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jeudi 16 mars 2006

Saoul-FifrePachyderme que ça...

"L'homme forma Dieu avec l'argile du sol, et il lui insuffla dans les narines un souffle de vie, et Dieu devint un être vivant."

Genèse 2 : 7.

Chez mes parents, dans notre ferme de Dordogne, le sol était de l'argile pure. Enfin, sous la mince couche d'humus organique qui permettait de nourrir l'herbe, et par voie de conséquence, les herbivores bovins que mon père élevait. Quand il a voulu créer une retenue d'eau sur le cours du ruisseau qui traversait la propriété, le bull a gratté le fond du vallon, et avec la terre, a construit la digue, n'oubliant pas de prévoir un "déversoir" pour évacuer les crues. Le bull ayant mis l'épaisse veine d'argile à nu, les problèmes d'étanchéité ne se posaient pas. J'aimerais bien avoir cette facilité à creuser des plans d'eau là où j'habite, mais le sable, le calcaire fissuré, les graviers, ça laisse percoler l'eau à la vitesse grand V : le lendemain d'une pluie, le sol est sec. Les argiles, elles, ont un pouvoir d'absorption de l'eau extraordinaire. Les bentonitiques, par exemple, gonflent jusqu'à 20 fois. Un simple tassement et le sol devient un vrai béton qui ne laissera pas passer une goutte.

L'argile à laquelle j'avais naturellement accès, celle du déversoir, par exemple, était magnifique, très pure, très bleue. C'est elle qui m'a donné le goût de patouiller, de bipatouiller, de tripatouiller... J'aime malaxer, plonger mes doigts dans cette consistance plastique, y trouver des formes, en former mes rêves, rêver devant mes trouvailles. Modeler de la terre avec de l'eau, lui insuffler un souffle de vie, la sécher au feu du soleil. De la terre, uniquement de la terre, l'argile primordiale, pas les excréments que Tant-Bourrin, resté scotché au stade pipi-caca-crottin-popo, adore tripoter, pétrir, touiller et écrire des billets avec...

La pâte à modeler, avec ses couleurs différentes, permettait des effets intéressants, mais ne séchait pas vraiment. Le plastiroc n'existait pas encore, mais m'aurait bien plu : il durcit sans passage au feu, peut se colorer et a une bonne durée dans le temps. La première fois que j'en ai vu, c'est chez une amie qui depuis, est devenue sculptrice presque à temps complet. Elle fait même du prosélytisme (ho que j'aime ce genre de prosélytisme) et nous a donné de la terre, elle dit "du grès", je crois qu'il s'agit d'une argile très fine. Margotte a fait une de ces chèvres étiques dont elle a le secret, et un Babar de cirque, graveleux, couillu, membru, trompu, est sorti de mes doigts... Avec mon nouvel APN, je peux vous le montrer...

mercredi 15 mars 2006

Tant-BourrinLes bons trucs de Tant-Bourrin (3)

Aujourd'hui, je vais vous livrer un nouveau petit truc pour pondre des billets facilement, même quand l'inspiration n'est pas là. Mieux que ça : ce truc va même vous permettre de recueillir l'admiration du plus grand nombre en passant à leurs yeux pour un grand poète injustement méconnu.

Le principe ainsi que la mise en oeuvre sont d'une simplicité déroutante : il suffit d'un vrai poème et de quelques outils linguistiques en ligne.

Pour le poème, je vous propose de prendre, à titre d'illustration, le magnifique "Demain, dès l'aube..." de Victor Hugo.


Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.


Pour ce qui est de l'outil de traduction, il faut éviter le trop haut de gamme, qui pourrait ne pas introduire suffisamment de glissements textuels progressifs. Je vous propose donc d'utiliser celui de Yahoo!

Et maintenant, composer un nouveau poème à partir de celui-ci est un jeu d'enfant : il suffit de copier/coller le poème, le traduire dans une langue, puis une autre, puis encore une autre avant de revenir au français. Résultat garanti : la poésie, pure, folle, entièrement neuve est au rendez-vous.

Voici le résultats de quelques tirs...


Traduction > espagnol > anglais > allemand > français

Demain du Trowel

Demain du Trowel, à l'heure, dans laquelle il devient blanc la campagne,
Je vais. Elle voit - lui, sait moi qu'elle espère à moi.
Je vais par la forêt, moi vais par la montagne.
Je ne peux pas rester vous un temps très plus long.

