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vendredi 25 juillet 2008

Saoul-FifreMa poul' qui saut' du pigeonnier

Ma poul' qui saut' du pigeonnier...
(Sur l'air de Ma poule n'a plus qu' vingt-neuf poulets )
Allongeons les ai-ailes
Allongeons les ai-ailes
Allongeons les ailes, les ailes, car la marche est hau-aute !
Allongeons les ailes, les ailes, car la marche est hau-aute !

Deux poul's qui saut'nt du pigeonnier...
Deux poul's qui saut'nt du pigeonnier...
Allongeons les ai-ailes
Allongeons les ai-ailes
Allongeons les ailes, les ailes, car la marche est hau-aute !
Allongeons les ailes, les ailes, car la marche est hau-aute !

Tiens, c'est bizarre, elles caquètent comme si elles avaient des poussins (bruit très caractéristique). Je regarde autour, rien. J'écoute, rien, sauf leur irritant caquet de mère possessive. L'une des deux remonte au pigeonnier. Comme ça vole bien, une poule ! Pour une poule, hein, bien sûr ? Comme je lève les yeux, je les aperçois, là-haut, la nichée, la smala, la brochette de pompons dans les tons jaunes. Et ça piaille qu'on les a abandonnés sans vergogne ! Hou ! Mais ils sont bien vifs ? Ils sont nés d'hier, au moins ! Bon ben, va falloir descendre, les pioupious, et je vous préviens : le bon dieu a oublié de vous doter de parachutes.

Quand une poule fait son nid en haut de ma fenière, sur un étroit méplat, juste au bord du vide, le problème ne se pose pas. Au fur et à mesure des naissances, le poussin juste né qui cherche à s'éloigner se ramasse la gueule 3 mètres plus bas. No souçaye, c'est en caoutchouc à cet âge ! Par contre la poule se retrouve devant un fameux dilemme : ou continuer à couver les œufs pas tout à fait prêts, ou bien les abandonner pour s'occuper des petits alpinistes qui viennent de dévisser. En principe elle quitte le nid assez rapidement car l'urgence insistante des cris de la chair de sa chair, une poule ne supporte pas longtemps.

Là le cas est différent, le 1er étage du pigeonnier est grand, plat, avec des tas de cachettes, et le poussin peut le considérer comme son monde définitif. Il ne voit pas pourquoi il irait jouer au plongeur d'Acapulco, avec de la terre bien ferme à l'arrivée, à la place de l'eau, pour corser la prestation. Enfin, tant qu'il n'a pas trop faim ni trop soif. Et pis tant qu'une de ses 2 mères remonte régulièrement l'encourager, le calmer, lui montrer par l'exemple la cascade à effectuer. Ha ça, il est admiratif ! "Bravo maman, super ton spectacle ! Mais pour moi, non merci sans façons, quand j's'rais grand, j's'rais politicien véreux, pas trapéziste".

Ya eu 4 petits courageux qui ont fait le saut de la mort ... indemnes. Mais l'enrôlement patine. La noble carrière de kamikase semble ne plus sourire à la jeune garde, rétive au dépassement de soi. Ils sont là 7, à prendre le soleil, à faire comme si de rien n'était. De temps en temps, l'un s'approche du bord du plongeoir, l'air décidé. Il jette un œil vers le bas, là où ses 2 mères s'égosillent : "Allez, saute, oui, c'est bien, presque ça, fléchis légèrement les pattes et pousse !". "Pas glop, le vide. Mes os sont souples, peut-être, mais ma mutuelle rembourse t-elle si je m'enfonce une épine dans l'œil ?" Et hop, il retourne au nid en attendant qu'un grand lui trouve une solution moins "sport extrême".

Et ses frères et sœurs de se faire des assauts d'amabilité hypocrites : "Mais après toi, je t'en prie, je n'en ferai rien, tu es l'aîné, mais point du tout, montre-moi comment on fait, ô toi qui es si brave...". J'en sens un bien motivé, néanmoins : il trottine sur la piste d'envol, mais arrivé à la toute dernière extrémité avant le grand saut, il panique, rétro-pédale aussi vite qu'il peut, s'agrippe, vacille tel un culbuto pour finalement se stabiliser au bi du bout du bord et décider que la météo n'est pas vraiment idéale pour un baptême de l'air. "Le jeu n'en vaut pas la chandelle vrillée" soupire t-il en s'essuyant la figure et en rejoignant les autres djeun's calés, tenant les murs du pigeonnier en attendant que le temps s'en aille avec le temps.

Et en bas, leurs 2 mères qui s'arrachent les plumes de désespoir.

"Sont-ils cons mais sont-ils cons ?! Tu penses pas qu'on devrait écrire au livre des records ? Juste pour consoler les autres et leur redonner confiance en eux ? Dans un but altruiste, tu vois ?"

