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mardi 4 août 2009

Tant-BourrinPique-nique

- Bon, tu surveilles les fils pendant qu’ils vont faire pipi ? Moi, je prends les affaires et je vais chercher un coin d’herbe où s’installer pour pique-niquer.

Il tira le frein à main, descendit, ouvrit le coffre et prit la glacière ainsi qu’un plaid à carreaux rouges et blancs. Pendant que ses deux fils allaient adopter la position du mictionnaire dans les sous-bois et humidifier l’humus, il enjamba le fossé et chemina vers un grand chêne isolé à l’ombre duquel il ferait sûrement bon s’offrir une petite sieste après le repas.

Le coin était parfait : une herbe épaisse et accueillante pour les fessiers, à l’abri des rayons dardés par le soleil. Il posa la glacière, saisit deux coins du plaid puis, tout en surveillant l’arrivée éventuelle de nuages, fit claquer celui-ci dans l’air pour bien l’étendre sur le sol. Pas de souci céleste à court terme : malgré un risque d’orages localisés annoncé par la météo, le ciel demeurait pour l'heure aussi bleu qu’un papier d’huissier.

Son regard put donc redescendre sur terre. Et ce qu’il aperçut alors fit jouer à son cœur un solo de batterie digne d’un morceau de trash-speed-metal. Le terrain sur lequel il avait étendu le plaid était parfaitement dégagé, il en était sûr. Et pourtant, il semblait que la couverture reposât sur quelque chose, dont on ne pouvait que deviner la forme sous les plis à carreaux rouges et blancs. Quelque chose d’environ un mètre quatre-vingt de long, de cinquante centimètres de large, quelque chose qui ressemblait à…

Non, ce n’était pas possible !

D’un geste parkinsonien, il souleva prudemment un coin du plaid, jusqu’à découvrir… un visage ! Un cadavre ! Il y avait un cadavre sous le plaid, là où un instant plus tôt il n’y avait absolument rien !

Et, malgré ses traits révulsés, ce visage lui disait quelque chose. Quelque chose qui ressemblait à ce qu’il voyait chaque fois qu’il passait devant son miroir.

Il sentit ses jambes se transmuter en guimauve et ses intestins en corde à nœuds. Un macchabée surgi on ne sait d’où et qui lui ressemblait trait pour trait !

Il ferma les yeux et secoua la tête. Non, ce n’était pas possible !

Quand il rouvrit ses paupières, une fraction de seconde plus tard, il n’y avait plus rien à ses pieds, ni cadavre, ni plaid.

Ses yeux s’écarquillèrent d'une stupeur renouvelée, et ce d’autant plus qu’il ressentit simultanément une violente déchirure dans sa poitrine. Son cœur fragile de cadre sur-stressé pétait une durite sous un trop-plein d'émotion.

Il grimaça, gémit et, brutalement, chut dans l’herbe.

Une fraction de seconde plus tard, un type apparut soudain de nulle part, dressé au-dessus de lui, qui étendait un plaid en regardant les nuages. Un type qui lui ressemblait trait pour trait.

La dernière vision qu’il emporta du monde fut celle de carreaux rouges et blancs qui descendaient mollement sur lui jusqu’à l’engloutir.

vendredi 31 juillet 2009

Saoul-FifreTu ne sais pas zéééméééé

J'ai une petite passion pour les chansons d'avant 1950, avec un petit coup au cœur supplémentaire pour les années folles, cette période compliquée d'entre-deux-guerres où l'ambiance voyagea du grand OUF de soulagement avec les débordements de liberté que cela a suscité, au serrage de fesses le plus musclé qui soit quand on comprit que la paix était un état instable.

L'époque était manichéenne à choix multiples et parallèles. Le café-concert avait cédé sa place au music-hall où l'on allait se gorger les oreilles de rêves, de rires et de pleurs. Certains spectateurs se spécialisent, préférant l'humour et la distance, la "superficialité", la détente, croient-ils, à une vision plus sombre, plus austère de la vie ; sans voir que la comédie et le drame sont les deux faces du même Janus, les masques qui, de toute éternité ont permis de mettre en scène l'angoisse existentielle et métaphysique commune à tout être humain.

