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dimanche 2 avril 2006

Tant-BourrinDeux doigts d'ingéniosité

Je repassais en revue, il y a quelques jours, les quelques 30000 photos que nous avons prises de Tant-Bourriquet au cours de ses 29 mois d'existence extra-utérine (je vous fais donc grâce, dans le décompte, des 1200 clichés d'échographie).

Et je me disais, les regardant, à quel point ça progresse vite, ces petites choses-là.

Oui, parce que je ne vous ai pas dit, mais Tant-Bourriquet, actuellement, est capable d'extraire de tête des racines carrées d'un nombre à douze chiffres et de déclamer par coeur la "légende des siècles" de Victor Hugo.

Enfin, presque...

Disons que, pour être plus précis, il sait dire "papa", "maman", "gatô", "encore", "au revoir" et "tisuisse" et que, évidemment, ça limite les possibilités en matière de rimes. Mais sans cela, nul doute qu'il versifierait à tire-larigot si son vocabulaire le lui permettait dès à présent.

Mais reprenons le fil... Ça progresse vite, disais-je donc, et deux photos, prises à moins de trois mois d'écart, en témoignent...

Voici la première. Tant-Bourriquet avait deux mois et demi. Et que faisait-il pour appeler ses parents quand il avait faim, hein ? Et bien, comme un bébé ordinaire, il pleurait à s'en faire péter les poumons !

Jusque-là, rien de bien extraordinaire, me direz-vous.

Eh bien, regardez donc la photo suivante. Tant-Bourriquet y a cinq mois. Et grâce à sa courbe d'apprentissage aux allures d'exponentielle, il a entre temps trouvé un moyen simple et élégant pour signaler à ses parents qu'il a faim : IL LES SIFFLE !!!

C'est pas pour me vanter de m'enorgueillir que c'est mon bibou à moi, mais punaise, qu'est-ce que j'en suis fier !

samedi 1 avril 2006

Saoul-FifreDebouts les morts !

Je sais pas si vous avez remarqué, mais Tant-Bourrin ronfle ferme, en ce moment. En tout cas sur le blog. Depuis Incommunicabilté , où là, j'avoue, le jus de cervelle était brillant, mordoré, pétillant, enthousiasmant, fruité, de la plus belle eau qui soit, il faut bien reconnaître que ses interventions sentent de plus en plus le sapin. Les jeux de mots laids, les fakes à 3 shekels la demi-douzaine, les photos prises couché, à la romaine, si c'est pas du laisser-aller décadent, ça ? Il surfe sur sa réputation, bon, vous continuez de venir par habitude et par politesse, mais les stats, elles sont pas joyeuses, les stats. Le nombre de visites fond comme neige au soleil et comme banquise sous effet de serre !

Vous zappez. J'ai la tristesse de le constater et le regret de vous le dire, mais vous zappez comme des malades. À ce niveau de zap, çà s'appelle de la maladie de Parkinson. C'est du sucrage de fraise ! Bon, il faut qu'il se ressaisisse, mais il faut qu'on l'aide et qu'on le travaille au corps. Il va sûrement nous sortir un tas de fausses raisons, toutes plus tirées par les poils les unes que les autres, mais les faits sont là, enrobés dans leur implacable réalité : il baisse.

Et il baisse trop ! Il baisse le matin, il baisse le soir, il baisse au bureau, il faut qu'il arrête de baisser tout le temps comme ça ! Ça rejaillit sur ses performances, ça induit une baisse de souffle épique, une faiblesse dans l'inspiration, et ça retombe sur qui vous savez. Il va nous falloir le reprendre en main, le secouer, le presser gentiment. Il faut qu'il cesse de se contenter de la position du missionné qui campe dans sa posture statique en attendant que ça sorte, que ça lui vienne, que le jet créateur se propulse miraculeusement comme au sortir de la grotte de la vierge. Il faut qu'il se remue, qu'il s'active, qu'il donne de sa personne, qu'il aspire à nouveau au flux créatif, qu'il revienne boire à la source de toute conception. Nous voulons nous délecter encore de sa langue langoureuse, si précise, si précieuse, si insinuante, si hardie, si vigoureuse, nous régaler toujours de son phrasé fluide dès le premier jet. Qu'il revienne tailler avec soin sa plume pour nous, qu'il la trempe dans des fleurs de rhétorique dont il connaît seul la fragrance, dans des encriers aux formes redondantes, mouillés de chaleur humaine.

Et tant pis pour les longueurs, nous les avalerons avec le reste, même si nous préférons ses grâces laconiques. Surtout : qu'il garde l'axe, et la claire obsession du but, embroussaillaminé tout là-haut, sous les volutes de vapeur...

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