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mercredi 4 juillet 2007

ManouOù a été prise cette photo ? (2)






mardi 3 juillet 2007

Tant-BourrinChat - rat - deux (6)

C'est Mamascha qui me l'a suggéré lors d'un échange mailesque. Et comme je ne peux rien refuser à cette peau de vache ma chère belle-maman, je me suis mis illico à cogiter pour vous en pondre une nouvelle.

"Une nouvelle quoi ?", me demanderez-vous. Ce à quoi je vous répondrai qu'il serait temps d'aller consulter un ophtalmo, car c'est écrit en gros caractères dans le titre de ce billet : une nouvelle salve de charades foireuses, pardi !

Il est vrai que cela faisait longtemps que je ne vous avais pas soumis à cet exercice, mais en cette période estivale où l'on a envie de bosser moins tout en gagnant autant, un esprit ludique flotte dans l'air et on va tâcher de l'attraper avec un filet à papillons.

Je vous rappelle que les charades que vous allez voir sont 100% TeeBee-made. Foin des trucs copiés/collés que l'on trouve en mille endroits différents sur le net : que de l'inédit donc ! Pas la peine de vous ruer sur Gogol dans l'espoir d'y trouver la bonne réponse !

Petit rappel : les à-peu-près infâmes sont quasiment une religion pour moi ! D'ailleurs, la chose est vérifiable sur les séries précédentes, comme vous pouvez le constater , , , et itou.

Les propositions de réponses sont à donner directos dans les commentaires, juste histoire de voir si le mode coopératif vous permettra d'arriver au bout de cette série-là. Les éventuelles réponses non trouvées seront dispensées à une date non fixée, selon mon bon vouloir.

La thématique de cette série de charades tourne autour des grands peintres (histoire d'apporter un peu de culture et de finesse dans votre misère intellectuelle)...

A vos marques ! Prêts ? Partez !


Charade n°1

Mon premier est une bétaillère
Mon tout est un peintre célèbre


Charade n°2

Mon premier est ce que dit un arbitre de tennis de table lors d'un tournoi entre séminaristes après qu'un crucifix se soit décroché du mur et soit tombé sur la table en plein milieu d'un échange
Mon tout est un peintre célèbre


Charade n°3

Mon premier est ce que dit celui qui a prêté son 45 tours "Qui saura ?" à son ami et qui aimerait bien le récupérer
Mon tout est un peintre célèbre


Charade n°4

Mon premier est ce que répond la bonne portugaise à sa maîtresse pour se justifier d'avoir utilisé le seau à champagne pour passer la serpillière
Mon tout est un peintre célèbre


Charade n°5

Mon premier est un encouragement à se plonger dans la lecture dès que Dean Martin part aux sports d'hiver
Mon tout est un peintre célèbre


Charade n°6

Mon premier est un paisible rouquin bouseux, mais encore plus stupide que les animaux qu'il mène
Mon tout est un peintre célèbre


Charade n°7

Mon premier est l'exclamation de surprise de l'épouse de Barbe-Bleue en découvrant la forte myopie de sa soeur (forte myopie qui expliquait d'ailleurs pourquoi elle ne voyait jamais rien venir)
Mon tout est un peintre célèbre


Charade n°8

Mon premier est la constatation que les plus mauvais blogueurs sont originaires de la banlieue sud de Paris
Mon tout est un peintre célèbre


Charade n°9

Mon premier est une exhortation à remettre à sa place une partie de l'anatomie peu ragoûtante
Mon tout est un peintre célèbre


Charade n°10

Mon premier est un slogan pour exiger l'attribution d'or aux mal-assis
Mon tout est un peintre célèbre


lundi 2 juillet 2007

Saoul-FifreLe petit dernier

Étant le plus jeune d'une famille de 6 enfants, 3 garçons/3 filles, j'ai eu droit à un statut un peu particulier : 1/3 couvé, 1/3 badé et 1/3 moqué.

Faut dire que d'entrée de jeu, j'ai attrapé toutes les maladies qui traînaient, le genre de problèmes qui font s'assombrir la gueule des docteurs, on voit clairement qu'ils pataugent complètement, on comprend qu'ils ont sauté tous leurs cours et qu'ils ont eu le diplôme par piston et là, sur ce cas précis, ben ils ont pas la plus petite idée de ce qu'il faut faire, donner comme médoc, couper comme organe inutile... Instinctivement, ils ont envie de prendre ce gosse par les pieds et de le secouer en espérant un bon choc psychologique qui remettrait tout en place, mais ils sont un peu inquiets de la réaction de la famille réunie en cercle, attendant le diagnostic. Alors ils disent d'une voix blanche :

"Attendons de voir comment ça va évoluer..."

