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mardi 20 septembre 2005

Tant-BourrinUne histoire dont VOUS êtes les auteurs !

Oui, vous avez bien lu le titre : je compte bien vous faire bosser, chères lectrices, chers lecteurs, au travers d'une expérience particulièrement audacieuse de billet collaboratif. En d'autres termes : j'ai la flemme d'écrire moi-même, alors au boulot !

Je vous propose donc d'élaborer une belle histoire à plusieurs mains et plusieurs claviers : je vais juste vous en proposer le début, quelques lignes à peine, et chacun d'entre vous pourra intervenir en ajoutant quelques lignes à son tour, un rebondissement, un dénouement à l'histoire. Bref, un cadavre exquis narratif, koâ !

Dans la pratique, c'est très simple : partez de la fin de ligne de la contribution précédente (vérifiez pour cela le dernier commentaire), et continuez l'histoire ! Evitez quand même de rédiger une tartine de 200 lignes : le risque serait grand que quelqu'un d'autre travaille en parallèle et poste sa contribution AVANT vous (je serais strict : en cas de contributions écrites en parallèle, seule la première postée sera prise en considération). Bref, des contributions courtes de moins de dix lignes sont préférables !

J'éditerai régulièrement le billet pour y ajouter vos contributions (en précisant bien sûr le nom de l'auteur de chaque partie), ce qui permettra de lire l'histoire en un seul bloc. Je me réserve quand même, en cas de contribution de mauvais esprit ou conduisant l'histoire dans une impasse, le droit d'invalider une contribution. Ne discutez pas, c'est comme ça, na ! En revanche, il est bien entendu possible d'apporter plusieurs contributions, à condition qu'elles ne soient pas consécutives...

On commence l'histoire ? Allez, c'est parti !


Il était une fois, sur une terre battue par un vent à la con, dans la lointaine Provence, un paysan quelque peu porté sur la dive bouteille. A tel point que nul oncques ne le vit autrement que rond comme une queue de fourche à fumier et qu'on l'appelait pour cela Saoul-Fifre. La ferme de ce bouseux mal dégrossi tournait tant bien que mal : les sillons décrivaient des sinusoïdes et le produit des vendanges étaient bu avant même que d'être mis en fût. Or, voilà qu'il arriva : un beau jour...


[contribution d'Audalie]

...alors qu'il se rendait à pied à SA messe dominicale (c'était pourtant un mardi, mais les vrais chrétiens ses amis n'attendent pas le dimanche pour communier !), goûtant inlassablement à la fraîcheur des poèmes de Raoul Ponchon qu'il se récitait en boucle, il fut confronté à l'impérieuse nécessité d'hydrater cette gorge desséchée par le vent -Bon sang, c'que ça souffle aujourd'hui !

Il s'assit sur le bord du chemin...


[contribution de Tant-Bourrin]

... et déboucha un litron de gnôle, cette gnôle à 80° qu'il distillait lui-même secrètement dans sa cave et qui lui servait accessoirement de carburant pour son tracteur.

"Ah, ça fait du bien par ousque ça passe" se dit-il, et il s'envoya une seconde rasade dans le gosier.

Mais il faillit s'étrangler de saisissement quand une voix s'éleva derrière lui...


[contribution de Saoul-Fifre]

- "Mais que le bon dieu me tarabuste les sphincters si ce n'est pas là le beau, le sobre, pauvre mais travailleur Saoul-Fifre ! Que fais-tu donc là, bienfaiteur de l'humanité ? Tu te désaltères un peu, tu as bien raison, avec le cagnard qui nous grille le cigare, c'est ça ou bien direction le caveau familial, prématurément... Enfin, je cause, je cause, mais je passais voir si, par hasard, tu ne pouvais me prêter ta carriole et ta jument comtoise, au prix où est l'essence ...! ?


[contribution de Manou]

...J'ai besoin de me rendre au SUPER U le plus proche afin de m'approvisionner en OMO. Le Docteur Schneider m'a recommandé 3 lessives quotidiennes.....D'ailleurs si tu pouvais aussi me prêter 100 € (en avance sur ta cotisation à l'AMPT), je te serai éternellement reconnaissant (éternellement....faut pas pousser quand même...). On fait comme ça ? sans rancune Saoul-Fifrounet?"


