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lundi 5 mai 2008

AndiamoMadame Ruppert

Madame Ruppert habitait un petit pavillon de la banlieue nord, cette banlieue autrefois si paisible, avec ses maisonnettes, ses jardinets, ses haies vives, encore quelques terrains vagues dans lesquels, le jeudi, les gamins pouvaient s'en donner à coeur joie, et pas l'ombre d'une cité...

Elle vivait seule depuis pas mal d'années, on disait qu'elle avait été mariée autrefois et même qu'elle avait eu un fils, Christian, un garçon un peu différent dirait-on aujourd'hui.

Grand pour son âge, costaud, très brutal dans ses jeux, le regard fuyant, et un âge mental très en deçà de la moyenne, si tant est qu'une moyenne existât dans ce domaine.

Mais enfin, nul besoin d'être fin psychologue, pour s'apercevoir que quelque chose ne tournait pas rond chez ce garçon.

Puis, un jour, la mécanique s'emballa, Christian devenait de plus en plus violent, il alla jusqu'à mordre un de ses camarades de classe, car, malgré les réticences du corps enseignant, Madame Ruppert avait réussi à le faire admettre en maternelle.

Cela lui fera le plus grand bien, avait-elle plaidé : "ça me le socialisera", et puis il faut que "les autres" apprennent la différence.

Loin de le "socialiser", son fiston devenait ingérable : à la moindre contrariété, au moindre "non", Christian entrait dans des rages folles, frappant du pied, des poings, jetant tout ce qui lui passait sous la main.

Jusqu'à ce matin où, pour un motif futile, une histoire de vignette, je crois, sur laquelle figurait un chaton, il se rua sur un blondinet, qui, bien qu'ayant le même âge que lui, mesurait une tête de moins ! Il lui planta ses dents dans la joue, le mordant cruellement. Quand on les sépara, le blondinet portait une jolie empreinte de la mâchoire de Christian, le sang pissait, le gamin hurlait. Les parents portèrent plainte.

Madame Ruppert retira donc son fils de l'école, on n'en parla plus. Quand par hasard une voisine lui demandait de ses nouvelles, elle répondait toujours : "Oh, vous savez, mon Cricri est placé dans une maison spécialisée, il est bien soigné, et peut-être qu'un jour on me le rendra" !

La conversation s'arrêtait là, la complaisance des voisins n'allait pas au-delà de ces petites phrases de politesse, des fois que ce soit contagieux !

Et puis dans le quartier commença une série de disparitions, un par un les matous se volatilisèrent.

Tout d'abord celui de Madame Maheux, un gros chat Angora, superbe, énorme, il avait été castré très jeune "pour être tranquille", avait assurée l'émasculeuse ! Depuis la disparition de "Pacha", c'était son nom, la pauvre femme se lamentait auprès de qui voulait bien lui accorder audience, on se lassa, les gens l'évitaient, ne voulant plus entendre ses jérémiades.

Ce fut bientôt le tour de "Gaston", un greffier certifié "chat de gouttières" pure race, pas bien gros, l'oeil torve, toujours prêt à chaparder, rôdant autour des poulaillers, surtout au moment de l'éclosion des poussins, des fois qu'un inconscient échappe à la vigilance de la "Leghorn". Ses maîtres épinglèrent des affichettes sur les poteaux électriques, en bois à l'époque, sans résultats.

Puis ce fut le tour de "Minette", une jolie petite chatte tigrée, câline, qui faisait la joie des deux fillettes de Monsieur et Madame Mariotti, elle cantinière à la ville, lui maçon, comme tous les Ritals qui vivaient à l'époque dans ces banlieues. Il avait bien demandé aux voisins "l'a pas vou lé gato dé mio ? Minetté ? l'a perdou !"

Mais non, personne ne l'avait vue, la jolie "Minetté". Ensuite il y eu Noiraud, Pervenche, et même Pompon, le rouquin ! Un chat si vieux, que tout le monde le connaissait, il avait vu naître les gamins du quartier, certains lui avaient tiré la queue, d'autres jeté des cailloux, mais lui, pèpère, il n'était pas rancunier, il se laissait caresser par ceux qui naguère l'avaient tourmenté !