En écoutant Constantin le rieur par exemple, on sent bien l'odeur de la poudre et de la guerre qui s'approche. Par la suite, Georgius et sa chanson sur Hitler , Ouvrard ou la phénoménale Elle était souriante ont bien exprimé le sérieux sous-jaçant le comique.

Mais j'aimais également les grandes lyriques nous racontant des histoires terribles, dramatiques, des sentiments passionnés. Et la reine du drame, bien sûr, c'est la Grande Damia. Aujourd'hui, nous dirions qu'elle se la pétait grave, mais la jeune génération ne respecte plus rien.

Moi je gobais ses attitudes grandiloquentes à la limite du ridicule comme un petit verre de bonne mirabelle. Et je faisais sa publicité autour de moi.

J'avais 19 ans, j'étais timide, pas très sûr de moi et je dormais ce soir là chez mon oncle et ma tante de Sceaux qui avaient justement un invité-surprise. La conversation vint sur les lignes de la main et j'avouai que je tâtais de cette sorte de jeu de société. L'invité se montra intéressé et je me retrouvai dans sa chambre après le repas pour une lecture approfondie des plis de sa paume. Comme souvent et comme d'autres , il fut étonné par ce que j'ai pu dire sur lui sans le connaitre, il me posa des questions précises auxquelles je répondis du mieux que je pus et commença à me parler de lui plus intimement. L'ambigüité de la position, main dans la main tard dans la nuit avec un grand bel homme aux cheveux grisonnants commença à m'apparaitre. Nous étions en été, sous les toits, et de grosses gouttes me coulaient sur le front. Je lui parlai de ma passion pour Damia. Comme il ne connaissait rien d'elle, je lui ai fredonné le refrain de "Tu ne sais pas aimer". Je ne crois pas que quelqu'un d'autre m'ait depuis regardé avec un regard si ouvert, si respectueux, si ébloui.

Son interprétation à elle est ici

Je regagnai ma chambre.

Et le lendemain, le monsieur parti, comme je racontais à ma tante ma soirée, elle me regarda avec un drôle d'air et m'apprit qu'il était effectivement homosexuel.

mardi 28 juillet 2009

AndiamoSeptante

Je ne vais pas vous la jouer façon Gabin : JE SAIS QU’ON NE SAIT JAMAIS !

D’abord parce que c’est vrai et puis où serait la surprise, hein ?

Alors je préfère la jouer façon nostalgie, tout en douceur, j’ai choisi une bien jolie musique, signée Monsieur GAINSBOURG, et interprétée par une bien jolie personne, c’est vrai que JANE BIRKIN était magnifique !

Je les entends déjà les amateurs de bien nichonnées : elle est comme les cathédrales, ses saints sont à l’intérieur !

Quel vilain jeu de mots ! Quelle horreur, je leur réponds aux ceusses en manque de mamelles maternelles : quand la poitrine est menue, nous sommes plus près du cœur.

Et puis quand elles sont plutôt gâtées, je leur dis : abondance de biens ne nuit pas !

Je fayote ? Bien sûr, Mesdames je vous aime toutes… ou presque.


Ch'tiot crobard : Andiamo 2009


Cette chanson me rappelle si bien les chanteurs des années soixante, les années "vingtaine" pour moi, alors bien sûr il est toujours joli le temps passé !

Quand j’avais dix ans, je ne savais pas ce que ça représentait dix ans, j’étais un môme et je resterais toujours un môme.

Tout au long de sa vie, on a l’impression de vivre des moments figés, on n’a pas l’impression qu’un jour on sera grand, encore moins que l’on sera papa, quant à grand-père, alors là carrément de la science-fiction !

Et puis, et puis, on est arrière-grand-père sans savoir pourquoi (j’ai bien une petite idée tout de même).

Vingt ans…

Pour tout bagage on a vingt ans
On a l’expérience des parents
On se fout du tiers comme du quart
On prend la vie toujours en r’tard…. ETC

LÉO FERRÉ bien entendu !

Alors là ! On a tout vu tout connu, si, si je vous assure, on a vu : le triangle d’or, les bas jetés sur un fauteuil, une fille sans son soutif, on l’a envoyée en l’air (du moins le croit-on), on sait tout, vous dis-je !

