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mardi 23 avril 2013

AndiamoMadame Annie

J’avais 23 ans, toutes mes dents (magnifiques au passage) et j’avais trouvé un boulot à Bagnolet, rue des Champeaux (quartier pourrave au passage)… Coup d’bol, elle existe encore, juste à côté de l’échangeur (monstrueux au passage) de la porte de Bagnolet, à côté des celle des Lilas (au passage).

C’était un quartier qui côtoyait la zone, cette frange de terrains vagues entre Pantruche et la banlieue, un no man’s land où vivotaient des marginaux, des manouches, des ferrailleurs, tout un petit peuple plus ou moins interlope : rapine, vol de matériaux sur les chantiers, etc. Un peu les gugus dans l’excellent film de Claude Sautet : « Max et les ferrailleurs » avec Romy Schneider, Michel Piccoli et Bernard Fresson… Tu te souviens ?

La boîte dans laquelle je travaillais fabriquait des embrayages hydrauliques pour bateaux et péniches. Beaucoup de déplacements, et forcément des heures sup’, des frais de déplacements à rallonge, ce qu’on appelle « la gratte », et du fric durement mais bien gagné. Heureux temps où, quand on te cassait les (couilles) pieds, tu traversais la rue et tu allais gratter en face !

Une petite boîte, une vingtaine d’employés pas plus, bureaux y compris, pas de cantine bien sûr… Alors nous allions nous sustenter dans un joli établissement (trois gerbes au guide Mi-Chemin), un gastos situé un peu plus loin…

Un rade craspouille tenue par une taulière qu’avait plus une chaille dans le clapoir, ou alors en regardant d’un peu près, deux ou trois sursitaires ! Pas grande, une gueule d’empeigne, la tignasse « tas d’rouille »… MADAME ANNIE !

Un cœur d’or, une tortore magnifique, elle nous mijotait des p’tits plats, grande gueule, mais elle nous aimait bien. De plus, elle s’occupait de deux mémées du quartier, sans famille, avec des revenus « a minima ». Elle les nourrissait le midi gratos, sans faire de schkroum ni d’esbrouffe, c’était en 1962 ou 63, les restos du cœur avant l’heure en somme !

On avait une heure pour manger et, parfois, en arrivant, elle n’était pas là ! T’avais pas intérêt à la ramener quand elle arrivait à la bourre, elle jouait aux courses, une enragée du turf ! Et les courtines, c’était sacré, gare à l’imprudent qui lui aurait fait une réflexion !

Je pense que sa thune servait plus à gaver les gaïls qu’à engranger les bénèfs, biscotte elle n’a jamais décroché le gros lot, le tocasson qui rafle la mise !

Un jour, y’a un mec qui lui susurre :

- Madame Annie, j’ai un condé, j’ai un pote qui est lad à Chantilly, il paraît qu’on pourrait acheter un bourrin à plusieurs, et s’il gagne des courses, ça peut rapporter gros !

Elle lui répond du tac au tac :

- C’est ça, on va acheter un ch’val de bois et tu veux que je paie les roulettes ?

Il y avait une bande de ferrailleurs qui venaient à la graille dans son gastos le midi, des « durs », mais des durs qui bossaient. Pas un taf pour chochotes, remuer de la ferraille, pas pour faire de la gonflette : pour bouffer, c’est tout ! Ce qu’il y avait de chouette avec ces mecs, c’est que tu savais tout de suite quand il y avait eu litige, soit avec leur taulier, soit entre eux. Ils se ramenaient le midi avec une tronche au carré !!

J’ai connu un type qui avait eu une entreprise de récup’ de ferraille, il avait une tronche de boxeur ! Je lui avais demandé s’il avait pratiqué la boxe.

- Ouais, dans la rue, m’avait-il répondu. Tu sais, quand t’as une boîte avec une vingtaine de ferrailleurs, les conflits ils se règlent à coups de poings dans la gueule !

Donc mes ferrailleurs de la rue des Champeaux venaient tous les midis chez Madame Annie, respectueux, polis et tout, ils l’aimaient bien notre « Bocuse » à nous !

