Blogborygmes

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samedi 26 novembre 2005

Saoul-FifreJean-Paul le pape

... ou "j'empale le pope" ? Voilà, c'est un contrepet, on inverse une partie des 2 mots, et c'est parti. C'est Eor Ar Bleizmor qui les a demandés, et je lui ai préparé une petite sélection. Comme il est breton, j'ai pris les blagues anticléricales du Canard Enchaîné. Il faut bien comprendre qu'une contrepèterie est obligatoirement vulgaire. Si ça ne parle pas de cul, c'est un jeu de mot, c'est une inversion de sons, c'est ce que vous voulez, mais pas un contrepet ! Bon, j'ai eu pitié de vous et j'ai écrit en majuscules les sonorités qu'il faut inverser.

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vendredi 25 novembre 2005

Tant-BourrinFroid

Il restait là, hébété, ne sachant plus que faire.

Le froid était partout. Sur le sol. Sur ses vêtements. Sur sa face. Sur son âme. Il grelottait, et ce tremblement qui le parcourait, il le sentait bien, durerait à jamais. Sa vie ne serait plus que givre et froidure.

Il ferma les yeux pour ne plus voir le spectacle de désolation autour de lui. Ses cils, raidis, couverts de cristaux de givre, semblèrent presque résonner en s'entrechoquant au milieu du silence accablant.

Une larme lui perla au coin de l'oeil, lui zébra la joue d'une traînée d'abord tiède, puis glacée. Elle claqua sur le sol, et se confondit instantanément dans la dureté de celui-ci.

Le froid, le terrible froid, l'irrésistible froid gagnait en lui, s'insinuait par ses pores, cheminait dans ses veines, étouffait ses cellules. L'envie d'abandonner toute résistance, de se laisser aller à la statufication, à l'immobilité de ses cellules, au néant brumeux. L'envie de rien. Plus rien.

Il entrouvrit les yeux, lentement, douloureusement, pour se convaincre de l'horreur, de cette réalité froide comme l'air alentour, froide comme la lame d'un couteau qui lui labourerait les tripes, pour imprimer en lui encore une fois ce spectacle de mort, cette mort rampante, vorace, omniprésente, qui flottait tout alentour et se glissait partout, dans le moindre interstice, emplissait ses poumons, se déversait dans ses vaisseaux sanguins et le faisait frissonner de tout son être.

Les cadavres. Là. Par dizaines. Raides. Figés. Couverts de givre. La mort, la mort, tout autour de lui. Et lui au milieu, vivant, mais empli de cette mort.

Ses yeux se refermèrent d'eux-mêmes, sans que son cerveau engourdi ne leur en ait donné l'ordre, pour s'isoler derrière le dérisoire rideau des paupières.

Il se sentait partir.

Une voix tonitruante retentit soudain dans son dos.

"Oh, Guillaume, qu'est-ce que tu fous à traîner depuis une heure dans la chambre froide ? Tu me le remontes ce quart de boeuf, oui ou merde ? Y'a plus rien en rayon ! Grouille !"

Il avait sursauté. Ses yeux s'étaient rouverts. Son sang s'était remis à circuler. Il répondit d'une voix blanche : "Oui, m'sieur Bertin, j'arrive..."

Il décrocha une lourde pièce de viande d'un crochet et repartit avec, flageolant légèrement sous la charge.

Il se demandait s'il était vraiment fait pour ce métier.

jeudi 24 novembre 2005

Saoul-FifrePrivée de quoi ?

Je ne tiens pas particulièrement à jeter du sable dans la belle machine bien huilée de la privatisation partielle d'EDF, mais avant de vous ruer pour acheter de leurs actions, enquerrez-vous du sérieux de la boite...qB^)

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mercredi 23 novembre 2005

Tant-BourrinLa tempe ne fait rien à l'affaire

Le temps passe, Tina, et tes tempes grisonnent
Sans nuire à ta beauté, ô sublime amazone,
Mais ce gars n'aime pas ce gris à tes cheveux.
Alors fuis ! Demi-tour ! Quitte donc ce morveux !

Moralité : Il hait tes tempes, Tina ! Vire !

mardi 22 novembre 2005

Saoul-FifreUne Quintaine d'œufs, s'il vous plaît ?

Nous sommes au 21 ième siècle après JC. Tout le pays est sous la coupe des scientistes, technocrates, laïques et autres athées. Tout le pays ? Non, car un petit village du centre de la France résiste encore et toujours à l'envahisseur rationaliste. Saoulfifre, notre envoyé spécial, était sur place et témoigne.

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lundi 21 novembre 2005

Tant-BourrinL'édenteur de mes chicots

Une petite envie de chanter à pleins poumons de bon matin devant votre ordinateur ? Pas de problème, Blogborygmes est là !

Je vous offre aujourd'hui une petite parodie bien innocente (j'en ai des bien plus grasses en réserve ! ;~)) à chanter sur la mélodie incisive de "Mexico" (qui est tout sauf un mol air)...

Raclez-vous bien la gorge, faites quelques petites vocalises... Vos cordes vocales sont prêtes ? Alors, musique !

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dimanche 20 novembre 2005

Saoul-FifreEt le prof essora III

Troisième volet des devoirs de français de notre deuxième fils. Les premiers tomes sont et

Ce coup ci, le sujet est : "En une vingtaine de lignes , faites le portrait d'une personne de votre connaissance , en mettant en évidence le sentiment que vous ressentez à son égard (admiration-sympathie-amour-haine-dégout...)". N'écoutant que son égo, M. choisit de faire son propre portrait, et, surprise, décroche une note correcte : 13 / 20 ! Je me demande si la prof, malgré la similitude du prénom, a bien compris que M. parlait bien de lui-même ? qB^) Musique !

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