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jeudi 14 juillet 2005

Saoul-FifrePeyrat II, le retour.

Le Canard parle de l'affaire et donne la conclusion : le procureur Eric de Montgolfier a classé le dossier sans suite. Motif : "Les rats ne sont pas protégés par la loi" !!!

Excusez moi, ça me tue ! La loi n'a pas prévu le cas du rat et c'est la seule raison pour laquelle on classe le dossier ! Et ben moi, je ne suis pas d'accord. Les tortureurs (oui, je sais, on dit tortionnaires, mais moi je me contente de tortionner la langue) de rats de laboratoires, ceux à qui on injecte du cancer pour voir si ça les fait rigoler ou se mordre la tumeur, j'aimerais bien qu'on les poursuive en justice car là, on est en présence du cynisme le plus total : ces rats sont totalement innocents ! Ils sont élevés depuis de nombreuses générations dans l'unique but de servir de cobayes dans des expériences soi disant scientifiques : tout le monde sait que les conclusions trouvées ne sont absolument pas transposables à l'homme, les métabolismes étant complètement différents, mais on continue quand même et la loi exige d'ailleurs que les médicaments soient testés sur animaux.

Autant dire que la SPA n'est pas prête d'attaquer en justice les gros trusts pharmaceutiques. Elle fait comme les rats : elle préfère attaquer un individu isolé, en état de relative faiblesse car il a osé tuer un animal du bon dieu devant témoins, et c'est vrai que les juges apprécient le bon crime bien caractérisé, l'assassinat revendiqué et bardé de témoignages. Encore faut-il qu'il soit illégal, et là, en l'état actuel de l'arsenal législatif, ya comme une lacune : tout un chacun peut se trucider son ou ses rats.

M'engouffrant derechef dans cette fente juridique largement ouverte, je m'en vais faire mon "méat coule pas" (merci Tant-Bourrin, c'est juste un emprunt) public. Je suis producteur de blé et le rat est le ravageur que je surveille avec le plus d'acuité. Je le connais bien et je l'admire, il est très fort, c'est le plus grand des voleurs, mais ce n'est pas du tout un gentleman... Et si je vais porter plainte à la gendarmerie pour vol, là aussi, vide juridique, ils ne peuvent rien pour moi, donc il faut bien que je me défende tout seul. Et c'est pas évident. Les pièges, ça les fait rigoler. Toute nouvelle nourriture, ils l'offrent en cadeau à l'idiot de la famille, celui que personne n'aime et dont la disparition réjouira tout le monde. Ils l'observent, et si le débile meurt, tu penses bien qu'ils touchent pas au restant du tas ? Good idea, isn't it ?

C'est sûr, un rat, c'est pas con, mais j'ai trouvé une parade qui marche pas trop mal, ma foi : je prends un bidon de 200 litres avec une planche appuyée contre, par exemple, pour les aider à monter et je mets un tas de grains au fond. Le rat sent le blé et saute dans le bidon mais n'arrivera pas à remonter (sauf s'il est ceinture noire de varappe). Le lendemain, je les tue à la fourche. Oui, LES, vu que quand les autres voient le premier se gaver de blé (du blé au fond d'un bidon, ils connaissent, ils éprouvent pas le besoin de tester), ils lui disent : ho, et nous autres, on a trop mangé à midi ? Ça t'arracherait la gueule de nous appeler ?

Le rat est vraiment un rat pour le rat !

lundi 11 juillet 2005

Tant-BourrinLa balle

C'était jour de marché. Depuis plus d'une heure, elle traînait son gosse, un sale mioche accroché à sa jupe, qui pleurait à s'en déshydrater, sans faiblir un seul instant, pour qu'on lui achète une belle balle, celle qu'il avait vue tout à l'heure en passant devant l'étalage coloré d'un marchand de jouets.

- "Wouiiiiiiiiiin ! Wouiiiiiiiiiin ! Je veux la bahahalle ! Wouhouhouhouh !"
- "Assez ! Tu vas me rendre folle ! Ecoute, Albert, si tu ne cesses pas de pleurer tout de suite, je t'envoie une gifle !"

Et joignant le geste à la parole, elle imprima sa main sur la joue du marmot, lequel décida aussi sec de monter à 130 décibels : "BOUHOUHOUHOUH ! WOUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN ! JE VEUX LA BAHAHAHALLE ! WOUIIIIIIIIIIIIN !"

La pauvre femme en était à avoir des pensées d'infanticide. Elle résista encore durant une longue heure, noyée dans un flot sonore qui devenait apocalyptique.