Mais le plus extraordinaire, c’était sa renommée à cette brave femme.

Au moment des vacances je lui demande son patronyme afin de lui envoyer une carte postale, elle me répond :

- Pourquoi faire ? Tu écris : Madame Annie.. Bagnolet... c’est tout !

Je l’ai fait et quand je suis rentré de vacances, ma carte ainsi que pas mal d’autres était punaisée sur le mur derrière le zinc !

jeudi 18 avril 2013

Tant-BourrinL'écoulement du temps



Il sentit la chaleur dorée du soleil inonder tout son corps.

Enfin ! Il y a si longtemps qu'il attendait le Printemps. Cet hiver gris et venteux avait duré à n'en plus finir, depuis de si long mois qu'il lui semblait n'avoir jamais rien connu d'autre. Sa mémoire, toute recroquevillée de froid, n'avait pu retenir aucun souvenir des beaux jours passés.

Mais peu importait désormais puisque les nuages avaient enfin déserté le ciel, emportant frimas et bise glacée dans leurs bagages. Il huma l'air du jardin, emplit ses poumons des effluves de la vie, cette vie mi-végétale, mi-animale qui reprenait le cours oublié des choses tout alentours.

Il se sentait bien. Sa peau, si pâle - blanchâtre même - après cette longue privation de soleil, absorbait goulument les photons par chacun de ses pores, se gorgeait de chaleur jusqu'à en devenir moite.

Une jeune femme passa de l'autre côté de la haie. Comme elle était belle dans sa tenue légère, une courte robe de coton qui n'avait dû quitter l'étagère où elle hibernait depuis des mois que le matin même.

Que de merveilles l'hiver avait enveloppées de son linceul, qui renaissaient enfin à la lumière !

Tout son être était en osmose avec le monde, il avait des envies de se fondre dans la terre pour mieux en humer les fragrances retrouvées.

Détendu, relaxé, il se laissa aller au farniente, se baissa un peu, et puis encore un peu plus, pour mieux s'approcher du sol. Il finit par s’affaisser complètement, laissa sa tête basculer en arrière, pour se gaver de ciel bleu. Il sentait l'herbe sous son corps amolli, savourant cette sensation oubliée. Il se laissa aller jusqu'à n'être plus qu'un avec la nature, à se fondre dans la terre, à s'envoler dans les airs.

Il était bien. Il aimait la vie. Il s




- Maman ! Maman ! Viens voir ! Il a disparu ! Où est-ce qu'il est passé ?
- Pauvre petit ! Tu vois pas qu'on a pris dix degrés en vingt-quatre heures ? Où veux-tu donc qu'il soit passé ? Té, il a fondu, ton bonhomme de neige !

dimanche 14 avril 2013

AndiamoCourtemanche et courtes manches !

Vous connaissez le comique COURTEMANCHE ? Il nous vient du Québec, et bien il a un sérieux concurrent... Il lui a même piqué son pseudo : Courtes Manches malgré des costards hors de prix il a l'air de sortir du "décrochez-moi ça" !

Vous ne connaissez pas le "décrochez-moi ça" ? Autrefois il existait des friperies, petites boutiques dans lesquelles on vendait pour pas cher des fringues d'occase. Elles étaient pendues au plafond (comme le petit cochon) à l'aide de crochets. Et lorsqu'ils avaient choisi un vêtement, les clients s'adressant au boutiquier lui disaient désignant la fringue choisie : "décrochez-moi ça" ! Et voilà !

Le comique "COURTEMANCHE"... Qui m'a fait beaucoup rire.

.

Notre comique courtes manches... Qui ne me fait pas rire du tout !

dimanche 7 avril 2013

AndiamoRien que pour tes yeux

- Entrez, Madame Fontane, entrez !

Géraldine Fontane, jolie jeune femme, la quarantaine épanouie, entre dans le cabinet de consultations du Docteur Georges Nantais, le célèbre neurochirurgien.

A peine entrée, Georges se penche sur elle et l’embrasse fougueusement.

- Enfin toi, ma chérie… Enfin ! Comment vont tes yeux ?