Alors là, le quartier en avait pris un coup ! Qui aurait pu faire du mal à Pompon ? Tout le monde se mobilisa, on chercha dans les terrains vagues, sous les haies, chacun inspecta sa cave, des fois que... Mais rien, le vieux sage, Rouquemoute comme on le surnommait restait introuvable.

Madame Ruppert, un plateau tenu à deux mains, pousse du pied la porte menant à la cave. Sur ce plateau, une belle assiette de hachis Parmentier, un gros morceau de pain, une pomme, et puis une carafe d'eau.

Parvenue au bas de l'escalier, face à elle, une porte cadenassée. Madame Ruppert pose le plateau à terre, sort une petite clef plate de sa poche, ouvre le cadenas et pousse la porte.

Bonjour, mon chéri ! Sur un lit, dans un coin de la pièce, Christian est couché, abruti par les somnifères que sa Maman lui dispense chaque jour.

Il a bien grandi son bébé ! Un mètre quatre-vingt douze au bas mot, et un poids à trois chiffres ! Vêtu d'une salopette genre "bleu de chauffe". Maman dépose le plateau sur la petite table, Christian se lève, émet un grognement, puis après avoir tiré bruyamment la chaise en bois blanc et s'être assis, se jette sur la nourriture, s'empiffrant comme un porc !

Maman regarde manger son "petit", un sourire attendri sur son visage vieilli. Quand il a fini, elle ramasse le plateau, Christian émet un autre grognement, puis retourne se coucher, rote bruyamment.

"Bébé profite", lâche Maman, puis elle se baisse, ramasse ce qui ressemble à un manchon, ces fourreaux que les élégantes portaient autrefois l'hiver, elles glissaient leurs mains dans ce genre de gros "tube" en fourrure pour se tenir chaud.

Celui-çi est un peu orangé, non je dirais plutôt roux, elle le pose dédaigneusement sur le plateau, puis se relevant elle ajoute : "Mon Cricri a bien joué avec le chat ? Maman lui en rapportera un autre bientôt" !

En attendant, tu vas être bien sage, tout à l'heure, Maman viendra nettoyer tout ce vilain sang sur les murs...


Dessin Andiamo


Je serai ENCORE absent un moment, aussi je répondrai à vos commentaires plus tard, veuillez m'excuser, merci.

samedi 3 mai 2008

Tant-BourrinParoles de Poilus (addendum)

Peut-être avez-vous lu "Paroles de Poilus", ce superbe livre composé de lettres de soldats à leur famille durant la première guerre mondiale ? Si ce n'est pas le cas, il faut absolument le faire pour y découvrir, loin des livres d'histoire égrenant chronologiquement des faits de guerre en exaltant l'héroïsme des combattants, le douloureux quotidien d'une génération sacrifiée, les sentiments, les peurs, les angoisses, les colères de ces hommes, parfois tout juste sortis de l'adolescence, parfois père de famille, arrachés de leurs terres pour aller servir de chair à canon.

J'ai eu envie aujourd'hui, alors que le dernier d'entre eux s'en est allé récemment, d'apporter un modeste addendum familial, sous la forme de trois cartes postales écrites durant cette sombre période par deux de mes arrières-grands-pères et adressées à chaque fois - simple coïncidence - à leurs belles-soeurs respectives. Ce sont hélas les seules traces écrites de leur main qui ont su traverser le temps en échappant aux rongeurs et à la pourriture. On y devine, malgré un ton presque badin, un peu de l'enfer qui fut le leur quatre années durant.


Mon arrière-grand-père Joseph Busquet avait 37 ans et quatre enfants quand il dut quitter son pays d'Armagnac natal où il cultivait la terre pour aller combattre l'Allemand la fleur au fusil. C'est lui, en tenue de soldat, qui figure en photo au recto de la carte, que j'ai dû éclaircir un petit peu tant elle était sombre ("c'est un ramoneur qui l'a faite"). Je n'ai hélas aucune idée d'où peut se trouver le bois de Vedrel (ou Védril, je ne suis pas sûr de bien déchiffrer) dans lequel son campement était établi quand il a écrit cette carte.


