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mardi 23 octobre 2007

Lorentfou comment?

Et là, elle a dit: "Quelle est la fois ou vous vous êtes senti le plus fou?"

Je vous rassure de suite, même si la teneur des billets précédents ne plaide pas en ma faveur, je suis raisonnablement dans la norme. C'est en fait une question que l'on m'a posé un jour d'hiver. Froid l'hiver, très froid, -35c°, pour être précis.

Ce soir-là j'étais content, j'avais trouvé une place pour garer mon char, et j'avais même réussi à comprendre en étudiant le panneau de stationnement que c'était légal. Ami lecteur, si tu dois rouler dans Montréal, surtout le vieux Montréal, tu comprendras. Entre parenthèses et pour meubler le billet, le soir d’avant, j’avais fait confiance au métro pour regagner la base. Erreur, grave erreur: panne sur la ligne qu’on devait emprunter. Bien sur, confiant dans la brièveté envisagée de l’exposition au froid, et voulant perpétuer l’image du français inconséquent, j’étais parti sans la carapace habituelle. Ô fach de cong, depuis ce jour et le footing de trois km qui suivit à minuit, je peux t’expliquer ce qu’est le facteur éolien, et que quand tu commences à te geler les couilles, c’est que le reste est déjà surgelé. Veuillez excuser ce trivial langage qui ne vise pas à choquer, juste à expliciter. Olé.

J’en étais où ? A Montréal oui, et je viens de garer mon char. Bref, Poupouille, Ben, Anna et celui qui tape ce billet ont rendez-vous avec une équipe de pure laine. S’en suit petite bouffe et avant toute chose, il faut savoir que le Québécois, être socialisant s’il en est, a à disposition tout un tas de petits jeux entre amis, histoire de ne pas laisser tomber une ambiance. Fait qu’au moment du café, la question est tombée:

-« quelle est la fois ou vous vous êtes senti le plus fou »?

-« Fou? Comment ça? »

-« Ben oui quoi, tsé quand t’es tout pogné par la gêne, que tout le monde rigole autour de toi depuis le matin et que c’est seulement le soir que tu t’aperçois que t’as un trou à ton pantalon, et qu’on te voit les bobettes, roses en plus ce jour-là. »

-« ah ok, je vois. »

-« allez, fais pas ton niaiseux et raconte nous une histoire! »

Vous je sais pas, mais moi, des moments comme ça, j’en ai connu quelques-uns, des « disables » et des indicibles, du genre que 20 ans après t’as encore les orteils qui se crispent rien qu’à l’idée du truc.

Et 20 ans, c’est justement le temps écoulé depuis cet épisode, aussi un jour d’hiver.

J’étais jeune cuisinier, et j’avais signé pour une saison d’hiver dans les alpes vaudoises.


Le job était pas compliqué, fallait juste survivre aux deux heures de folie du service de midi. C’était une ligne de self, et on était deux pour nourrir jusqu’à 400 personnes. Quand ça roulait, c’était sympa, mais quand ça commençait à grincer, ça pouvait vite devenir l’hystérie généralisée, le cuisinier compris. Pour ça que ce jour-là, alors que mon indice de stress frôlait son zénith, j’ai pas vraiment été patient avec ce jeune client, aux gestes étranges:

- « epeuoir mouar, ecsshblig! »

- « hein? »

- « epeuoir mouar, ecsshblig! »

- « désolé mais je comprends pas, tu veux quoi? »

- « epeuoir mouard, ecsshblig! »

- « Purée mais articule, je comprends pas! »

- « epeuoir mouard, ecsshblig! »

- « PUTAIN MAIS ARRÊTE DE TE FOUTRE DE MOI, BORDEL, ARTICULE, AR TI CU LEUUUUU! »


C’est à ce moment que le chef m’a dit:

- « ah mais je le connais, il est sourd et muet, et je crois qu’il veut de la moutarde avec son shublig….. »

- « ………………………………………................. »



Depuis ce jour, moi, les sourds et muets, je leur colle de la moutarde d’office.

dimanche 21 octobre 2007

Saoul-FifreVisages

Sept heures du matin. Autoroute du rove, entre chiens et loups. J'entame la plongée vers Marseille, la baie est féerique à cette heure là, avec ses milliards de lucioles montant à l'assaut des collines de la ville.

Contraste entre cette garrigue désertique des hauteurs de l'Estaque tant de fois brûlée que les chèvres n'y trouvent plus de quoi nous redonner ce goût corsé qu'avaient leurs brousses, entre ce paysage magnifique et désolé de blocs éboulés, gardiens inutiles de barres rocheuses imprenables, et cette baie civilisée à outrance que je domine pour l'instant, ces grands ensembles, cette Joliette qui fourmille de cargos, de grues, de hangars, cette ville aquatique dans laquelle je descends en apnée.

