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vendredi 21 septembre 2007

ManouMioule et Foutrix - Une journée du pâtre Hi moine -





Après ses mésaventures au parc accrobranche, Hi entre dans une phase de déprime aïgue. Il ne sort plus, n’ubiquite que rarement et médite toute la journée à côté de ses chèvres. Il a trouvé un emploi de berger à mi-temps qui lui permet de payer son obole au temple bouddhiste de Notre Dame de Bellecombe.

Par un beau jour de Septembre, Mioule et Foutrix rendent visite à Hi dans son petit village des Alpes.

Mioule : Quel plaisir de te revoir en pleine forme. Dis-moi, pourquoi portes-tu un chevreau en bandoulière ?

Hi : Cet animal souffre du syndrome du sac à main. Il est persuadé d’en être un. Ma nouvelle religion m’interdit de lui remettre les pieds sur terre trop brusquement. D’ailleurs il me sert également de réveil matin.

Foutrix : Ce chevreau parait quand même plus lourd et moins pratique que notre GPS. Et je suppose qu’il ne chante pas ?

Hi : Effectivement, tant que je n'essaie pas d'y ranger un document 21x29,7, il ne chante pas.

GPS : Comme un arbre dans la villeuuuuuuuu, je suis né dans le béton, coincé entre deux maisons, sans abri sans domicileuuuuuu, comme un arbre dans la villeuuuuuu.

Mioule : Soufi a appris tous les classiques des années 70 au GPS, plus quelques chansons paillardes. Il lui a aussi confectionné un ravissant étui en peau de léopard. Un vrai père.

Foutrix : Pourrions-nous poursuivre cette intéressante étude comparative chevreau/GPS en prenant le thé ?

Hi : J’ai des consignes très strictes du temple bouddhiste. Aucune dépense inutile. Ils vont même supprimer un moine sur deux pour la retraite au flambeau. Je ne peux que vous proposer d’aller nous désaltérer au ruisseau.

GPS : Serrez à droite!.

Mioule : J’ai comme l’impression que ton chevreau fuit.

Hi : Je sais. J’ai beau lui répéter qu’un sac à main ne se soulage pas.

GPS : Non, non, non, Saint Eloi n’est pas mort , car

Foutrix : Hi, il va falloir qu’on te laisse, le GPS chauffe un peu. Merci encore pour l’eau fraîche !

jeudi 20 septembre 2007

Tant-BourrinLes ondes µ

"Messieurs, l'instant est historique : nous allons procéder à la première expérimentation du rayon µ à l'échelle de la planète !"

Un infime tremblement dans la voix du professeur Burton Tarin trahissait son émotion. Le résultat de près de dix années de recherches intensives allait se jouer à quitte ou double devant les représentants du Pentagone et de l'US Army. Dix années de recherches dans le cadre d'un projet destiné à conférer un avantage décisif à la nation sur le reste du monde. Dix années de recherche engagées dans une voie qui avait paru insensée à tout le monde au départ. Et pourtant, le jour arrivait qui allait voir le triomphe du professeur Tarin. Tout du moins, ce dernier l'espérait-il : il fallait juste que l'expérimentation soit réussie.

"Vous connaissez tous plus ou moins la teneur de mes travaux, je vais toutefois vous en retracer les grandes lignes."

"Sans doute avez-vous entendu parler de la fameuse loi énoncée par le Capitaine Edward A. Murphy Jr, à savoir que si quelque chose peut mal tourner, alors ça tournera mal. Cette loi, aussi connue sous le nom trivial de loi de l'emmerdement maximal, a, pendant des décennies, paru appartenir à un gentil folklore de superstitions et de croyances non fondées. Certaines personnes, quand les choses tournaient vraiment mal, parlaient même de mauvaises ondes. Bref, de l'empirisme grossier basé sur des perceptions purement subjectives."

