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lundi 20 juillet 2009

Saoul-FifreLe chat qui avait deux noms

Qui veut adopter un animal de compagnie se doit d'intégrer le fait qu'une bête est dotée d'une sexualité et que ses parents lui ont pris l'option "reproductible" à la naissance.

Certains ne s'en doutent absolument pas, ou l'oublient délibérément, c'est le genre sidéré qu'un tamagotchi meure après une semaine de jeûne aquatique dans le désert, même pour eux, si vous voulez ? Ils ont une vague idée que les parents, les enfants, ça a une sorte de rapport éloigné avec les démangeaisons qu'ils éprouvent parfois entre les jambes, mais c'est pas clair dans leur esprit. C'est pas leur faute, ils n'ont aimé aucun de leurs profs de SVT et pour être franc, les autres matières ne les emballaient pas non plus.

Il y a le crâne et le cerveau, mais le second n'est pas forcément dans le premier.

Notre ancienne chienne Jade, par exemple, nous pondait ses 13 chiots tous les ans recta à la Toussaint. Je les aurais laissés vivre, et vous autres auriez fait itou avec sa descendance, en une décennie les "Jadistes" auraient pris le pouvoir sur terre.

Devenons adultes, merde. Alors les égoïstes doublés de malins choisissent des mâles, suivant en cela le principe éternel "Surveillez vos poules, je lâche mon coq". C'est plus réfléchi, certes, mais aussi nullos que le débile qui s'aperçoit que son chat "Hulk" est en fait une femelle, le jour où il lui ramène sa portée de 10, un par un et par le cou.

Cette famille du village était dans ce cas de figure. Ambiance "Lorsque le chaton parait...". Quand les parents demandent à leurs nains ce qu'ils veulent faire plus tard, 67 % répondent "représentant en chatons". Les gosses adorent "donner" des chatons. T'imagines, comme si c'était un cadeau ? Moi, si un adulte essayait de me refiler sa boule de poils miteux, déjà, je lui demanderais si il fournit les 15 ans de boites de Ronron avec, mais je m'enquerrais surtout de l'âge auquel il compte leur faire éclater le crâne contre un pilier de pont ? Il me semble que plus jeunes ils sont, les stars de calendrier du facteur, mieux c'est pour souffrir moins ?

Toujours est-il que nous venions de perdre Fouinette et qu'après avoir laissé passer une période décente de deuil (on ne s'inscrit pas sur Meetic le lendemain de son veuvage), les appels à une nouvelle adoption se faisaient pressants, dans le clan des gamins. Et ça y allait la traite des petits chats, au collège ! Le marché semblait porteur, en hausse de demande régulière, surtout autour du produit "à choisir sous la mère, tu verras, ils sont kro mignos".

L'heure du sevrage venu, je montai donc les enfants au village choisir un adorable chaton tellement rouquin qu'on aurait pu l'appeler Dany, d'autant plus qu'il a de suite adoré se faire tripoter par les petits n'enfants. Mais au repas du soir, ce fut Le Tcha qui fut voté par le consistoire familial, à l'unanimité moins l'opposition farouche de Zoé qui souhaitait à toute force l'appeler Malcolm, on a jamais su pourquoi, ce devait être le prénom d'un obscur badboy de l'époque, dans une confidentielle série américaine. Le combat fut rude, mais aussi l'occasion de lui apprendre les rudiments de la démocratie et la nécessité de se plier aux diktats de la majorité, pour qu'elle en arrive à l'appeler Le Tcha, comme nous autres.

Ils avaient choisi un mâle, bien sûr. J'avais tiqué, tout d'abord, pour ensuite m'aligner sur la position cynique du "pas toujours les mêmes"; un peu aux autres d'assumer des fornications dont auxquelles ils n'auront connu que les inconvénients. Cela développe le sens des responsabilités, chez les êtres moraux qui en sont pourvus d'origine en tout cas, car je me souviens que nous avions pris la décision de faire couper les cordons de la bourse à l'animal dès que les conditions physiologiques nécessaires selon le véto seraient réunies.

Quelques mois de maturation, je crois.

Nos motivations étaient aussi que le mâle court la gueuse, parfois très loin, et même coupé, si l'on en croit les aventures du Ronronnator à Sérafine . Avons nous un peu trop tardé à y porter le fer ? C'est ce qui arriva, en pleine période de chasse. Le Tcha disparut, et vu les viandards aux alentours, qui considèrent les chats "harets" comme des concurrents, des ennemis, des voleurs de gibier, des prédateurs sans scrupules qui chassent illégalement la nuit avec des yeux à infra-rouges, nous avons assez vite abandonné les recherches, après avoir laissé bien sûr description, nom et adresse à la SPA et dans les mairies.

