Blogborygmes

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mardi 15 mai 2007

Tant-BourrinLe générateur automatique de ragots

La nature humaine est ainsi faite : nous aimons tous briller en société en étalant un savoir que les autres n'ont pas. Et, en particulier, nous aimons bien faire béer les bouches des collègues de travail, le matin, devant la machine à café, en leur délivrant la dernière rumeur qui court sur telle ou telle star à la mode.

Hélas, à l'époque d'internet et des journaux people foisonnants, il est bien difficile de trouver un ragot à colporter que les collègues ne connaissent pas déjà. Le scoop fait flop, vos collègues vous répondent que ça fait trois mois qu'on sait déjà ça, et voilà votre journée foutue.

Foutue ? Non, car Blogborygmes vient à votre secours en vous offrant, en exclusivité mondiale, un générateur automatique de ragots !

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samedi 12 mai 2007

Tant-BourrinMon prochain album (3)

Vos réactions sur l'extrait de mon prochain album que je vous ai livré récemment m'ont donné à réfléchir, tout autant que celles sur la première mouture.

Voilà. Je me suis dit que si je n'arrivais pas à convaincre des boeufs auditeurs moyens tels que vous, jamais je n'arriverais à refourguer des quintillions d'albums à la masse bovine innombrable de mes fans à travers le monde et la galaxie.

Bref, j'ai passé le projet de pochette à la broyeuse et j'ai benné toutes les bandes, histoire de repartir complètement sur de nouvelles bases, plus en harmonie avec mon moi profond et surtout plus proche des goûts de chiotte du public.

Bon, évidemment, dans l'histoire, mon producteur est devenu hystérique et est parti en claquant la porte, non sans avoir ravagé au préalable la moitié du studio d'enregistrement. Bah, ce ne sont pas les producteurs qui manquent : j'en ai aussitôt repéré un qui passait par là en blouse bleue et tenant - on se demande pourquoi - un balai en main. Nonobstant le fait qu'il ne parlait apparemment qu'espagnol et n'avait pas l'air de comprendre ce que je lui voulais, je l'ai installé derrière la console et nous avons entamé de nouvelles sessions d'enregistrement.

Et aujourd'hui, je suis assez fier de moi : le résultat est top-moumoute de la mort qui déchire sa race. Et le nouveau projet de pochette est à l'avenant. Je sens que je vais pulvériser le Billboard avec ça !

Tenez : regardez et écoutez-moi ça... Ça pulse grave, hein ?




Cliquez sur l'image pour voir la pochette en grand


Tant-Bourrin - J'ai une fièvre de cheval (extrait)


J’suis un cheval à vapeurs
J’ai l’haridelle en chou-fleur
Des selles d’une drôl’ de couleur
Ho, ça fait peur !

Des douleurs dans l’étalon
Ça m’hippique, équestre donc ?
Je m’en ronge les hongres
Ça tourne éperon

Je n’suis pourtant plus
Un jeune poulain
J’suis palefrenier venu
Mais j’me sens pas bien
Alors je hennis

J’ai une fièvre, j’ai une fièvre de ch’val
Ça coule par mes naseaux
J’ai une fièvre, j’ai une fièvre de ch’val
J’ai besoin d’un véto

(Téléchargeable directement ici)


Hem...

De méchantes langues (toujours les mêmes) viennent à nouveau ternir mon enthousiasme : il paraîtrait (l'emploi du conditionnel est particulièrement adapté) que ce projet ressemblerait un peu trop à ceci...

Pffff, franchement, vous trouvez, vous ?

mardi 8 mai 2007

Tant-BourrinCigares et cigarillos

Je suis un cigare havane
Originair’ de Cuba
Où entre deux champs de cannes
J’suis né d’un plan de tabac

Dans mon coffret luxueux
A la douc’ senteur boisée
J’étais peinard et heureux
Jusqu’au jour où j’l’ai croisée

Ell' venait d’sortir de boîte
Et arpentait le frottoir
Je m'suis senti dev’nir moite
Malgré la fraîcheur du soir

C’n’était pas un’ cigarette
Mais elle était bien roulée
Non, c’était une allumette
Mais ell’ m’a tourneboulé

Cigares et cigarillos
On n'se méfie jamais assez des allumettes
Cigares et cigarillos
Elles ont vit' fait de vous mettr' le feu à la tête

Pourquoi me suis-je attardé
En cet instant éphémère ?
Elle m’a juste regardé
Et il y a eu un éclair

Bien qu’ayant la bague au doigt
Mon cœur s’est fait brasero
Prêt à rejouer, ma foi
Le mariag’ de Cigaro

Cigares et cigarillos
On n'se méfie jamais assez des allumettes
Cigares et cigarillos
Elles ont vit' fait de vous mettr' le feu à la tête

Et j’ai plongé dans le gouffre
Je m’suis laissé allumer
Cet amour sentait le soufre
Il est parti en fumée

Car ell’ s’est vite assombrie
A fermé ses yeux de braise
Puis m’a quitté sans un bruit
En dansant la Havanaise

Cigares et cigarillos
On n'se méfie jamais assez des allumettes
Cigares et cigarillos
Elles ont vit' fait de vous mettr' le feu à la tête

Le vent salé de septembre
A balayé mon parfum
Il a emporté mes cendres
De moi il ne reste rien

Gare au feu, gare aux émois
Il ne faut pas mégoter
Etre fumé, croyez-moi
Nuit grav’ment à la santé

Cigares et cigarillos
On n'se méfie jamais assez des allumettes
Cigares et cigarillos
Elles ont vit' fait de vous mettr' le feu à la tête

Cigares et cigarillos
On n'se méfie jamais assez des allumettes
Cigares et cigarillos
Elles ont vit' fait de vous mettr' le feu à la tête



Comme je n'avais aucune envie d'écrire en ces heures sombres, j'ai ressorti une énième vieillerie du fond du tiroir, un texte de chanson hélas jamais mis en musique. S'il y a des amateurs... (je prends 50% des royalties)

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