On a le cul sur une Vespa ou une moto, on est le roi, quelques sacotins dans les glaudes pour te payer une placarde dans un guinche à rombières, le tango, la rumba, les slows, les mimis humides, la roucoulade à trois thunes, et c’est le grand amour d’une soirée ou deux, les virons aux halles, la tronche embuée par le muscadet sur lie, l’haleine de cow-boy après la soupe à l’oignon et les gauldos, un « WRIGLEYS » à suçailler, et tu retrouves ton souffle de bébé !

La vie est belle, Pimprenelle !

Soixante-huit, personne ne s’y attendait, surtout pas moi, Paris désert, sans voitures, les gens à pied ou à vélo, on parle à des inconnus… Etrange : serait-on devenus civilisés ?

Bref interlude, puis le coup de génie : on réapprovisionne les pompes à essence, et HOP tout l’monde à la campagne, un Grenelle pagaille, un p’tit coup de rallonge pour tout le monde, vite rattrapée par l’inflation la rallonge !

On déverrouille les turnes à chagrin, les salopards en casquette : AU TAF !

Trente berges : le poil dru, les cheveux coupe « afro » les moustaches style Jean Ferrat, la barbe, du poil partout, un abomifreux homme des neiges, cols « pelles à tarte », pat’ d’eph’, CLARKS aux pieds, il n'a pas encore neigé sur yesterday, sur mes ronces ça commence ! Marié, deux mômes, j’suis responsable moi, Môssieur.

Quarante balais : on recommence, autre vie, j’suis tout neuf ou presque, j’ai rasé ma moustache, plus de barbe, une coupe de douilles "raisonnable", non mais je ne vais pas jouer les soixante-huitards attardés, des fois !

Cinquante, j’en ai pris un coup, un demi-siècle !

Ca fout la pétoche ! Les premiers copains de mon âge qui s’en vont, trop tôt, trop vite, des précurseurs, des pionniers en quelque sorte.

Peut–être, en tout cas ça me fait prendre vraiment conscience de ma précarité, un funambule qui a paumé son balancier, un mort à crédit comme l’a écrit Céline.

Soixante ?

Alors on maquille le problème.
On s' dit qu'y'a pas d'âge pour qui s'aime.
Et en cherchant son coeur d'enfant.
On dit qu'on a toujours vingt ans !

Et toujours LÉO.

J’ai eu beau chercher mon cœur d’enfant, le mien était bien nase déjà ! Je me suis rendu compte que je n’aurais plus jamais vingt berges…. Et puis merde !

Des petits enfants tout megnons megnons, qui te font oublier que tu n’as plus l’âge de jouer aux osselets, ou au jeu des sept familles.

Dans la famille Petits Pois je voudrais…

Encore une décennie, non, non j'voulais pas ça !

Alors maintenant : I AM THE SURVIVOR !

J’ai un copain qui, afin de me rassurer, sort un mètre à ruban de sa poche, l’étire, pose l’ongle de son pouce gauche sur soixante dix, pose l’ongle de son pouce droit sur soixante dix sept (moyenne de vie pour un homme) et déclare : t’as vu ce qu’il te reste ?

Entre les deux ça ne fait pas lourd, faites-le, surtout pour les anciens, vous verrez c’est impressionnant !

Il a dépassé les soixante-dix sept, il fait du rab mon Pierrot, et tant mieux.

Mais bon, c’est comme ça, la camarde, je l’emmerde, elle est la plus costaud, elle le sait, moi aussi, elle sait que je le sais, si elle pouvait rater un train ou deux avant de venir me cueillir, je ne m’en porterais pas plus mal, et elle non plus !

Allez une dernière poilade, à soixante balais on se dit : TAMALOU ?

A soixante dix : TUSAIKICÉKÈMORT ?

NON NON NON, Andiamo n’est pas mort
Car il déconne encore !

Bon anniversaire à TANT-BOURRIN : ^@}%¤¤!!/;? ans aujourd'hui (ou presque)

samedi 25 juillet 2009

Mam'zelle KesskadieDes résolutions qui ne sont pas au point

Les bonnes résolutions se ramassent-à-la pelle, disait la chanson.