Quelques mois plus tard, le téléphone sonne. Je reconnais la voix : c'est la femme du dépité (il n'a pas été réélu) européen Vert qui habite à 5 km à vol d'oiseau. Ah, t'as recueilli un chat rouquin ? Ben on arrive tout de suite !

Zoé veut venir avec moi, on prend des photos du Tcha pour comparer, et on démarre. Ils l'ont installé dans le garage, il est terrorisé, affamé, couvert de blessures dont la plus grave est sans conteste son œil crevé. Il est répugnant, maigre, méfiant de tout, de tous. Est-ce notre Tcha ? Heu, ben, vu sous cet angle, heu... ? On ose même pas s'en approcher de peur de se prendre un coup de griffe. C'est que le traumatisé n'a pas l'air d'avoir la maitrise de toutes les facultés que nous lui connaissions. Bon, ces braves écolos professionnels chez qui nous sommes ont fait ce que leur dictait leur conscience. Ils ont recueilli l'orphelin, l'ont nourri, dessoiffé, recherché ses maitres qu'ils subodoraient éplorés, les ont trouvés, là on sent qu'ils aimeraient passer la main, l'esprit allégé par le sentiment du devoir accompli.

Je laisse donc tomber du bout des lèvres que oui, vu de près par un presbyte, ça y ressemble et qu'à part le fait qu'il soit rouquin, il y a bien une chance sur 1 milliard pour que ce soit notre Tcha préféré. Zoé opine, mais vraiment le notre avait plus de prestance, cette serpillère n'est pas valorisante pour un sou. Nous poussons le grabataire dégueu dans une boite à chaussure et nous en allons, non sans une cordiale et réciproque distribution de remerciements hypocrites.

Chez nous, la présentation à la chienne avec qui il a été élevé, et avec qui il s'entendait à la perfection, se passe on ne peut mieux. C'est un signe. On le brosse doucement pour comparer son pelage avec les photos, ben justement, ya pas photo : cette spirale sur le flanc droit est très caractéristique, et elle se retrouve sur la vraie bête comme sur la bête virtuelle de la photo.

Une vraie empreinte digitale de félin !

Notre religion est faite : notre Tcha est ressuscité d'entre les morts et revenu à la maison ! Hosannah au plus haut des cieux !

C'est là que Zoé, nous révélant ainsi les virages machiavéliques que pouvait adopter sa réflexion, décide de prendre sa revanche sur une mise en minorité qu'elle n'avait jamais avalée, en fait. La vengeance est un plat bien meilleur, glacé.

"Non c'est pas lui, il ne lui ressemble pas du tout !", nous assène t-elle.

"Ben c'est un peu normal qu'il ait changé, il est plus vieux de plusieurs mois, il a dû se battre, avoir froid, faim, marcher longtemps... Mais la spirale, c'est exactement la même."

"Non non, rien à voir, c'est un autre chat. Le petit Tcha est mort." Elle pleure, contrefaisant Adjani qu'elle ne connait pas.

"Celui-là, le nouveau, on n'a qu'à l'appeler Malcolm !"

Le Tcha

Malcolm (mon œil)

Alors Zoé l'appelle "Malcolm", et les autres, "Le Tcha".

Son stage de survie en milieu hostile ne l'a pas rendu plus dégourdi. Plus exactement, il est con qu'il en peut plus, ce chat.

Mettons ça sur le dos d'un conflit d'identités schyzophrènoïde et ne cherchons pas plus loin.

samedi 18 juillet 2009

AndiamoPetite virée en Alsace

Ce qui est formidable lorsque l'on est à la retraite, c'est que l'on peut partir n'importe où sans se soucier du : KESKI Y'A COMM' MONDE !

Peinards (et non pas pinards, je commence à vous connaître), pas grand monde dans les restaus, on est aux petits soins pour vous, les commerçants prennent le temps de tailler une bavette, c'est l'I D E A L !

Ainsi en juin, avec un couple de copains nous sommes partis dans l'est de la France.

L'Alsace, un coin de France que je ne connaissais pas très bien, il n’est jamais trop tard pour découvrir, et là franchement je ne regrette pas.

Tout d’abord, merci aux Alsaciens de leur accueil, mais, franchement, partout où nous passons, nous sommes bien accueillis, peut-être aussi parce que nous arrivons avec un large sourire, disons carrément « la banane », alors forcément ça aide !