Je ne vais pas les yeux qui ne sont attachés voir à mes pensées,
Sans rien, l'extérieur, sans de bruits entendre particulièrement,
Plus étrangement, entouré de retour, les mains croisées,
Tristement, et le jour pour ma volonté est comme la nuit.

Je n'observe pas la nuit loin encore l'or qui tombe,
Encore les bougies au descendant en direction à des Harfleur,
Et si j'arrive, je détache auprès de lui
Vert et brezal un bloc houx dans la fleur.


Traduction > portugais > anglais > néerlandais > français

Demain, de l'aube...

Demain, de l'aube, à l'heure où branqueia la campagne,
Je partirai. Lui voit, weet me cela délai me.
Me pour la forêt aller, j'irai pour Mons.
Me ne pas pouvoir habiter dans le temps beaucoup éloigné de vous plus.

Me les yeux qui sur mes pensées,
Sans rien n'est réglés la partie voir, marcheront, sans il n'est pas à comprendre
Unique, raquette inconnue, les côtes inclinantes, les mains tristes croisées,
Et à la veille de moi comme nuit sera.

Me ni l'or de la nuit n'examine loin ces baisses,
Ni les bougies au nakomeling pour Harfleur,
Et quand pour arriver, sur votre tombe
Une branche verte dans la fleur de houx et urze mettre.


Traduction > italien > anglais > allemand > français

Demain depuis l'aube...

Demain depuis l'aube, je vais actuellement le moment, dans lequel la campagne tourne un blanc.
Ils voient savoir, moi que vous vous assurez lui.
Je vais avec la forêt, moi vais avec la montagne.
Je ne peux pas plus rester trop loin de vous.

Je vais les yeux spécifiques localement sur mes pensées
Sans voir dehors signifier invalide, à l'extérieur, que, que la partie arrière tordue,
Les mains n'exproprie pas de bruits, le Solo, est intercrossed,
Tristement et le jour pour moi comme la nuit.

J'en n'observe pas loin l'or du soir qui tombe,
Voiles au descendant en direction à des Harfleur,
Et si j'arrive, j'utilise dessus ta tomba
Un paquet houx vert et brughiera dans la fleur.


Et pour finir, j'ai fait une dernière tentative destinée à dynamiter tous les résidus de ressemblance avec l'original. J'ai donc fait un très grand nombre d'allers-retours vers diverses langues en gardant l'anglais comme point de passage (l'anglais, langue peu précise et donc idéale pour cet exercice) et je n'ai pas été déçu : le poème final est d'une beauté à couper le souffle, il réinvente de surréalisme, il déstructure à plaisir le langage, bref c'est bô !


Traduction > anglais > italien > anglais > néerlandais > anglais > allemand > anglais > portugais > anglais > français

Demain à la pelle...

Demain à la pelle, à l'heure, comme le campagnecandeggia,
Je vais. Ils voient, le sapete de I que vous l'inquiétez vous vous-même.
I du paquet disparaît, je va du bord.
Éloigné en date de vous alors on il reste plus beaucoup d'heure.

J'examine des repairings les mains, cela sont croisés à lui dans mes idées
Et voient que qualche cosa avec la partie externe il fonctionne et il croit déjà l'avortement,
La terre, exproprient un, plié,
Tristement et le jour, avant que je les commande placer comme nuit.

Les nenhuns I d'eux à l'or de la nuit n'en paye aucune d'elles,
L'arrivée avec les voiles du descendant, qui est allé très le Harfleur
Et alors I concernant vous renverse
Un vert de houx du paquet et de l'herbe de la bruyère en fleur commencée à l'attention, qui tombe.


Voilà, vous n'avez plus qu'à publier mécaniquement à la chaîne vos poèmes translinguistiques sur votre blog. Plus de souci à se faire pour l'alimenter.

Merci qui ? Merci Blogborygmes !

mardi 14 mars 2006

Saoul-FifreSoirée sympa à Marseille

Je me consacrais, totalement décontracté, à la lecture de ma revue préférée, "Le journal de Mickey", dont je suis le plus fidèle abonné (ma carte du Club Mickey porte le N° 137 et tous les titulaires de N° plus petits sont malheureusement décédés ;-(, snif...), quand la nouvelle que j'attendais avec impatience me sauta aux yeux et y resta agrippée de longues minutes. Le Playb' , mon idole, mon modèle, entamait une tournée de conférences internationale, et une date était consacrée à Marseille. De plus, le sujet, " Architechtonique en conseil de claques des carte-mères possessives au tour de table cousconsensuel", judicieusement choisi, me passionnait depuis le berceau. Je contactai son tour-opérator et lui expliquai que s'il m'obtenait une entrevue avec ce Grand Homme, afin que je puisse lui présenter mes hommages, il ferait de moi le plus heureux des hommes. La réponse fut positive et je courus acquérir une tenue complète à la "Halle aux vêtements" afin de ne pas lui faire honte avec ma salopette salopée et mes sabots fourrés de paille d'orge.