Bon, vous le savez puisque vous êtes en train de lire un de mes billets, mais j'ai envie de vous rassurer sans plus attendre : je ne suis pas mort ce coup là. Mais pendant des années, j'ai fait flipper mes parents, et par voie de conséquence, mes frères et sœurs, et même ma santé une fois consolidée, je suis resté "le petit", "le fissou", et on me surveillait comme le lait sur le feu, j'allais faire une rechute, j'allais me casser en 2 comme une brindille, après tout le stress que j'avais provoqué à la famille, ce serait dommage et du vrai gachis que je leur claque entre les doigts, après toutes leurs attentions délicates, quelle ingratitude ce serait de ma part, il fallait continuer les efforts, les soins et la surveillance.

Oui, je suis un ingrat, oui, je me sentais profondément brimé de voir ma liberté encadrée, bornée ainsi. D'accord, comme ma sœur aînée me collait aux basques en permanence, ça lui a permis de me sauver la vie une fois que je me baignais dans l'étang sans savoir nager, et que ma bouée s'était dégonflée. D'accord. Mais elle me l'a fait payer cher, ce sauvetage, en me le rappelant systématiquement et à voix haute, debout sur une table et dans un micro si ça lui pétait, à toutes les fêtes de famille. Quand on s'est marié avec Margotte, elle a repéré la sono, l'a squattée pour nous narrer à nouveau l'anecdote, et a conclu son discours en disant qu'elle m'appelait "petit Saoulfifre" pour la dernière fois. J'avais trente ans, ça m'a fait plaisir.

Et tenez, je suis tombé sur un tas de cartes d'anniversaires de la famille. Oui chacun se fendait d'une carte personnalisée. Moi, je les fabriquais généralement, mais les nuls en Arts Plastiques ou les fiers achetaient des modèles du commerce. Voici un exemple de la prose pondue par cette sœur aînée, particulièrement "poule couveuse" (j'avais 12 ans, Toto était notre chien et Mémère, notre grand-mère) :

Cher petit Saoul-Fifre, Tu m'as souvent écrit des gentils mots qui m'ont fait très plaisir. C'est très gentil de me donner des nouvelles de Toto, mais je vois que tu es toujours méchant avec les animaux. Et tu dois être bien content que je ne suis plus derrière toi pour t'empêcher de les embêter.

Objection, votre honneur ! Ma sœur fait allusion aux tests de QI pour dindes que je mettais au point, dans ma soif de connaissance du monde animal. Rien que du scientifique éthique !

J'ai beaucoup apprécié ta façon de me souhaiter une meilleure année. Moi je te souhaite surtout une très bonne année scolaire. Tu as eu de bonnes notes ce 1er trimestre de 6ième. Mais tu peux certainement en avoir de meilleures encore. J'ai été très contente de savoir que dès le début, le lycée t'a plu et que tu t'es fait beaucoup de camarades. Je t'embrasse maintenant très fort. Continue à bien t'occuper de Mémère. C'est très bien.

Bon, j'avais quand même envie de hurler : "Mais de quoi, tu t'mèles, tu va m'lâcher la grappe, un jour". Ma seconde sœur a le ton plus naturel :

Cher petit Saoul-Fifre, (Encore !) Je te souhaite un très joyeux anniversaire pour tes 13 ans. J'espère que tu fais toujours des poésies aussi belles et je pense que tu as eu le journal du lycée où il y a ta première. Je t'embrasse bien fort.

Mais la même m'écrivait sans façons, l'année suivante :

À notre cher œuf, de grosses bises pour son anniversaire !

Sur la même carte, ma mère m'écrivait :

Heureux anniversaire à mon grand fils (Ha, quand même !?) pour ses 14 ans, avec tout de même, en réserve, un billet pour récompenser de bonnes notes... Gros baisers, Maman

Là, je sais pas si vous avez capté la carotte, mais je n'ai pas eu de billet. J'avais des notes catastrophiques, c'est l'année où j'ai redoublé, je venais de perdre mon père et Mémère coup sur coup... Le billet dont ma mère parle, "en réserve", c'est le billet qu'elle me donnerait si ma moyenne remontait. Un billet virtuel, en l'occurrence... Et ma 3ième sœur, 3 ans de plus que moi, brillante élève, toujours à m'asticoter, et sans doute ravie de l'engueulo qu'elle espérait me voir prendre, qui rajoute :

Gare au tape-cul à la maison !