"Et pourtant, j'ai voulu creuser au-delà de l'apparence des choses et vérifier s'il n'y avait pas VRAIMENT de mauvaises ondes. Et, de fait, même si cela peut paraître fou, il y en avait bien. Ou, tout du moins, des ondes d'une nature inconnue à ce jour, dont j'ai pu mettre l'existence en évidence grâce à un capteur de mon invention."

"Pendant des jours et des mois, j'ai mesuré l'intensité de ce flux ondulatoire, et j'ai fini par observé une bien étrange corrélation : chaque fois que celui-ci augmentait, un incident, une gaffe, une erreur de manipulation se produisait dans les parages immédiats."

"Oui, je devine la question que vous allez poser : non, les auteurs de ces ratés n'étaient pas au courant des travaux sur lesquels je travaillais, ni même de l'évolution des mesures : leur comportement n'a pu être en aucune façon influencé de façon plus ou moins consciente."

"Ayant dès lors acquis quelques certitudes sur l'existence des mauvaises ondes et de leurs effets, je décidai de travailler d'arrache-pied à les recréer artificiellement en laboratoire. Ce fut la partie la plus ardue de mes recherches."

"J'ai fini par mettre au point mon premier prototype il y a six ans. Oh, bien sûr, sa portée était extrêmement réduite et, au-delà de la pièce dans laquelle on l'actionnait, nul effet n'était perceptible. Mais l'expérimentation fut convaincante, et d'ailleurs, certains d'entre vous étaient déjà là à l'époque et s'en souviennent peut-être : à peine avais-je mis mon générateur en marche que le Colonel Ouman, qui était légèrement enrhumé, éternua violemment, ce qui eut pour effet de projeter - excusez-moi des détails - une grosse giclée de morve sur l'uniforme du Général Leo Raffusi. Celui-ci eut un mouvement de recul qui fit s'effondrer sous son poids la chaise un peu branlante sur laquelle il était assis. Bref, une réussite totale : les ondes générées étaient bien des mauvaises ondes ! C'est d'ailleurs ce jour-là que j'ai eu l'idée de les appeler "ondes µ", les choix de la lettres grecque "mu" étant bien sûr un hommage discret au Capitaine Murphy."

"Partant de là, mesurant l'intérêt stratégique que pourrait procurer à notre pays cette invention, si tant est qu'on arrive à diriger les ondes sur le reste du monde, il a été décidé de passer à la phase suivante : la tester à grande échelle."

"J'ai, dans un premier temps, réussi à augmenter considérablement la puissance émettrice de mes générateurs d'ondes µ, puis, compte tenu de ce premier succès, des crédits secrets ont été alloués pour que chaque satellite militaire mis sur orbite ces dernières années embarque systématiquement émetteur µ un à bord."

"Et nous voilà rendu à aujourd'hui, en espérant ne pas vous avoir trop ennuyés avec ce petit rappel historique. La couverture satellitaire de la planète est maintenant complète. Il faudra, bien entendu, ultérieurement peaufiner le pilotage à distance des générateurs pour faire en sorte que seul le reste du monde soit plongé dans leur champ. Mais pour cette expérimentation, le champ couvrira également les USA : cela nous permettra de mieux mesurer l'impact sur notre territoire d'une courte période d'émission et d'extrapoler les effets potentiels que nous pourrons produire par la suite sur le reste du monde."

"Voilà, je n'ai plus qu'à actionner ce bouton du poste de commande pour déclencher l'émission d'ondes µ. Nous allons procéder à une expérimentation de courte durée, de trois minutes exactement."

Le professeur Burton Tarin, excité par la solennité du moment, enfonça le bouton. Là-haut, bien au-dessus de leur tête, les générateurs entrèrent en action et irriguèrent le monde entier de leurs ondes µ.


A Varsovie, Radoslaw Czetesky ouvrit par mégarde son porte-monnaie à l'envers : une pluie de pièces de monnaie chuta sur le sol, malheureusement à proximité d'une grille d'égout qui en avala la plupart.