Malheureusement pour elle, le chemin du retour l'amenait obligatoirement à repasser à proximité du marchand de jouets. Epuisée, elle sut que son petit monstre avait gagné. Elle capitula, ce fut la reddition sans condition. Elle lui dit d'une voix usée par le combat qu'elle venait de mener : "Vas-y ! Tu as gagné... Choisis la balle qui te plaît"

Comme c'était un garçon intelligent, il choisit une balle qui rentrait bien dans le barillet de son pistolet, et d'un coup en plein cœur, il tua tranquillement sa mère.

samedi 9 juillet 2005

Saoul-FifreArthur

Ces chèvres commençaient à me brouter sérieusement les poils et à me gonfler au compresseur d’air. Surtout Arthur. De longue à faire des cagades, casser les clôtures, partir dans la colline, ronger les oliviers… Arthur surtout, ce fumier pourri : debout sur ses pattes arrière, c’est qu’il atteint ses 2m50, ce grand encorné de mes nouilles ! Je vous dis pas l’état des oliviers, si on le rattrape pas tout de suite. Ou plutôt si, je vous le dis : plus d’écorce, plus de feuilles, les branches cassées à concurrence de 2m50… Le typhon Arthur. Merci beaucoup, mon Dieu ! Avec un zig pareil, plus aucun avantage à vivre en région tempérée.

En plus, toujours à chercher la bagarre. C’est un violent, ce mec, je vous jure ! Il s’avance vers moi, faussement calme, sûr de lui, avec des tressautements nerveux dans les muscles des épaules, et puis il fait un truc marrant, enfin, marrant, mouais, pas vraiment : il baisse la tête comme pour me faire admirer ses grandes cornes bien implantées, mais alors pas du tout de l’air de dire :

« T’as vu comme tu m’as encore fait cocu ? »
mais bien, et sans l’ombre d’un doute, je décrypte à livre ouvert la mauvaise détermination qui brille dans ses yeux :
« Si t’aimes les gros machins vrillés, tu vas jouir, p’tite tête »
tout ça, en soufflant et en grattant furieusement du sabot. Je le soupçonne de potasser des traités tauromachiques, le soir à la clarté lunaire. Belzébuth seul sait comment il se les est procurés et qui lui a appris à lire. Peu importe, mais ça n’arrange pas sa mégalomanie !

Bon, en principe, quand ce genre de moment un peu difficile à passer se coltine à mon destin, je me mets à hurler en essayant d’avoir l’air d’y croire (ça ressemble à s’y méprendre à un glapissement d’australopithèque) les rares insanités que ma mère m’a apprises ça fait déjà un bail… Et, miracle, si par hasard je lui sers une obscénité bien gluante à laquelle il n’a pas encore eu l’honneur d’être présenté, eh bien il lui arrive d’avoir un mouvement de recul, l’air pincé, moitié choqué, moitié dégoûté de voir tant de vulgarité dans un si frêle jeune homme… Mais aujourd’hui : macache ! Mes injures doivent être de vieux poncifs rassis, peu convaincants et leur charge émotionnelle tellement élimée que l’accoutumance joue et qu’il fonce.

L’instinct de conservation me fait creuser le ventre en une véronique de toute beauté qui m’évite ainsi une opération de l’appendicite sans anesthésie par le chirurgien-fou Arthur, que, soit dit entre nous, et il n’est pas dans mes habitudes de débiner quelqu’un dans son dos sans de sérieuses raisons, je ne recommande pas même à mon pire ennemi. Ce judicieux influx nerveux zigzaguant à la vitesse de l’électricité directement des yeux aux muscles sans passer par le cerveau me fait gagner la seconde indispensable pour me planquer derrière un arbre. L’autre brute prend son virage en épingle à cheveux sur ses deux pattes intérieures, comme un vrai pro, et commence à me mimer « mon manège à moi, c’est toi… » autour de l’arbre. Tout en crachant les dernières cellules pulmonaires que m’ont laissées vingt ans de tabagie active, je beugle :

« Déconne pas Arthur, je disais ça pour rire ! Pas un mot, j’en pense pas un mot ! Je t’èèèèèèèème !! »

Son besoin affectif est comblé. Ou alors il commençait à trouver que la force centrifuge ne lui faisait travailler que le cerveau gauche et il n’attendait qu’un prétexte pour entamer la négociation d’une paix honorable. Toujours est-il qu’il pile net, en une sorte d’ultime galop sur place, d’une élégance olympienne. Complètement calmé, il pousse ensuite la bonté d’âme jusqu’à faire les derniers pas vers moi. Je sais qu’il veut que je le gratte derrière les cornes, là où il a du mal à se débrouiller tout seul. Le silence s’installe entre nous. Mes doigts courent dans ce crin court dont pas un négociant en laine ne voudra.

