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jeudi 7 juin 2007

ManouLe vote utile (2)





Bien sur, tous les votes sont utiles. Je tiens cependant de ma grand-mère myope une recette tout à fait personnelle. Merci mamie.

Ingrédients :

- 1 chaise transformable en escabeau
- 2 futurs bacheliers aux poussées virulentes d’acné
- 1 sac poubelle 50 l
- 1 slip kangourou
- 1 kit coffret atelier vitrail
- 2 poissons rouges
- 1 caisse automatique
- 3 litres d’huile d’olive
- 1 isoloir

Préparation :

C’est dimanche. Tout est bleu. Effectuez tout d’abord une salutation au soleil. Après avoir dégusté votre petit déjeuner, courez sillonner les rues de votre circonscription. Une hache vous sera bien utile pour enfoncer les portes ouvertes.

Enfin vous trouvez un bureau de vote. En agonisant, la personne proche de l’urne vous rappelle qu’il est indispensable de présenter une carte d’identité. Achevez-là sans chichis. Utilisez votre hache comme trottinette (ou comme une rame) et rentrez chez vous. Votre carte d’identité est sûrement quelque part. Fouillez tout particulièrement les endroits improbables. Cependant il y a peu de chance que vous trouviez vos papiers sous le tee-shirt de la voisine.

Vous avez déversé le contenu des meubles par terre. Par acquis de conscience vous avez aussi haché les meubles. Tout à coup, un souvenir vous traverse l’esprit : votre pièce d’identité doit logiquement reposer dans votre sac à main, entre le badge professionnel et la carte intégrale. C’est le cas. Que la vie vous semble belle.

Reprenez votre hache pour vous rendre au bureau de vote. Une ambulance, un camion de pompiers et 3 cars de police stationnent à proximité. Les boules. Vous êtes mal barré (e) pour voter, mon vieux (ma vieille). Rebroussez discrètement chemin. Etudiez la situation. Il fait 26°C, vos pieds sont propres de ce matin, les évènements se liguent contre vous pour vous empêcher d’effectuer votre devoir de citoyen.

Il suffit pourtant de remonter le temps en faisant le tour de la terre à 15 fois la vitesse de la lumière (sans hache). Vous pouvez ainsi voter utile par procuration.

Suggestions :

- Vous avez remarqué que la liste des ingrédients ne correspond pas à la recette. Tant pis pour vous.
- Evitez la calculatrice. 15 fois la vitesse de la lumière, ça donne à peu près 4,5 millions de kilomètres par seconde.

mercredi 6 juin 2007

ManouCalune : Déclaration d'amour à mon contrôleur fiscal





Merci à Calune pour la photo et le défi relevé.
Je n’ai retouché que la ponctuation.

Monsieur le Contrôleur
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous n'avez pas peur

Je viens de recevoir
Votre avis arbitraire
Qui n'est pas pour me plaire
Ainsi couvert de noir

Monsieur le Contrôleur
Je ne veux pas raquer
La note est trop salée
Vous êtes un vrai voleur

C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Je vais faire une crise
Et menu vous hacher

Depuis que je suis née
J'ai vu des hommes faire
Sans vergogne leurs affaires
Et surtout sans pitié

Que dire de notre terre
Où s'enchaînent hécatombes
Sous des volées de bombes ?
Que dire de la misère ?

Quand j'étais salarié
On occultait ces drames
Sans aucun état d'âme
Il fallait travailler

C'est dans le quotidien
De calfeutrer les portes
Puisque ce qui importe
Est de n'y voir plus rien

Gardez donc votre avis
Concernant mes finances
Quant à vos échéances
Prenez-les dans les dents

Enfin à l'avenir
Evitez de me faire
Le coup du légionnaire
Artilleur de plaisir

C'est en nous révoltant
Contre tous les despotes
Et c'est pas une litote
Parlant du président

Qu'on pourra résister
A ces pervers sans âme
Ces scélérats infâmes
Qu'on pourra exister

mardi 5 juin 2007

Tant-BourrinMon prochain album (4)

Ça ne s'arrange pas. J'ai senti comme un léger froid dans l'accueil que vous avez réservé à mon projet de prochain album que j'enregistre actuellement dans un studio californien. Un léger froid aussi perceptible que celui qui avait accompagné mes deux projets précédents.

Ayant pour objectif majeur de refourguer un max d'albums tendre vers la perfection afin de m'en mettre plein les fouilles laisser une trace dans l'histoire de l'art, j'ai donc foutu le feu à toutes les prises précédentes, et j'ai décidé de repartir de zéro.

