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mardi 13 novembre 2007

Tant-BourrinLe blogbodico (2)

Puisque la première fournée vous a plu, je vous ressers une nouvelle tournée de mots lestés, tous 100% blogbo-made. Have fun ! (et désolé, mais le X et le Y ne m'inspiraient vraiment pas)




Accâblo-opérateur : (n.m.) Opérateur de réseau câblé dont les piètres prestations techniques et commerciales dépriment les clients.


Banqueprout : (n.m.) Echec total dans une tentative de rétention de pet. L'autre soir, j'étais invité chez la Marquise du Payt d'Anlassoy, et j'ai ruiné ma bonne réputation en faisant banqueprout.


Cacabotin : (n.m.) Acteur médiocre imbu de lui-même mais qui ne fait que de la merde. Quel cacabotin, ce Leonardo di Caca-pris-haut, il pète plus haut que son cul !


Déco-lorent : (n.m.) Blogueur particulièrement décoratif. Depuis que tu utilises du déco-lorent, ton blog a retrouvé des couleurs !


Electeur mp3 : (n.m.) Dans un contexte de fraude électorale, électeur dont la voix est fortement compressée, généralement dans un rapport d'environ 1/10ème (l'acronyme mp3 signifie "magouille politique de niveau 3").


Frein amen : (n.m.) Dispositif de freinage de dernier recours utilisé quand le système de freinage principal ne répond plus. - Mais où est passé le frein amen ? - Je l'ai pris hier.


Gastronomatopée : (n.m.) Mot dont le son imite des bruits de grosse bouffe. Ex : miam, groumpf, cronch, gloup, beurps...


Haka "paie-là" : (n.m.) Chant guerrier interprété sans accompagnement musical destiné à impressionner un mauvais payeur pour qu'il rembourse enfin sa dette.


Infanticipe : (n.m.) Action de prendre une pilule contraceptive.


Jacolombinisme : (n.m.) Doctrine des jacolombins qui prône l'évacuation des besoins naturels dans des toilettes centralisées. (Antonyme : diarrhégionalisme)


Karatekaka : (n.m.) Personne souffrant d'une forte constipation. Punaise, j'ai beau pousser mon cri qui tue, rien ne sort ! Je suis un vrai karatekaka ! (Antonyme : Chiure-Chid'sus).


Législaxatif : (adj.) Relatif à une loi qui fait chier un maximum de gens. Certaines dispositions législaxatives sont particulièrement emmerdantes pour les sans-papiers.


Marréchaussette : (n.f.) Chaussette enfilée sur la main et pourvue d'yeux factices, utilisée dans les spectacles de marionnettes destinés à faire rire les enfants. - Où qu'il est le gendarme, les zenfants ? - Là ! Là ! La marréchaussette !


Nausélandais : (n.m.) Personne participant très activement à la feria de Dax. Vu le contenu des caniveaux, les nausélandais devaient être complètements noirs, hier au soir.


Ostentation : (n.f.) Tendance nécrophile. On est souvent soumis à l'ostentation à mesure que l'on se fait mûr.


Prostitularisation : (n.f.) Acte par lequel une personne consent à accorder un titre professionnel en échange de rapports sexuels. Syn. : promotion canapé.


Quenote : (n.f.) Morceau purement instrumental. La critique a eu la dent dure avec sa dernière quenote.


Rôt-de-dindon : (n.m. fam.) Eructation chez un gros buveur. - Glou glou glou glou... burps ! - Oh, voilà un rôt-de-dindon bien fleuri !


Sliposuccion : (n.f.) Fellation. Aujourd'hui, j'ai envie d'une bonne sliposuccion : j'ai donc mis des sous-vêtements sperméables.


Tactilographie : (n.f.) Technique d'écriture en braille. Mmm, la Simone, elle a des doigts de fée. J'aimerais bien prendre un petit cours de tactilographie avec elle !


Utopinambour : (n.f.) Utopie bas de gamme. Avoir pour rêve ultime que Jean-Kevin gagne la Star Academy 23 est une utopinambour.


Vulcanogogues : (n.m.) Lieux d'aisance conçus de telle façon que leurs utilisateurs n'y restent pas trop longtemps. La Ginette, elle a vraiment le feu au cul, elle a dû passer aux vulcanogogues !