À moins que ça soit les feuilles d'automne.

Mais c'est pas encore la saison, donc, faut se contenter des bonnes résolutions. Entre autres, je me suis promis de maigrir pour mes cinquante ans. J'ai un peu de retard sur le calendrier, mais c'est quand même pas ma faute si les jours filent plus vite que mes efforts, n'est-il pas ?

Et je me suis également promis, cette année, de faire un effort pour l'environnement. À commencer, les fameux sacs de plastique. J'apporte mon sac recyclable partout, chez Jean Coutu, partout, je vous dis. Quand j'oublie, eh bien je refuse le sac.

Dommage collatéral : pour l'auto, n'est-ce pas, rien de plus pratique que le sac de plastique. J'en manque. Alors, il y a quelques petites choses qui traînent dans le fond de l'auto, dont les bouteilles d'eau en plastique que je veux mettre dans le bac de récupération à mon arrivée.

Or, à mon arrivée, je dois aussi emporter ma sacoche, les sacs d'épicerie recyclables, et autre menus objets. En général, je sors vite de l'auto parce qu'il est cinq heures (17:00 pour les européens, ici, le soir, on mange tôt. Ceux qui prennent le repas du soir à 20"00, on dit qu'ils mangent à l'heure des français. c'est tout vous dire). Et qu'il faut faire le souper. Vous voyez le topo ?

Bref, il devrait y avoir un drive-in pour les trucs à recycler. Ça serait chouette, han ?

Autre considération pour l'environnement, les cordes à linge reviennent à la mode. Ça tombe mal, j'en ai une. J'haguis étendre le linge. Ouiiiiiii, je sais, ça sent siiiiiiiiiiiii bon et tralalallllaaaaaaa. Moi, je trouve que la marque en vente d'assouplissant fait aussi bien l'odeur, mais c'est pas bon chic bon genre de dire ça.

Alors, j'ai décidé d'au moins commencer par les draps. J'ai donc étendu mon couvre-matelas, qui prend du temps à sécher dans le sèche-linge (c'est le français de France pour sécheuse). Après trois semaines, j'ai conclu qu'il avait eu le temps de sécher, de se faire relaver à l'eau de pluie (il parait que c'est très doux) et de ressécher. Bref, je suis allée le récupérer et diantre... il me semblait un peu gris. Je l'ai donc repassé à la laveuse et, comme il pleuvait, mis dans la sécheuse. Il me semble ici que pour l'environnement, je n'avais pas très progressé.

Mais perdre une bataille, ce n'est pas perdre la guerre ! Donc, je lave les draps de mon lit. Mes beaux draps rouge sang. sont assez beaux ! Et ils restent beaux. je vous dis les filles, pas une tache ne parait sur cette qualité de couleur. ok, les gars, faites pas cette tête là, de toute façon, c'est pas vous qui lavez. Donc, ça ne me fait rien de les montrer aux voisins. Mais je m'abstiens encore pour mes soutiens gorges, j'ai peur que le vent qui s'engouffrerait dans les bonnets DDD vainquisse les écrous qui retiennent vaillamment la dite corde à linge.

Eh bien, au bout de quatre jours, j'ai pris mon courage à quatre mains, et je suis allée ramasser le drap contour qui était tombé, la tête d'oreiller qui l'avait suivi, le drap plat qui avait résisté et j'ai tout remis dans la laveuse. Comme j'étions songeuse sur ma capacité de gérer les draps et la corde à linge en même temps, j'ai mis le savon dans le même récipient que l'assouplisseur. Pas grave, j'ai mis la laveuse à deux cycles de rinçage au lieu d'un seul.

Le doute m'assaille. Devrais-je choisir une autre bataille pour l'environnement ?

Heu, pour les sacs de plastique, ça va assez bien sauf quand ils proviennent du frigo. C'est qu'ils servent de suaire à des aliments, qui fussent jadis vivants, mais là, l'état de décomposition des végétaux me fait douter de la vie après la mort. N'osant troubler le repos de ces êtres, je n'ouvre pas leur tombeau. Donc, tout à la poubelle.