A Libreville, Omar Nkogho fit un écart à vélo pour éviter une crotte de chien sur la chaussée et fut mortellement percutée par l'autocar qui arrivait en face.

A Reykjavik, Gunnar Jakob Karlson vissa la dernière cheville, accrocha son étagère au mur, mais celle-ci s'effondra par terre juste après qu'il y ait disposé ses précieux bibelots dessus.

A Osaka, Eichi Makimura renversa malencontreusement sa tasse de thé brûlant sur ses genoux et se brûla au troisième degré.

A Alice Springs, Tom Suttler, un employé de la société locale de chemins de fer, absorbé par un appel téléphonique de sa belle-mère, oublia de manoeuvrer un aiguillage et envoya un train de marchandise se fracasser sur un buttoir au bout d'une voie de garage.

A Coimbra, Nuno da Silva, dont le nez coulait, baissa son bras pour prendre un mouchoir dans sa poche et le bout de sa manche fut happé par la machine-outil sur laquelle il travaillait : son bras fut broyé.

A Guayaquil, Segundo Espinoza se cassa le petit orteil en heurtant violemment le pied d'une chaise alors qu'il marchait pieds nus dans son salon.

A Tallahassee, William Baker s'aperçut que son GPS l'avait orienté dans une mauvaise direction ; en voulant faire demi-tour, sa voiture fut pulvérisée par un poids lourd.

A Issy-les-Moulineaux, Patrick Lagueille oublia de remettre le tuyau d'évacuation d'eau de sa machine à laver dans l'évier, ce qui provoqua une inondation dans sa cuisine. L'écoulement d'eau dans l'appartement du dessous provoqua à son tour un court-circuit et un début d'incendie, avec deux victimes à la clé.

A Tananarive, Sariaka Randrianarisaina reçut une fiente de pigeon sur le sommet du crâne alors qu'elle s'était assise sur un banc pour se reposer.

Et, au même moment, des milliards d'autres événements malheureux tels que ceux-ci se produisirent dans le monde entier.


"Messieurs, les trois minutes se sont écoulées ! Je vais mettre fin à l'expérimentation, et il ne nous restera plus qu'à consulter les dépêches d'agence dans l'heure qui arrive pour mesurer l'efficacité de notre flux d'ondes µ !"

Le professeur Tarin appuya sur le bouton pour envoyer vers les satellites l'ordre de couper les générateurs d'ondes µ.

"Heu... C'est étrange, je ne reçois aucune confirmation... Je vais réessayer... Ah, c'est embêtant, on dirait qu'on a un tout petit problème..."

Il fallut vite s'en rendre compte : le dispositif de pilotage, lui-même soumis aux flux d'ondes µ et donc à la fameuse loi de Murphy, était devenu définitivement inopérant et ne put jamais être réparé.

La Terre continua donc d'être inondée d'ondes µ accidentogènes. Et, par conséquent, toutes les tentatives pour détruire les satellites émetteurs se soldèrent par des échecs cuisants, les fusées chargées de missiles restant clouées au sol ou explosant en plein vol. Il allait donc falloir apprendre à vivre dans un univers qui tourne mal en permanence...

La grande ère de Murphy commençait pour l'Humanité.

mercredi 19 septembre 2007

Saoul-FifreLe client est roi

Double plaisir, cette après-midi. J'étais dans ma librairie préférée, celle tenue par l'ours. Je l'appelle ainsi car il n'est pas du tout commercial et peu causant. Moi ça me convient tout à fait : je rentre, je lui fais un vague signe minimaliste de la main, il me grogne ou plutôt me murmure un bonjour inaudible, nous atteignons là le summum possible de nos manifestations en matière de politesse. Il me connaît, nous nous connaissons, nous savons que le livre est important et que tout le reste passe au second plan. Je survole des yeux les publications récentes qu'il est bien obligé de mettre en vue, son chiffre d'affaires est là et il faut bien vivre. Jamais il ne me viendrait à l'idée de mettre un € dans ces œuvres éphémères, ces mille-feuilles de saison. Je me tiens juste au courant, superficiellement...