  
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Bois de Vedrel (?) - 7 juin 1915

Chère Maria

Je profite d'un moment pour répondre à ta lettre que j'ai reçue avec plaisir an apprenant que vous êtes tous en bonne santé.

Quant à moi, il en est de même ; tout de même, dimanche dernier, 30 mai, j'ai reçu un coup de poing boche et je t'assure qu'ils tapent dur. Au moment où j'essuyais la vaisselle, il y avait un adjudant assis à table en train de boire un verre de bière, une marmite est arrivée. Lui a été tué net, il n'a pas bronché, il est tombé comme une masse, moi j'ai été couvert de débris de bois, de tuiles et j'ai eu la tête percée, mais ça n'a pas été grave. J'ai été me faire panser et je n'ai pas cessé mon travail. Heureusement j'ai eu le képi sur la tête, sans cela j'étais fait moi aussi. Maintenant je fais fantaisie, j'ai les cheveux coupés aux enfants des douars.

Ici nous sommes depuis dimanche soir, car nous sommes partis de suite après l'événement, dans un grand bois, sous les tentes, je fais la popote des officiers là aussi. Justin y est aussi, il est venu ce matin prendre le café et il doit revenir pour que je lui fasse une omelette. Il est toujours avec celui du Tuc.

Je t'envoie ma belle figure, c'est un ramoneur qui l'a faite. Tu feras bien des compliments à tes parents, ainsi qu'à Despale si tu la vois.

En attendant le plaisir de recevoir de tes nouvelles, je t'embrasse de loin. Le bonjour à ton père et mère.

Joseph Busquet


Mon arrière-grand-père Jean Cassagne est l'auteur des deux autres cartes. Lui aussi cultivateur en pays d'Armagnac, il avait deux enfants quand il partit à la guerre, à l'âge de 38 ans. Il y fut gravement blessé au mollet en 1917. Il figure lui aussi sur les photos au recto des cartes : sur la première, il est allongé sur un brancard, en deuxième position en partant de la droite ; sur la seconde, il est à la fenêtre de droite, au second plan.


  
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Le 9 mai 1917

Chère Belle-Soeur

Je fais réponse à votre [courrier] que j'ai reçu avec plaisir, vous sachant tous en bonne santé. Je suis aussi heureux de savoir que Justin est en bonne santé.

J'ai eu dernièrement des nouvelles de Jules qui étaient bonnes en même temps. Je suis bien content de savoir des nouvelles de Barros car il y avait plus d'un an que je n'en avais pas eu et comme il n'avait que 3 enfants, il a jugé convenable de s'en procurer un 4ème pour être lui-même reculé du danger, mais à mon régiment il y avait des pères de 4 enfants qui étaient à la même place que moi et au même danger. Toutes ces promesses ne sont que discours de fripons.

Ma santé et ma blessure vont très bien, mais mon pied devient tout bleu si je mets ma jambe par terre et ne veut m'appuyer à aucun prix. Je compte encore bien deux mois d'hôpital.

En attendant le plaisir de recevoir d'autres nouvelles de votre part, recevez mes meilleures salutations.

Cassagne Jean


  
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Le 21 mai 1917

Chère Belle-Soeur

Je vous envoie de mes nouvelles qui sont presque toujours les mêmes comme situation : ma plaie se cicatrise petit à petit. Pour le moment, elle n'est guère plus grande que la paume de la main mais mon pied est encore très gonflé et je ne puis pas le bouger (à coup du pied ?). Il me fait mal surtout le soir et je l'ai très rouge. Il y a encore quelques jours à attendre avant de se lever malgré que les reins commencent à me faire mal au lit. J'ai changé d'hôpital depuis le 10 mai. Je suis très bien comme nourriture et comme soins. Je suis à 10 kilomètres de Bordeaux. La chambre de l'hôpital a les croisées à bord de route et la ligne du chemin de fer à 100 mètres, ce qui est pour nous une grande distraction.

Je souhaite que ma présente vous trouve tous en bonne santé. En attendant la joie de vous revoir, recevez de ma part mes meilleures salutations.

