Blogborygmes

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jeudi 24 mai 2007

Tant-BourrinQuand j'étais modèle

Les plus anciens de nos lecteurs s'en souviennent peut-être, je vous avais narré, il y a quelque temps, comment j'avais posé pour Picasso.

Mais, voyez-vous, cette exaltante expérience n'est pas la seule incursion que j'ai faite dans le milieu de la peinture : j'ai eu d'autres occasions de poser pour les plus grands artistes peintres que la terre ait jamais portés.

En particulier, je me souviens très bien de ce jour où un dénommé Léonard de Vincennes m'avait supplié de bien vouloir lui servir de modèle pour un tableau, tant il était fasciné par mon léger sourire énigmatique.

N'étant pas un mauvais cheval, j'acceptai avec grand plaisir : je ne m'étais à cette époque pas encore trop attelé à préserver mon anonymat, et je trouvais ça beau d'aider de jeunes artistes encore dans leurs stalles de départ.

Il mit donc une toile sur le chevalet, prit son pinceau d'obstacle et cravacha comme un fou pour saisir la pose que j'avais prise.

Hélas, Léonard de Vincennes, qui était un joyeux luron, eut l'idée, pour m'aider à me détendre, de me raconter une blague, celle du cheval qui est l'animal le plus rapporteur parce cheval-dire-à-ta-mère.

Et là se produisit l'inévitable : pris d'une crise de fou rire inextinguible à l'écoute de ce morceau d'anthologie de l'humour le plus puissant et le plus ravageur qui soit, je ne pus jamais, des trois jours que dura la séance de pose, retrouver mon pur sang-froid.

Pour le coup, au lieu de peindre mon léger sourire énigmatique, Léonard de Vincennes dut se contenter de mon lourd rire évident de cheval.

Il n'empêche, le tableau, baptisé "la Jockonde" en l'honneur du prix du jockey-club que je venais de gagner, reste à ce jour une des pierres angulaires du patrimoine artistique mondial.


mercredi 23 mai 2007

Saoul-FifreVersion expurgée

Ya des romans, t'as beau être naïf, t'y crois pas, tu te dis : dans la vraie vie, t'as zéro chance sur zéro que ça se passe comme ça, et puis tu lis quand même, faut bien rêver un peu, c'est agréable, tu vas quand même pas trocarder l'auteur et son éditeur pour si peu ? Bon je vous ai écrit un truc, c'est pas crédible, hein d'un autre côté, c'est pour les enfants, le Père Noël aussi ça parait dingue qu'on puisse tomber dans un tel piège et puis ? Je le dédie à Tanbourriquet.

Mais comme j'ai honte, je vais essayer de vous écrire la version adulte et factuelle pour la prochaine fois.

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mardi 22 mai 2007

ManouMarre. Au canard.




Ras le pompon ...

Marre des machines à laver.

Ingurgiter des documents à la tonne et pondre de savants calculs de prix me donnent des boutons.

J'en ai ma claque d'entendre 10 fois dans le week-end que Sarkozy se repose au Fort de B ou que Brice Hortefeux ressemble à Charles Trebet.

J'en ai marre de voir dans les journaux des pubs d'objets de luxe dont je me contrefous, de trouver dans ma boîte aux lettres des prospectus en pagaille, de décrocher le téléphone pour qu’un mec ou une nana dont c’est le premier job cherche à me vendre des fenêtres, une assurance, un abonnement ou des conseils pour payer moins d’impôts.

Marre de souffrir du genou droit et du bras gauche.

Au bureau, j’avais envie d’appeler l’ascenseur à coups de pompes. Alors en rentrant j'ai cassé 3 pattes au canard en plastique de la salle de bain. C'est pratique, il ne se plaint pas et les pattes repoussent deux fois plus nombreuses pendant la nuit. Il commence un peu à ressembler à une araignée jaune. A une araignée jaune au bec orange.

