Blogborygmes

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 11 novembre 2005

Tant-BourrinQui...

Quelques pensées à méditer ce week-end...

  • Qui donne aux pauvres prête à sourire.
  • Qui sème ses vents récolte une odeur de chiottes.
  • Qui veut noyer son chien dégonfle subrepticement sa bouée canard.
  • Qui se ressemble s'assemble, ça fait toujours des économies de miroir.

Voilà, c'est tout : un week-end prolongé, c'est fait pour se reposer...

jeudi 10 novembre 2005

Saoul-FifreBorn to be Wilde

C'est Twig qui nous a fait partager sa passion pour Oscar Wilde. Je ne connais pas trop cet auteur, j'ai dû essayer de rentrer, sans y parvenir, dans le "Portrait de Dorian Gray", et feuilleter "La ballade de la geôle de Reading", mais sans plus. Je n'ai pas dit mon dernier mot et je sens qu'il faut insister. Je viens de prendre à la bibli LA biographie que lui a consacré Robert Merle. Là, je me sens moins seul, je crois que c'est Salomé qui, comme moi, a tout lu de Merle. Enfin, TOUT lu, il m'en manquait un, justement la thèse qu'il a écrit sur Wilde, et je suis en train de combler ce trou.

J'ai eu beaucoup de plaisir de lecture avec Merle. C'est quelqu'un de sérieux, c'est un universitaire, avant d'écrire il se documente, il s'immerge dans son sujet, il interviewe des spécialistes, des mecs qui savent de quoi ils parlent (pour "La mort est mon métier", sur les camps d'extermination, il s'est farci le procès de Nuremberg, a rencontré des nazis, des rescapés...) et ensuite, il se met à rédiger, et son style est simple, direct, agréable : on se régale. Tout est bon, mais j'ai particulièrement apprécié "L'île" (sans doute parce que ce mythe m'est cher) et "Malevil" (un monde post catastrophe nucléaire. On s'y croirait). Ce gars a quand même eu le prix Goncourt pour son PREMIER bouquin (si on ne compte pas sa thèse) "Week-end à Zuydcoote" !!

Revenons à Wilde. Il truffait ses livres de formules et de bons mots. En voici quelques-uns :

- Nous avons beaucoup de points communs avec l'Amérique, excepté, bien entendu, la langue...

- Le travail acharné est simplement le refuge des gens qui n'ont absolument rien à faire.

- La mauvaise poésie émane toujours de sentiments authentiques.

- Les jeunes d'aujourd'hui sont tout à fait monstrueux, ils n'ont pas du tout de respect pour les cheveux teints.

- Quand les gens sont de mon avis, il me semble que je dois avoir tort.

- La démocratie ? Des coups de bâton donnés au peuple, par le peuple et pour le peuple.

- Il réussira à coup sûr merveilleusement : il pense comme un tory et parle comme un radical.

mercredi 9 novembre 2005

Tant-BourrinChat - rat - deux

Allez, un peu de superficialité et de légèreté en cette période de troubles et de chaos : je vous propose d'oublier quelques instants la rude réalité en vous concentrant sur quelques petites charades de mon crû.

Bon, je préfère vous prévenir tout de suite, la solution tient parfois de l'à-peu-près infâme, tel le célébrissime :

   Mon premier permet de s'éclairer
   Mon second permet de servir les gâteaux
   Mon tout est un empereur français

   Réponse : Lampe au néon - Pelle à tarte

Si personne ne trouve les réponses en cours de journée, je les posterai en commentaire aujourd'hui (8/11/2005) ou demain (9/11/2005) selon mon humeur ! Et je précise que Saoul-Fifre n'a pas le droit de jouer, vu qu'il me semble lui avoir soumis ces charades par mail il y a quelque temps...

Allez, on y va...