Bon c'est pas tout mais le soir commence à tomber, lui, et une nuit là-haut, même avec une mère pour les protéger, les rats vont se régaler. Faut que je les récupère et que je les installe dans la cage à élevage, scellée, grillagée d'acier. J'installe une échelle, je monte avec une caisse et je commence à récupérer mes boules de duvet. Ils sont au moins vieux de 2 ou 3 jours pour courir comme ça et se cacher partout ! Bon je finis par les coincer, ces malins qui auront réussi à descendre gratos sans avoir à plonger en vol libre. Une fois par terre, je me sers des cris furax de mes petits otages, toujours dans la caisse, pour attirer les poules. Elles se répartissent le boulot : l'une reste avec les 4 qui ont sauté d'eux-mêmes, déjà accoutumés au bon vieux plancher des vaches, et l'autre me suit, pour récupérer le restant.

La technique est assez simple : dès que la mère poule est assez près de la casemate où je veux tous les faire rentrer, j'ouvre grande la porte, je pose, devant, un madrier trop haut pour que les poussins le sautent, mets ceux-ci dedans et quand la poule les a rejoint, je referme. Les 4 autres, je suis obligé de les kidnapper un par un, en prenant de sacrés risques car l'amour maternel rend méchante à tout ce qui n'est pas du nid. Hop hop, les 11 poulets sont tous sous leur première mère, mission accomplie. J'ai hésité 1/4 de seconde à mettre la deuxième mère avec eux, mais j'ai eu peur des embrouilles de jalousie, dans une toute petite cage juste prévue pour le premier âge, ça pouvait faire des dégâts.

Et je l'ai sous les yeux, la mère éplorée, cambriolée de ses petits. Cinq jours ont passé et elle a plus que jamais son caquetage inquiet de mère récente. Je lance le grain et elle écarte les ailes en ébouriffant les plumes pour être plus impressionnante, comme si elle avait des petits à protéger de ses congénères. Cooot coot, elle leur parle, elle leur dit de se méfier de tous les méchants qui veulent les mordre, s'en repaître, les enlever pour les revendre dans des pays lointains...

Cowot, cwot, cooot, elle les surveille, elle les compte, s'il y a un absent qui s'écarte, KotKottKkohohot, elle stresse, elle menace l'ennemi illusoire des pires foudres si jamais il osait s'attaquer à ses petits chéris à elle de poussins virtuels.

Et moi, ben j'ai un peu honte de la voir ainsi se rengorger dans sa folie douce.

mercredi 23 juillet 2008

Mam'zelle KesskadieAvoir du nez ou pas

C’est reparti comme en quarante.

Mais non, je n’ai pas encore trouvé d’hommes qui aime assez le risque pour être seul avec moi un soir. On ne sait jamais ce qui peut arriver avec une ogresse munie d’une fourchette.

Or l’ogresse que je suis est invitée à un mariage en fin de semaine. Manque de pot, j’ai pas encore trouvé de chums, depuis au moins sept jours que je cherche l’âme soeur.

Alors, pour compenser, j’ai fait de folles dépenses sur ma carte de crédit. Finalement, mon épitaphe sera : "A force de tout mettre sur la carte, elle s’est mise dans le trou".

Ce qui pourrait arriver plus vite que prévu, puisque je m’exerce à marcher avec des talons hauts.

C’est un sport qui peut toujours servir, non seulement pour le mariage des autres, mais qui sait, pour le mien aussi, vu que je me suis abonnée à un site de rencontres. Ah ! Mais c’est que je suis moins naïve qu’au départ. J’ai quelques mises en garde dont :

Premièrement, ne jamais répondre aux messages si on n'a pas vu la photo.

Je l’ai appris d’expériences. Voyez vous-même.

Le premier correspondant qui n'avait pas sa photo me dit, m'écrit plutôt : "je te montre ma photo, mais seulement sur MSN".
"Pas de problèmes", que je lui dis.

Si vous lui aviez vu le nez !!!!! Avec un de ses bouts roses, sûrement alcoolo le dit homme. On ne voyait que ça de son visage. Pour sûr, il avait des mouchoirs grands comme des draps.

Pour la moustache, là, c’était plutôt mal entretenu et pas très coupé égal. Mais le pire, c’est qu’on ne lui voyait que la lèvre inférieure, et ça, je vous avoue, que pour vouloir embrasser ça, faut être en manque. On aurait dit qu’il avait mangé une de ces paires de baffe tellement c’était enflé.

Mais, polie, je me limitais à un : "comme tu as un grand nez !"

Il me répond : "c’est pour mieux que tu le sentes, mon enfant".

Là, j’ai eu un doute. Le nez, c’est à lui. Pourquoi donc je lui sentirais le nez, à ce pervers ?

"J’adorerais embrasser ta chatte", qu’il continue.

Avec la babine qu’il avait, me surprendrait que ma pauvre Fantine le laisse approcher à vue de nez

Pour faire la conversation, je lui demande s’il a un chat à la maison.

Ben, pour toute réponse, le cuistre demande : "là, maintenant, tu es habillée comment ?"

Superficiel en plus. "Chandail de laine, jeans." Je soupçonne qu'il aime vraiment mettre son nez dans l'intimité des autres pour être curieux comme ça !

Il répond : "mmmmmmmmmmmmmm"

Un bègue. Décidément, son cas empirait, j’ai laissé tomber le Cyrano.