Je n'ai pas retrouvé de cartes de mon frère aîné, mais j'en recevais, toujours dans le ton "travaille bien à l'école". Sarkozy n'a rien inventé. Et mon 2ième frère s'essayait à un ton un peu distancé, mais toujours avec cette obsession des études, alors que je n'ai jamais été scolaire pour 2 sous.

Cher Saoul-Fifre, je te souhaite un joyeux anniversaire pour tes 16 ans. Tu sais que ta lettre et tes cadeaux m'ont fait énormément plaisir. Je souhaite que tu gardes longtemps cette manière de voir les choses. D'après ce que me dit Maman, tu as beaucoup d'activités. C'est très bien. J'espère que tu continues à très bien travailler en classe, que tu fais du sport (notamment de la natation) et que tu es gentil à la maison. Je n'ai pas encore utilisé le pétard, mais je n'y manquerai pas. Je t'embrasse très fort.

C'était un pétard à faire exploser, que je lui avais envoyé, soyons bien d'accord, hein ?

Cher Saoul-Fifre, Je viens te souhaiter un joyeux anniversaire pour tes 17 ans. Et puisque j'y suis, je te présente mes Meilleurs Vœux (il faut bien liquider les vieux stocks) (c'était une carte de Nouvel An) J'espère que quand je ne suis pas là, tu t'arranges pour mettre de l'animation dans la maison, raconter des bêtises, faire des calembours toujours bien venus, mettre le sourire sur toutes les lèvres et qu'en plus tu travailles un peu (ne force pas trop si tu veux vivre vieux) J'espère que Maman ne te fait pas trop de remontrances (je ne voudrais pas que tu nous fasses un gros complexe). Pour te remercier d'être présent sur cette terre depuis tant d'années, je t'offre une raquette de ping-pong avec 6 balles qui se trouve quelque part sur un meuble dans la maison. Puis tu demandera à Maman de te donner 50 F sur mon compte. Je t'embrasse sur les 2 oreilles (ou joues, au choix)

Bon, c'est bien mignon, c'est gentil, tout ce qu'on veut, mais la famille, j'ai toujours trouvé ça assez lourd, trop présent. Alors par opposition, mes gosses, je leur ai peut-être un peu trop laissé la bride sur le cou ? On verra bien. Ça n'a pas l'air la cata, pour le moment...

dimanche 1 juillet 2007

ManouVacances






Pendant quelques billets, vous n'aurez droit qu'à une photo et une question.

Où a été prise cette photo ?

samedi 30 juin 2007

Tant-BourrinCroisez-vous les méninges ! (4)

Allez hop, le week-end est là, les vacances le seront bientôt, alors laissons libre cours à nos humeurs ludiques !

Je vous ai concocté une nouvelle petite grillounette 5x5 sans cases noires, juste histoire de vous pourir un peu la journée pendant que je glande me livre à une séance d'introspection.

Pour que tout le monde puisse jouer (je suis sûr qu'il y a des fous furieux qui vont essayer de résoudre cette grille dès sa mise en ligne, en pleine nuit), réponses par mail uniquement.



Horizontalement :

  1. Fait parfois l'objet de recherche approfondie
  2. Passage en rase-meute
  3. Pifs ou pafs
  4. Fout le feu au pavillon
  5. Ont subi les épreuves pare-neuf

Verticalement :

  1. Ici, est "la"
  2. Marquent l'heure de la débauche
  3. Telle la vague bleue arrivée sur les bancs de sable de l'Assemblée
  4. Un truc pour faire jeûne
  5. Se pendent car leur avenir est boucher


Et comme je pense aux minorités qui nous lisent, voici la même grille, mais en version spéciale pour presbytes...