Vraiment, qu’est-ce qui me prend de gaspiller de longues plages de mon emploi du temps avec cette trique à pattes ? Et à quoi ça sert que l’autre il se décarcasse à inventer l’insémination artificielle ?

Je jette un regard par-dessus l’épaule. Toutes les chèvres sont là, l’œil humide, béant d’admiration devant leur Grand Homme, avec des brindilles d’olivier dépassant encore au coin de la lippe, en une ironie délibérément appuyée. Le premier Commandement de l’Eleveur, en lettres de feu, explose soudain et m’incendie la rétine :

« Avoir l’ascendant sur toi, jamais la bête ne laisseras ! »

Aussitôt, un courant de faible intensité me parcourt, me réveille et me remet sur les rails de la rigueur pragmatique. Je m’ébroue et ordonne d’un ton sec :

« Bon, c’est pas tout ça ! Ils sont goûteux, mes oliviers ? C’est de la qualité extra, hein ? Un bon équilibre énergie / azote, ça madame ! Et ben, pas un gramme de foin ce soir ! C’est l’heure de la traite, vous allez me rentrer direct à la maison et…, au petit trot, je veux dire ! »

Et, Arthur en tête, le troupeau obtempère, bon enfant. Ils ont prononcé tous les autres, ils peuvent bien me laisser le dernier mot …

jeudi 7 juillet 2005

Tant-BourrinLes voies présidentielles

Il m'arrive parfois de me poser, comme ça, des questions à la con. L'autre jour, il y en a une, particulièrement sans intérêt, qui m'est venue en tête (ne me demandez pas pourquoi) : tous les Présidents de la République française décédés ont-ils donné leur nom à une voie de Paris ? Question à la con, mais qui, du fait d'un fonctionnement interne que je maudis, m'a tourné en tête jusqu'à ce que je me décide à vérifier par moi-même.

A ma décharge, il me semble me rappeler (merci aux lecteurs ou lectrices qui le savent de confirmer ou d'infirmer la chose) que l'argument "les Présidents morts ont tous eu droit, sans exception, à leur rue dans Paris" avait été avancé, il y a quelque temps, quand la bataille avait fait rage autour du rebaptême d'une partie du quai du Louvre en quai François Mitterrand.

Eh bien, on nous a menti : il y a des oubliés de l'histoire ! En voici la preuve, en balayant les 22 Présidents dans l'ordre chronologique...

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mardi 5 juillet 2005

Saoul-FifrePoéter plus haut qu'on a le luth

Très jeune, la poésie m'a kidnappé. J'apprenais avec beaucoup de plaisir et de facilité les poèmes que l'on devait savoir "par cœur", très belle expression dont on a oublié le sens premier, "par amour", pour la galvauder dans le sens "ânonner par cœur", sans essayer de comprendre, comme un âne...

Le vrai poète s'exprime effectivement "par cœur", ou bien "de toute son âme", comme chantait Charles Trénet. Les mots ne sont pas filtrés par le cerveau avant de gagner la bouche ou la main. La poésie est de l'écriture automatique non édulcorée par des contingences sociales, politiques, commerciales, raisonnables, elle est l'expression de la liberté de l'individu, mais aussi de sa soumission à une inspiration, un génie qui le dépasse. Qui transgresse ces deux conditions est un parolier, un pondeur de textes, un pisseur de copie.

La 1ère fois que mes parents m'ont demandé quel métier je voulais faire quand je serai grand, j'ai répondu : "poète". Autant vous avouer tout de suite que je n'ai jamais réussi à faire grimper mes capacités sur la côte pentue de mes ambitions. Tant-bourrin et moi, entres autres mauvaises actions, avons commis quelques textes que nous nous sommes envoyés mutuellement en rougissant de honte. Celui que je vais vous recopier n'a d'autre légitimité à sa sélection que le fait que Tant-bourrin ne le connaît pas encore. Il est un peu nullos, c'est vrai, mais allez, faites péter les vôtres, ça sert à ça, les commentaires ?

Jeannot, le fin fond des promoteurs,
à 120 mètres de hauteur,
visitait le caca qu'il avait fait construire
pour ceux qui savent LÀ où il faut investir...

Jobard, le pauvre garçon d'ascenseur,
à 120 mètres de hauteur,
faisait le métier le plus con.
Et c'est dur, de savoir qu'on est perçu comme l'un des plus cons...