Un doute me poursuit pourtant sur cette conversation. Il y a quelque chose qui sentait mauvais.

Bon, alors, toujours est-il qu’il faut aller à ce mariage, que je n’ai pas encore d’accompagnateurs et qu’il fallait bien trouver une robe qui allait avec le seul chapeau qui m’allait. Allez hop, quand faut y aller, faut y aller, pour l’allée nuptiale de ma copine.

Stratégique, je visais les robes en solde. Évidement, il n’y a jamais mon point. Oui, d’accord, à la grandeur que je porte, on pourrait dire les points, mais ne soyons pas tatillons sur le bedon.

La vendeuse apporte un quelque chose qui semble faire vieille fille qui s’en va à un mariage mais qui n’en pas encore désespérée ni retraitée, mais hélas, il manque un point à mes points requis. Elle me dit : "la jupe est un point trop petit, mais faite" (elle voulait dire faite grande), mais moi, j’ai complété : "faites un effort".

L’effort fut vain. Ce n’était pas ça.

Et pas ça. Ni ça. Rien ne (me) va plus.

Vous croyez aux miracles ? Parce que je vous aurais engagé dans une chaîne de courriels de prière à Ste-Couture. Ou vous transférez, ou votre pantalon se découdra, votre bouton cédera et votre jupon dépassera. (Comme Brigitte Bardot, dans le film où elle était montée sur une chaise pour faire la démonstration du fil qui peut céder, qui peut retracer la scène ? C’est du grand art. Non, ce n’est pas le truc avec Jeanne Moreau où elles se décousaient sur scène. Autre chose.)

Rassurez-vous, j’ai trouvé, acheté et je porterai.. au crédit comme au mariage.

Donc, ne vous reste à prier que pour mon prince charmant et demandez qu’il n’ait pas trop un grand nez, ça ne fait décidément pas de belles photos.

mardi 22 juillet 2008

AndiamoQue la montagne est belle

Jean Ferrat l'a chanté, j'ai osé faire quelques photos, un p'tit billet de vacances, un peu de farniente, vacances obligent, mais y'en a des qui se reposent VRAIMENT...

Alors pourquoi pas ?


Le matin quand je me réveille j'ai ÇA devant les yeux... J'ai connu pire ! (pour indication, de gauche à droite : le rocher Badon, 2912 mètres, le rocher blanc, 2928 mètres, massif de Belledonne, Le Pleynet, ISERE)


Parterre de lupins, ils fleurissent, de mi-juin environ, à début juillet.


Voilà un lac qu'il est bien ! Le lac d'Aiguebelette, embarcations à moteur... INTERDITES ! Seules autorisées, les embarcations à moteur électrique... Quel calme ! En plus, le lac n'est pas alimenté par des glaciers, ni par des névés, ce qui fait que son eau (bleue ou turquoise selon les endroits) est à bonne température, un régal !


Le bonheur de patauger... Ma p'tite fillotte apprécie beaucoup !


Le temps change très vite, après une nuit d'orage... Il a neigé à 2000 mètres, gare au randonneur parti en TONGS ! Mais bon je vous l'ai déjà dit : la nature a horreur des cons !


Toujours au Pleynet, de gauche à droite : le pic des Cabottes 2732 m. Le pic de l'Apparence 2714 m. Le pic de la Belle Etoile 2718 m. Splendide, n'est-il-pas ?


Une tite dernière, en montant au Pleynet, une route en lacets, comportant sept virages en épingle à cheveux, on aperçoit les aiguilles d'Argentières, elles frisent les 4000 mètres tout de même !

Pourtant que la montagne est belle...

dimanche 20 juillet 2008

Tant-BourrinPetit devoir de vacances

A la lecture de vos commentaires, je sens poindre, en cette période estivale, un certain ramollissement de vos pourtant faibles capacités intellectuelles. Votre cerveau semble fondre lentement comme une glace fraise-pistache abandonnée en plein cagnard.

J'ai donc pensé qu'un petit exercice intellectuel ne pourrait que vous être bénéfique en sollicitant quelque peu vos synapses assoupies et ai donc concocté un petit problème - de saison - niveau CM1, voire CE2.

Allez, c'est parti pour l'énoncé, je relève les copies dans un quart d'heure !


Un vacancier s'apprête à prendre la route et à parcourir 580 km au volant de sa voiture pour rejoindre son lieu de villégiature. Son véhicule est doté d'un moteur thermique à explosion dont le rendement moyen est de 20% et émet 148 gCO2 par km en moyenne pour une masse totale en charge de 0,82 t.

Au moment de partir, il sent poindre en lui une envie d'aller aux toilettes pour déféquer.

La masse de la matière fécale dans ses intestins est de 320 g.

1°) En supposant que le vacancier renonce à déféquer avant son départ, calculer l'énergie, puis les émissions de CO2 nécessaires au transport de la matière fécale dans ses intestins jusqu'au lieu de villégiature.