Nous avions loué un gite près du petit village de BREITENBACH, dans la vallée de Munster, non loin de Colmar et du château du haut Koenigsbourg. Je les ai fait marrer lorsque je leur ai déclaré : Ah ! Ce cher Guillaume II, nous aurions dû le laisser monter jusqu’à Versailles, ainsi il nous aurait refait le château !

On m’avait dit que les Alsaciens étaient assez pointilleux sur ce sujet… Pas du tout, ils ont suffisamment d’humour pour en rire.

Il y a des gens qui méritent que l'on parle d'eux : ainsi c'est le cas de Madame et Monsieur LAULER qui tiennent le gîte : la ferme LINDGRUBE (les tilleuls en Alsacien).

Ils sont toujours éleveurs, ainsi ils s'occupent d'un joli troupeau de vaches laitières parmi lesquelles on distingue des VOSGIENNES, car il faut conserver la race, affirment-ils.

Ils cultivent "bio", vendent également des produits de leur ferme dans laquelle ils vivent depuis cinq générations, et ce depuis 1838.

Personnellement, ça me laisse rêveur car j'ai déjà déménagé onze fois, décidément nous ne vivons pas dans le même monde !

Quelques photos du gîte, ainsi que de son environnement...

Il a fait très beau, la pluie a eu la bonne idée de tomber le soir, et puis dans notre gîte il ne pleuvait pas, alors...

Dans la journée, soleil et nuages, pas trop chaud, pas froid du tout, exactement ce que nous aimons.

Cette journée à KAYSERSBERG, tout à fait par hasard, nous sommes entrés dans un restaurant afin d'y déjeuner, et surprise, une magnifique terrasse, donnant sur un torrent : la Weiss, un décor de carte postale...

Confortablement installé, je dégustais un BAECKEOFFE, en me laissant doucement bercer par le murmure du torrent bondissant de rocher en rocher...

Non, j'déconne, j'me suis goinfré, ouais, biscotte la jaffe chez les Alsacos, c'est pas du chichiteux, de la barre caramélisée ou des polyphosphatés à la con !

Toujours la WEISS à KAYSERSBERG.

Et puis comment ne pas visiter le HAUT KOENIGSBOURG ? Cette forteresse de grès rose.

Un boulot fantastique a été accompli au début du XXème siècle sous les ordres de Guillaume II, à l'époque (triste souvenir), l'Alsace et la Lorraine étaient Allemandes.

Mais bon, en attendant ce magnifique chef-d'oeuvre a été restauré... Une merveille.

Que l'on aime ou pas la mécanique automobile : l'incontournable musée SCHLUMPF à MULHOUSE.

Mon copain et moi avions une petite appréhension : est-ce que la visite d'un musée consacré à l'automobile ne va pas prendre la tête à nos chères et tendres ?

Eh bien non, elles ont été émerveillées, et nous aussi !

Que de splendeurs, je pense qu'il faudra que je lui consacre un billet à ce musée : à suivre....

En attendant j'ai fait une photo de la merveille des merveilles : la BUGATTI ROYALE type 41, 8 cylindres, 12 litres,7 de cylindrée, 300 chevaux, 200 km/heure environ.

Cette automobile (t'as vu, je n'ai pas écrit bagnole, noblesse oblige) a été entièrement refaite à l'identique, comme toutes les automobiles présentes dans le musée.

BUGATTI ROYALE

RIBEAUVILLE prononcez : Ribeauvillé, une fort jolie ville également, dominée par son château de grès rose comme le Haut Koenigsbourg, ainsi que beaucoup d'autres dans la région, nos épouses ont A D O R É, tu penses : QUE des boutiques à perte de vue !

Et les cigognes ? Où sont-elles ? KLAP KLAP KLAP ! Les voilà bien sûr.

Si mon petit billet vous a donné envie d'y aller : n'hésitez pas, c'est magnifique, quant à nous, je sens que l'on va s'en repayer un tour !

Photos Andiamo 2009... pas trop terribles, mais bon c'est un métier.

jeudi 16 juillet 2009

Mam'zelle KesskadieLes accrocs

La cinquantaine et le divorce m'ont fait quelques accrocs au cœur et je suis, également, un peu accroc à différentes sortes de choses.

Accroc, comme dans dépendante, comme dans mais que pourrais-je faire d'autre ?

Le chocolat noir. (en manger).

Les sites de rencontres internet (m'inscrire et me désabonner, sans succès ni dans un mouvement, ni dans l'autre).