Non, moi je file au fond du magasin, où il possède un fond de livres d'occasion impressionnant.

L'ours est à son bureau, avec un client, et ça discute ferme. Je comprends qu'il vient de lui faire une recherche sur internet et je sais d'expérience qu'il déteste se servir de cet engin moderne. Enfin, il a trouvé, et comme à son habitude, il demande des arrhes pour finaliser la commande. Le client refuse et là, mon ours pète un cable : il se met à gueuler au manque de confiance, au temps perdu à cause de connards qui vous prennent pour un con, qui vous font faire des recherches pendant des heures pour aller ensuite acheter dans les supermarchés, enfin il est très colère. Le client bégaye un truc, mais il lui coupe la parole : "On annule tout, rien à foutre, fichez-moi le camp !". Il déchire la fiche qu'il avait remplie et lui en jette les morceaux à la figure. Le gars cherche désespérément un truc pour ne pas partir comme un péteux et garder un semblant de dignité. Au lieu de se diriger vers la sortie comme il y a aimablement été invité, il fait un pas vers l'endroit où je suis. L'ours se déchaîne : "Non, mais vous m'avez pas bien compris ? Vous sortez de mon magasin et vous n'y remettez plus les pieds !!" L'autre tente un rappel à la loi. Il en est sûr, il l'a lu dans Que Choisir, un magasin est un lieu public et le refus de vente un délit ! Wo l'erreur ? L'ours, énervé comme si on lui piquait son miel, soulève l'homme à l'audition défaillante et le pousse jusqu'au trottoir en l'agonisant d'injures ursines.

Et revient à son bureau. Je réfléchis à toute allure. Le bonhomme a les boules et ce n'est pas très bon pour les négociations futures, ça, ne laissons pas de malaise s'installer. Je m'approche de lui comme si rien ne s'était passé et lui demande d'un ton neutre : "Et celui-ci, vous en voulez combien ?". Il jette un œil sur mon livre et son visage s'éclaire :

"Ha Raoul Ponchon ! Il est beau, hein ?"

"Oui, j'ai vu, il n'est pas encore coupé, ça se fait rare, dites donc, moi ça me va, j'adore couper les pages, j'aiguise impec mon Laguiole, c'est mon petit plaisir avant la lecture..."

"Vous avez vu qu'il y en a un autre ?"

"Oui, mais "La Muse au cabaret", je l'ai déjà, alors que celui-ci, c'est la première fois que je tombe dessus. Et dans un si bel état, en plus ?"

"Allez, puisque c'est vous, je vous le laisse à 10.

"Alors j'en prends 2, ha ha ! Merci, hein ?"

mardi 18 septembre 2007

ManouLe flan aux 5 parfums (goudron-vanille-moleskine-amande-madiran)





Recette de plein-air


Ingrédients :

- 1 marteau piqueur

- 1 gousse de vanille

- 1 petit carnet noir en moleskine

- 100 g d’amandes pillées

- 1 plaque de goudron

- 1 bouteille de Madiran


Préparation :

Sortez de chez vous muni d’un marteau-piqueur, d'une gousse de vanille, d’un sachet d’amandes pillées et d’une bouteille de Madiran. Prenez les transports en commun jusqu’à la Fnac la plus proche afin de vous procurer l’indispensable petit carnet noir en moleskine.

Rendez vous ensuite au jardin du Sacré-coeur. Choisissez un banc, posez-y vos affaires. Sortez quelques instants du jardin avec le marteau piqueur, et découpez sur la chaussée une plaque de goudron de 50 cm de côté que vous ramènerez devant votre banc.