2°) On considère maintenant dans le calcul les éléments suivants :

- d'une part, l'envie persistante de déféquer provoque une certaine tension nerveuse et donc une conduite moins souple du vacancier avec, à la clé, une surconsommation de carburant de 6,5% en moyenne sur l'ensemble du trajet ;

- d'autre part, en raison d'une journée rouge dans le sens des départs, le quart d'heure de retard passé à déféquer aux toilettes augmenterait de 11% la probabilité d'être pris dans des embouteillages sur le premier tiers du parcours avec, à la clé, une surconsommation de carburant de 12,5% sur ce tronçon, puis, la route se libérant au-delà et l'énervement du conducteur (et donc une conduite moins souple) se résorbant progressivement, une surconsommation de carburant variant linéairement de 7,5% à 0 sur les deux tiers restants du parcours.

Dans ces conditions, d'un point de vue environnemental, le vacancier a-t-il intérêt à déféquer avant de prendre la route ou à se retenir jusqu'à son lieu de villégiature afin de minimiser les émissions de CO2 ? On négligera dans le calcul l'effet de serre du méthane émis dans les flatulences du vacancier.

3°) On envisage maintenant la possibilité pour le vacancier de s'arrêter en cours de route sur une aire de repos pour déféquer dans les toilettes. Calculer le kilométrage optimal auquel le vacancier devrait déféquer pour minimiser les émissions globales de CO2.

4°) Que devient cet optimum si on considère maintenant une probabilité de 35% pour que le vacancier fasse tomber les clés de sa voiture dans le trou des toilettes à la turque et mette une demi-heure à les récupérer et à se laver ?

5°) Calculer la probabilité pour que le vacancier conclue que l'on est dans la merde vis-à-vis de la problématique de l'effet de serre.

vendredi 18 juillet 2008

Saoul-FifreT'as donc monté à Paris ?

... m'ont demandé mes voisins pèquenots. Puis, avec une lueur extatique dans l'œil : T'as donc vu le Tant-Bourrin, mon salop ?? A t-y l'air aussi torché qu' son avatar ?

Il a fallu que je leur explique patiemment que non, que Paris était une très très grande ville, et qu'on ne tombait pas systématiquement sur les gens en allant boire la tit' Prune au Cercle, comme cela se passe dans nos conviviaux villages.

D'autant plus que j'avais fait l'erreur de le prévenir de notre venue, sans préciser toutefois de date, et lorsque j'ai sonné à sa porte, sa musique de sauvages millibelisée dont devait profiter gratuitement toute la cage d'escalier voire tout le quartier cessa brusquement, comme si on avait tiré sur la prise. J'eus beau tambouriner sur sa porte (yavait longtemps que je cherchais à la sortir, celle-là) en criant "C'est Saoul-Fifre !", elle resta de marbre et le silence de béton.

Ils avaient dû bâillonner Tant-Bourriquet.

Les voisins vinrent vers nous en pleurs, nous embrassèrent et chacun de vouloir nous tirer chez lui pour nous payer à boire, nous remercier de ce répit pour leurs oreilles qu'ils espéraient un peu prolonger. Ha monsieur, vous ne pouvez imaginer ce qu'on endure, me disaient-ils en me serrant convulsivement le biceps. Vous connaissez ses horaires anormaux ? À 22 heures, il y a longtemps qu'il est au lit avec des boules Quiès dans les oreilles, alors la police nous envoie balader, mais le matin ce malade nous réveille dès 4 heures 30 avec des groupes anglais ostrogothiques ou je sais pas quoi. Ce n'est que du bruit, Monsieur, cela ne ressemble à rien ! Ou si, alors, un peu à des déménageurs qui s'amuseraient à casser des pianos avec des animaux qu'on égorgerait par derrière ? Et puis il ne sait pas ce qu'il veut ! Il éteint, il allume, il éteint, il allume, c'est insupportable, nous sommes tous sous médicaments, Monsieur !

Ha ? Ça ne vous consolera en rien, mais je sais à quoi cela correspond ! Tant-Bourrin est un champion de quizz musicaux. C'est une sorte de sportif en chambre, quoi. Il déteste perdre, ah ça, il vaut mieux qu'il gagne sinon il pourrait devenir dangereux, alors il s'entraîne intensément et il se passe les intros des morceaux, mais que les intros ! Et sa mémoire de bête à cons courts fait le reste.

Oui oui, c'est reconnu par la Faculté comme pathologie.

Mesdames, Messieurs, nous allons être obligés de vous quitter, nous avons été enchantés vraiment de faire votre connaissance, mais littéralement effondrés d'apprendre dans quelles sordides conditions il vous oblige à vivre ! Courage, ne vous laissez pas abattre ! Il y a sûrement une solution ? Son anniversaire arrive, lui offrir un casque audio ?

Pourquoi il ne m'a pas ouvert ? Ho sans doute une petite rancune suite à à un vieux billet dont il n'aura pas perçu la tendresse camouflée en ironie ?

Ce n'est certes pas à vous que j'apprendrai son caractère pour le moins ... difficile ?

jeudi 17 juillet 2008

Mam'zelle KesskadieMoi et la gueuse

Je suis propriétaire d'une jolie maison de banlieue.

Enfin... d'un terrain à tondre en avant et en arrière de la maison.