Malheureusement, entre-temps, Juan-Miguel, mon producteur, était parti, appelé qu'il était sur un gros contrat (2000 m² de bureaux à nettoyer six jours par semaine). Qu'à cela ne tienne, usant de ma méthode habituelle pour recruter ce qui se fait de mieux en matière de producteurs, je sautai sur le premier venu et l'installai derrière la table de mixage.

Bon, il est vrai, je dois l'admettre, que le premier venu en question n'avait pas l'air très net. Il a toqué à ma porte en me demandant si c'était bien ici le cabinet du Dr Schneider, et j'ai vu là, dans cette erreur d'adresse, un signe du destin.

D'autant plus que le type en question, même s'il me paraissait à moitié barré, a fait montre d'une créativité étonnante dans son rôle de producteur, me suggérant même des thèmes originaux pour mes paroles de chansons.

Tenez, justement, je vais vous faire écouter un morceau de mon prochain album dont l'idée m'a justement été soufflée par mon nouveau producteur. C'est fort, hein ?




Cliquez sur l'image pour voir la pochette en grand


Tant-Bourrin - Et mon jean


Et mon jean est tout dégueu
Plein de tâches innommables
De vin, de jaune d'oeuf
J'ai dû m'faire ça à table
Et mon jean, oh, n'sent pas bon
Va falloir le laver

Et mon jean est à vomir
Oh, je trouv' mêm' qu'il pue
C'est le moins qu'on puisse dire
D'ailleurs j'ai vomi d'ssus
Et mon jean, oh, n'sent pas bon
Va falloir l'nettoyer

J'mets une dose de Omo
Et puis un peu de Soupline
Puis je referme le hublot
Et j'regarde tourner mon jean

Et mon jean est terrifiant
Couvert de merde grasse
De vieille bouse et de fiente
Faut dire qu'j'ai la chiasse
Et mon jean, oh, n'sent pas bon
Allez hop, en machine !

J'mets une dose de Omo
Et puis un peu de Soupline
Puis je referme le hublot
Et j'regarde tourner mon jean

(Téléchargeable directement ici)


Ceci étant, j'ai un léger doute...

De méchantes langues (encore et toujours les mêmes) m'ont instillé un début de soupçon de commencement de doute en affirmant que mon nouveau projet d'album ressemblait d'un peu trop près à ceci...

Pffff, ça commence à me gaver ces histoires ! Moi, je dis que ce ne sont que des jaloux qui veulent porter ombrage à mon immense talent !

lundi 4 juin 2007

Saoul-FifreFête des mamans

Pas gêné, le cul nu
Il fait pipi dans la rue
Tendrement, goulûment
Il tétotte sa maman
Les yeux clos, souriant
Respirant bien calmement
Bébé dort mais à côté
Un drame s'est passé :

Son papa, tristounet
Désenchanté d'être né
À la quincaillerie
Sans lésiner sur le prix
S'est offert un lasso
Un costaud, un chouett', un beau
Et s'est pendu proprement
À bout d'arguments.

Quelle horreur, orphelin
Plus de papounet calin
Et maman, toute en deuil
Veuve avec la larme à l'œil
C'est vraiment pas du jeu
De mourir sans être vieux
C'est poignant mais où ça craint
C'est chez les voisins :

Madame a enfanté
Son minot, son tout premier
Le papa est ravi :
Craché, juré, c'est tout lui
Ne vous réjouissez point
Leur dit le beau médecin
Tout va bien, mais côté cœur
Ya comme une erreur.

Leur vie glissa gaiement
De visites en traitements
Les piqûres, les essais
Les opérations rataient
La vie a eu tout faux :
L'hôpital donne un peu trop
Le teint blême aux innocents
Plus de mauvais sang.

Ces amis, mes copains
Leur chagrin, c'est mon chagrin
La forme et puis le fond
Ils sont cons mais i' pig'ront
Qu' c'est pour exorciser
Une énorme envie d' chialer
Envaser, boucher l' canal
Des gland's lacrymales.

La bell' mort, tout' en bleu
Les anges et les bienheureux
C'est pour les p'tites chansons
Les tub's à la mords-moi-l'-con
Et quand viendra mon tour
Vous verrez si j'ai d' l'humour
Tout's les vies mèn'nt à la mort
D'accord, pas d'accord
L'eau c'est plus qu' du chlore
Dans les Côtes d'Armor
Perds pas l' Nord
Ressers-moi quèqu' chos' de fort
Un truc carnivore
Avec de la mandragore
Sans sport
Sans records
Sans remords
Sans croque-morts
Je vire ivre-mort
Ouais bon et alors ?
Te crois pas l' plus fort
Plus qu'un p'tit effort
Mets m'en encore...

