complices, comme tout le monde. » J.P SARTRE.

vendredi 2 mars 2007

ManouLa phrase qui vous ressemble ?



- Cela vient, pour une part au moins, de l’extrême difficulté qu’il y a à concevoir l’inépuisable richesse de la source de hasard où puise la sélection.

- Etre autant dans la défense que dans l’offense.

- Noël au balcon, Paco Rabanne.

- Au fond du ravin, sur un billot de bois, deux soldats équarrissaient à coups de hache un cheval gelé.

- Il est comme une poule qui vient de découvrir un couteau.

- Seul Etat au monde à porter le nom de sa famille régnante, l’Arabie saoudite s’est constituée autour d’une sorte de pacte social et politique.

- Elle se cambre pour mieux offrir ses reins, puis rentre les fesses, pour mieux donner son ventre.

- As-tu lancé le sèche-linge ?

- Au nord, sur la rive droite jusqu’à Montmartre, se trouve tout d’abord une large zone de marécage (Le Marais) ceinturée par une chaîne de collines entre 70 et 130 m de hauteur avec deux étroites vallées (cos de Monceau et de La Chapelle).

- Vous êtes prêts, les gars ? On y va !

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