Comme il n'y a plus d'hommes dans ma demeure, il s'avère que cette tâche me fut déchue. Oui, oui, déchue, comme dans : déchue, déchue, déchue d'avoir à me commettre avec l'Engin. J'aimerais que ce soit une moto comme l'autre, mais non, c'est une vulgaire tondeuse à gazon.

Je n'ai pas beaucoup eu de chance avec cet engin depuis mon arrivée, il y a trois ans. Je l'ai acheté seconde main de mon voisin d'en face qui fait une industrie de recycler tondeuse et bons conseils.

Pour un prix modeste et croyez-moi, la modestie de l'un ne vaut pas la modestie de l'autre, j'en fis l'acquisition.

La première fois que je l'ai fait utiliser par mon plus vieux, elle a refusé d'optempérer. Je l'ai menée chez son vendeur qui a remplacé un câble. En échange d'une modeste contribution et d'un : "Là, elle va marcher comme une neuve, ma tite madame." J'eus confiance, malheureuse que je suis !!!

La deuxième fois que j'ai menacé d'évinction mon plus vieux s'il ne passait pas ladite tondeuse, elle a encore refusé de démarrer. Mal lui en pris, parce que ledit enfant était en sacrament. Il l'a littérallement jetée dans les airs et a tiré la corde (c'est un modèle à essence, caractéristique que je commenterai plus tard), elle obtempéra de mauvaise grâce.

La troisième fois, ni les menaces, ni les sacraments, ni les vols planés ne la firent tressailler. Autre traversée de l'autre côté de la rue, cette fois-là... Me souviens pas, mais ça ne m'avait pas encore coûté trop cher.

L'été fut fini.

Autre été, c'est mon autre ado qui est à la torture. Il commence par vouloir faire grimper le trottoir à la tondeuse en marche. Elle s'est cassée la dent sur le ciment, à savoir, la lame principale. Dieu merci, mon voisin d'en face, toujours pour une rémunération qui frole la mansuétude (croyez-moi, les deux sous de la veuve ont gagné en inflation depuis le temps) l'a remplacée.

Ensuite, l'été fut assez sec. Elle a refusé encore quelquefois de démarrer, mais avec un peu d'expérience, de secousses sismiques et en s'assurant qu'elle était toujours bien pleine d'essence, on y est arrivé.

Surtout que le voisin, pour une somme qui frôle le produit national brut, a refait tout mon gazon en arrière de la maison parce que le dit terrain avait une pente négative par rapport à la maison. ou positive. en tout cas, pas la bonne inclinaison et l'eau s'infiltrait et inondait le sous-sol. C'est pas exactement l'idée qu'on se fait d'une piscine creusée, n'est-il pas, donc, en prime de consolation, il est venu tondre le gazon une couple de fois gratuitement. Disons, avec de la bonne volonté, parce que le gratuit...

Nous commençons donc l'été 2008 comme de coutume, c'est à dire que Lorent nous envoie en avril alors qu'on se les gèle des photos de fleurs et gna gna gna. Ensuite, comme de coutume, il faut bien tondre le gazon ou, comme l'a suggéré une femme qui se dit mon amie, engager une chèvre.

Va pour la tondeuse. Qui, comme prévu, refuse de démarrer. Cette fois-ci, elle aurait besoin d'huile. Ah.. ben.. Donc, je demande à mon copain qui est devenu mon ex-copain par la suite, quécéquecé que j'achète. J'achète. Je demande à l'ado du centre de mettre l'huile dans le moteur.

Or, j'ai un préjugé sur les connaissances motorisées des hommes. Ou mon fils n'est pas encore un homme, ou mes préjugés ne sont pas fondés, toujours est-il qu'il a empli à ras bord d'huile ladite tondeuse au lieu de s'arrêter à la petite ligne marquée MAX.

Elle a bien voulu démarrer, mais vous savez ce que fait une tondeuses qui a trop d'huile?

Elle dégage, monsieur.

Elle dégage un écran de fumée telle que les pompiers qui demeurent en faction à un coin de rue de chez moi sont venus voir ce qui se passait.

La mère était enchantée, mais, allez donc savoir pourquoi, l'ado avait le feu à une place où pas un pompier ne peut éteindre. L'ado, pour me punir, s'en va pour l'été à un camp de cadets, tiens, je n'aurai qu'à le tondre moi-même, le gazon, lui, s'en allait tondu à son régiment.

Il ne reste donc que mon moi-même et l'engin.

Or, je n'ai jamais eu affaire à une tondeuse de ma sainte, disons, courte vie. J'ai des souvenirs de ma mère qui hurle de faire attention de ne pas couper la corde électrique (tout va bien, la mienne est à essence). Mais, j'ai des souvenirs aussi des motoneiges qu'il fallait "crinquer" pour partir et que je ne suis jamais venue à bout de tirer assez fort pour faire démarrer quoi que ce soit.

Tire la bobinette et la chevillette cherra, c'est à peu près tout ce qui est dans mes cordes.

Je procastine donc aussi longtemps que j'ai pu. Quand j'eus l'idée de téléphoner à la municipalité pour demander quelle longueur de gazon était permis dans mon secteur, je me suis dit qu'il était temps que je fasse une femme de moi et que j'affronte la bête et que je lui fasse bouffer de l'herbe.