Le compost ? Ah ! j'y songe aussi ! Surtout que je pourrais faire un beau compost à l'aubergine. Oui, oui, j'ai une fixation. j'achète régulièrement des aubergines, c'est si joli. Et je les jette aussi régulièrement. Je ne douterais point qu'à la fin, ce soit un compost auvergnat.

Mais nooooooooonnnnn, j'en ai déjà fait du compost, vous saurez ! D'ailleurs, il est dans le fond de la cour, en arrière du jardin dont les mauvaises herbes témoignent de la fertilité indubitable de la terre. J'oserais pas y ajouter le compost, de peur de faire pousser une espèce végétale mutante qui envahirait la planète. Et comme dans les films, le mutant écrase la première maison venue parce que le héros sauveur est pas encore mis au courant qu'il a quelque chose à sauver, soyons précautionneux.

Avez-vous vu le film, Men in black ? la Coquerellet géante envahit le corps du fermier propriétaire du champ dans lequel il atterrit . Il se promène donc, comme s'il était le fermier, mais en réalité, c'est pas lui. Vous suivez ? Donc, si vous me rencontrez et que je vous parle d'autre chose que de mes malheurs, que je vous annonce que j'ai réussi à faire des économies, que je suis bien dans ma peau de célibataire, n'hésitez pas, flinguez-moi !

Par contre, si j'ai des trucs dans un sac de plastique, attendez un peu, c'est peut-être une mini-bataille perdue pour l'environnement.

mercredi 22 juillet 2009

Tant-BourrinProduits dérivés (5)

Il vient un temps où il faut savoir reconnaître ses échecs : nos précédentes tentatives de diversification, que ce soit dans le domaine de l'hygiène dentaire, de la santé, de la beauté ou de la propreté des sanitaires, ont été relativement décevantes en terme de résultats. Les 380 millions d'euros investis dans la recherche pour développer nos produits dérivés n'ont à ce jour engendré que 8 euros et 43 centimes de chiffres d'affaires, ce qui laisse les comptes du Groupe Blogbo SA Inc. Ltd. légèrement dans le rouge cramoisi.

La situation est d'autant plus préoccupante que nous avons une douzaine de procès en perspectives, du fait de quelques clients pinailleurs qui s'offusqueraient de la piètre qualité de nos produits et de quelques décès inopportuns liés à leur utilisation. Les gens cherchent vraiment la petite bête de nos jours !

Mais comme nous ne sommes pas du genre, dans les laboratoires Blogbo, à nous laisser abattre par de telles pécadilles, nous nous sommes remis au travail d'arrache-pied pour concevoir LE produit dérivé qui boostera nos comptes. Mais pour limiter les risques, nous avons cherché à copier trouver l'inspiration du côté des produits qui marchent très fort en ce moment.

Et nous avons trouvé !

Vous avez sans doute entendu parler de cette boisson à base de taurine qui a un très grand succès parmi les jeunes : elle équivaut à une bonne vingtaine de tasses de café et leur donne l'énergie de gesticuler danser toute la nuit sans ressentir la moindre fatigue.

Eh bien nous avons senti qu'il y avait un créneau à prendre chez les vieux, chez ceux qui ne vont pas danser mais préfère aller se coucher à 9h30 après avoir somnolé devant un épisode de Derrick.

Nous avons donc conçu "GREY SNAIL", la boisson du troisième âge, à base de snailine, dont la consommation équivaut à celle d'une vingtaine de camomilles !





Avec Grey Snail, plus besoin d'attendre Derrick pour trouver le sommeil, vous piquerez du nez pendant votre partie de dominos de l'après-midi, sous l'oeil admiratif de vos compagnons de maison de retraite !

Oui, avec Grey Snail, hibernez, même en été !

Merci qui ?

Merci Blogborygmes !

lundi 20 juillet 2009

Saoul-FifreLe chat qui avait deux noms

Qui veut adopter un animal de compagnie se doit d'intégrer le fait qu'une bête est dotée d'une sexualité et que ses parents lui ont pris l'option "reproductible" à la naissance.