Ma dernière rencontre, j'apprends que je suis deuxième en lice dans une course à l'oscar de la petite amie pour un fumeur. L'autre est fumeuse. Je peux dire que, ici, il n'y aura pas de feu s'il n'y a pas de fumée et je ne parie pas sur ma candidature.

Ensuite, Pascal, de Montréal, a prié Dieu en voyant ma photo pour qu'il éloigne cette vile tentatrice au sourire enjôleur. Comme je demeure à Gatineau, qu'il y a deux heures de route entre nous deux, je ne vois pas vraiment ce qu'il y a de difficile dans le principe, aide-toi et le ciel t'aidera, mais ça a l'air que les Cieux étant plus éloignés de la terre que Montréal de ma banlieue, il ne résiste pas beaucoup jusqu'à date. Pas plus que je lui résiste non plus. Imaginez, il est d'un beau noir chocolat et croit au Bon Dieu.

Je vous promets le compte-rendu de cette rencontre si elle advient, contre les dieux et les augures. Pour le goût du chocolat, chacun pour soi.

En attendant, je me délecte de citations et de maximes optimistes sur l'avenir de l'homme et de la femme, si possible, dans un avenir commun.

La dernière, citée par mon amie Claire dit ceci : If you want to enchant a man, you have to be enchanted by yourself first

Si vous voulez envouter un homme, soyez envoutée de vous-même avant

Comme je me connais, je vais essayer de m'envouter avec du chocolat noir, je parie que je vais fondre devant l'offre.

mardi 14 juillet 2009

Tant-BourrinCroisez-vous les méninges ! (6)

Cela fait presque un an que je n'ai pas pratiqué sur vous un petit test d'aptitude intellectuelle à lire ce blog de haute tenue.

Alors, en cette période estivale propice aux activités ludique, je vous propose de vérifier la bonne tenue de votre matière grise en essayant de résoudre la chtite grille de mots croisés que je vous ai concoctée.

Pour que tout le monde puisse jouer, réponses par mail uniquement. Petite précision : je suis en vacances, il faudra attendre un petit peu pour avoir les résultats !



Horizontalement :

  1. Expression des besoins.
  2. Quand il est gros, il garde souvent la ligne.
  3. On n'y manque pas d'assurance.
  4. Passée au rouge.
  5. Elles voient passer beaucoup de noeuds et se font souvent enfiler.

Verticalement :

  1. Fais souvent écho au 1 horizontal.
  2. Généralement bien siphonné.
  3. Ne manquons pas d'éclats.
  4. Ne manque pas d'éclat.
  5. Agis en faveur de l'intégration.

samedi 11 juillet 2009

Saoul-Fifreaddendum à ton billet

Cher petit Choufifrounet,

J'ai bien pris connaissance de ton billet sur nos amies les tomates. Malgré toute ma réticence à étaler ma vie privée sur blogbo, je tiens à rétablir certains faits, afin que les lecteurs ne se gaussent pas à tort de mes petits problèmes de tomates.

J'ai donc acquis deux plants de tomates cerises à la fin des vacances de Pâques, que j'ai logés dans deux pots différents, un petit et un grand (<- la "jardinière accueillante" :-)). Le plus mal loti crève encore, il aura fait une seule tomate. Il est monté haut mais tout gringalet, et tu ne le verras pas en photo car il se trouve dans ma chambre... L'autre a prospéré dans le salon. Et quand je te dis que je n'ai pas trouvé de tuteur à la hauteur, regarde un peu si c'est des craques : j'ai coupé 30 bons cm en haut et je viens de le mesurer en l'état, il fait 2m de haut, sans compter qu'il est tout tassé vers le haut (2m20 de long, au moins). Même avec la tête coupée, les deux tuteurs et les deux filins ne sont pas de trop pour l'aider à garder le cou haut - tu noteras que grâce au stratagème des suspenseurs, il a bien survécu à sa 'pliure en deux' ; il a d'ailleurs depuis une tige plus épaisse en haut qu'en bas (oui, tu peux rigoler, vas-y :-)) ce qui ne l'aide pas se tenir très droit.

Je conclurai par la chanson des tomates de Renaud , avec l'accent de mes grands-parents maternels. :-)

Sur ce rétablissement de la vérité, je te laisse, les vacances m'attendent non sans impatience (on va être en retard !).