[contribution de Antenor]

Quand soudain, et sans prévenir, arrive en trombe une Fiat Jardin, femme au volant, dr Schneider conduisant. "Mes sieurs, pour aller tout droit, est-ce que je continue ?" Répondez urgemment, j'ai un patient dont le somatique ne va pas très bien. J'ai diagnostiqué une dépression hostile, le cas est très rare. Montez donc avec moi, mes deux gaillards, chemin faisant vous m'expliquerez : cela sera amusant. Sitôt dit, sitôt fait... voilà que nos deux compères...


[contribution de Tant-Bourrin]

...se retrouvent embarqués dans la Fiat Jardin du Dr Schneider qui, à peine les portières claquées, démarre à fond de train dans un hurlement de pneus et de poussière. "Ce qui m'embête surtout, Messieurs, c'est que c'est justement le jour où j'ai une urgence que je n'arrive plus à remettre la main sur mes lunettes. Faites-moi signe si je pars sur le bas-côté..."

Les deux compères n'eurent pas le temps de déverrouiller les portières pour sauter précipitamment en route : un platane, bêtement placé là où le Dr Schneider croyait voir une ligne droite, se chargea de les éjecter violemment de l'habitacle.

Saoul-Fifre frotta son crâne de poivrot endolori et constata les dégâts...


[contribution d'Audalie]

... Il reprit rapidement ses esprits et se précipita vers le véhicule ; enfin, ce qu'il en restait. Angoisse : dans quel état allait-il les retrouver ?

Saoulfifre fut rapidement rassuré : là, sur la banquette arrière, les fromages de chèvre et les précieuses bouteilles qu'abritait sa fidèle besace étaient intacts ! Dieu soit loué !

"Un p'tit coup pour la...route !" La route ! L'accident ! Cette femme, Antenor ! Tout lui revenait soudainement. Mais où étaient-ils, ces deux compagnons de mauvaise fortune ? Aucune trace !

Le degré d'alcool de son breuvage préféré lui jouait-il des tours ? Ou était-ce ce soleil ? Ce vent ? Avait-il rêvé ? Il y avait bien cet amas de tôle...

Il se laissa lourdement tomber à l'abri d'un olivier et ferma les yeux. Lorsque soudain, un petit coup sur l'épaule le fit sursauter. "Mon brave..."

Non, ce n'était pas possible ! Mondieumondieumondieu ! Quelle journée !

Cette voix ! Cette condescendance pour les ruraux ! Cet accent de parisien faussement raffiné !

Non, pas lui !.....


[contribution de Saoul-Fifre]

Tant-Bourrin !!! Que faisait-il là alors qu'il n'hasarde jamais un pied hors du périphérique ? Téléportation, kidnapping, toutes les hypothèses devenaient plausibles. Le pauvre, on le sentait en manque de sa dose habituelle d'oxydes de carbone, il était tout bronzé, mais comment, comment avait-il obtenu cette belle couleur ? Sûrement pas dans son bureau climatisé... Non, vraiment , quelque chose clochait dans cette histoire... Tant-Bourrin ? En Provence ? À pied (alors qu'il se sent tout nu sans son métro ou à la limite, son RER) ? Ce n'est strictement pas envisageable. Ça défie toutes les lois de la logique et ne répond à aucun raisonnement normal.

Est-ce qu'un extra-terrestre s'est emparé de son esprit, pris possession de son corps ? Un extra-terrestre non dégoûté, alors,...


[contribution de Tant-Bourrin]

...amateur de sensations fortes.

Mais Tant-Bourrin paraissait normal, quoiqu'un peu exalté. Aucune trace de trépanation ou autre expérimentation animale de la part de petits hommes verts.

"En vérité je te le dis, dit Tant-Bourrin, je suis l'envoyé de Dieu !"

Saoul-Fifre exorbita ses yeux comme un loup de Tex Avery...

"Oui, continua Tant-Bourrin, car cette nuit, j'ai entendu dans mon sommeil Sa voix qui me disait « Tant-Bourrin, il faut que tu reviennes en Provence ! »"

Tant-Bourrin fronça le sourcil, en proie à une intense cogitation. "Heu... à moins que j'ai mal compris, peut-être a-t-il dit « il faut que tu reviennes en équipe de France ! », je ne suis plus très sûr finalement"...