Cassagne Jean

Vendredi et samedi, le temps était à la pluie, aujourd'hui la journée est belle.


Voilà, c'est tout. Tous les deux ont eu la chance de revenir vivants de cette effroyable boucherie. Jean Cassagne est toutefois resté handicapé par sa blessure qui nécessitera des soins quotidiens jusqu'à la fin de sa vie, en 1954. Joseph Busquet, quant à lui, vivra encore jusqu'en 1962. Le fils de l'un épousera la fille de l'autre quelques années après la guerre : mes grands-parents maternels. Et la vie reprendra son cours presque habituel, jusqu'à la suivante.

Pourquoi ai-je eu envie de parler de cela ici ? Je ne sais pas. Tout ceci est si vieux... Et pourtant, je ne peux m'empêcher de frissonner en songeant à cette horreur dans laquelle des millions d'hommes ont été brutalement happés et dont beaucoup ne revinrent pas. Cette horreur née d'impérialismes et de rivalités économiques dont n'avaient pourtant que faire ceux qui se retrouvèrent en première ligne. Une horreur hélas encore trop d'actualité et dans laquelle restent quotidiennement plongés des populations entières aujourd'hui, le plus souvent dans l'indifférence générale.

Ce billet est pour eux.

jeudi 1 mai 2008

ManouQuiz de mai





1– Vous allez quitter le bureau pour un méga-pont de 5 jours. Il y a 6 mois que vous n’avez pas pris un jour de congé. Tout est nickel chrome, vos dossiers sont ficelés. Vous n'aurez aucune prime cette année, c’est de la faute au pétrole, aux céréales, au Tibet. Vous allez donc partir sur vos deux oreilles, la tête la première, quand le téléphone sonne. Décrochez-vous ?

2 – Est-il possible de définir comme altruiste toute personne prenant en considération ses proches avant son avenir professionnel ? Si oui, auriez-vous le courage de répondre au téléphone « Mais bien sur que j’ai encore envie de tes lèvres sur mon sexe ! » alors que votre chef se trouve dans le bureau ?

3 - Un collègue et ami entame ce fameux régime qui lui recommande de marcher ½ heure par jour le matin avant le petit déjeuner. Il habite un village constitué d’une rue de 200 m de long. Sachant qu’il devra parcourir 10 fois cette rue tous les matins, a-t-il une chance de ne pas passer pour un malade mental auprès des habitants ? Si non, quelles sont vos suggestions ?

4 – A la question bien naturelle « Pourquoi ne mets-tu jamais ton linge sale dans la corbeille dédiée à cet effet ? », votre fille vous répond « A cause de votre processus de déresponsabilisation ». Quelle est votre réaction ? Si oui, pourquoi ?

5 – Il vous reste 1 point sur votre permis de conduire. Vous êtes en voiture, perdu dans la banlieue parisienne. Vous choisissez d’appeler votre meilleur ami plutôt que de bénéficier de l’avis du public. Votre portable collé à l’oreille gauche, vous remarquez qu’une voiture se gare à côté de la votre, au feu rouge, sur les zébras. Certes le conducteur est gonflé, mais que déduisez-vous de plus en remarquant le girophare ?

Les solutions seront données dans le prochain billet de Tee Bee (tiré au hasard devant huissier (Tee bee, pas les réponses)).

mardi 29 avril 2008

LorentFraternité

Ben et Rod se côtoient depuis bien des années, fratrie oblige. Leurs huit années d'écart ont évité les rivalités et bagarres habituelles chez les mâles de sexe masculin vivant en vase clos.

Il n'empêche que, désormais parvenu chacun à l'age adulte, et même s'ils habitent à deux extrémités de la France, ils prennent un immense plaisir à s'échanger des amabilités suspectes, voire des cadeaux douteux.

Rod est l'ainé, il a donc eu plus de temps pour développer un esprit tordu et une imagination féconde en la matière.