- Ça empire, Georges ! D’ici un mois ou deux, ce sera la canne blanche…

- Ne dis pas de bêtises, ma chérie, je vais te soigner, tu vas guérir, aie confiance !

Géraldine est atteinte de dégénérescence maculaire aiguë, malgré son jeune âge. La rétine est très sérieusement atteinte, elle se nécrose sans que l’on puisse arrêter le processus. Georges en est conscient, n’est-il pas le meilleur chirurgien ophtalmologiste de Paris ? Il rassure sa patiente qui est également sa maîtresse.

Ils se sont connus il y a tout juste un an. Elle était venue consulter pour des troubles de la vision. Au début, Georges pensait qu’à la quarantaine, des petits problèmes de presbytie pouvaient en être la cause. Leur goût commun pour le cinéma ancien les avait rapproché. Ainsi, chaque fois qu’ils le pouvaient, ils se rendaient dans le quartier latin, rue Champollion. Là, dans les petits cinémas, ils revoyaient pour la énième fois les films de Luis Bunuel ou de Losey. De films en terrasses de cafés, l’amour était né, violent, passionné.

Pourtant, Georges avait dû se rendre à l’évidence, la vue de sa bien aimée baissait de façon inquiétante. Des examens plus approfondis avaient révélé l’affreuse vérité : Géraldine devenait aveugle !

- Tu sais, ma chérie, nous avons encore un recours : la transplantation.

- Tu veux dire une greffe à partie d’un donneur compatible ?

- Oui ! J’y travaille depuis de nombreuses années. J’ai réussi plusieurs fois avec des chimpanzés et, sans vouloir t’offenser, ça a parfaitement fonctionné. Serais-tu prête le cas échéant à tenter l’expérience ?

- Avec toi, mon amour, tout ce que tu voudras…



- Bonsoir Madeleine ! Comment se sent ma petite femme aujourd’hui ?

- Mal, très mal ! Ces migraines ophtalmiques qui ne cessent d’empirer, c’est à devenir folle, et malgré le traitement que tu me donnes ça ne cesse de s’aggraver. Tu sais, Georges, tu ne serais pas le meilleur spécialiste européen, il y a longtemps que j’aurais consulté quelqu’un d’autre !

- Allons, ne dis pas de sottises, tu es en bonnes mains, et je vais m’occuper encore longtemps de ces jolis yeux verts. Je vais t’instiller un nouveau produit, c’est nouveau, ça nous vient des États-Unis, ce produit n’est pas encore sur le marché en France, tu connais la lenteur des procédures. Il fait paraît-il des petits miracles sur des cas semblables au tien.

De gouttes en pommades, il a fallu se rendre à l’évidence, le glaucome diagnostiqué par Georges empirait… L’énucléation était inévitable.



Les semaines puis les mois ont passés. En ce beau jour de juin, Georges Nantais est debout dans la cour d’honneur de Élysée. Il va être fait « commandeur » de la légion d’honneur par Monsieur le président de la République en personne ! Georges est le premier chirurgien a avoir tenté et réussi une transplantation des deux yeux.

Géraldine, l’heureuse bénéficiaire de l’acte chirurgical sans précédent, est là, très fière et heureuse à la fois. C’est son amant qui va être décoré, et elle assistera à la cérémonie avec des yeux tout neufs ! De jolis yeux verts, comme toutes les femmes en rêvent.

Près de Georges, Madeleine son épouse, les paupières closes sur des orbites vides, cachées par de grosses lunettes noires, une jolie canne blanche finement travaillée à la main….

(ch'tiot crobard Andiamo)

jeudi 28 mars 2013

AndiamoChatou



Il existe à Chatou tout près de mon village que l'on nomme Paris, il existe disais-je une île qui porte un joli nom : L'île des Impressionnistes. Sur cette île tendrement enlacée par la Seine, car vous l'aviez deviné la Seine baigne cet îlot de verdure et de calme, ...


... il est le long de la berge une auberge très ancienne nommée "La Maison Fournaise". Elle date du XIXème siècle. C'est là, mais oui Madame, que furent peints de jolis tableaux par ... mais oui, Renoir, Caillebotte et bien d'autres.