Il en était là de ses réflexions quand soudain...


[contribution de Saoul-Fifre]

... une grosse voix grogna au dessus de lui, qui disait :

"Ho, et mon message, tu vas oublier ma commission, c'est lou souleu qui t'a tapé sur la coucourde ?"

"Heu non, j'y venais justement..." répondit hypocritement Tant-Bourrin, comme à l'accoutumée...

"Bon, Saoul-fifre, y a Dieu, là-haut, qui a remarqué que t'es toujours en train de m'inviter en Provence, et il a remarqué aussi que je freine toujours des quatre fers, et comme il est omniscient, il sait que c'est à cause des frais du voyage, alors voilà : il m'a payé le voyage...!"

"Hé bé dis donc, si je m'attendais à celle-là ! C'est une bonne nouvelle ! Ça s'arrose ! Qu'est-ce que tu prends ?"

"De la Badoit. Et Anténor et la Schneidre, qu'est-ce qu'on en fait ?"

"Tu vois bien qu'ils sont morts. Laisse, les mouettes vont s'en charger..."


[contribution de Manou]

La Scheidre : pardon mais je m'inscris en faux... c'est pas parce qu'on est mort qu'on a rien à dire... et je reste dans cette voiture quoi qu'il arrive... dieu, bien qu'omniscient est vraiment radin, donc je t'engage à vérifier la présence (dans ta bourse) du don (a priori virtuel) qu'il t'aurait fait dans un accès de délire improbable.

Et comme personne ne me le demande, moi je prendrais bien un litre de Mercurey...... merci la compagnie.... :) ce sera 100 euros...


[Au suivant ?]

lundi 19 septembre 2005

Saoul-FifreLa Grand-messe de onze heures

Hier, nous étions Dimanche, et je me suis donc rendu à la messe. J'entend d'ici le Tant-Bourricot soupirer : "Le souf' a encore pété les plombs..." Et bien non, très cher, ma tête est pour quelque temps encore en équilibre stable sur mes épaules, et je te répète avec force que je serais vraiment malheureux comme les pierres s'il m'arrivait de rater une seule fois ma messe dominicale.

J'aime aller à cette messe car l'on y communie aux deux espèces. Ce n'est pas de ces eucharisties non démocratiques où l'on doit se farcir, la gorge sèche, le spectacle d'un curé se sifflant son ciboire en suisse. Les croyants présents sont invités à concélébrer "de bibu" le miracle de la transsubstantiation. Il est grand le mystère de ces foies, imbibés, ramollis par l'alcool, et remplissant pourtant leurs fonctions ! Et l'hostie ! Non seulement ce n'est pas de ce pain azyme pas franchement catholique, c'est du vrai pain, fraîchement sorti du four, mais il est creusé en forme de fougasse, et garni avec plein de bonnes choses, de la sauce aux oignons de pissaladière, de la ratatouille... Et le sermon, peuchère, il n'y en a pas qu'un, on se relaie, on fait des concours de discours !

J'arrive en avance, car ce n'est pas poli de déranger ses frères crétins quand la messe est commencée, et pourtant j'ai bien l'impression que tout le monde est déjà là, les enfants de chœur, les enfants de marie, réunis autour de la sainte table. Je dépose le baiser de paix sur toutes les joues, et un plateau de fromages de chèvres de Margotte au centre de la table. Les burettes sont déjà alignées, débouchées, et comme la chasse est ouverte, le tableau du matin est exposé, faisans, perdreaux, lapins, et chacun des fidèles repartira avec sa pièce de gibier à cuisiner.

Notre hôte, notre officiant, notre maître de cérémonie s'est levé très tôt pour faire chauffer le four à bois, et la veille, a pétri assez de pâte pour rassasier tous les pratiquants habituels. Il s'affaire autour de la grand bouche brûlante, surveille le thermomètre, recentre les pains avec sa longue pelle. Il trouve quand même le temps de surveiller la vacuité des verres, de refaire les niveaux... L'unanimité se fait dans la petite communauté : le sang du christ de cette année est un sacré millésime ! Il est festif, chaud, avec un très net goût de fraise, comment du raisin peut-il se transmuter en fraise ? Encore un miracle bien réel que la science refusera d'entériner...