Jonas ! Ha, Jonas, le martin-pêcheur,
à 120 mètres de hauteur,
filait gaiement dans l'air d'azur,
à la recherche d'une truite aux mœurs pures...

JBX23(*), le martien venu d'ailleurs,
à 120 mètres de hauteur,
décidait de s'amuser à atterrir
pour foutre la trouille, les glandes et la quinte aux brav's gars d'Paris...

Une particule composée de cellules, d'atomes et d'électrons vengeurs,
à 120 mètres de hauteur,
comme elle était en chaleur,
fit se liquéfier un peu d'vapeur...

Wouah, l'été pourri d'sa mère !?!?

lundi 4 juillet 2005

Tant-BourrinLa bêtise au front de taureau

Nous vivons décidément des temps extraordinaires. En témoigne cette brève dépêche de l'AFP, gentiment reprise dans la presse ce week-end.

Voilà, un nouveau pas est franchi dans l'avancée de l'insondable connerie humaine : une femme a vendu son front comme espace publicitaire, sous forme de tatouage, au plus offrant, et ce pour avoir les moyens d'inscrire son fils dans un établissement scolaire privé.

Pris comme ça, à la légère, c'est juste une brève à classer dans la rubrique "insolite", une petite info qui attire l'oeil, fait sourire et alimente les discussions autour de la machine à café le lendemain.

Mais à bien y réfléchir, un léger frisson d'effroi me parcourt l'échine devant ce condensé de la crétinerie rampante.

Trois réflexions me viennent en tête...

Tout d'abord, même si cela peut paraître politiquement incorrect (choeur des vierges : "pauvre femme, réduite à vendre son front pour offrir les meilleures chances à son fils !"), je pense que la mère de famille en question souffre vraisemblablement d'un déficit neuronal dans la zone du cortex cérébral abritant la jugeote, la dignité humaine et l'estime de soi. Eût-elle été réduite aux dernières extrêmités pour nourrir ou loger sa famille, j'aurais pu comprendre (sans l'approuver) la démarche. Mais là... Un front marqué à vie pour payer deux à trois ans d'école privée à son fils, ça me dépasse.

Ensuite, pour qu'une transaction aussi infâme puisse se faire, il faut aussi un acheteur. Cynique. Prêt à tout. Vomitif à souhait. GoldenPalace.com est de cette trempe : quand on se nourrit de l'exploitation de la misère humaine en faisant miroiter des gains rapides par le jeu, on peut tout aussi bien chier sur la tête (ou plus précisément sur le front) des gens. Ce qu'ils ont fait.

Enfin, dernier point : si nos amis de GoldenPalace.com font ça, c'est bien qu'ils espèrent avoir en retour des retombées positives en terme de fréquentation de leur site de merde. Imaginer que quiconque, à l'écoute de cette info ou croisant un être humain tatoué sur le front, puisse être séduit par une telle forme de publicité et avoir envie d'aller jouer du fric en ligne sur RottenPalace me paraît inconcevable. Mais hélas, inconcevable n'est pas moderne...

Alors donc, puisque le futur serait aux panneaux publicitaires humains, allons-y gaiement : que les plus beaux fleurons de l'industrie française se lancent eux aussi dans le créneau !

Et demain peut-être aurez-vous, partageant pour la première fois de tendres moments avec une jeune femme, la surprise de découvrir, tatoué sur son sein : "l'Aréole, parce que je le vaux bien !". Et continuant à parcourir son corps, vous lirez "AirWick, une bonne claque aux mauvaises odeurs" tout au bas de ses reins. Et si c'est avec un monsieur, vous lirez peut-être, lorsqu'il sera en de bonnes dispositions, tatoué sur son membre viril, "quand je fais de la purée Mousseline, je suis sûr que tout le monde en reprend"... Que de bonheur à venir !

Et pourquoi s'arrêter là ? Si la chose devient monnaie courante, les cours du tatouage de pub vont s'effondrer, même l'épicier du coin pourra s'offrir un front. Et peut-être même pire : avec un marché de l'emploi toujours aussi désastreux, pourquoi un employeur n'imposerait-il pas demain à ses employés de prouver leur motivation et leur attachement à l'entreprise en se faisant tatouer le nom de celle-ci sur leur front ?

Je vais certes sûrement un peu vite en besogne, mais qui aurait cru il y a quelques années qu'un jour des mères de famille donneraient, contre rémunération, une marque commerciale comme prénom à leur nouveau-né ? Ou se feraient tatouer ainsi le front ?