Je fais durer le plaisir de l'immersion. Ha les radars ne me flasheront pas. En face de moi la Bonne Mère, érigée comme un téton au bout d'un des seins les plus fiers de sa ville. À ma droite le prisme salé des vagues me renvoie la lueur de l'aube en milliers de clins d'yeux salaces. De grandes falaises se trempent le bout des pieds, des îles nagent au large.

La 4 voies aérienne glisse au niveau des fenêtres des bureaux dans les grands hangars rénovés de leur Euroméditerranée, paradoxe politique de béton. Wooff, une brève coulée sous un tunnel et la route émerge dans la lumière le long de la forêt de mâts du Vieux Port. Le collectionneur d'absinthes cuve encore sa nuit sous les arcades. Les poissardes font des vocalises en attendant le retour de la pêche de leurs pescadous. Le cœur de la ville bat sans tension avant l'ouverture des commerces. La rue de la Grande Synagogue est bien pratique pour me mener à destination : la rue Paradis est en sens unique, mais dans les 2 sens, tout un symbole ! Il faut avec doigté l'appréhender par le milieu et là seulement, en l'enfilant à la descente ou à la montée, atteindre enfin son but.

Le mien était le consulat, petit morceau de terre officiellement algérien dans ce port tellement porte du Maghreb. Je serrais contre moi un peu plus qu'il n'est décent la chemise qui contenait les précieux originaux demandés pour l'obtention de nos visas.

Le visa... Je te veux si tu veux de moi..., chantonne-je nerveusement.

Je ne suis sorti que 2 fois d'Europe, et les 2 fois c'était en Algérie. Cette fois-ci est particulière : Al Qaïda a appelé récemment à l'épuration des espagnols et des français persistant à rester impudemment en terre maghrébine, et j'y emmène pour faire bonne mesure mes 3 enfants curieux de voir de visu de visa l'écrin où est né leur perle de père.

La salle d'attente du consulat est le dernier endroit où l'on cause.

Un vieux chibani de 66 ans défend les vertus du système de retraites français : ça fait 50 ans que je suis en France, j'ai travaillé plus de trimestres qu'il en fallait et je touche plus à la retraite que quand je travaillais. Ceux qui vous disent qu'il y a des abattages (abattements ?) pour les immigrés, il faut pas les écouter, ils ont que de la bouche. Ma femme est française, moi j'ai jamais fait la demande. D'accord je peux pas voter. Et après ?

Deux jeunes veulent se marier. Il manque au fiancé 2 témoins pour certifier qu'il est bien célibataire. Deux inconnus (dont un barbu à robe blanche) recrutés au rez-de-chaussée feront l'affaire.

Un couple mixte, d'un certain âge, part en vacances à Alger, ville du mari. Il la regarde d'un air concentré remplir les demandes. Je devine du respect dans son regard.

Une beurette l'air effronté rentre dans le bureau alors que c'était mon tour (avec ticket probatoire et tout) et me lance : C'est juste pour un renseignement !. Elle ressortira un 1/4 d'heure après.

L'employée est très consensulaire. Elle me tend une des fiches et me dit : Votre fils n'a pas signé. Je blêmis, je le sais foutre bien : il n'est pas encore de retour, son passeport non plus n'est pas signé. Je saisis la feuille, gribouille ses initiales au culot et elle la reprend, imperturbable, pour l'agrafer à sa liasse. La France elle est dehors, sur le trottoir. À ce comptoir, je suis déjà en Algérie. Il ne manque plus que quelques photocopies et la machine est en bas. 20 cts la feuille, c'est cool, non ? Mon dossier est complet, j'aurai nos visas demain. Rue Paradis, je vérifie mes papiers. Nom de dieu, j'ai laissé le Livret de Famille dans la photocopieuse ! Je cours, mais un barbu et sa femme en burkha (ce sera la seule que je verrai ainsi, avec la vraie burkha afghane) me barre l'accès au sas d'entrée. Je tente une manœuvre de contournement du fantôme marron en m'excusant et en rentrant le ventre pour ne surtout surtout pas l'effleurer. Le portier m'enfonce d'un Monsieur, ces personnes sont avant vous !. Je pleurniche : Mais j'ai oublié mon Livret de Famille dans la photocopieuse. Le fond est atteint. Un garde qui m'a à la bonne depuis mon entrée ici, qui m'a guidé plusieurs fois, me pousse : Vous pouvez y aller, Monsieur. L'autre s'écrase et j'accélère pour récupérer mon bien déjà dans les mains d'un candidat photocopieur.