Certains ne s'en doutent absolument pas, ou l'oublient délibérément, c'est le genre sidéré qu'un tamagotchi meure après une semaine de jeûne aquatique dans le désert, même pour eux, si vous voulez ? Ils ont une vague idée que les parents, les enfants, ça a une sorte de rapport éloigné avec les démangeaisons qu'ils éprouvent parfois entre les jambes, mais c'est pas clair dans leur esprit. C'est pas leur faute, ils n'ont aimé aucun de leurs profs de SVT et pour être franc, les autres matières ne les emballaient pas non plus.

Il y a le crâne et le cerveau, mais le second n'est pas forcément dans le premier.

Notre ancienne chienne Jade, par exemple, nous pondait ses 13 chiots tous les ans recta à la Toussaint. Je les aurais laissés vivre, et vous autres auriez fait itou avec sa descendance, en une décennie les "Jadistes" auraient pris le pouvoir sur terre.

Devenons adultes, merde. Alors les égoïstes doublés de malins choisissent des mâles, suivant en cela le principe éternel "Surveillez vos poules, je lâche mon coq". C'est plus réfléchi, certes, mais aussi nullos que le débile qui s'aperçoit que son chat "Hulk" est en fait une femelle, le jour où il lui ramène sa portée de 10, un par un et par le cou.

Cette famille du village était dans ce cas de figure. Ambiance "Lorsque le chaton parait...". Quand les parents demandent à leurs nains ce qu'ils veulent faire plus tard, 67 % répondent "représentant en chatons". Les gosses adorent "donner" des chatons. T'imagines, comme si c'était un cadeau ? Moi, si un adulte essayait de me refiler sa boule de poils miteux, déjà, je lui demanderais si il fournit les 15 ans de boites de Ronron avec, mais je m'enquerrais surtout de l'âge auquel il compte leur faire éclater le crâne contre un pilier de pont ? Il me semble que plus jeunes ils sont, les stars de calendrier du facteur, mieux c'est pour souffrir moins ?

Toujours est-il que nous venions de perdre Fouinette et qu'après avoir laissé passer une période décente de deuil (on ne s'inscrit pas sur Meetic le lendemain de son veuvage), les appels à une nouvelle adoption se faisaient pressants, dans le clan des gamins. Et ça y allait la traite des petits chats, au collège ! Le marché semblait porteur, en hausse de demande régulière, surtout autour du produit "à choisir sous la mère, tu verras, ils sont kro mignos".

L'heure du sevrage venu, je montai donc les enfants au village choisir un adorable chaton tellement rouquin qu'on aurait pu l'appeler Dany, d'autant plus qu'il a de suite adoré se faire tripoter par les petits n'enfants. Mais au repas du soir, ce fut Le Tcha qui fut voté par le consistoire familial, à l'unanimité moins l'opposition farouche de Zoé qui souhaitait à toute force l'appeler Malcolm, on a jamais su pourquoi, ce devait être le prénom d'un obscur badboy de l'époque, dans une confidentielle série américaine. Le combat fut rude, mais aussi l'occasion de lui apprendre les rudiments de la démocratie et la nécessité de se plier aux diktats de la majorité, pour qu'elle en arrive à l'appeler Le Tcha, comme nous autres.

Ils avaient choisi un mâle, bien sûr. J'avais tiqué, tout d'abord, pour ensuite m'aligner sur la position cynique du "pas toujours les mêmes"; un peu aux autres d'assumer des fornications dont auxquelles ils n'auront connu que les inconvénients. Cela développe le sens des responsabilités, chez les êtres moraux qui en sont pourvus d'origine en tout cas, car je me souviens que nous avions pris la décision de faire couper les cordons de la bourse à l'animal dès que les conditions physiologiques nécessaires selon le véto seraient réunies.

Quelques mois de maturation, je crois.

Nos motivations étaient aussi que le mâle court la gueuse, parfois très loin, et même coupé, si l'on en croit les aventures du Ronronnator à Sérafine . Avons nous un peu trop tardé à y porter le fer ? C'est ce qui arriva, en pleine période de chasse. Le Tcha disparut, et vu les viandards aux alentours, qui considèrent les chats "harets" comme des concurrents, des ennemis, des voleurs de gibier, des prédateurs sans scrupules qui chassent illégalement la nuit avec des yeux à infra-rouges, nous avons assez vite abandonné les recherches, après avoir laissé bien sûr description, nom et adresse à la SPA et dans les mairies.