Calune

PS: tu peux publier ce droit de réponse en l'état si tu veux bien, avec les illustrations que tu voudras parmi celles jointes.

jeudi 9 juillet 2009

Saoul-FifreLe comble de la jardinière

Calune possède un balcon bien garni, et entre autres choses par une vaste jardinière accueillante. Je la connais, elle va encore grincher que je dévoile sa vie privée, que je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais justement, elle aussi me maile souvent, alors on est quitte. Elle reste quitte au sujet de ma boîte. Dans cette jardinière elle a planté des tomates. Pourquoi des tomates ? Parce que c'est rouge. C'est essentiellement politique. L'amour est cerise et le braquemart turgescent est tomate aussi, voire aubergine, chez certains nobles à sang bleu. Mais la révolution a prospéré sur le fumier de l'ancien régime, et les profiteux, ces gourmands, faut leur couper la tête.

Puisque l'on en est aux usurpateurs, j'en suis un beau vu qu'elle me croit spécialiste en ces léguminacées gorgées de jus, moi qui me targue d'être un détaché cultural. Le jardin est mon alter ego. Nous nous observons mutuellement, je suis sa muse, il est mon inspirateur. Je me méfie des tropes trop normatives. Je ne suis pas le genre à obéir aux conseils d'Hubert le jardinier . Cette année, j'ai planté mes tomates sur un terrain fertilisé à donf pendant plusieurs années par le lama et les chevaux. J'ai donc estimé que le facteur limitant n'était pas la fumure et j'ai laissé mes plants se vautrer dans la luxuriance la plus décomplexée. J'arrose à la raie et les fruits murissent, gonflent, se remplissent, se saturent de senteurs saturnales. Leur peau se tend comme celle d'un tambour. La sève pulsée dans les veines bat son rythme lancinant et prometteur de dégustations juteuses. Je palpe des rondeurs molles à souhait sous la paume. Je me laisse alors aller à les cueillir sans remords. J'aime à penser que leur prédilection est d'être mordues à pleines dents, juste arrosées d'un filet d'huile d'olives, plutôt que la déréliction, oubliées, plissées, desséchées.

La solanine (petite fille seule, en castellano) est un poison violent présent dans la belladone, le tabac, le datura, la mandragore et ... la tomate. Quand Calune me dit qu'elle adore cette odeur forte, se renifler la main après en avoir touché les tiges, j'espère simplement qu'elle ne pousse pas la tendance morbide jusqu'à s'en lécher les doigts et les babines ?

Elle a eu beau chercher, lancer des appels au secours, elle n'a pas trouvé de tuteurs suffisamment rigides et longs. Résultat, la tige maîtresse de son plant, pourtant vigoureux, s'est pitoyablement pliée. La solution, pourtant simple, en pincer le bout, n'eut pas l'heur de lui sourire car elle répugne au gaspillage. Spectacle désolant que ce tronçon tristounet pendant lamentablement, languissant après un peu d'aide, quelques soins, de chauds encouragements ? De toute façon, il faut savoir raison garder et modérer ses espérances. Une belle plante d'1 m 50 de hauteur devrait pouvoir combler largement les attentes les plus gloutonnes. Alors, taillons, bloquons la montée de sève qui favorisera d'autant plus le gonflement des organes floraux encore juste initiés mais bientôt délicieusement fructifères.

Ah oui, j'oubliais ! Je dois à Ophise l'explication de mon titre ! Le comble de la jardinière, c'est de se mettre à poils devant ses tomates pour les faire rougir.

Tous les petits de maternelle le savent.

mardi 7 juillet 2009

AndiamoSurprise

Juillet est là, avec lui ça sent déjà les vacances (dans ma banlieue, ça fouette vilain le pétrole, ouais !).

Mais pour nous : point de relâchement, on bosse, même T-B a préparé plusieurs billets ! Ils sont là bien rangés, ils n'attendent que leur heure.

Quant à moi, j'ai quand même bossé un peu, pas de texte, mais quelques ch'tiots crobards, une histoire en images, pour vous faire, je l'espère, sourire un peu.

Bonnes vacances à tous, et n'oubliez jamais ceci : l'avenir appartient à ceux qui ont des employés qui se lèvent tôt.










Vous avez remarqué le dessin Numéro huit ?

Tout en retenue, de la suggestion, j'aurais pu donner dans le graveleux, le bout du noeud, pardon le libidineux, et bien NON, ma délicatesse naturelle, ma timidité maladive, ma bonne éducation, les trois réunies ont fait que je n'ai pas dessiné de scènes à caractère pornographique.

Déçu(e)s ? Une autre fois peut-être alors !

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