Au premier essai, elle n'a même pas daigné roter. C'est vrai que j'étais plutôt faiblarde dans la proposition de participer au sport horticole honni.

Au deuxième essai, bon, on va faire court, parce que j'ai essayé pas mal de fois et je dois dire que je faisais plus de bruits qu'elle pour un bon bout de temps. Mais, vive la colère et l'adrénaline, j'ai prié le ciel (j'imagine que le Bon Dieu a traduit mes suantes incantations), pis je lui ai modit un coup par en avant tout en lui arrachant le coeur en grinçant des dents.

Elle a démarré ! Alléluia !!!!!!

Nul besoin de vous dire que je tenais le truc de sécurité qui fait que si on lâche, la tondeuse arrête, comme le gars rescapé du Titanic tenait le bord du bateau de secours. Ma vie en dépendait.

Bien entendu, elle fumait comme un poteux des années 70. Pas grave, je me dis, au pire, j'aurai la compagnie des pompiers et peut-être qu'ils vont se cotiser pour me payer l'entretien de mon terrain...

J'ai pas eu le temps de faire assez de boucane, elle s'est arrêté dans un râlement d'agonie très court. Ça a fait, bleuuuuuuuuuuuuuuurup. Tout doux.

J'ai laissé la fumer s'évaporer un peu et quand j'ai réessayé, peine perdue, le moteur était saisi.

Comme dans saisie de biens et mobiliers. Plus rien de va.

Que faire ? Ben, quand je me suis arrêtée de rire, il était trop tard pour aller au magasin en acheter une autre.

Cette fois-ci, je ai choisi un petit modèle féminin, en vente, montable, selon les instructions, par quelqu'un qui n'a pas de qualifications ni d'entraînement spécial. Je gage qu'ils ont cogité ça en comité pendant des heures parce qu'ils ne pouvaient pas écrire : "montable par une femme de 48, divorcée, maladroite, distraite et presbyte".

Modèles féminins ou masculins, vous pensez que j'exagère ?

Point du tout, en voici l'argumentation.

La tondeuse à essence est masculine :
- de un, vous lui remplissez le gosier de liquide éthylique,
- de deux, un peu de lubrification pas trop sinon ça me fera pas effet,
- de trois, un coup de crinque, bonjour bonsoir , on n'en parle plus. Pas de précautions, pas de chichis, on veut, on tond, tout de suite, dré là, sur le terrain.

La tondeuse électrique. Ciel ! De un, il faut la préparer d'avance. Seule les femmes pensent la veille, pour le lendemain, à sortir de quoi faire le souper du congélo. L'homme, de nature spontanée va penser au moins cinq minutes à poser la question : "qu'est ce qu'on mange ?"

Alors que la femme expérimentée va penser à brancher la batterie la veille dudit rasage.

Ensuite, il faut une clé. Trouver donc la clé... demandez donc à un homme de trouver quelque chose, de un, de deux, la clé pour la tondeuse...

Ensuite, il ne faut pas tondre de reculons, pas par en arrière qui disent les instructions. Seulement par en avant.

Et quoi encore ? Ben, il faut attendre au moins douze heures pour qu'elle soit prête.

Oubliez les hop-là, comme ça, tout de suite, douze heures, monsieur, qu'il faut l'avoir branchée pour qu'elle démarre.

Et autre chichi, c'est qu'il faut changer la batterie à tous les quatre ou cinq ans. Dépendamment de l'utilisation, j'imagine. C'est comme le petit dessous en dentelles, faut pas trop le voir, il use son effet.

J'aurais dit aussi que sa légèreté la classe dans la féminité, mais étant donné ma propre pesanteur, permettez-moi de passer sous silence la comparaison. On le sait, la vanité est à la femme, ce que Carla est à Sarkosy, un mince paravent devant la fatuité.

Oui, bien sûr, j'ai tondu le gazon avec la nouvelle et on s'entend très bien. Deux copines à la campagne. Mais je reste prudente, vous connaissez les femmes....

Sur ce, après vous avoir rasé proprement, je vais me raser, ce qui me fera une belle jambe en pensant à ma tondeuse.

mardi 15 juillet 2008

AndiamoLa 125 culbutée

J'ai écrit "culbutée", je les vois déjà les obsédés de la pince : WAH ! Des propos salaces dans Blogbo, comme d'hab...

Nada, pas une broque de cochonnerie, la "125 culbutée", c'était ma pétoire, ma meule dirait-on aujourd'hui.

Une Motobécane, la "MOBY 56", magnifique, un moteur 4 temps, d'où les culbuteurs. J'ai eu cette moto de 1960 à 1963, une époque à laquelle ces engins n'étaient plus du tout à la mode (c'est revenu en 1968), les chnecks ne voulaient même pas grimper sur ma superbe selle bi-places !

Un an ou deux auparavant, j'avais récupéré la Vespa de mon frère. Ah ! La saloperie de deux roues, j'ai pris plus de pelles qu'un curé peut en bénir !