Water-Paulot : (n.m.) Toilettes strictement réservées à Paulot.


Zizibeline : (n.f.) Organe sexuel masculin pourvu d'une fourrure très fine particulièrement recherchée. - Quel magnifique manteau, Léontine ! C'est de la zizibeline ? - Non, c'est du vit-zon !

dimanche 11 novembre 2007

BofBouquet final.

Février 1983. premier contact.

Hyères, 12h, je descends du transal.
Ici y a des palmiers, et des gens en t-shirt, choc thermique et visuel. Deux heures plus tôt, à Reims, il neigeait. On grimpe dans un bus, direction Canjuers ou la grande muette veut tester nos talents. Entre deux obus, le capitaine nous entrainera pour une "balade" dans les gorges du verdon. En février, le verdon, c'est glacial, désert, et grandiose. Deux jours plus tard, au moment du départ, je sais déjà que je reviendrai vivre ici.

Octobre 2007.

Lundi matin dans un village varois.
Comme les autres lundis, je me lève, tôt, sans la bousculer. La tête sous l'eau avant de réveiller le grand. Grommellements habituels. Sortir les chiens, les nourrir. Boire un thé. Bouge toi mon fils, l'éducation nationale te tend les bras et ton père t'y emmène tout droit, et juste à l'heure.
Un frisoté, ancien trotskyste mal assumé est l'invité d'inter pour dire tout le bien qu'il pense de ses amis. Je ne voudrais pas être son ami.
Fréjus. Des lycéens alignés devant un bus scolaire, flics, bergers allemands, fouilles.
Je rentre, vite, par l'autoroute. Sortie Le Muy, nationale 7.
Au bord de la route, un petit parking, près de la haie qui le borde, une butte de terre, un carton pour s'assoir en attendant le client. La fille bulgare n'y est plus, à sa place, un bouquet de fleurs. Plus loin, dans le fossé, à la place ou on l'a retrouvée le crane fracassé, un autre bouquet.
Je suis rentré, fatigué.

La côte d'azur, il y fait toujours beau.

vendredi 9 novembre 2007

Saoul-FifrePutain d'Espace

Putain d'Espace. Ho, elle est chouette. J'ai même jamais conduit une voiture pareille, avec air-bags, clim', lecteur CD griffé Renault incorporé, commandes de l'auto-radio au volant, je savais même pas que ça existait ? Les boutons zarbis au plafond, il aurait fallu me braquer pour que j'y touche, sans doute des parapluies ascensionnels ou des turbos d'artifice à l'hydrogène liquide ?

Belle bête, donc, mais il lui manquait l'essentiel.

Ce matin là tombait sur notre belle mais sèche Provence la 1ère rincée depuis 6 mois. Excellente nouvelle sans conteste, mais une voiture dotée de chauffage me l'eut faite apprécier à sa juste valeur.

Non que je sois frileux, mais rouler de nuit sous la pluie battante avec une bonne couche de condensation à l'intérieur du pare-brise, je n'aurais pas craché sur une deuxième paire d'essuie-glaces internes. J'y voyais goutte, comme on dit.

Je choisis de me scotcher aux feux arrières d'un gros-cul en priant pour qu'on aille au même endroit.

Dieuboudhallah m'exauça : il allait à la Joliette.

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jeudi 8 novembre 2007

ManouVotez





10 gages envisageables pour Soufi et son absence prolongée,

- L’Astérique : Soufi au fond du lac avec un boulet attaché au pied,

- L’olympique : Soufi, à pied, la flamme à la main, d’Alger à Paris,

- La méthodique : Soufi épilé intégralement à la pince,

- La sadique : Soufi attaché sur une chaise subissant la lecture du dernier d’Ormesson,

- La boulimique : Soufi forcé d’ingurgiter 10 portions de ma version personnellemnet épicée du couscous,

- L’encaustique : Soufi le visage ciré par Cécilia, sauvagement mais gratuitement,

- L’épidermique : Soufi scalpé de la fesse droite,

- L’acrylique : Soufi mannequin à la mode, retenu pour présenter la robe de mariée d'Yves Saint Laurent,

- La Killbique : Soufi découpé au katana et en 876 tranches fines,

- L’hypostatique : Soufi contraint de hisser une ou des réalités à un niveau absolu alors que celles-ci ne sont que relatives.