Extrait choisi : Ben dans un moment de faiblesse a promis à sa douce que dans les trois années suivant la naissance de leur premier enfant, oui, il ferait l'effort d'arrêter de fumer. Son aîné donc, soucieux de lui apporter un total soutien dans cette terrible épreuve, et je sais de quoi je parle, lui a adressé par colissimo un petit livre fort utile :



Ben a été fort et n'a pas réagi de suite à ce geste fraternel, je le suspecte d'avoir déjà mis au point ses propres techniques. Déçu de cette passivité, Rod a décidé de parfaire l'agression par l'envoi de quelques photos tirées de son jardin. Faut dire que le jardin de Rod est situé en Provence, qu'il a fait assez doux, et que quelques pluies ont bien boosté la végétation locale. Celui de Ben étant situé en Normandie, joyeuse contrée glacée noyée sous la pluie depuis quelques mois, la vision d'une végétation luxuriante ne pouvait qu'avoir l'effet escompté.

Ben a craqué, mais précisons d'abord que contrairement à Rod qui est totalement nul en la matière, Ben est un champignonniste professionnel, s'il y a un bolet dans la forêt, il est pour lui. Ben a donc répondu au mail photographique :

- Tu peux faire ton malin, mais moi je préfère largement mes morilles qui sont beaucoup plus comestibles que tes iris et tes abricots pas mûrs. J'ai pas encore dit mon dernier mot et suis déjà au moins arrivé à cinquante. Je peux t'envoyer des preuves mais je voulais te préparer avant. Et toc !

Que pouvait faire Rod devant cet affront je vous le demande ?

Ça :

- D'après une étude récente, la morille aurait un tel attrait pour les canidés que, lors d'une analyse approfondie, un laboratoire, connu pour le pointu de ses analyses, a trouvé des traces d'urines provenant de pas moins de dix-sept chiens différents, pour les renards ils sont moins formels, mais huit minimum, un seul putois par contre. Pas mal non ?

Bonne omelette ;)

Je vous laisse, j'ai un abri anti-aérien à creuser.

dimanche 27 avril 2008

Saoul-FifreJ'aime l'OM

L'OM est grand.

L'OM est généreux.

L'OM est capable de gestes purs au symbolisme fort.

L'AS Nancy est bien aussi. Çà vous redonne foi dans le foot professionnel tant décrié de voir de grandes équipes (3ièmes et 4ièmes de L1, quand même) faire le sacrifice d'une victoire évidente en jouant exprès comme des chèvres (alors qu'ils tiennent une forme olympique), juste par altruisme, juste pour la joie d'offrir un fantastique cadeau à un petit club amateur de CFA 2.

Pensez au courage moral qu'il a fallu à l'entraîneur phocéen et aux joueurs pour supporter l'ironie malicieuse de leurs supporters ?

Geretz ta femme est juste là derrière nous : elle nous suce les couilles

Et l'amicale pression des actionnaires désintéressés du club ?

C'est beau l'abnégation. Mais les marseillais en auront été récompensés par une ambiance comme n'en a sans doute jamais connu La Beaujoire. L'esprit sportif était au rendez-vous, le repos du défunt baron de Coubertin, pour une fois n'aura pas été dérangé par des retournements intempestifs.

Encore bravo Marseille !

Mais aux chiottes le PSG, qui n'a pas du tout été fair-play avec notre sympathique équipe de la banlieue nantaise, ce 16 avril. D'ailleurs, on connaît leur mauvais esprit, on s'y attendait

D'habitude, les billets sportifs, c'est Tant-Bourrin qui s'y colle ben justement, je profite lâchement de son absence pour lui piquer des sujets de billets !

vendredi 25 avril 2008

ManouQuestion subsidiaire : le merle moqueur






Le matin, après avoir pris le petit déjeuner et avant de courir après le bus, je me passe du crayon khôl autour des yeux. La fenêtre est ouverte. Plantée devant la glace, je profite des multiples vocalises d’un merle moqueur. En général c’est le moment que choisit le voisin d’en face pour lancer depuis son balcon : « Toujours là ce casse-couilles ? ». Voilà qui a le mérite de me renseigner sur la santé du dit voisin.

Afin d'approfondir les motivations du volatile, j’ai cherché et trouvé ici quelques informations. Il en ressort que le chant du merle lui permet, entre autres, d’affirmer la possession d’un territoire, de renseigner ses congénères sur ses aptitudes, de rencontrer un partenaire, de stimuler les hormones de la femelle.