Je crois bien que ceci est à moi. Tous les présents sourient gentiment.

Si je perds le Livret de Famille, ma femme m'arrache les yeux !. Les rires explosent.

vendredi 19 octobre 2007

ManouMioule : la traversée de Paris





Mioule connaît Paris comme sa poche. Elle sait que tout y est possible. Aujourd’hui son but consiste à se rendre de la porte d’Orléans à la porte de Clichy à pied, comme ça, afin d’utiliser le GPS restitué par Soufi pour cause d’insubordination.

GPS : Il n’auront pas l’Alsace et la Loraine !

Mioule : Au lieu de pester comme un soudard tu ferais mieux de m’indiquer la route.

Mioule (à elle-même) : Soufi a décidément une influence désastreuse sur le GPS.

A l’instant où Mioule formule cette pensée peu chrétienne, elle pose le pied sur une énorme crotte jaune. Hi apparaît soudainement au milieu d'un nuage doré.

Hi : C’est ton jour de chance, petite Mioule. Fais 3 vœux et j’essaierai de les réaliser.

Mioule : 1 ) Débarrasse-moi d’abord de cette crotte, 2 ) Inculque au GPS des notions élémentaires de respect, 3 ) Fais en sorte que, dans ce monde, chacun mange à sa faim.

Hi : Je prends l’étron en main. Mais le GPS demande à être baptisé sur le champ avant de procéder à une quelconque marque de respect.

Mioule : Puisqu'il le faut je l'appelle Séraphin.

Séraphin : Louée sois-tu maîtresse des miennes deux !!

Mioule : Hi, pourrais-tu expliquer à Séraphin que le respect n’a rien à voir avec les formules tantbourinesques, aussi délicates puissent-elles lui paraître ?

Hi : Désolé Mioule, tu n’as plus de vœu à formuler. Quant à la faim dans le monde, je ne vois qu'un partenariat – productivité récemment conclu qui te permettra de disposer de 10 milliards de petites cuillères dans les 3 mois. Malheureusement je ne puis faire davantage, mon fournisseur habituel de céréales génétiquement modifiées vient de me lâcher pour vivre son histoire d’amour avec François Hollande. A la prochaine !

Hi disparaît, pas l’odeur.

Mioule : C’est bien ma veine. Me voilà avec un monstrueux stock de cuillères et un GPS graveleux …

Seraphin : Ô grande prêtresse de l’union de la pie, prends la prochaine à droite.

jeudi 18 octobre 2007

Tant-BourrinLa couleur de l'amour

Petit jeu : ami(e) lecteur(trice), toi qui es si perspicace, sauras-tu deviner lequel de ces Oui-Oui est le vrai, le seul, l'unique doudou adoré de Tant-Bourriquet ?

mercredi 17 octobre 2007

Tant-BourrinLes machines souffrent aussi

Nous avons tous lu un jour ou l'autre une de ces histoires de science-fiction dans lesquelles des robots extrêmement sophistiqués en viennent à acquérir une conscience et à éprouver des sentiments avant de conquérir le monde, de tomber amoureux, de se suicider ou de se précipiter dans les magasins pour s'acheter un ravissant petit tailleur rose fuschia.

Bien sûr, tout ceci n'est que fruit de l'imagination et, une fois les livres refermés, on oublie tout cela et l'on passe à autre chose.

Mais ne vous êtes-vous jamais demandé s'il n'y avait pas un fond de vérité derrière tout ça ? Pourquoi nos ordinateurs, nos lecteurs de DVD, nos fours à micro-ondes, nos réfrigérateurs, bourrés d'électronique et de savoir-faire humain, n'auraient-ils pas une âme ou quelque chose s'en approchant ? Qui sait si votre lecteur mp3 ne pleure pas à chaudes larmes en vous jouant "Qui saura" de Mike Brant dans les oreilles ? Ou si votre batteur à oeufs ne rêve pas secrètement de devenir batteur dans un groupe de rock ?

Eh oui, il faut vous faire à cette idée : les machines souffrent elles aussi !

Comment ? Je devine un léger scepticisme dans le lectorat ? Eh bien, grâce à des techniques révolutionnaires développées par Blogborygmes, nous avons pu réaliser quelques enregistrements de machines prouvant leur très grande sensibilité.


Voici tout d'abord une bien émouvante interprétation de "Ne me quitte pas" par un GPS. Poignant, non ?

Blogbomachines - Ne me quitte pas (J.Brel)


(Téléchargeable directement ici)


Et, pour vous prouver que les machines ont bien du talent, voici un extrait de "Horace" de Corneille, déclamé avec émotion par une cafetière programmable. A quand des machines à la Comédie française ?