Le jour béni arriva enfin, et Le Playb', arpentant la scène avec énergie, nous régala d'anecdotes hilarantes et de théories aussi brillantes qu'originales, ponctuées de grands gestes passionnés qui soulignaient l'urgence de ses propos. La maîtrise de son sujet, son charisme hypnotique, son sens naturel de la pédagogie faisait que les idées s'écoulaient comme par gravité, de son cerveau supérieur, dans le notre, nettement en contrebas... Il appartenait à ces esprits lumineux qui vous éclairent et vous font paraître moins sots que vous n'êtes, par la simple pureté de leur verbe. Evidemment, ce n'est qu'illusion, et, la conférence terminée, nous continuons à ne pas tout comprendre. Sur sa magistrale conclusion "Certes, il en faut pour tout l'égout, mais certains ont vraiment des goûts de chiottes...", nous lui fîmes une ovation debout, en hurlant sur tous les tons : "Rajoute !", et, pas fier, il revint pour nous raconter la dernière de Simon Benchetrit-Larivière. Mauvaise affaire pour le proprio de la salle qui dut faire nettoyer tous les fauteuils trempés.

Après avoir laissé passer un délai poli, nous le rejoignîmes dans sa loge où, d'aiguille en fil de la conversation, nous nous découvrîmes une passion commune pour les cochonnes. Lui et sa femme n'avaient pas encore dîné, Margotte et moi non plus, et pour continuer cette intéressante conversation, il nous proposa aimablement de nous mettre en quête d'un resto "pas cher", crus-je comprendre. Comme ils avaient l'air de savoir ce qu'ils voulaient, nous leur emboîtâmes le pas. Une fois assis, par association d'idée avec la discussion sur Julie que nous venions d'avoir, je commandai machinalement une assiette de charcuterie. Le serveur, et d'ailleurs Le Playb' et sa moitié aussi, me regardèrent si bizarrement que je commençai à me douter d'avoir mis les pieds dans le mauvais plat. Je pédalais vigoureusement dans la semoule pour essayer de me désensabler. Margotte me donnait de grands coups de pied sous la table en me soufflant : "CASHER, Saoulfifre ! Tu es dans un restaurant Casher..."

Ha bon ! Alors je vais prendre un couscous...

Bien sûr, il n'y a pas grand chose de vrai dans ce fatras. Mais j'ai pris mes précautions : la vraie rencontre, je l'ai faite filmer avec un portable par Margotte, et la voici. La vérité si j'mens !

Cliquez ici pour voir le film

lundi 13 mars 2006

Tant-BourrinProfil d'une oeuvre : la solution !

Ce petit jeu de décryptage d'une oeuvre ayant dépassé toutes mes plus folles espérances (un seul gagnant, apparition de phénomène d'addiction chez certaines joueuses, tentatives de corruption, etc.), je fais un billet à part entière pour en donner la solution.

Il ne s'agissait en aucune façon d'un quelconque rébus : les dizaines de tentatives de Twig dans ce sens ont parfaitement prouvé sa folle créativité en la matière, frisant parfois un surréalisme des plus exquis, mais elles étaient de toute façon vouées à l'échec.

Non. Il y avait bien une question on ne peut plus précise à découvrir dans ce tableau, appelant une réponse tout aussi précise, que seul Procrastin a su m'apporter.

Un indice était pourtant donné dans l'énoncé, et même mieux : dans le titre du billet ! "Profil d'une oeuvre", ça aurait dû vous mettre la puce à l'oreille !

Explication : il y a bien du texte caché dans le tableau, mais du texte considérablement déformé, avec des lettres d'une largeur normale mais d'une hauteur disproportionnée. Et en outre, il y a du texte dans le sens horizontal et, en surimpression, du texte dans le sens vertical.

Comment lire ce texte ? Eh bien, trois solution s'offraient à vous...

1 - La méthode bourrine : essayer de regarder votre écran en biais, sous un angle le plus rasant possible, par en dessous, puis par le côté. Evidemment, c'est mieux d'avoir pour cette méthode un écran plat. Il est donc conseillé de passer à la méthode n°2...