Quoi que... Vu l'âge moyen des lecteurs de ce blog, je me demande finalement si c'est une minorité !

vendredi 29 juin 2007

Saoul-FifreComptines pour adultes (11)

Je me suis attaqué à Brassens, enfin, à Paul Fort... Nathalie, en parlant de son CM1, m'a fait remonter des souvenirs à la surface. Oui, au CM1, il y avait "Le petit cheval", dans notre livre de lectures. J'avais fait remarquer au "Maître" que Brassens l'interprétait, et j'avais vu à cette occasion que ce nom pouvait susciter des réactions mitigées, voire méfiantes. J'ai emmerdé par la suite tous mes profs en essayant de leur "vendre" mon idole. Mes profs d'espagnol en leur demandant de nous faire étudier les versions traduites. Je m'occupais de tout : je leur faisais les stencils des paroles (oui, je suis si vieux que ça !), j'amenais les vinyles, etc... Mes profs de français, qui me rembarraient souvent pour les libertés que le Georges se permettait avec la sacramentelle grammaire... Et puis pas que les profs. Je draguais les filles en leur chantant "Je suis un voyou", étonnant comme ça marchait pas ?

Brassens en a écrit son comptant, de comptines pour adultes ! Celle-ci, je la dédie à Antenor . Allez savoir pourquoi ? Les vraies paroles sont ici et vous avez aussi une vidéo super kitch . On dit que Brassens n'aimait pas venir à la télé. Ben, quand on voit comment il se faisait piéger, on le comprend un peu ?

Le petit paf

Le p'tit paf, dans son nid touffu
Qu'il furait avec coura-age !
C'était un petit paf trappu
Paire de couilles, couill's du pè-ère
C'était un petit paf trappu
Couilles en d'sous, et lui dessus !

Il n'était jamais abattu
Par tous ses marivauda-ages
Il ne se sentait pas repu
Paire de couilles, couill's du pè-ère
Il ne se sentait pas repu
Couilles en d'sous, et lui dessus !

Et toujours, il était tendu
Plantant les gars du villa-age
Ramonant les fesses dodues
Paire de couilles, couill's du pè-ère
Ramonant les fesses dodues
Couilles en d'sous, et lui dessus !

Une bouche avalait, goulue
La bell' petit' queue sauva-age
C'est alors qu'il était ému
Paire de couilles, couill's du pè-ère
C'est alors qu'il était ému
Couilles en d'sous, et lui dessus !

Mais dans un grenier vermoulu
Dans un' position pas sa-age
Le plancher craqua, il mourut
Paire de couilles, couill's du pè-ère
Le plancher craqua, il mourut
Couilles en d'sous, et lui dessus !

Il est mort, cet hurluberlu
Ce fur'nt ses derniers outra-ages
Ça finit mal, bien entendu
Paire de couilles, couill's du pè-ère
Ça finit mal, bien entendu
Couilles en d'sous, et lui dessus !

jeudi 28 juin 2007

ManouMoulefritx IV (Le repos paisible du guerrier)






Moulefritx, débarrassée de son don d’ubiquité, soliloque à longueur de temps. Hiii peut tirer sa révérence (par exemple). Bras dessus, bras dessous, Mioule et Froutrix le raccompagnent jusqu’à la porte d’entrée fraîchement repeinte. Comme il n’a que deux mains, Hiii lâche une caisse avant de prendre la porte et dévaler les escaliers. C’est au prix d’une âpre négociation que Foutrix récupère la porte infidèle en échange d’une touffe de ses cheveux, de beaux cheveux bruns où l’odeur de peinture s'accorde (paisiblement) à celle du confit-d’oie.

« Moulefritx, précise Foutrix en remettant la porte sur ses gonds, tu vas me faire le plaisir de supprimer quelques références de ton anthologie, s’il te plaît. D'autant que le suicide involontaire de Biquet risque de faire mauvais genre auprès des voisins ». « Connais-toi toi-même, répond (paisiblement) Moulefritx ». Foutrix, candidat à la canonisation ante mortem, évite la polémique directe en s’adressant à Mioule « Demande à ta fille de me parler sur un autre ton ». Mioule hausse les épaules. Puis elle jette l'éponge.

Elle aspire à un instant de plénitude, ici et maintenant, entre le tapis du salon et Foutrix maculé de peinture blanche. Elle s’allonge à plat ventre, les mains le long des cuisses, la tête tournée du côté du soleil levant. De ses lèvres entrouvertes s'élève un son millénaire « ômmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm ». Intrigué, amoureux, attiré, langoureux, Foutrix refuse que sa Mioule puisse se refroidir. Il s’allonge sur elle, dos contre dos. Moulefritx illustre ce geste d’amour d’un paisible « Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute ». Lasse, très lasse, écrasée, Mioule articule : « Je veux bien tout ce qu’on veut, mais je vous fiche mon billet que La Fontaine n’est pas un philosophe ».

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