La conversation (et nos têtes) se mettent à tourner autour des souvenirs des vendanges et de la vinification de l'année dernière. Ces journées de travail intense, gai, convivial, avec toujours cette pointe d'angoisse, toujours la même : le vin sera t-il bon cette année ? À la grâce de Dieu... Depuis que j'aide (je ne suis qu'apprenti initié) tous ces adeptes de Bacchus, une qualité extraordinaire a toujours été au rendez-vous, qui nous permet de ricaner peu charitablement de la plupart des Bordeaux et autres Bourgognes. Ils savent faire un vin entièrement naturel. Même le soufre, accepté en agriculture biologique, est proscrit par ces grands prêtres de la vigne, descendants du vieux Noé.

Le pain est cuit à point, notre hôte nous met de force 2 boules à chacun dans les mains, quelques bouteilles pour tenir jusqu'à Dimanche prochain, les chasseurs distribuent leur gibier...

"Bon, alors, tu nous téléphones quand tu veux vendanger ?"

"Et vouaille !"

Ite missa est.

dimanche 18 septembre 2005

Tant-BourrinLe pouvoir de Josette

VROOOOOOOOOOOOOOO !

Rugissement de l'aspirateur qui va et vient sur la moquette, heurtant - BLONK ! - le pied du lit ou - SCHTACK ! - le coin de la table de chevet.

VROOOOOOOOOOOoooiiiiiiiOOOOoooiiiikkk !

« Et zut ! Il a encore laissé traîner ses chaussettes sous le lit ! »

Josette éteignit l'aspirateur. En effet, elle l'avait bien deviné, une chaussette de son sagouin de mari avait été à moitié aspirée par la roto-brosse, provoquant un début d'asphyxie chez le pauvre appareil ménager.

« Ah, décidément, c'est pas ma journée, se dit-elle, d'abord ce mal de crâne épouvantable depuis ce matin et qui refuse de passer, même après avoir avalé trois kilos d'aspirine... Et puis la machine à laver qui refuse de démarrer - saloperie de bordel de mécanique de merde à la noix ! - et ce screugneugneu de dépanneur qui peut pas venir avant jeudi !... Marre, marre, marre !... Et maintenant, cette (CENSURÉ) de chaussette qui ne veut pas sortir ! C'est pas vrai, à la fin ! »

DRiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiNG !

« Allons bon ! Qu'est-ce qui se passe encore ? Qui c'est qui vient m'emmerder, encore ? » Elle se dirigea d'un pas vigoureux vers la porte d'entrée, prête à mordre...

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samedi 17 septembre 2005

Saoul-FifreAnne O'nimes

Ce soir, je vais vous parler d'Anne. Mais si : Anne O'nimes, celle qui a fait toucher les épaules par terre "to the Queen Elisabeth, herself" lors du quizz sur les paroles de tubes français...

Ha, toujours sur le même sujet, j'ai une histoire, je vous demande la permission d'ouvrir une parenthèse ? Alors, voilà, ça se passe en Angleterre, y a deux carrosses qui s'engagent sur un pont et qui se retrouvent coincés au milieu car c'est trop étroit pour deux carrosses.
Le premier cocher crie : "Place, place ! Arrière sans délai, et nous laissez passer !!"
Le 2ième cocher monte le ton : "Oncques ne vit reculer mon maître, le duc de Gloucester, même au plus fort des combats !"
Le premier descend de son carrosse, va vers l'autre cocher, le chope par le colback, le tire jusqu'à son véhicule, ouvre la porte, et à l'intérieur, il y a la reine Elisabeth, bien pomponnée et souriante, comme à la télé...
Et son cocher qui la montre et qui hurle sous le nez de l'autre : "Et cà !? C'EST DE LA MERDE, PEUT-ÊTRE ???"