La tortue n'a qu'à bien se tenir.

lundi 21 mai 2007

Tant-BourrinÇa rebande

Après avoir revisité Chopin ("Chopin"), Satie ("Boîtes") et Saint-Saens ("Aquarium"), j'ai décidé de continuer à parfaire votre culture musicale en m'attaquant à Haendel.

Bon, les mauvaises langues (toujours les mêmes, mais ça se paiera un jour) diront que "attaquer" est le mot juste, mais la bave des crapauds que vous êtes n'atteint pas la blanche colombe que je suis.

Ne trouvant aucune interprète féminine prête à s'investir corps et âme dans ce morceau, j'ai dû me résoudre à l'interpréter moi-même, non sans avoir sniffé une bonbonne d'hélium auparavant.

Voici donc, en exclusivité mondiale pour Blogborygmes, écrit par moi-même sur la musique de la "grande sarabande" de Georg Friedrich Haendel, interprété par moi-même, enregistré par moi-même, mixé par moi-même, produit par moi-même avec un graphisme de pochette réalisé par moi-même, voici donc, disais-je, "ça rebande", un morceau ô combien excitant !

En vente dès aujourd'hui chez tous les bons disquaires !... Achetez-le, c'est un ordre !



Tant-Bourrin - Ça rebande

(Paroles : Tant-Bourrin / Musique : Georg Friedrich Haendel)

Téléchargeable directement ici

Paroles (© Tant-Bourrin)

C'est incroyable
C'est admirable
J'en suis toute esbaudie
C'est trop beau, j'applaudis

Vingt ans, peu ou prou
Que c'était tout mou
Comme un vieux bout d'viande
Je n'en crois pas mes yeux : ça rebande !

J'arrive, mon amour
J'enlève mes atours
Mon corset à baleines
Mes faux seins et ma gaine

Et j'ôte mon dentier
Pour mieux t'embrasser
Me v'là en offrande
Mais j'n'en crois pas mes yeux : ça débande !

dimanche 20 mai 2007

Saoul-FifreElle chantait avec une voix...

Valérie a débarqué ce matin avec ses bras pleins de mains, ses jambes pleines de pieds et sa bouche pleine d'exclamations, dans notre univers. Il y avait bien 2 ans que sa voix tonitruante n'avait pas secoué nos murs. Ma relation avec Valérie s'est toujours jouée sur ce tempo cyclothymique. Elle fonçait beaucoup trop vite pour moi, alors elle prenait de l'avance, se lançait à corps perdu dans des projets baroques, et puis, au détour d'une de mes pérégrinations lentes et philosophes, je la rattrapais : elle s'était arrêtée un moment pour reprendre son souffle, arrondir un peu sa bourse ou rechercher le Graal : un homme capable d'apprivoiser la jument sauvage qu'elle était, qu'elle reste et restera.

Personnellement, je ne m'y suis jamais risqué. Son hyper activité m'impressionnait trop, mais, à petites doses, aléatoirement, j'adorais la laisser secouer ma timidité, faire les choix à ma place et me laisser porter par cette vague puissante venue des grands fonds, à qui peu de choses résistaient.

Nous nous sommes donc rencontrés en 4 ième. Contact uniquement auditif la 1ère fois, où elle administrait à sa classe (contiguë à la mienne), sans y avoir été invitée par son professeur, la preuve a capella qu'elle prenait des cours de chant lyrique et que ceux-ci étaient efficaces. Mes camarades se poussaient du coude en gloussant : "C'est Valérie M., c'est Valérie M..." pour répondre à mon regard questionneur et ébahi. Cette fille était le culot personnifié et faisait le désespoir des profs dont elle rendait inopérante la moindre velléité de reprise en main autoritaire d'une classe. Il fallait faire avec, d'autant plus qu'au delà de son extravagance, c'était une excellente élève. L'année suivante nous vit côte à côte, en cours de latin, en totale complicité, à nous bidonner pour un rien. La pauvre prof, une vieille fille, noble de surcroît, était persuadée qu'elle était l'unique cause de nos fous rires incontrôlables, ce qui était péché d'orgueil de sa part. Elle convoqua ma mère pour la mettre en garde contre "mes mauvaises fréquentations".