Que choisissez-vous ?

mercredi 7 novembre 2007

Tant-BourrinTiens ?

C'est bizarre : nous aurions dû avoir un billet du Souf' aujourd'hui (en tout cas, c'était son tour), mais nib. Nada. Queud.

Que pensez-vous qu'il faille faire ? Peut-être ne revient-il qu'aujourd'hui d'Algérie et se fout-il simplement de laisser son lectorat préféré en carafe ? Ou alors.......

Gosh ! Vous croyez qu'il faut téléphoner à l'Elysée pour que Sarkozy aille le chercher ?

lundi 5 novembre 2007

ManouWriggles 3

Vous êtes peut-être rentré hier soir de quelques jours de vacances et vous avez passé des heures dans les bouchons. Les plus heureux ont découvert « Grolandic edit » d’ « Of montreal », les autres ont profité du week-end Etienne Daho sur Auroroute FM.

Vous avez peut-être pris l’avion pour revenir du Tchad ou vous y êtes resté.

Quoiqu’il en soit, soyez heureux. Alexis a tenu parole. Grace à lui nous allons tout savoir sur le nouvel album des Wriggles qui sortira le 12 novembre : Les origines multi éthniques de Kristof, Steph et Fredo, leurs combats politiques, leurs amours passionnés, leurs recettes salé-sucré incomparables, leurs sous-vêtements bariolés ….

Juste cliquez

Pour ma part, je vous offre une photo de leur tout premier spectacle, juste avant les ovations.



samedi 3 novembre 2007

Tant-BourrinCoup double

Jean-Claude (fulminant) : D'où reviens-tu ainsi ? Et à cette heure ?... J'en ai assez de tes allées et venues, tu fais tellement de boucan quand tu rentres que je n'essaie même plus de m'endormir avant que Môssieur Luigi daigne regagner ses pénates !

Luigi : Eh, oh, en veilleuse, s'il te plaît ! On est juste en coloc', t'es pas mon paternel !

Jean-Claude : Oh oui, je ne le sais que trop bien qu'on est en colocation ! Il me serait bien difficile d'oublier un colocataire de ton genre ! C'est moi qui me tape tout le ménage, c'est moi qui remplis le frigo, c'est moi qui paye les factures d'eau et d'électricité...

Luigi : Ouais, et alors ? Ça te défrise ?

Jean-Claude (continuant sa phrase) : ...et c'est Môssieur Luigi qui n'en fout pas une ici et qui va faire ses petites affaires louches à l'extérieur à la nuit tombée !

Luigi (s'emportant subitement) : Quoi ? Qu'est-ce que t'as dit, là ? Des affaires louches ? Ne t'avise jamais de redire un truc comme ça ! Je fais mon business, point barre. Et si ça t'empourpre le trou de balle, je m'en contrefous. C'est pas parce que t'as choisi de mener une vie de peigne-cul qu'il faut charogner sur ceux qui savent mener leur barque !

Jean-Claude (écarlate) : Peigne-cul ? Peigne-cul ? Attends un peu, c'est le tien de cul que je vais peigner à coups de pied, non mais !

Luigi (un rictus méprisant aux lèvres) : Oh, excuse, vieux, je voulais dire "expert-comptable". Mais peigne-cul, expert-comptable, tout ça, c'est synonyme, hein !

Jean-Claude (fou furieux) : Là, ç'en est trop ! Passe encore de jouer les bonniches pour un maquereau et un dealer, mais je ne vais pas me laisser insulter en prime ! Ce coup-ci, je...

Luigi (sortant un revolver de sa poche) : Tst, tst ! On se calme ! Je sens que t'as besoin d'un petit sédatif, toi !

Jean-Claude (pâlissant subitement) : Héééééééééééé ! Attends, pose-moi ce revolver, tu vas...

Luigi : Je vais ?