2 - La méthode papier : qui consiste à remplacer l'écran par une feuille de papier. Pour cela, il suffit d'imprimer l'image (grande version, sans le cadre autour) sur une feuille, et de tenir la feuille le plus à plat horizontalement devant vos yeux et de regarder avec un angle rasant. L'effet de perspective réduit la hauteur des lettres qui redeviennent proportionnées dans le sens de la lecture, le texte écrit perpendiculairement se fondant en une masse grisâtre quasi-uniforme. Un quart de tour donné à la feuille, et vous pouvez ensuite lire la seconde partie du texte... Il s'agissait donc de regarder l'oeuvre quasiment de profil, vous comprenez maintenant mieux l'indice !

3 - La méthode technique : si vous voulez économiser du papier, il y a une troisième méthode encore plus élégante... Il vous suffit d'enregistrer l'image et de l'ouvrir dans un logiciel graphique (n'y mettez pas de la mauvaise volonté, on en trouve des très bien en freeware dur internet, comme PhotoFiltre par exemple). Vous constaterez que l'image est quasiment carrée : elle fait 450 x 467 pixels. Pour simuler une lecture en oblique, il suffit de réduire la taille de l'image dans un seul sens.

Commençons par le sens vertical, afin de pouvoir lire ce qui est écrit horizontalement. Ramenons la taille de l'image à 450 x 20 pixels, et voilà ce que l'on obtient...

Super, voilà la première partie du message déchiffrée ! L'artiste a beau posséder un talent géniallissime, il n'en demeure pas moins poli. Mais pour connaître sa question, il faut lire ce qui est écrit verticalement.

Pour cela, il faut repartir de l'image de départ et l'écraser cette fois dans le sens horizontal, en faisant passer sa dimension à 20 x 467 pixels. Et voilà le résultat...

Cette fois, vous avez tout compris ! La bonne réponse, qu'a fournie Procrastin, était "le 16 mai 2005".

Un grand bravo à lui !

Hou les cornes pour les autres !

dimanche 12 mars 2006

Saoul-FifreGic, un cadeau !

Sans être contre le progrès, il m'est quand même apparu que, lorsqu'un nouveau concept sortait, le prix affiché sélectionnait et réduisait la clientèle à quelques happy few qui préféreraient crever que de ne pas être vu avec le dernier gadget à la mode. Généralement, ça roue de coups le portefeuille, bon, si ceux qui peuvent, se le permettent, je n'y vois aucun inconvénient, mais techniquement, l'idée est souvent mauvaise. "N'achète jamais la version 1.1 d'un logiciel", dit-on, et on peut aussi extrapoler aux bécanes. Le 1er I-Mac était une catastrophe. Ceux qui l'ont acheté sur sa bonne mine, son look ravageur et la pub faite autour, s'en mordent encore les moignons. La version B était nettement plus au point. La 1ère Mercedes classe A, les régulateurs de vitesse, et tout ce qui a une étiquette "NEW" dessus, ou "VU À LA TÉLÉ", a un coût, au grand minimum celui d'une bonne campagne de pub, et puis, essuyeur de plâtre, c'est un métier, si t'as pas la passion, vaut mieux éviter...

Moi, j'évite. J'admire les courageux aventuriers qui enfourchent les draisiennes, qui se plantent en "Spirit of Saint Louis", et qui se battent pour être les premiers à acquérir la "machine à pannes" dernier modèle, dès l'ouverture des portes du magasin. Le client qui fait la dernière vérif' avant commercialisation à grande échelle, et qui paye le prix fort pour ça, en plus, je laisse ce beau rôle de premier de la classe à d'autres. Je préfère laisser retomber toute cette belle effervescence festive. Lire des avis objectifs de consommateurs. Me demander si ce bel objet réputé si innovant et révolutionnaire, vaut bien son prix exorbitant, tient la route, ne tombera pas en panne le lendemain de la date de péremption de la garantie, ne sera pas obsolète le lendemain de son achat...

Un APN (appareil photo numérique), ça fait longtemps que je me tâte (et me fait tâter) pour en acheter un. Toutes les images que j'ai publiées sur ce blog sont des photos argentiques scannées. Ça marche très bien finalement, et j'aurais pu continuer comme ça pendant 50 ans (c'est bien mon espérance de vie ?), mais bon, j'ai craqué, j'avais vraiment envie d'essayer, et puis l'anniv' est arrivé, une bonne excuse pour me le faire offrir. Ça fait un an que je me documente, je suis pas le genre à me décider à la sauvette, sur un coup de tête q:^). J'avais sélectionné un Canon dont plein de gens disaient du bien et puis là, ils viennent de sortir le même, mais un 5 MP et une sensibilité qui monte à 800 Iso, le A 530 ! Que demande le peuple ?