Bon, Anne, c'est une vraie fille de la vraie vie, et y a très peu de temps qu'elle a un ordinateur, et sa connexion internet est encore plus récente. Alors, on peut pas dire qu'elle soit trop à l'aise avec le clavier. Elle sait aller sur blogborygmes, mais n'a pas encore trouvé où cliquer pour laisser un commentaire. Et puis elle est pudique : ça la gêne d'écrire des mots que des tas d'inconnus vont pouvoir lire. Elle a réussi à aller sur les analectes, on ne sait comment, pour télécharger le fichier son, mais n'y est plus jamais retournée. Elle m'écrit. Ça, elle sait faire, puisqu'il suffit de cliquer sur "répondre" dans un de mes mails. Elle a écrit à Elisabeth. Elle s'est fait aider pour le 1er mail, et puis, après, elle à cliqué sur "répondre" pour les autres.

Voilà ce que ça donne en pratique : pour mon quizz, elle m'a envoyé les réponses au fur et à mesure qu'elle les trouvait, cocagne, c'était le mode d'emploi, je transmettais les résultats sur le blog, impec !

Pour le jeu chez Elisabeth, j'ai tout de suite senti que ça lui posait un problème d'aller "dans l'inconnu". Elle avait pourtant vachement envie de jouer ! Premier mail :

-  Help ! Je crois que je ne suis pas arrivée à envoyer . Anne
Bon, je lui explique, et tout... Deuxième mail :

- J'ai un truc qui merdouille . Anne
Finalement, je lui copie l'adresse mail d'Elisabeth dans le mail (il suffit juste de cliquer dessus), troisième mail :

- Zut , je viens de lui faire partir un mail. Je pensais aux Beatles pour la 6  mais ils ne sont pas trop français. Tiens moi au jus. Anne
Je lui assure que ça n'est SÛREMENT pas les Beatles.

- Elisabeth m'a répondu !!!! Anne
On dirait que la machine commence à tourner...

- Je ne crois pas que j'arriverai à mieux ce soir. Je suis fatiguée. On verra demain bises à tous  Anne.
Visiblement, Anne se passe tous les débuts de sa collection de 45 tours, ce qui me semble une technique prometteuse...

- Dans la 4 j'entends le mot ritournelle ? En plus j'ai des navets à repiquer : c'est mal barré ! Anne
La tension monte.

- Suis fatiguée, je vais me coucher. Pour le jeu ; je rame complet ! pourtant la 4 ; je suis sûre de la connaitre ;Tant pis , bonne nuit à vous ! Anne
Le stress aussi.

- Je n'écrirai plus à Elisabeth qu'à coups sûrs. J'en ai marre de me ramasser. Anne
La confiance en soi en prend un sacré coup, il faut dire que Tant-Bourrin (avec son plug-in google traficoté) a 18/20 !

- Est ce que TB a fini ?  ça me permettrait de ranger tout mon bordel . Anne
J'imagine bien tous les vinyles sortis de leur pochette, éparpillés dans le salon... q:-)

- Le jeu est fini ? Quel est le score ? Anne

Les deux derniers mails semblent bien indiquer qu'Anne NE VA PAS sur les Analectes suivre le déroulement du jeu ! Peut-être trouve t'elle chiant de taper l'adresse à chaque fois ? q:-)

Ça va viendre, Anne ! J'y suis arrivu, ya pas de raison que tu réussasses pas ?

vendredi 16 septembre 2005

Tant-BourrinViens, viens, ma prune...

Le directeur voulait que tous ses ouvriers
Travaillent pour des prunes. Il passa donc commande
Chez son horticulteur de plus de vingt pruniers
Pour en distribuer leurs frugaux dividendes.

Mais qui fut de corvée - oui, quel pauvre lampiste -
Pour ainsi trimballer tous ces arbres fruitiers ?
C'est le veilleur de nuit ! Moralité bien triste :
Las, ce sont les veilleurs qui portent les pruniers !

jeudi 15 septembre 2005

Saoul-FifreRevue de presse

Dans le "La Provence" de mardi, un article m'a attiré l'œil. Le genre d'article qu'on ne trouve pas dans la presse nationale, vu que ce n'est qu'un compte-rendu d'une réunion locale. Mais en fait la réunion en question était d'une importance capitale et ses conclusions vont sûrement se retrouver sur un bureau ministre, en haut lieu...