Asseyez-vous confortablement, ouvrez le petit carnet noir, croisez les jambes. Regardez d’un œil torve votre voisin le plus proche puis écrivez frénétiquement ce qu’il vous inspire. Procédez de la même façon avec toutes les personnes à proximité. Peut-être vous ferez vous des ennemis. Peut-être pas. De toute façon vous n’êtes pas là pour ça : refusez avances et bastons. Buvez la moitié de la bouteille de Madiran. Vos arguments comme votre cœur à l’ouvrage n'en seront que meilleurs.

Tout risque d’idylle ou de bataille rangée écarté, arrachez une par une les pages du carnet (sans oublier la couverture) puis mâchez les jusqu’à obtenir une pâte onctueuse. Introduisez cette pâte ainsi que la gousse de vanille et l'amande pillée dans la bouteille à moitié vide. Secouez bien car le mélange doit devenir homogène.

Recouvrez délicatement la plaque de goudron avec cette mixture puis laissez chauffer au soleil. Déposez 3 feuilles de menthe au milieu de la composition. Enfin, engagez les enfants du bac à sable à venir déguster votre création non sans avoir effectué la traditionnelle Danse du Soleil des Indiens des Plaines.

Suggestion :

- Par temps pluvieux, il est possible de pratiquer cette recette en intérieur. Dans ce cas, découpez une plaque du carrelage de votre cuisine pour remplacer le goudron.

lundi 17 septembre 2007

Tant-BourrinBlogue

Que le blogueur qui ne s'est jamais posé de question sur son activité de blogage me jette la première pierre !... *aïeuuuh !*... Hé, Anténor, du calme !

Je voulais dire, via cette introduction douloureuse (*frottement de crâne endolori*), qu'il arrive un temps où le blogueur ressent inévitablement une certaine lassitude à pondre, sous la pression amicale de ses lecteurs adorés, des billets à la chaîne.

C'est ce sentiment que j'ai voulu mettre en chanson en détournant les paroles de "Rame", la sublime chanson d'Alain Souchon.

Initialement, j'avais eu l'intention de m'enregistrer chantant ces paroles, et puis j'ai reculé devant :
1°/ la difficulté d'enregistrer des choeurs en canon sur le final, comme dans l'original
2°/ la crainte de mettre subitement fin à la période de relatif beau temps que nous connaissons enfin
3°/ un gros coup de flemme, mais en parfaite cohérence avec le thème de la chanson

Bref, contents ou pas contents, vous n'aurez rien d'autre, na ! :~p

Allez, poussez à fond le son de vos enceintes ! Heu... enfin, pas trop, le fichier midi est vraiment pourri !

Musique !

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dimanche 16 septembre 2007

Saoul-FifreHou les cormes !

J'ai repéré cet arbre en crapahutant dans la colline. J'en ai compté 4. Ils sont élégants, ils forment leur ombelle florale en avril mais je n'avais jamais réussi à voir leurs fruits, arrachés par le mistral ou grignotés verts par ces cons d'oiseaux voraces et pressés. Mais ce qui me fascinait, c'était l'endroit où ils avaient poussé. Des endroits durs, sur des pentes rocheuses, dans des fourrés où ils avaient dû subir la concurrence du chêne Kermès, qui n'a rien d'un tendre dans son rôle de colonisateur du sol pauvre. Ils étaient là, fiers, dominant la garrigue. Ils avaient réussi à sortir la tête au dessus de la strate arbustive et se gorgeaient à présent de soleil. Ils étaient pris dans des buissons tellement inextricables qu'il n'était pas question de s'en approcher pour une identification plus poussée, surtout en l'absence de fruits. J'hésitais donc entre 3 espèces approchantes.