Ça ne tient pas la route : ça tient TOUTE la route ! Ça tortille du cul comme une vieille pute, la moindre plaque d'égout par temps de pluie et c'est "merci Pont-à-Mousson". Et enfin rien ne l'arrête, même pas ses freins !

Alors, ras-le-bol de cet engin... Je me suis offert une moto.

En 1960, il y avait ce que nous appellions "des monstres", les belles Anglaises : NORTON, TRIUMPH, B.S.A., ARIEL, ROYAL-ENSFIELD, MATCHLESS... ainsi que les Allemandes : B.M.W.

Sur la Côte d'azur, les ados aimaient bien la PUCH, un deux-temps autrichien, plus rare une moto tchèque : la TAîFUN.

Elle était belle, ma moto, avec ses jantes chromées, les rayons passés au "ouator", le réservoir, 12 litres de capacité (j'ai eu des potes qui n'étaient pas loin d'avoir la même !), chromé lui aussi, gris très clair pour la peinture, un joli bloc moteur en alu, et le "kick" pour lancer le moteur.

Boîte quatre vitesses, sélecteur au pied, tout à l'avant, pointe du pied pour "monter" les vitesses, "talon" pour rétrograder.

Pour démarrer la bestiole : ouvrir le robinet d'arrivée d'essence, placé sous le réservoir, appeler le carburant, à l'aide du "titilleur" (marrez vous encore) placé sur le dessus de la cuve du carbu, deux ou trois coups de kick, "en douceur", pas nerveux, pour amener l'essence dans le cylindre, puis un coup sec, et violent, poignée de gaz à fond, et ça part !

Je ne sais pas aujourd'hui, mais à cette époque, il fallait véritablement "sentir" sa machine. Je connaissais très exactement le moment précis où il fallait appuyer violemment sur le kick pour démarrer.

Pour arrêter le moteur : incliner la moto vers la droite (assez fortement), un grand coup d'accélérateur, et la pétoire s'étouffe !

Quand il faisait très chaud, le carbu, placé juste derrière le cylindre, chauffait énormément. L'hiver, très bien, mais l'été, il faisait "vapor lock", c'est-à-dire que l'essence, sous l'effet de la chaleur, se transforme en gaz avant d'arriver dans la chambre de combustion, alors : POUF, POUF rideau !

Un remède : un chiffon, un peu d'eau. Tu mouilles le chiftire, et tu enveloppes la cuve du carbu. Pas de flotte ? Si tu es assez adroit, pisse dessus !

EUH... Les filles, elles font comment ?

J'en ai fait des virées avec cet engin, je suis descendu plusieurs fois sur la Côte d'azur. Deux jours de route, pas d'autoroutes en 1960, Paris-Lyon sous la flotte !

Je traverse l'agglomération lyonnaise (comment j'cause !), j'étais trempé, heureusement, c'était l'été, et puis à vingt ans, tout va bien ! Je décide donc de pousser jusqu'à Valence pour me sécher.

J'arrive dans cette charmante localité, je cherche un hôtel du genre "le pou nerveux", car je n'étais pas bien riche. J'en dégote un, j'entre...

Et là, le réceptionniste me détronche, comme si il avait vu débarquer un Martien !

Je casque ma piaule à l'avance, confiance oblige, je ligote la carouble, je grimpe dans ma turne, et passant devant le pauvre miroir planté au-dessus du lavabo, je vois ma gueule...

J'ai tout compris : noir, crotté, moucheté comme un mec qui aurait pris un coup d'fusil chargé à la merde !

Pas étonnant que le loufiat m'ait renouché comme un malade, je me suis marré, y'avait plus que mes chailles qui étaient blanches !

Après une bouffe vite fait, pas chère, je me suis couché, quatorze heures le cul sur une selle, même bi-places, ça lamine les miches les plus endurcies. Toute la nuit, le moteur a vrombi dans ma tête, je me suis réveillé PAR TERRE, tant la nuit avait été agitée.

Après un bon café, tout neuf le "poor lonesome tarmo !" C'était reparti jusqu'à Cannes.

L'année suivante, j'y suis redescendu à Cannes, avec un copain, à deux sur la moto, plus la guitoune sur le porte-bagages. On avait tout de même envoyé nos valises par le dur.

Il faisait très chaud ce jour-là, vapor-lock et tout le toutim, fallait qu'elle soit vaillante, ma pétoire ! Elle l'était !

On avait (seulement) trois semaines de congés à l'époque. Avec mon pote Ludo, on les multipliait par deux, étant donné qu'on ne rentrait pas beaucoup au camping pour la ronflette !

Nos voisins, compatissants, nous offraient le kawa du matin. Je voyais bien, dans l'oeil des pères des familles, la petite lueur d'envie. Ils nous auraient bien suivis, les chefs de famille, le soir, quand Ludo et moi partions pour une petite gambille sur les bords de Siagne !

Je l'ai perdu de vue, ce copain. Je me souviens qu'il dormait les ribouis hors de la tente, tellement il renaudait des fumerons ! Pourtant, on vivait en tongs, à la plage toute la journée, pour la gambille, les p'tits guinches du bord de Siagne, en plein air, tu gambillais en espadrilles, le genre de baloches (nous y revoilà) "congés payés", le truc à prolos, pour nous, en somme.