Même si t'en a pas envie
La mort, c'est la vie !

dimanche 3 juin 2007

ManouPuisqu'on vous le dit ! (Courrier International n°865)





"Messieurs, tétez vos collègues de bureau,

C'est au cours d'une réunion entre amis que j'ai entendu parler de cette fatwa, écrit le quotidien Asharq al-Awsat. D'abord, je me suis demandé si ce n'était pas une plaisanterie, le délire d'un fou, ou une rumeur qui, à force d'être colportée, avait fini par passer pour vraie. Que dit cette fatwa émise par un des prélats d'Al-Azhar, le Vatican cairote de l'islam sunnite ? Que si une femme donne son sein à téter à cinq reprises à un collègue mâle, elle peut partager le même bureau sans avoir à se voiler. Rien que ça ! Ces tétées prodiguées à un homme adulte permettent à un couple non marié de s'isoler sans poser de problème du point de vue de la religion, et sans interdire le mariage entre l'homme et la femme en question. La fatwa du cheikh d'Al-Azhar a incité une cinquantaine de députés égyptiens à s'intéresser de plus prés à l'affaire et à étouffer l'information de peur que la presse ne s'en empare. Ce faisant, ils ont rendu un grand service à Al-Azhar et aux médias égyptiens, qui se sont ainsi trouvés dispensés de traiter un sujet pour eux proprement inabordable. Mais comment la presse peut-elle y échapper, alors que ladite fatwa est numéro un au box-office de l'intérêt populaire ? Elle est sur toutes les lèvres, et devance tous les autres sujets de discussion sur les sites Internet arabes. Les internautes négligent les pages sur la guerre en Irak et les affrontements interpalestiniens pour se ruer en masse sur celles qui traitent de la fatwa. Tout le monde en parle." Ce décret religieux a été émis par le Dr Ezzat Attia, précise le site Elaph, et a déclenché un tollé à Al-Azhar. Le cheikh Tantaoui a ordonné l'arrêt de travail de l'imam et sa traduction devant un tribunal religieux. Après que l'homme eut tété, précise le site panarabe, on peut faire établir un constat signé par des témoins attestant, au nom de Dieu, qu'Une telle a donné le sein à Un tel. "Le fait qu'elle lui donne le sein est considéré comme un acte maternel qui empêcherait tout acte sexuel entre les deux".

(Courrier International n°865)

samedi 2 juin 2007

Tant-BourrinCroisez-vous les méninges ! (3)

Cela fait un sacré bout de temps que je n'ai pas rendossé mon costume de verbicruciste pour vous laisser exercer vos talents de cruciverbistes.

Alors, juste histoire de vérifier si vous êtes toujours aussi nuls à chier doués que par le passé, je vous ai de nouveau concocté une petite grille 5x5 sans cases noires.

Pour que tout le monde puisse jouer (après tout, j'en ai chié pour la créer, cette grille, alors je tiens à ce que chacun en chie dessus aussi), réponses par mail uniquement.



Horizontalement :

  1. Où en est téton
  2. Aidait à aller droit au rebut
  3. Faire des mauvais coups
  4. Pour sortir couvert
  5. Le GPS de Tant-Bourrin

Verticalement :

  1. Faire le mort
  2. Règle pour tracer une ligne... de conduite
  3. Trop mortel, son parfum !
  4. Centriste au dernier degré
  5. Plein d'essences


Et pour me mettre en conformité avec le principe de discrimination positive, je vous joins également une grille composée uniquement de cases noires...

vendredi 1 juin 2007

Saoul-FifreLa vierge froide

Fatigue des yeux, sans doute, je lis nettement moins qu'à ma période boulimique où je me torchais mes 5 livres par semaine, gros ou petits, régulier comme un métronome. Je lis des journaux, mais je n'achète plus de romans neufs. Je rends visite à l'occasion au curé UMP (la totale, quoi) qui tient une petite boutique très bien achalandée en bouquins d'occases, mais j'attends surtout qu'on m'en prête ou mieux, qu'on m'en offre.

Ça m'évite d'avoir à faire un choix, et je pense qu'on n'offre pas n'importe quoi à n'importe qui, qu'il y a toujours le regard de l'autre, un message subliminal derrière le cadeau. Qu'un cadeau est révélateur a minima de la personnalité du généreux donateur, et souvent aussi, dans le meilleur des cas, celui où il arrive à s'abstraire partiellement de ses propres goûts, de l'opinion qu'il porte sur le donataire.

Chaque don est bien sûr un cas particulier, toujours est-il que j'ai été ravi du recueil de Nouvelles que m'a fait découvrir Calune :

J'ai mis un peu de temps à mettre la main dessus car ma belle-mère me l'avait confisqué, et puis mon fils, et puis bon, c'est mon cadeau, alors j'ai poussé mon cri de guerre, et j'ai pu commencer.