Jean-Claude (grelottant de peur) : Tu vas... faire une bêtise. Heu... écoute, on s'est peut-être emportés pour par grand chose, hein ?... Allez, retire-moi ce revolver de ma tempe ! Déconne pas !

Luigi (un éclat cruel dans le regard) : Peigne-cul... et impoli avec ça : t'as pas dit "s'il te plaît". Tant pis pour toi !

Jean-Claude (blème) : Nooooooon !




Rapport de police

Procédure judiciaire n°3392, novembre 2007
Commissariat de Police
Rintanbourg, 98200

Décès par arme à feu au domicile de la victime

Rapport de police
Officier au rapport : Commissaire Alban Tourrin
Numéro de matricule : 771-30
Samedi trois novembre deux mille sept


Nous, Alban Tourrin, Commissaire de la République et de la ville de Rintanbourg. En suite de la déposition faite par devant nous le vendredi deux novembre deux mille sept par Madame Maria Lamanou, 62 ans, célibataire de son état, femme de ménage, résidant au 77 rue de la Quintaine, à Rintanbourg, au sujet de la découverte du décès à son domicile de Monsieur Jean-Claude Foursif, 43 ans, célibataire de son état, exerçant la profession d'expert-comptable et résidant au 18 avenue des Variolithes, à Rintanbourg.

Nous nous sommes transportés, le même jour, sur les lieux du décès, accompagné de l'agent Jean-Ignacio Lorentez. Étant arrivés au dit endroit, nous avons procédé à l’examen des lieux. Le cadavre de la victime gisait sur le dos au milieu du salon et tenait un revolver dans sa main droite. L'examen visuel du cadavre permet d'attribuer selon toute vraisemblance la cause du décès à l'impact d'un projectile d'arme à feu sur la tempe droite.

Aucune trace d'effraction n'a pu être relevée. L'appartement de la victime était en ordre. La victime n'a apparemment subi aucune violence physique. Le relevé des empreintes digitales n'a fournit aucun élément susceptible d'infirmer l'hypothèse d'un décès par suicide. Seules les empreintes de la victimes ainsi que celles de Madame Maria Lamanou ont pu être identifiées. La présence des empreintes de cette dernière s'explique par le fait que Madame Lamanou faisait deux fois par semaine une heure de ménage dans l'appartement de la victime, dont elle disposait d'un double des clés. C'est en pénétrant dans le logement de la victime le vendredi deux novembre deux mille sept vers neuf heures trente que Madame Lamanou a constaté la présence du cadavre de Monsieur Foursif et a prévenu aussitôt les services de police.

Après avoir procédé à l'ensemble des examens et relevés d'empreintes, nous avons fait transférer le cadavre de la victime à l'institut médico-légal pour que soit pratiquée une autopsie.

Nous avons ensuite consulté le fichier central pour connaître les éventuels antécédents judiciaires du défunt. Il s'avère que celui-ci a par deux fois été mis en examen dans des affaires de proxénétisme et de trafic de stupéfiants. Ces deux mises en examen faisaient suite à l'interpellation en flagrant délit de Monsieur Jean-Claude Foursif, connu dans le milieu rintanbourgeois sous le pseudonyme de Luigi.

Ces mises en examen se sont par deux fois conclues par une relaxe, l'expertise psychiatrique de Jean-Claude Foursif ayant conclu son irresponsabilité au moment des faits. Selon le rapport d'expertise, la victime souffrait de schizophrénie profonde induisant des troubles importants de la personnalité, deux identités, à savoir Jean-Claude Foursif et Luigi, coexistant alternativement dans son psychisme. La victime a séjourné par deux fois en hôpital psychiatrique pour y recevoir un traitement, mais sans réel espoir de guérison. Ces troubles psychiatriques récurrents sont donc susceptibles d'avoir de nouveau altéré le comportement de Monsieur Jean-Claude Foursif et de l'avoir poussé au suicide.

Le rapport d'autopsie sera joint au présent rapport dès réceptions. Si aucun élément nouveau ne vient infirmer les premières conclusions, nous pourrons qualifier les faits en suicide et classer l'affaire sans suite.


Dont acte
Le commissaire de Police

Transmis à Monsieur le Directeur de la Police Centrale.
Rintanbourg, le 3 novembre 2007.

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