Valérie me prit sous son aile de pasionaria de l'indépendance, et me fit partager ses vadrouilles fantasques. Ses parents et elle habitaient dans un sous-sol sombre, une véritable caverne d'Ali Baba, un magasin d'antiquités, un monde qui m'était extraordinaire, à moi qui débarquais de mon modeste Plouc-sur-Lidoire. Son père, un journaliste d'origine gitane qui avait fréquenté à Paris les milieux intellectuels, et sa mère, un petit bout de femme hindoue magnifique, de caste brahmane, m'accueillirent avec affection. Je crois même qu'ils caressaient le secret espoir que je "calme" leur boucan de fille, ce qui n'était pas vraiment mon but, fasciné que j'étais par sa liberté lancée au grand galop.

Plus que délurée pour son âge, elle employait un langage rien moins que châtié, cherchant peut-être à me choquer, tester les limites de mes défenses. Elle "sortait" avec des garçons plus âgés qu'elle, draguait les pions, mais quand elle avait besoin d'un accompagnant sécurisant pour ses plans délires, c'est vers moi qu'elle se tournait, sachant que j'étais toujours partant. Elle s'était acoquinée avec un couple d'éleveur de chèvres pour "apprendre le métier" (elle fut effectivement productrice de fromages quelques années plus tard), mais comme le mari "voulait la sauter", comme elle me disait, elle me proposa de venir avec elle. En effet le mec tordit le nez en voyant débarquer cet empêcheur de coucher en rond, cherchant à savoir quels étaient nos rapports.

Je lui aurais dit qu'ils étaient pétris d'admiration, de connivence, d'anarchie partagée, d'ouverture à tous les possibles, qu'il n'en aurait pas été plus renseigné pour autant. Non, entre Valérie et moi, ce ne fut jamais sexuel, sans doute parce que j'avais besoin qu'un projet global, d'un but à atteindre, d'une stabilité affective... Un sentiment amical, si fort soit-il, était insuffisant. Valérie était trop instinctive, trop fonceuse, trop envahissante, trop théâtrale... Nos 2 libertés se seraient entrechoquées.

Nous sommes d'ailleurs tombés d'accord d'avoir fait le bon choix, le choix de l'Amitié éternelle.

Elle assuma avec beaucoup de courage et de détermination son destin de montagnes russes, plein à craquer de drames, de rebondissements, d'accidents, de voyages, de déménagements en catastrophe... Elle accumule, son énergie vorace avale, assimile tout sur son passage. Elle fugua, fut rattrapée par ses parents, connut un mariage blanc arrangé qui dura 3 mois, telle une gentille mante religieuse, elle choisissait ses amours pour les jeter dès qu'ils "la faisaient chier", elle fut éleveuse de chèvres, potière, danseuse chez Béjart, prof de toutes les matières du monde, travailleuse sociale, artiste de cirque et j'en oublie, en Allemagne, en Italie, toujours avec générosité, montrant l'exemple de l'entraide partout où elle passait.

On ne s'est jamais perdu de vue. Certaines fois, l'enquête pour retrouver la bonne adresse, avec ces déménagements incessants, était longue. Mais une lettre arrivait, un coup de fil, et l'un ou l'autre traversait la France pour renouer le lien, redonner un coup de manivelle à l'Amitié.

Elle est toujours aussi allumée, elle ne sait toujours pas après quoi elle court, mais je la trouve apaisée, elle est avec le même homme depuis 16 ans (un gars sacrément valeureux, çui-ci q:^) !), s'entend bien avec sa fille...

