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jeudi 5 janvier 2006

Saoul-FifreJe me soigne

Écartons d'emblée la responsabilité de l'alcool dans mon astigmatisme chronique puisqu'il a été détecté lors de mes 14 ans et que, bon, à cet âge là, quand je voulais faire des folies de boisson, c'était du genre 2 ou 3 gouttes supplémentaires d'Antésite © dans le verre... L'astigmatisme est une déformation de l'œil qui rend les choses floues, pour autant qu'elles ne le soient déjà, voire doubles, dans les cas exemplaires tel le mien, et tels que les adorent les grands professeurs, entourés de leurs lèche-culs d'élèves, dont je fus le cobaye à mon corps défendant. Pour l'astigmatie, ce fut un ophtalmo et ses ophtalminets qui m'examinèrent, et je repartis avec une horrible paire de lunettes "de la sécurité sociale" que je ne mis jamais plus. Le ridicule ne tue pas mais il y contribue.

Oui, ma mère, veuve méritante, qui, en tout bien tout honneur, tirait le diable par la queue, m'emmenait aux visites gratuites des hôpitaux où les pauvres servaient de modèles dociles au cours des travaux pratiques supervisés par les mandarins. Une autre fois, ce fut pour mes amygdales enflammées, qui d'ailleurs, le médicament n'ayant pas fait d'effet, finirent sous le scalpel. J'étais à poil, et un gros con entrait en pérorant au milieu de ses internes tous plus visqueux les uns que les autres. On m'examinait, on me tripotait, on me posait des questions, l'air très intéressé par mes réponses, et puis on confiait à ma mère un flacon avec pipette que je devais ingurgiter selon une posologie précise. Sur le flacon, il y avait une étiquette et une suite de chiffres et de lettres écrite au stylo bille. Ma mère devait aussi signer une décharge de responsabilité, en cas d'échec du traitement ou d'effets secondaires. Si je n'étais pas en train de tester un médicament qui n'avait pas encore son AMM (Autorisation de Mise en Marché), je veux bien me prendre une douche au Zyklon B...

Bien plus tard, dûment motivés par Sylvie, une amie, JL et moi avons fait avec elle une émission sur la vivisection , le rapt de chiens pour les laboratoires, et la débilité dangereuse qu'il y a de conclure à l'innocuité d'un produit sur l'homme à partir d'expériences sur des animaux qui n'ont pas du tout le même métabolisme. À part le fait que la recherche a moins de moyens , rentabilité des grands trusts pharmaceutiques oblige, j'ai bien peur que rien n'ait changé pour les cobayes des essais "pré-cliniques". Nos amis les animaux prêtent de bon cœur leur corps à la science, et, comme d'hab quand il y a de gros intérêts financiers en jeu, vous ne verrez ni la SPA, ni notre BB nazionale y trouver rien à redire.

Après les tests sur animaux consentants, viennent les "essais cliniques controlés". Et... rémunérés . L'agrégation des lots de candidats se fait selon des règles draconiennes . Les volontaires sont des adultes responsables ou des enfants (autorisation des parents nécessaire). Tout se passe dans le respect des lois le plus strict, et on lit leurs droits aux cobayes humains avant de leur appliquer le protocole. Les "participants" se recrutent essentiellement dans la France d'en bas, chère à notre regretté Raffarin. Il est rare que des cadres supérieurs mettent leur santé en danger pour arrondir leurs fins de mois.

Outre la joie à l'idée de faire progresser la science, les "partenaires" reçoivent des indemnités ! Le progrès est net : ma mère avait juste eu la visite cadeau.

mardi 3 janvier 2006

Saoul-FifreZorro le renard

Le Maréchal vient de nous raconter sa fascination adolescente pour Wonder Woman. Il est certain que les filles qui sont passées ensuite ont eu à ramer sec, et même en lançant toutes leurs forces dans de petites accélérations, elles n'ont pu faire illusion que de courts instants, et le soufflé retombait ensuite. Vous comprenez, même la passionnelle (et passionnante) Manou, fille du Sud initiée en Corse à l'aide de boas et capable de beaucoup de sincérité dans ses déclarations d'amour, ne joue absolument pas dans la même cour que Wonder Woman ? Je ne cite bien entendu que pour mémoire "La rousse" qui part battue d'entrée, ne serait-ce que par son trop grand goût pour la propreté. Une vraie femme, pour le Maréchal, ça doit être active, se battre, faire faire du surplace à un char militaire, courir très vite, en bref : sentir la sueur sous les aisselles et même partout, dès 5 heures du matin (à vue de nez).

Je me suis un peu égaré par rapport au sujet initial, mais j'y arrive : Salomé parle dans le commentaire qu'elle a laissé sur "Wonder Woman", de ses propres souvenirs de téléphage au régime, et du fait qu'elle allait regarder Zorro chez des voisins. Nous avons là un indice sérieux pour dater Salomé au carbone 14 ! Car Zorro passait le mercredi à 18 h 45, il y a un certain nombre d'années, à moins qu'il y ait eu des rediffusions ? Comme ceux de Salomé, mes parents étaient trop pauvres pour nous nourrir, envisageaient régulièrement d'aller nous perdre dans la forêt, alors, de là à nous acheter la télé, il y avait plusieurs années de loyers impayés (un bail, quoi). Mais j'avais un vélo. Et un ami, qui avait la télé et qui habitait à 6 kms. Et je pouvais regarder Zorro chez lui, et dès que c'était fini, je sautais sur mon vélo, et je pédalais de toutes mes forces pour arriver à l'heure à la maison, où l'heure du repas était fixée, immuablement, à 19 heures !

Vous l'aurez compris, l'ubiquité n'est pas mon fort, et j'arrivais toujours en retard. Mon père, qui avait pourtant la mandale facile, n'a jamais rien dit quand je me glissais à sa droite, un peu inquiet et disant : "Y avait Zorro qui finissait à 7 heures...". Il avait même un petit sourire. Avec mon air épuisé et tout en sueur, il était évident que j'avais vraiment fait "de mon mieux".

En sueur ? Ha, le succès que j'aurais eu auprès du Maréchal !?!

lundi 2 janvier 2006

Tant-BourrinCoup de pompe

Je sais pas vous, mais moi, les fêtes de fin d'année, ça me mets complètement à plat !

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