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mercredi 14 septembre 2005

Tant-BourrinUne histoire d'amour

Paris, le 30 août 2005

Ma Louise, mon cœur, ma lumière,

Mon sublime amour, je t’aime. Comment pourrais-je t’écrire une lettre sans commencer par ces quelques mots, si maladroits, si dérisoires tant ils peinent à exprimer le feu passionnel qui brûle ma chair et mon âme.

Chaque jour passé loin de toi est un supplice, une absurdité, une non-vie. Seuls mes rêves te ramènent à moi, ô mon onirique Vénus, et le réveil est une mort dans le désespoir du petit jour.

Ô ma Louise, allons-nous enfin bientôt pouvoir nous enlacer tendrement, marcher main dans la main en noyant nos regards des enivrants embruns de nos cœurs ? Que ne suis-je un oiseau pour voler prestement jusqu’à toi ?

Écris-moi, mon amour, pour le salut de ma raison : une lettre de toi pansera la plaie de ton absence et m’aidera à trouver la force d’attendre le jour béni de nos retrouvailles.

Ton Julien qui te chérit



Paris, le 5 septembre 2005

Ma Louise adorée, mon début, ma fin,

Hélas, le temps égrène son chapelet de douloureuses secondes sans m’apporter de réconfort : tu ne m’as pas écrit. Je sais, je suis sûrement trop impatient, mais essaie de comprendre, mon amour, le tourment effroyable de mon âme : la flamme d’amour qui me dévore se fait flamme de l’enfer quand tu n’es pas là.

Je tourne en rond dans ma chambre, ainsi font mes pensées dans mon cerveau et mon pauvre cœur rythme en vain le temps immobile. Je meurs d’une cruelle langueur et cette langueur a pour nom « manque de toi ».

Écris-moi, mon bel amour, pour que je renaisse à la vie.

Ton Julien qui t’adore plus que tout



Paris, le 9 septembre 2005

Ma Louise, ma tendre souffrance, ma languide désespérance,

Ô ma chérie, prends-tu donc tant de plaisir à me laisser ainsi souffrir mille morts ? Ton silence est un glaive qui me transperce la poitrine. Mais du sang qui en coule, j’écrirai ton nom encore et encore, jusqu’en en vider mes veines. J’écrirai ton nom comme on écrit son testament, car tu es ma mort, ma belle mort cotonneuse qui m’étouffe de silence et me laisse agoniser, pantelant d’un amour inassouvi.

Ô ma Louise, il suffirait d’un mot pour que je revive, pour que le souffle me revienne, pour que je me relève enfin et t’emmène vers Cythère.

Réponds-moi, mon amour, je t’en supplie.

Ton Julien qui meurt d’amour pour toi



Paris, le 14 septembre 2005

Monsieur,

S'il faut en croire le nom et l'adresse figurant aux dos des enveloppes, je ne vous connais pas et je suppose que la réciproque est vraie. Je reçois depuis quinze jours des lettres de votre part fort inconvenantes et je vous serais gré de bien vouloir cesser immédiatement ce harcèlement.

Je n’ai pas à ce jour prévenu les services de Police dans la mesure où j’ose espèrer que vous êtes simplement victime d’une erreur d’homonymie. Je me verrai toutefois dans l’obligation de le faire si vous deviez continuer à m’assaillir ainsi de vos lettres.

Pour votre gouverne, sachez que je suis une grand-mère de 71 ans et que je ne suis donc pas une jouvencelle naïve prête à s’enticher du premier godelureau venu.

Je souhaite donc vivement ne plus entendre parler de vous.

Salutations

Signé : Louise Ranboutin



« Connasse ! » grommela Julien en déchirant rageusement la lettre après l’avoir lue, « comprends rien à l’amour, c’te salope ! ». Et il envoya valdinguer la corbeille à papier à l’autre bout de la pièce d’un magistral coup de pied.

Il lui fallut cinq bonnes minutes pour calmer ses nerfs. Après quoi, il s’assit à son bureau, saisit l’annuaire de Paris, l’ouvrit à une page au hasard et parcourut du doigt la liste des noms jusqu’à ce qu’il croise un prénom féminin.

« Jocelyne Frissouf ! Quel joli nom !... Jocelyne, mon amour, ma lumière ! »

Il prit un stylo et une feuille de papier à lettre.

Une nouvelle histoire d’amour commençait.

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