Alors puis-je en déduire pour autant qu’en s’exprimant par la fenêtre mon voisin prend simplement soin des ovaires de sa partenaire ?

mercredi 23 avril 2008

Tant-BourrinLe blogbodico (6)

Vous avez apprécié la saison 1 ? Aimé la saison 2 ? Adoré la saison 3 ? Eu le coup de foudre pour la saison 4 ? Joui sur la saison 5 ?

Alors peut-être allez-vous vous enfiler sans trop de difficulter la saison 6 que voilou, que voilà. De toute façon, je suis en vacances depuis aujourd'hui et déjà quasiment sur le départ, donc vous n'aurez rien d'autre, na !

Et comme l'approche des vacances n'est pas une période propice à la masturbation intellectuelle prolongée, la série est plus courte cette fois-ci que les autres fois. Mais de toute façon, à ce qu'il paraît, ce n'est pas la longueur qui compte, hein ? :~)




Anticipassion : (n.f.) Passion amoureuse que l'on sent poindre entre deux personnages, malgré tout ce qui les sépare, bien avant la fin du film. Ça sent l'anticipassion, cette histoire : vise plutôt les pré-tensions qu'il a dans le bas-ventre !


Bull-doseur : (n.m.) Dispositif fixé sur le goulot d'une bouteille permettant de doser le Pastis chez les très gros buveurs. Ô fatche de con ! Olive, t'appelles ça un Pastis ? Enlève-moi donc ce doseur pour Parisiens et mets-y le bull-doseur à la place ! (syn. : over-doseur)


Calbutagaz : (n.m.) Caleçon chauffé au butane permettant d'affronter les grands froids. Suite à l'explosion accidentelle d'un calbutagaz, les astronautes de la station spatiale ont pu observer une paire de couilles ensanglantée en orbite terrestre.


Coccysmographe : (n.m.) Instrument servant à enregistrer les tremblements de cul. Hier, j'ai fait péter le coccysmographe de Ginette : un séisme anal d'intensité 9 sur l'échelle de Michter !


Cuttereux : (n.m.) Personne armée d'un cutter pour se défendre des autres, voire les attaquer. De quoi ? Tu me traites de bouseux ? T'as pas l'air de réaliser que tu causes à un cuttereux, toi !


Gastrologie : (n.f.) Prédiction de l'avenir par observation des vomissures et des selles molles. Elisabeth Téchier est une des plus célèbres gastrologues. Paronyme : Castrologie (science de la fidélité)


Kroniquer : (v.t.) Se livrer à un acte sexuel sous l'emprise de la bière. Hier au soir, j'étais complètement bourré et j'ai voulu kroniquer mon doberman. Eh bien, je peux t'assurer que ça a été une kronique sportive !


Niquéfaction : (n.f.) Sécrétions vaginales très abondantes chez certaines femmes pendant l'acte sexuel. La Ginette, elle est chaude comme la braise : l'autre soir, elle est entrée en niquéfaction pendant qu'on baisait, et il a fallu faire une déclaration de dégât des eaux avec le voisin du dessous.


Pantabruellique : (adj. généralement féminin, vieilli) Fanatique de Patrick Bruel, toujours accrochée à son pantalon. La groupie pantabruellique avait enfin atteint son but et fini dans le lit de son idôle, mais la déception fut immense, qui résonna dans son cri de désespoir : "pas triiiiiiiiiiiiique !"


Papatinette : (n.f.) Récipient destiné à recueillir les matières fécales paternelles - Tant-Bourriquet, je t'ai déjà dit de te servir de la tinette de Trotro que l'on t'a achetée, pas de la mienne ! - J'aime pas la Trotrotinette, je préfère la papatinette !


Récouillem : (n.m.) Messe des morts donnée lors de l'andropause. Récouillem aeternam dona eis, Domine, et luxuram perpetuam luceat eis. (Missa pro glaouis defunctis - extrait)


Sainte-Ethique : (n.f.) Principes déontologiques sacrés invoqués par les entreprises sous forme de chartes. La Sainte-Ethique des entreprises est souvent très artificielle.

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