Le temps et le courage ont rattrapé le bonheur. Je vous embrasse très fort.

samedi 19 mai 2007

Manou3 petits tours et puis s'en vont



(pour Epi)



1) Bonne fête Yves


2) Soline, 4 ans : « Une énergie vitale teste toutes les combinaisons, construit toutes les complexités. Notre cerveau résulte de cette force de vie. Notre but inconscient n'est-il pas l'épanouissement des potentialités humaines ? »


3 ) Elections législatives en Algérie :35% de participation

vendredi 18 mai 2007

Tant-BourrinIrrésolue

Un étrange malaise, voilà ce qu'elle éprouvait depuis son réveil, quelques minutes plus tôt. Une sensation diffuse, furtive, indicible, qu'elle n'aurait su définir. Quelque chose qui lui glissait entre les doigts et l'envahissait sournoisement en même temps.

Vêtue d'un peignoir, les cheveux en bataille, fixant son reflet dans le miroir de la salle de bain, elle passa un doigt sur la ride, encore discrète mais néanmoins bien présente, qui lui barrait le front, comme pour s'assurer de sa réalité. La ride ? Non, les rides : d'autres sillons se creusaient peu à peu, dans son cou, à la commissure de ses lèvres, entre ses sourcils.

Ses doigts cheminèrent plus avant jusqu'à la racine de ses cheveux, où la grisaille ressurgissait. Il lui faudrait bientôt faire un shampooing colorant pour rhabiller sa chevelure d'une jeunesse factice.

Ses doigts redescendirent ensuite le long de sa tempe, suivirent le contour de sa joue et en mesurèrent l'affaissement. Puis se firent ballants au bout d'une main qui s'affaissa pour ne plus continuer à mesurer les ravages du temps.

Les yeux noyés dans son image fanée, il lui semblait qu'elle frappait aux portes d'un mauvais rêve dont elle n'arrivait pas à s'extraire. Quarante-sept ans, déjà.

Elle frémit : oui, quarante-sept ans, mais le premier chiffre qui lui était venu spontanément en tête était dix-sept. Dans sa tête, au plus profond de ses cellules, elle avait toujours dix-sept ans. L'âge des possibles, l'âge des "pourquoi pas ?", l'âge de sa vie, à jamais.

Et pourtant, elle avait glissé sans s'en rendre compte de l'âge des possibles à celui des impossibles, elle avait laissé des milliers de chemins en route pour ne plus quitter celui, boueux et monotone, qu'elle suivait sans gaîté et sans émoi depuis des années, celui des amours éteintes, du divorce, d'un travail usant et ennuyeux au possible, un chemin où chaque jour semblait photocopié sur la veille et passait sans laisser la moindre trace.

Pour remettre des couleurs à ses yeux, il lui fallait parcourir à rebours dans sa mémoire ce triste chemin, jusqu'à retrouver ses dix-sept ans. Autant les trente années qui venaient de s'écouler lui paraissaient inodores et inconsistantes, autant ses vieux souvenirs semblaient pétris d'éternité. Le temps lui était alors une notion étrangère : il n'existait pas et s'étendait à l'infini à la fois, modelant chaque souvenir de cette époque dans la lave brûlante de ses émotions.

Des émotions qui sourdaient de nouveau à la surface de sa mémoire. Les copines, les premiers flirts, les sorties, le bahut... Le jour où la prof d'histoire l'avait virée du cours parce qu'elle avait un fou rire qu'elle n'arrivait pas à maîtriser (depuis combien de temps n'avait-elle plus ri ?). Et celui où elle avait joué le rôle de Roxane avec ses amis du cours de théâtre (devenir actrice, un autre rêve évanoui). Et la fois où, pour faire rire les copines, elle s'était foutu de la gueule d'un vieux poivrot dans la rue...

L'étrange sensation de malaise se réveilla. Mais pourquoi revoyait-elle avec autant d'acuité la face rubiconde et parcheminée de ce type courbé, usé, titubant ? Elle se souvenait : après qu'il fut passé devant le groupe d'adolescentes, elle avait fait quelques pas dans son sillage, courbant le dos et imitant sa démarche hésitante, en pouffant intérieurement.