Donc, les billets seront un peu plus visuels dans les jours qui suivent. Sans doute. Peut-être

samedi 11 mars 2006

Tant-BourrinProfil d'une oeuvre

Grâce à la donation d'un des plus fameux blogueurs de la planète (qui a souhaité garder son anonymat), le Musée d'art moderne de New York, le célèbre MOMA, s'enorgueillit de posséder parmi ses collections une nouvelle oeuvre d'un artiste (par ailleurs un des plus fameux blogueurs de la planète) dont le talent éclaboussant a d'ores et déjà révolutionné la peinture abstraite.





Cliquez sur l'image pour l'agrandir

La violence du trait, son incroyable urgence déstructurent la vision chaotique de l'individu et renvoient, en une douloureuse mais ô combien sublime genèse tripale, les interdits nodaux d'une société dominée par les nouvelles technologies de l'information.

Mais l'abstraction est-elle donc si prégnante dans cette oeuvre ? N'y aurait-il pas un message caché ? Une question à toi adressée, quidam qui passe et tombe en extase devant ce tableau magnifique ?

Cher quidam, si tu fais partie des rares élus à même de lire le message caché de l'artiste, alors envoie la réponse à sa question par mail à cette adresse, tu y gagneras l'admiration de toute l'intelligentsia culturelle du Tout-Paris, et surtout l'insigne honneur de voir ton nom publié ici comme faisant partie de ceux qui savent percer le secret des grandes oeuvres.

vendredi 10 mars 2006

Saoul-FifreLa quille, bordel !

Mais quand ça va bien pouvoir finir ?

J'ai passé aujourd'hui le cap des 50 ans, Epi m'a envoyé ses condoléances, il est solidaire, il est de la classe. Ma famille aussi s'est apitoyée, sous couvert de félicitations, et pourtant, il n'y a vraiment pas de quoi : 50, c'est le bel âge, l'âge mûr, sucré, juteux, fondant, coloré, odorant... l'âge idéal où il convient de cueillir la vie dans ce qu'elle a de plus aboutie, expérimentée, connaisseuse...

Bon, un poil de plus en maturité, et la peau se fend, la fermentation commence, la pourriture s'installe, les vers s'y mettent, des liquides malodorants s'en échappent, les rides se creusent et le fruit se ratatine, se recroqueville, se dessèche pour donner vie au futur noyau, futur arbre, futur porteur de fruits... Attendez ? Il faut laisser la place aux jeunes, on est trop nombreux, vive la grippe aviaire et le terrorisme intellectuel qui ose mettre ses idées en pratique !

Je m'excite, je m'excite, mais je n'en suis pas encore à la fin du livre. Je me doute juste qu'il va mal finir et que le héros ne reviendra pas pour un deuxième tome. Vu l'hygiène de vie draconienne à laquelle je me suis astreint, j'estime les années que j'ai vécues, et bien vécues, à 50 % du total de vie que je m'accorde. Donc : 50 au jus. J'ai le temps d'acheter ma quille, rien ne presse.

20 ans de tabagisme militant et forcené, ya pas photo, non ? Tout le monde connaît l'excellente pérennité de la viande fumée, qui permettait aux boucaniers de traverser les océans ? De même, vous avez entendu parler des conserves à l'alcool qui défient le temps ? C'est bien entendu dans un but sanitaire que je m'imbibe et me désinfecte l'intérieur tous les soirs, au whisky, avant de me laisser glisser dans le sommeil réparateur. La choucroute au Riesling, les cornichons au vinaigre, les confitures de gratte-culs..., aucune technique de conservation ne m'est étrangère. Même si je ne les maîtrise effectivement pas de manière professionnelle, et que je fais largement 10 ans de plus que mon âge...

De toute manière, toute coquetterie mise à part, et en tout cas, en ce qui me concerne, la seule manière d'obtenir des compliments sur ma bonne mine malgré le poids des ans qui m'accable, c'est d'en avouer 15 de plus. J'ai donc passé ma journée à tester cette technique sur des connaissances éloignées, des commerçants, des clients de Super U...

Ce n'est pas fondamentalement réjouissant, car ça ne change rien au problème réel de base, mais quelques regards admiratifs et quelques bouches ouvertes stupéfaites à votre vue font toujours plaisir... On se fait les petits cadeaux d'anniversaire qu'on peut.

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