Quand nous avons décidé de construire la maison, je ne voulais pas toucher aux terres agricoles et je cherchais plutôt un coin "quillé", en hauteur, pour ne jamais me retrouver les pieds dans l'eau. C'est pas qu'il pleuve beaucoup ici, mais il peut pleuvoir fort en peu de temps. J'ai repéré un gros rocher couvert d'une végétation luxuriante où je n'avais jamais mis les pieds. Une vraie jungle qui ne servait à rien et dont nous étions obligé de faire le tour. C'était l'occasion d'aller voir le coup d'œil qu'il y avait de cette butte. Expédition à travers des chênes Kermès de 2 m, hauteur exceptionnelle. On sentait qu'on les avait laissé pousser tranquilles. Après beaucoup d'efforts à la scie et au croissant, j'arrive effectivement dans un endroit dominant, avec une belle vue sur le château , qui conviendrait bien, à mon avis. Avis qui fut partagé assez vite par Margotte, que j'allai chercher. Nous avions déjà dessiné les plans, et je piquetai approximativement l'emplacement futur. Quatre grands pins d'Alep allaient devoir être abattus et je mis en route la tronçonneuse. "Hop hop, les enfants, vous me rangez toutes ces bûches au bord du morceau, on les rentrera quand la barraque sera construite"

Et quand le tracto-pelle vint pour dégager le sol et creuser les fondations, je lui recommandai avec insistance de ne pas toucher aux autres arbres. Et je vis mon arbre mythique se faire désembroussailler et apparaître, bien dégagé derrière les oreilles, alors qu'enfoui, il était méconnaissable. J'avais choisi cet endroit un peu au hasard et je me retrouvais avec mon arbre fétiche, tenace, sobre et classieux, juste au bout de la terrasse !

Alors, j'ai entamé des recherches et j'ai éliminé les possibilités jusqu'à apprendre que mon chéri s'appelait Sorbus Domestica et qu'il ne fallait pas le confondre avec son cousin le Sorbier des oiseleurs, que son petit nom français était le Cormier , et que son fruit, la Corme, était comestible (donc distillable) pour peu qu'on la consomme blette, bien mûre, pour éviter un petit goût astringent. Ben, j'ai goûté : c'est délicieux !

J'ai appris aussi que cet arbre était en voie de disparition, alors du coup, je m'en vais en semer tout partout, il m'a l'air tout à fait adapté à la région. Son bois est un des plus dense qui soit (de l'ordre du buis ou du chêne vert) et il pousse très droit, très haut, s'il est isolé. On s'en sert pour faire les manches d'outils et les règles d'écoliers !

J'ai bien dû me prendre des coups de règle en cormier sur les doigts dans ma jeunesse, mais voyez : je lui en veux même pas.

samedi 15 septembre 2007

ManouLes Wriggles 2






Photos d'Anaïs transmises par Johanna. Merci!

Petit rappel


Un banc d’école est tiré devant nous, Steph, Kristof et Fredo s’y assoient, avides de questions. Bluffés, les fans au pied du mur. Et silencieux. Alors Fredo nous lance « Quelle chanson avez-vous préférée ? ». Le plus téméraire d’entre nous (pas moi, ça se saurait) répond. « La chanson qui parle de l’usine ». La glace est brisée. Les questions s’enchainent. Je retiens de l’ échange qu’ils sont toujours très expressifs, vifs, dotés d’un sacré sens de l’humour, mais surtout qu’ils possèdent une générosité et une simplicité à toute épreuve.

Pour finir, Alexis nous passe sur son micro une video présentant le groupe. Je ne dirai pas qu’on y voit Fredo s’équiper d’un GPS affectueux à reconnaissance vocale, ni que Steph et Kristoff s’extasient sur la faune marine de Nouvelle-Zélande constituée de dauphins, de requins, de thons mais aussi de baleines et de phoques. Non, je ne dirai pas tout cela, puisque c'est faux et piqué en partie à l'éphéméride GEO.

Je dirai seulement : allez les voir. Ils ont des voix magnifiques, des textes à la hauteur. La mise en scène de leurs spectacles vaut le détour. Ils passent les 3, 4 et 6 décembre à La Mutualité (PARIS). Je ne vais pas les rater !

Avant de sortir, Steph me fait un petit dessin en guise de dédicace. Vous n’allez pas le croire mais j’ai perdu le papier quelque part entre le studio et la cuisine. Je me mords l'épaule ?





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