J'crois bien que ses "vapeurs panardesques" étaient congénitales, il avait eu sûrement un ancêtre élevé à la boulette d'Avesnes !

Une autre fois, il me vient l'idée subite d'aller voir ma soeur qui habitait à l'époque St-Amand-les-Eaux, deux cents bornes au bas mot, depuis ma banlieue. C'était en novembre, il ne faisait pas bien chaud. Les routes du Nord, en 1960, c'était pavés et rails de tramways ! Gare à la roue qui chasse sur ces putains de rails, s'arranger pour les couper et non "tangenter", sinon gare au guidonnage... Et voyez gamelle !

Une pluie glacée se met à tomber, me cinglant la tronche (je voulais écrire : le visage, mais vue ma gueule !). Alors, je détourne un peu la tête, afin de ne pas prendre la pluie de face (vous connaissez, les motards ? 45 ans plus tard, ça n'a certainement pas changé) quand, tout à coup, j'aperçois des rails ! Je venais de traverser un passage à niveau !

Heureusement, il était ouvert, sinon ma moto aurait refusé l'obstacle !

Quand je suis rentré le soir, ma grand-mère, qui m'hébergeait à l'époque, n'a jamais voulu croire que j'étais allé à St-Amand. Pour lui prouver ma bonne foi, j'ai sorti de sous mon blouson de cuir la "Voix du Nord". Ce journal, je l'avais glissé là, avant mon retour, pour me garantir du froid... Vachement efficace, au demeurant.

Je sortais beaucoup étant jeune homme. J'avais eu le choix : la gambille ou les études... Je ne danse pas trop mal !

Je file un p'tit rencard à une blondinette inconsciente, que j'avais connue dans un p'tit bal du sam'di soir, comme il en existait beaucoup dans la grande banlieue parisienne. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui "les baloches" (ça y est leur oeil pervers s'est ENCORE allumé). Je passe chez elle, puis je l'emmène pour une virée à sensations.

Je la revois avec sa jolie robe blanche, multi juponnée (eh oui, c'est loin !), c'est l'été, ses escarpins blancs, son joli petit foulard noué sous le menton, couvrant sa jolie permanente. Ses petits bras enserrant ma taille... Ouais, elle pourrait encore me prendre par la taille, je n'ai pas pris de bide, MOI ! JALOUX !

A un moment, j'emprunte un sentier serpentant parmi les chênes, les hêtres et autres châtaigniers (c'est beau comme du née Rostopchine), ça zigzaguait pas mal, soudain, après un virolet assez serré...

Horreur, en plein milieu du chemin : une immense flaque ! Que dis-je une flaque ?... Une mare !

La roue avant se plante dans la gadoue, se bloque. La moto cale. Coup d'bol, pas de crash, mes deux mocassins plantés dans la vase, je me retourne, la crapouillote est toujours assise, pas contente, sa jolie robe blanche vachement bien constellée de taches de boue, elle attend...

Bon, eh bien, on va pas attendre le 151, lui dis-je, ça m'étonnerait qu'il passât à cette heure-ci !

Elle descend précautionneusement, pose ses petits petons dans le marigot. FLOC ! FLOC ! font les escarpins en avançant dans l'eau boueuse, qui lui couvre les chevilles. Arrivée à pieds secs, je vois bien que la minette boude encore... Tant pis, ça n'est pas aujourd'hui que j'accrocherai les jambons au clou !

Je me démène comme un beau diable afin de sortir la machine de la mare. Elle est lourde, cette moto ! Je raccompagne ma blondinette chez elle, même pas un p'tit bisou humide, ni une bise dans l'axe !

Je ne lui propose pas un nouveau rencard, je ne veux pas lui donner le plaisir de m'envoyer paître !

Je l'ai revue quelques années plus tard, je travaillais alors chez "Bourjois", les parfums. Je règlais les machines à conditionner les produits de beauté, elle postulait pour un poste de dactylo.

Je l'ai reconnue, elle m'a reconnu (merci Mr Rezvani), je lui ai décroché mon sourire à 4,95, mais elle est passée fière comme bar-tabac ou comme un p'tit banc (t'as le choix). Voilà bien la rancune féminine, ce qui était pour moi un souvenir charmant, une bluette, était pour elle une infamie, une honte, un camouflet !

J'ai eu comme tout le monde beaucoup de voitures,... Oubliées. Mais j'assure qu'il m'arrive encore aujourd'hui de rêver que je suis sur ma moto, il fait beau, et je suis heureux, heureux...

Hep ! Je vous vois venir : non je n'ai pas de moustiques collés sur les dents !

P-S : je pars AUSSI en vacances, aussi je répondrai à vos commentaires dès mon retour. Bonnes vacances à tous, et revenez nous avec plein de belles photos.




La petite soeur de ma moto



Un cliché qui a longtemps traîné dans mon porte-feuilles, d'où l'état !
A gauche : votre serviteur (on ne rit pas !)

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