Etait-ce l'éclat de rire des copines ? Ou l'homme avait-il un sixième sens ? Toujours est-il qu'il s'était soudain retourné avec une vivacité dont elle ne l'aurait pas cru capable et l'avait surprise dans son numéro d'imitation.

"Petite idiote, tu trouves donc ça amusant de se moquer ainsi des gens ?"

La moindre des intonations de sa voix résonnait encore dans son cerveau, si longtemps après, comme si le vieux poivrot avait été là, dans la salle de bain. Et malgré son ton menaçant, elle avait joué la bravache, le traitant de "vieux croûton" pour ne pas perdre la face devant ses copines.

L'homme s'était empourpré.

"Que sais-tu de mon âge ? Que sais-tu de l'existence ? C'est facile de rire ainsi alors que la vie n'a pas encore eu le temps de te flanquer des claques dans la gueule. Mais rassure-toi, ton tour va venir, et plus vite que tu ne le crois. On en reparlera dans trente ans, tiens. Tu ne vas même pas les voir passer et tu te retrouveras avec les débris de tes rêves entre les mains. A demain."

Il avait ponctué ses paroles menaçantes d'un point final, sous la forme d'un énorme crachat écoeurant sur le trottoir, avant de reprendre sa marche titubante et de s'éloigner. Elle avait été ébranlée par cette diatribe inattendue et plus encore, elle s'en souvenait parfaitement, par ce "à demain" plutôt effrayant.

Mais, malgré ses craintes, l'homme n'avait jamais réapparu dans sa vie, pas plus le lendemain que les autres jours.

Et les années avaient passé depuis, à voir se défaire les fils de ses joies adolescentes pour n'en plus rien garder.

Pourquoi se rappelait-elle donc de cet événement sans importance des décennies plus tard, et avec autant de force ? Comme si cela s'était passé la veille ? La veille... Elle sourit amèrement : le vieux poivrot avait raison, elle n'avait pas vu passer les années, cela lui semblait hier alors que cela faisait... Voyons, c'était l'année où elle passait le bac de français... Cela faisait donc bien trente ans tout rond. Et il faisait beau, ses copines et elles traînaient dans la rue, c'étaient les dernières semaines avant l'examen... Ce devait donc être en mai, à peu près vers la même époque qu'aujourd'hui... Ah, tiens ? Cela semblait donc faire trente ans quasiment jour pour jour...

Une sensation nauséeuse l'envahit alors : le malaise reprenait vigueur, elle sentait qu'elle touchait presque au mystère qui lui échappait depuis son réveil. Hier... Trente ans... Le vieux poivrot...

Et d'un seul coup, tout lui revint. Elle savait. Son rêve de la nuit lui revenait subitement en mémoire : le vieux poivrot lui était apparu dans son sommeil, la face toujours aussi rubiconde et ravagée, un rictus au coin des lèvres.

"Tu vois ? Me revoilà ! Hier, tu avais dix-sept ans et maintenant, tu en as quarante-sept. Et tu n'as plus rien à quoi te raccrocher. Alors, toujours envie de rire ?"

Oui, c'était bien cela qui tourmentait son subconscient depuis l'aube.

Elle fut prise d'un vertige qui l'obligea à s'asseoir à même le sol, tremblante de toutes ses terminaisons nerveuses, taraudée par une question qui ne cesserait plus de la hanter jusqu'à sa mort.

Avait-elle réellement vécu les trente années qui venaient de s'écouler ?

Ou bien le vieux poivrot, par quelque sorcellerie de son secret, l'avait-il projeté dans le futur en implantant dans son cerveau trois décennies de souvenirs factices emplis de lassitude ?

Elle ne le saurait jamais. Une vie irrésolue.

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