Ces "racontars" se passent sur la côte Nord-Est du Groenland, mais leur drôlerie pourrait être d'origine Grolandaise. En gros, c'est la vie des chasseurs de fourrure-piégeurs dans cette contrée bizarre qui ne connaît que 2 saisons : un long jour et une longue nuit de 6 mois chacun. Il y a des petits ports et puis des cabanes éloignées les unes des autres car au centre de leur territoire de chasse. Et dans ces cabanes, 2 piégeurs qui vivent ensemble, un ancien et son apprenti. C'est l'habitude, la tradition. Il semblerait que la vie soit plus facile à 2 que seul pour supporter le froid et surtout l'absence de lumière.

Dans des conditions spartiates et solitaires, la vie se rétrécit aux fondamentaux, mais garde toute son ampleur

Le soleil. Cet astre auquel nous sommes liés par un lien très fort, qui rythme nos jours, qui nous barbouille les yeux de vert, en faisant joyeusement ronfler la photosynthèse, et bien cette étoile s'éteint ! Il faut avoir emmagasiné pendant l'été une sacrée dose d'énergie, avoir le cœur brûlant, avoir l'optimisme chevillé, pour supporter sa défection et garder la foi en son retour ! Certains n'y arrivent pas, tel ce coq apprivoisé qui voit réduit à néant le rôle attribué à lui et ses congénères de toute éternité : saluer, rendre hommage au retour quotidien de Mercure sur son char. Il ne survivra pas à son inutilité lue dans la nuit boréale. La meilleure façon de tuer un coq...

Les femmes. Il n'y en a pas. Et quand on est jeune, et sanguin, et caverneux, le problème est raide à solutionner. Il faut attendre le vent du Sud-Est, et courir droit vers lui le sguègue à l'air, jusqu'à ce que l'image même de la femme s'évapore, s'amenuise dans les pensées... Mais elle revient toujours. Et prend une place d'autant plus importante qu'elle est loin dans le temps et l'espace. Dans ces lieux de solitude, le fin conteur, le diseur de merveilleux a un pouvoir magique sur ses compagnons. Par la force créative de ses mots, en leur parlant d'une lointaine "fiancée" qui soi-disant l'attend, il arrive à la faire exister dans leur imagination, jusqu'à entamer à leur demande une négociation tendant à lui faire "abandonner" ses droits sur elle ! Le droit de parler de cette fille fictive comme si elle était réellement sa fiancée, coûtera une fortune au vainqueur des enchères.

Je ne connais pas de métaphore plus puissante de l'importance vitale de l'Art, de l'écriture ou de la parole, dans notre vie. L'image, le rêve, ont même valeur, ou plus, sans doute, que la chose réelle. D'ailleurs, la vraie Emma n'existe pas. La vierge froide, si.

La mer. Hé oui, c'est sea, sex and sun, ce livre. La mer qui devient une étendue gelée et le compagnon chinois qui plonge pour comprendre comment les phoques arrivent à respirer sous la glace. L'alcool est bon et chaleureux pour le chasseur. L'alcool ne gèle pas, lui. Il n'en reste plus, va falloir songer à re-distiller. La mer par où arrive le bateau 2 fois par an, la relève, les provisions, les nouvelles de la civilisation, et qui repart chargé de fourrures.

Le bateau qui leur amène ce coup ci le trouble-fête le plus inutile qui soit : un lieutenant officiellement chargé de les former, de les discipliner et de les motiver contre l'Ennemi. Quel Ennemi ? Ben, l'Ennemi, quoi ? Ils veulent bien être gentils un moment, mais faudrait voir à leur causer correct. Ce sont des chasseurs du Grand Nord, des durs, et ce sont finalement eux qui mettront au pas le gringalet. Avec doigté.

Ce livre parle de toutes les choses importantes, de la mort, de l'amitié, du respect. De ces visites si indispensables à la survie, car si rares, de la nécessité acceptée de saouler l'autre de paroles et d'en écouter autant en échange, et de toutes ces petites folies ordinaires, obligatoires dans un pays aussi rude, et aussi des gros pétages de cable comme la sombre histoire d'Oscar le cochon que Calune aurait bien vu, j'en suis sûr, comme compagne pour Julie.

Très joli livre, vraiment, au style simple et allusif, comme j'aime, laissant la part belle à l'imagination du lecteur, qui n'est pas une moule, non mais ? Y a t-il un style nordique, qui parle avec finesse de sentiments profonds, vrais, naturels ? J'ai adoré "Faim" de Knut Hamsun, le prix Nobel norvégien, et aussi, plus proches de nous, les livres d'Arto Paasilinna le lapon : "le lièvre de Vatanen", etc... et bien sûr l'incontournable Selma Lagerlöf.

Au fait, Calune : merci !

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