Quelques mois plus tard, le téléphone sonne. Je reconnais la voix : c'est la femme du dépité (il n'a pas été réélu) européen Vert qui habite à 5 km à vol d'oiseau. Ah, t'as recueilli un chat rouquin ? Ben on arrive tout de suite !

Zoé veut venir avec moi, on prend des photos du Tcha pour comparer, et on démarre. Ils l'ont installé dans le garage, il est terrorisé, affamé, couvert de blessures dont la plus grave est sans conteste son œil crevé. Il est répugnant, maigre, méfiant de tout, de tous. Est-ce notre Tcha ? Heu, ben, vu sous cet angle, heu... ? On ose même pas s'en approcher de peur de se prendre un coup de griffe. C'est que le traumatisé n'a pas l'air d'avoir la maitrise de toutes les facultés que nous lui connaissions. Bon, ces braves écolos professionnels chez qui nous sommes ont fait ce que leur dictait leur conscience. Ils ont recueilli l'orphelin, l'ont nourri, dessoiffé, recherché ses maitres qu'ils subodoraient éplorés, les ont trouvés, là on sent qu'ils aimeraient passer la main, l'esprit allégé par le sentiment du devoir accompli.

Je laisse donc tomber du bout des lèvres que oui, vu de près par un presbyte, ça y ressemble et qu'à part le fait qu'il soit rouquin, il y a bien une chance sur 1 milliard pour que ce soit notre Tcha préféré. Zoé opine, mais vraiment le notre avait plus de prestance, cette serpillère n'est pas valorisante pour un sou. Nous poussons le grabataire dégueu dans une boite à chaussure et nous en allons, non sans une cordiale et réciproque distribution de remerciements hypocrites.

Chez nous, la présentation à la chienne avec qui il a été élevé, et avec qui il s'entendait à la perfection, se passe on ne peut mieux. C'est un signe. On le brosse doucement pour comparer son pelage avec les photos, ben justement, ya pas photo : cette spirale sur le flanc droit est très caractéristique, et elle se retrouve sur la vraie bête comme sur la bête virtuelle de la photo.

Une vraie empreinte digitale de félin !

Notre religion est faite : notre Tcha est ressuscité d'entre les morts et revenu à la maison ! Hosannah au plus haut des cieux !

C'est là que Zoé, nous révélant ainsi les virages machiavéliques que pouvait adopter sa réflexion, décide de prendre sa revanche sur une mise en minorité qu'elle n'avait jamais avalée, en fait. La vengeance est un plat bien meilleur, glacé.

"Non c'est pas lui, il ne lui ressemble pas du tout !", nous assène t-elle.

"Ben c'est un peu normal qu'il ait changé, il est plus vieux de plusieurs mois, il a dû se battre, avoir froid, faim, marcher longtemps... Mais la spirale, c'est exactement la même."

"Non non, rien à voir, c'est un autre chat. Le petit Tcha est mort." Elle pleure, contrefaisant Adjani qu'elle ne connait pas.

"Celui-là, le nouveau, on n'a qu'à l'appeler Malcolm !"

Le Tcha

Malcolm (mon œil)

Alors Zoé l'appelle "Malcolm", et les autres, "Le Tcha".

Son stage de survie en milieu hostile ne l'a pas rendu plus dégourdi. Plus exactement, il est con qu'il en peut plus, ce chat.

Mettons ça sur le dos d'un conflit d'identités schyzophrènoïde et ne cherchons pas plus loin.

samedi 18 juillet 2009

AndiamoPetite virée en Alsace

Ce qui est formidable lorsque l'on est à la retraite, c'est que l'on peut partir n'importe où sans se soucier du : KESKI Y'A COMM' MONDE !

Peinards (et non pas pinards, je commence à vous connaître), pas grand monde dans les restaus, on est aux petits soins pour vous, les commerçants prennent le temps de tailler une bavette, c'est l'I D E A L !

Ainsi en juin, avec un couple de copains nous sommes partis dans l'est de la France.

L'Alsace, un coin de France que je ne connaissais pas très bien, il n’est jamais trop tard pour découvrir, et là franchement je ne regrette pas.