Et le plus curieux, Madame, c'est ce poème écrit de la main de Guy de Maupassant lui-même, que l’on peut lire dans le hall d’entrée.

Bien sûr, les murs ont été repeints moult fois depuis, mais on a toujours préservé l'œuvre... je vous en livre le contenu ci-dessous. Cette photo fut prise il y a trois ans déjà lors d'un déjeuner fort agréable offert par nos enfants, à l'occasion de l'anniversaire de leur Maman.


Dans cet établissement d'un autre temps, d'un autre siècle, qui n'a cédé en rien à la modernité hormis quelques lustres et suspensions électriques, on peut encore sentir le parfum de Mimi Pinson, le musc des pensionnaires de la maison Tellier.

On peut aussi louer des yoles, canots ou autres voiliers, construits à l'ancienne dans un petit atelier artisanal tout proche installé sur l’île également. Ces merveilles d’un autre temps sont en acajou vernis, et non ces horribles matériaux composites, sans âme et sans noblesse.


Alors coiffé d'un canotier, le torse couvert d'un "Marcel" les moustaches lissées, pointes dressées vers le ciel, vous emmènerez votre belle promise pour une descente du fleuve Amazone, du Nil, du Yang Tsé Kiang, ou du canal de l’Ourcq, selon vos talents de conteur...

Puis les bras ruisselants de sueur, vous reviendrez, aiderez la belle à prendre pied sur le ponton de bois. La frayeur aura rosi ses joues, accentuant son teint de porcelaine, sagement abrité des ardeurs du soleil grâce à son ombrelle de dentelle blanche.


Vous vous installerez sous la jolie tonnelle, le serveur la taille ceinte d'un grand tablier blanc, vous apportera des rafraîchissements : une citronnade pour la demoiselle, un bock pour vous.


Et dans la douceur printanière peut-être, je dis bien peut-être, oserez vous d'un peu plus près déclarer votre amour à la belle, lui arracher un serment, lui voler un baiser à la dérobée, la faisant rougir comme il se doit à une jeune fille bien élevée.


Avant la tombée de la nuit, vous la raccompagnerez jusque devant chez elle. Vous accordera-t-elle un rendez-vous ?

Oh ! Mais il se fait tard… Je vous laisse, Madame, car m'attend un "sapin" qui me conduira en mon logis de la place des Vosges.

(Daguerréotypes Andiamo)



Alors t’as vu ? On ne fait pas que dans la gaudriole chez Blogbo, nous aussi on a un cœur… D’artichaut ? Ben oui et alors ?...

samedi 23 mars 2013

Tant-BourrinLe Blogbodico (17)

C'est le printemps ! Tout dans la nature respire la joie de vivre et l'énergie !

L'énergie ? Tiens, une idée : et si j'en faisais la thématique d'une fournée du Blogbodico ? Car il y a bien longtemps que je n'ai point complété cette œuvre colossale destinée à être publiée en 200 tomes vers l'an 2098... Pour l'heure, contentez-vous des 16 livraisons précédentes : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15 et 16.

Le Blogbodico, le beau dico qui vous redonne de l'énergie !




Chauvage électrique : (loc.) Perruque munie d'une résistance intégrée permettant aux personnes souffrant d'allopécie de conserver leur cuir chevelu au chaud en période hivernale. Aux beaux jours,.le chauve avisé délaissera son chauvage électrique au profit d'une élégante moumaoût (voir ce mot). Technologies alternatives : chauvière à condensation, poils à mazout (voir ces mots).

Chauvière à condensation : (loc.) Perruque munie d'une système performant de chauffage basé sur la combustion d'une énergie fossile, généralement du de gaz naturel, et la récupération de la chaleur latente de condensation de la vapeur d'eau émise. Moi, je suis un chauve respectueux de l'environnement : ce tuyau derrière moi permet d'alimenter directement ma chauvière à condensation avec mes flatulences. Technologies alternatives : chauvage électrique, poils à mazout (voir ces mots).