On lâche mes premiers quand on est dans mes seconds
Mon tout est un célèbre peintre


Mon premier, c'est pas pour les fillettes
Les fillettes peuvent voir mon second quand il y a une vingtaine de satyres dans un parc
Mon tout est un célèbre musicien


Mon premier est un sous-vêtement de virtuose
Mon second est ce qu'on dit quand Annie arrive
Mon tout est un célèbre acteur


En cas de mon premier, mon second peut être d'un secours utile pour avoir mon troisième
Mon tout est une tête de noeud de la télévision


Petite précision : inutile de chercher sur Gogol, ces charades sont vraiment des créations exclusives Blogborygmiques ! :~)

mardi 8 novembre 2005

Saoul-FifreLuc le chanceux

Je suis désolé, elle est un peu longue, mais je n'aime pas l'idée de la couper en deux. Pour finir mal, on ne peut nier qu'elle finit mal, j'en connais un qui se frotte déjà les mains, disons que je la lui dédie.

Lire la suite

lundi 7 novembre 2005

Tant-BourrinLa très aventureuse vie du Chevalier de Tant-Bourrin et de son écuyer Saoul-Fifre (Chapitre II)

Où le Chevalier de Tant-Bourrin rétablit l'ordre

XIIIème siècle après Jésus-Christ - Quelque part dans le Royaume de France

Le Chevalier de Hippobert Canasson de Tant-Bourrin, remis de la malepeste aviaire, cheminait fièrement sur son beau destrier blanc. Son armure étincelait de mille feux au soleil, car son écuyer Saoul-Fifre en avait fait un nettoyage méticuleux avec force crachats et frottements du revers de sa chemise pouilleuse, et avait ainsi réussi à gommer l'essentiel des traces du combat épique précédent.

Le dit Saoul-Fifre, fidèle à son habitude, trottinait derrière le Chevalier. Enfin, il serait plus juste de dire que c'est sa vieille bourrique miteuse qui trottinait : Saoul-Fifre se contentait de somnoler à moitié sur le dos de celle-ci, ayant encore quelques pintes de vinasse dans son sang à cuver.

Or donc, ce noble équipage allait sans trêve ni repos sur les routes du Royaume de France, en quête de quelque noble cause à défendre.

Et comme à son habitude, le Chevalier de Tant-Bourrin se morfondait, tant l'inaction lui pesait.

Lire la suite

dimanche 6 novembre 2005

Saoul-FifreMerci, Maréchal, et encore merci...

Notre caporal-chef-président à vie, Antenor , envoie à toute personne qui lui en fait poliment la demande, des filets garnis. Qu'est-ce qu'un filet garni ? Et bien, n'ayons pas peur des gros mots, il s'agit d'un colis rempli d'amour. Un concept révolutionnaire, qui, s'il venait à se répandre, pourrait bien transfigurer les rapports humains. Voici la lettre que je lui ai envoyé en retour, en attendant que mon propre filet soit proprement garni. Vive la dictature du filet garni et que ce mouvement fasse boule de neige !

Lire la suite

samedi 5 novembre 2005

Tant-BourrinUn nouveau regard sur Placid et Muzo

Sûrement avez-vous eu l'occasion, en vos vertes années, de vous esclaffer bruyamment à la lecture des hilarantes aventures de Placid et Muzo, les inénarrables compères, nés sous la plume d'Arnal et repris par la suite - et avec quel talent ! - par Nicolaou.

Mais peut-être n'avez-vous pas su déceler, sous les dehors d'un humour bonasse, la cruelle et lucide satire sociale sous-jacente.

Non, ne vous excusez pas, vous étiez jeune et innocent, votre conscience politique n'était alors qu'embryonnaire et votre univers se limitait aux roudoudous et aux fraises Tagada.

Mais le temps a passé et vous voilà aujourd'hui beaucoup plus blet mûr et en âge de percevoir toute l'acidité de l'encre amère dans laquelle l'auteur de Placid et Muzo a trempé sa plume.

Je vous propose, à titre d'exemple, d'étudier en profondeur le gag suivant, bien innocent de prime abord, mais dont la profondeur d'analyse n'a d'égale, à mes yeux, que celle du gouffre de Padirac.

Pas de quoi fouetter un chat, me direz-vous ? En êtes-vous si sûr ? Regardons-y de plus près, en décortiquant le gag...

Lire la suite

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 253 254 255 256 257 >