Tout d’abord, merci aux Alsaciens de leur accueil, mais, franchement, partout où nous passons, nous sommes bien accueillis, peut-être aussi parce que nous arrivons avec un large sourire, disons carrément « la banane », alors forcément ça aide !

Nous avions loué un gite près du petit village de BREITENBACH, dans la vallée de Munster, non loin de Colmar et du château du haut Koenigsbourg. Je les ai fait marrer lorsque je leur ai déclaré : Ah ! Ce cher Guillaume II, nous aurions dû le laisser monter jusqu’à Versailles, ainsi il nous aurait refait le château !

On m’avait dit que les Alsaciens étaient assez pointilleux sur ce sujet… Pas du tout, ils ont suffisamment d’humour pour en rire.

Il y a des gens qui méritent que l'on parle d'eux : ainsi c'est le cas de Madame et Monsieur LAULER qui tiennent le gîte : la ferme LINDGRUBE (les tilleuls en Alsacien).

Ils sont toujours éleveurs, ainsi ils s'occupent d'un joli troupeau de vaches laitières parmi lesquelles on distingue des VOSGIENNES, car il faut conserver la race, affirment-ils.

Ils cultivent "bio", vendent également des produits de leur ferme dans laquelle ils vivent depuis cinq générations, et ce depuis 1838.

Personnellement, ça me laisse rêveur car j'ai déjà déménagé onze fois, décidément nous ne vivons pas dans le même monde !

Quelques photos du gîte, ainsi que de son environnement...

Il a fait très beau, la pluie a eu la bonne idée de tomber le soir, et puis dans notre gîte il ne pleuvait pas, alors...

Dans la journée, soleil et nuages, pas trop chaud, pas froid du tout, exactement ce que nous aimons.

Cette journée à KAYSERSBERG, tout à fait par hasard, nous sommes entrés dans un restaurant afin d'y déjeuner, et surprise, une magnifique terrasse, donnant sur un torrent : la Weiss, un décor de carte postale...

Confortablement installé, je dégustais un BAECKEOFFE, en me laissant doucement bercer par le murmure du torrent bondissant de rocher en rocher...

Non, j'déconne, j'me suis goinfré, ouais, biscotte la jaffe chez les Alsacos, c'est pas du chichiteux, de la barre caramélisée ou des polyphosphatés à la con !

Toujours la WEISS à KAYSERSBERG.

Et puis comment ne pas visiter le HAUT KOENIGSBOURG ? Cette forteresse de grès rose.

Un boulot fantastique a été accompli au début du XXème siècle sous les ordres de Guillaume II, à l'époque (triste souvenir), l'Alsace et la Lorraine étaient Allemandes.

Mais bon, en attendant ce magnifique chef-d'oeuvre a été restauré... Une merveille.

Que l'on aime ou pas la mécanique automobile : l'incontournable musée SCHLUMPF à MULHOUSE.

Mon copain et moi avions une petite appréhension : est-ce que la visite d'un musée consacré à l'automobile ne va pas prendre la tête à nos chères et tendres ?

Eh bien non, elles ont été émerveillées, et nous aussi !

Que de splendeurs, je pense qu'il faudra que je lui consacre un billet à ce musée : à suivre....

En attendant j'ai fait une photo de la merveille des merveilles : la BUGATTI ROYALE type 41, 8 cylindres, 12 litres,7 de cylindrée, 300 chevaux, 200 km/heure environ.

Cette automobile (t'as vu, je n'ai pas écrit bagnole, noblesse oblige) a été entièrement refaite à l'identique, comme toutes les automobiles présentes dans le musée.

BUGATTI ROYALE

RIBEAUVILLE prononcez : Ribeauvillé, une fort jolie ville également, dominée par son château de grès rose comme le Haut Koenigsbourg, ainsi que beaucoup d'autres dans la région, nos épouses ont A D O R É, tu penses : QUE des boutiques à perte de vue !

Et les cigognes ? Où sont-elles ? KLAP KLAP KLAP ! Les voilà bien sûr.

Si mon petit billet vous a donné envie d'y aller : n'hésitez pas, c'est magnifique, quant à nous, je sens que l'on va s'en repayer un tour !

Photos Andiamo 2009... pas trop terribles, mais bon c'est un métier.

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