Blogbomachines - Horace (Corneille)


(Téléchargeable directement ici)


Les machines sont aussi des êtres vivants comme vous et moi, qui savent partager de bons moments de convivialité en se racontant de bonnes blagues. Voici un petit échange entre deux distributeurs automatiques de boisson. N'aimeriez-vous pas les compter parmi vos amis ?

Blogbomachines - Bonne blague


(Téléchargeable directement ici)


Enfin, les machines sont capables d'éprouver de doux frissons amoureux. Ecoutez le petit dialogue qui suit entre un robot-mixeur et une plaque chauffante. Ne sont-ils pas mimis tout plein, ces deux tourtereaux ?

Blogbomachines - Dialogue d'amoureux


(Téléchargeable directement ici)

Voilà. Je pense que la démonstration est imparable. Vous ne regarderez désormais plus les machines qui vous entourent du même oeil.

Merci qui ?

Merci Blogborygmes !









... et merci aussi à Kali, le logiciel de synthèse vocale développé par l'Université de Caen et le CNRS (dans le but très louable d'aider les non-voyants), sans lequel ce billet n'aurait pas été possible ! :~)

lundi 15 octobre 2007

LorentL'age des ténêbres

Frappé du terrible mal qui frappe un jour chaque blogueur, quelque soit son age son sexe ou le processeur qui anime son pc, je me vois contraint par la panne d'inspiration de vous livrer ce jour une critique cinéma.

Non, en vrai j'ai juste envie de causer un peu de ce film.

Avant d'y aller, j'avais interrogé mes contacts du coté ouest de la grande mare. mais pas de bol, ce film portant pourtant haut et fort à l'origine sa québéquitude ne sera là-bas à l'affiche qu'à Noël. Un esprit méfiant m'a alors déclaré que ce n'était pas bon signe. L'esprit méfiant était féminin, et la femme par essence suspicieuse et mauvaise langue (là normalement le Saoulf ou Tee Bee devraient faire un commentaire graveleux) je n'ai donc pas tenu compte de l'avis.

Le réalisateur, c'est Denys arcand ("le déclin de l'empire américain" ou plus récent, "Les invasions barbares"). Un gars qui privilégie le fond à la forme: c'est généralement correctement filmé, mais sans plus, l'intérêt étant ce qui se dit, plutôt que la façon dont c'est filmé. Moi j'aime assez, et y a pas ce coté prétentieux casse-couille de nos rohmermillerdoillonetcetcrajoutezlesnomsquevousvoulez. Voilà, à ce stade je viens de me faire plein de nouveaux copains. Ahem.

Le film donc: devant la mornitude de son existence un quadra a pris l'habitude de rêver sa vie pour mieux la supporter, mais cette chienne (de vie) va se charger de le ramener sur terre. J'en dirais pas trop si des fois vous vous décidiez à visionner le truc, mais les deux heures du film vont permettre à Arcand de flinguer gentiment - je cite et j'en oublie - le couple, l'administration, les ados, le politiquement correct, le système de santé, les flyés*, la politique anti-tabac et plus généralement l'absurdité de nos vies. Certaines scènes justifient le film à elles seules (le toubib qui se lâche, le conseil de discipline), d'autres le plombent un peu.

Ça fait parfois enfonçage de porte ouverte, c'est parfois longuet ou totalement kitch, et la fin empruntée à Candide discutable, mais je regrette pas du tout la séance. Un bon moment de cinéma, des expressions que je me lasse pas d'entendre, et de tout bons acteurs, anyway (ça fait couleur locale), je serais vous, avec deux heures devant moi, j'irais y faire un tour.

*allumés du bulbe

samedi 13 octobre 2007

Saoul-FifreDeuxième famille

Nam' nous a fait monter les larmes aux yeux avec cette belle fiction si peu fictive qu'elle a publié sur son propre Skyblog. Nam' est une des amies "à la vie à la mort" de notre fille Zoé et à ce titre, fourrée assez souvent à la maison. La vraie famille de Nam' est une tout ce qu'il y a de chouette famille mais l'enfance exige de grandes ailes pour planer sur sa liberté.

Alors Nam', qui a rencontré un Tahitien, rêve d'un grand voyage de l'autre côté de la Terre. Elle a 14 ans et s'imagine à l'âge de 18 ans, majeure, à la veille de la belle envolée...

Je n'ai rien lu de plus beau depuis un sacré moment alors je lui ai demandé la permission de publier ici son poème en prose, pour vous en faire profiter, même si certains rustres auxquels je pense ne méritent pas autant de finesse et de pureté.

Ce texte se trouve catégorisé dans "La vraie vie" car le rêve fait partie intégrante de la Vie.

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