Gaz de shit : (loc.) Gaz issu de la combustion du haschich et dont le pouvoir calorifique peut être valorisé. Les opposants au gaz de shit mettent généralement en avant la nocivité des techniques de fracturation (de portes, de fenêtres, etc.) utilisées par les producteurs pour se procurer leur dose.

Hure-à-gnons : (n.f.) Visage antipathique donnant une irrépressible envie de le frapper violemment. Quand la réciproque est vraie, on est face à une situation iso-tape pouvant provoquer une réaction en chaîne. Tu vas voir, ta sale hure-à-gnons, je vais l'énucléer !

Ma-raie-motrice : (adj.) Qualifie une énergie basée sur la force de réaction des flatulences. Ça se sent quand un piéton décide d'avancer plus vite grâce à l'énergie ma-raie-motrice. Ça se sent vraiment !

Mégaouate : (n.f.) Unité de mesure de la puissance de sommeil. - J'ai bien dormi cette nuit, ma chérie, un sommeil d'au moins 20 mégaouates ! - Eh bien moi pas ! Car tes ronflements, eux, faisaient au moins 130 décibels, sans parler de tes flatulences de force 9 sur l'échelle de Beaufort !

Moumaoût : (n.f.) Coiffure de cheveux postiches légère et aérée, destinée à être portée pendant les mois de forte chaleur. En été, on porte généralement la moumaoût sans sous-tifs, afin de laisser le cuir chevelu respirer.

Panneaux salaires : (loc.) Panneaux d'affichage sur lesquels sont exposés, dans certaines entreprises, les salaires des employés pour les inciter à découpler leur énergie au travail. - Pfff, je suis crevé ! Je bosse comme un âne depuis un mois pour prouver que je mérite de gagner ce qu'il y a sur le panneau salaires. - Eh bien, moi, ce n'est plus le cas ! Je prépare mes cartons : mon nom figure sur le panneau radiant !

Poils à mazout : (loc.) Perruque muni d'un système de chauffage intégré basé sur la combustion de mazout. - Ouah ! Qu'est-ce que tu as bonne mine ! Tu es drôlement bronzé, dis donc ! Tu es parti en vacances sous les tropiques ? - Non, c'est juste de la suie : le brûleur de mes poils à mazout est encrassé. Technologies alternatives : chauvage électrique, chauvière à condensation (voir ces mots).

Pompes à chaleur : (loc.) Chaussures équipées d'un système de chauffage intégré, destinées à éviter les engelures en période hivernale. Grâce à un astucieux système de valorisation thermique des déjections canines, j'ai transformé mes pompes à merde en pompes à chaleur.

mardi 19 mars 2013

AndiamoTintin s'empâte !

Trente ans... trente ans déjà Hergé nous quittait, exactement le 3 mars 1983 !

Notre ami "GDBLOG" lui a rendu un bel hommage à cette triste occasion. Tous les amoureux de la belle B.D n'oublieront jamais Georges Rémy qui a tant fait rêver les générations d'enfants que nous étions.

Mes parents n'étaient pas assez riches pour nous offrir des albums de Tintin. Aussi mon petit voisin Daniel, un peu plus jeune que moi, et dont les parents étaient un peu plus aisés que nous, me prêtait les fabuleux albums. Je les ai lus et relus, je les connaissais par cœur !

Je me suis offert toute la collection quand j'ai eu une trentaine d'années... Hier en somme ! La magie était intacte : je crois bien qu'en les lisant de nouveau, j'avais huit ans !

La souris de l'abbé Jouvence en somme, HEU... La jouvence de l'abbé Souris plutôt.

Depuis trente ans, c'est à dire depuis qu'il ne fout plus rien, il s'est empâté le garnement. "GDBLOG" l'a représenté fort bien d'ailleurs, bedonnant et avachi dans un fauteuil ! Quelle déchéance pour le roi des globe-trotters.

Au lieu et place du sirop "Typhon", je propose à notre cher TINTIN une escorte-girl bien gironde, qui grâce à ses talents et son sens du devoir, saura rendre à notre intrépide voyageur toute sa superbe.

PS : J'ai gribouillé ce semblant de bifton biscotte mes collègues ont la rame !!!

(ch'tiot crobard Andiamo)

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