Et que se passera-t-il quand, malgré ce sacrifice, l'employé se retrouvera viré comme un malpropre parce que les actionnaires exigent du 10% de rentabilité ?

Une seule chose me console : celui-ci pourra alors toujours se faire tatouer, juste en dessous du nom de son ex-employeur, "...c'est de la merde !"

Ça n'arrangera rien du point de vue esthétique, mais au moins, ça le défoulera !

samedi 2 juillet 2005

Saoul-FifreSociété Protectrice des Rats-nimaux

Petite brève parue dans "La Provence" du 30 Juin 2005.

La Société Protectrice des Zanimaux a porté plainte contre le maire UMP de Nice, Jacques Peyrat, pour cruauté envers les animaux, après que celui-ci a déclaré avoir "écrabouillé un rat gros presque comme un chat", à l'aide d'une pelle, lors d'une visite dans un local à poubelles du vieux Nice. "Je ne supporte pas cet animal", a déclaré le maire, estimant "qu'il y a trois fois plus de rats que d'hommes à Nice". La SPR a déposé plainte pour cruauté envers les animaux avec incitation, assortie d'une constitution de partie civile, dans une lettre au procureur de Nice. "Une grosse opération de dératisation est nécessaire, mais rien ne justifie de partir ainsi en expédition punitive", note-t-elle.

Jacques Peyrat ! Sénateur-maire-crapule-UMP de Nice, bon, sa présence dans un local à poubelles était on ne peut plus logique, mais la question n'est pas là.

De qui se moque la SPR ? Elle reconnaît qu'une grosse opération de dératisation est nécessaire mais elle dénie au maire le droit de couper le ruban rouge de l'inauguration, de sceller, non la première pierre du plan d'attaque, mais le destin d'une de ces pourritures de rats qui grouillaient par là ? Quel est le problème ? Peyrat n'a pas son CAP de dératiseur ? On a le droit de le faire mais pas de le dire ? Pourquoi la SPA n'attaque-t-elle pas tous les vendeurs de pièges, de blé empoisonné, d'articles de chasse ?

GGRRrr... c'est typiquement le type d'évolution de la société qui me met en colère : ce rat (presque gros comme un chat) a eu une vie magnifique, libre, les poubelles des niçois sont abondamment garnies de tas de bonnes choses, le paradis a duré ainsi plusieurs années jusqu'à ce que sa route croise celle de Jack Peyrat au nom prédestiné. Et faut pas emmerder à Jack, c'est un conseil d'ami. Le rat a joué, il a perdu mais il a eu une belle vie et il meurt sans avoir connu les affres de la sénescence et en combattant. Il ira au Walhalla.

La SPR trouve ça pas glop : le sang a giclé et Jack n'a pas respecté le process officiel d'éradication du rongeur. Le vétérinaire désigné par la SPR tire chaque rat au fusil hypodermique, signe le permis d'inhumer et doit leur assurer une sépulture chrétienne qui respecte leur dignité de rat.

Mais ces sans-cœur, ces sans viscères, ces sans aucune sensibilité de membres de la SPR ne bronchent jamais si il s'agit d'attaquer des élevages concentrationnaires !

Là, ils ont en face d'eux des lobbies qui savent se défendre et qui sont en règle avec les lois puisque ce sont les lobbyistes eux-mêmes qui ont tenu la main des députés ou des membres du gouvernement qui rédigeaient les lois et les normes leur permettant de faire du profit...

Là, il ne s'agit plus d'un animal sauvage libre, à la sexualité épanouie et efficace, dont la mise à mort par l'homme, son seul prédateur, quand le rat se reproduit un peu trop, est un acte d'auto-défense naturel...

Là, il s'agit de bêtes qui souffrent depuis leur naissance, entassées, confinées, avec le "confort" minimum calculé scientifiquement pour ne pas qu'elles crèvent (catastrophe économique), nourris avec des aliments médicamenteux (antibiotiques, calmants) en préventif. Les marges sont calculées tellement "juste" pour que le panier de la ménagère ne "s'envole" pas, que si la bande (de poulets, de lapins, de porcs, etc...) n'est pas prête au jour dit, l'éleveur perd son bénéfice...

Contre cette véritable Shoah des animaux, ces conditions dégradantes de vie qu'on leur inflige dans le seul but de les manger à bas prix, La SPR ne s'élève JAMAIS. Là, on touche au sacro-saint intérêt économique. Pan sur les doigts. Votre subvention risquerait de vous être enlevée. Ce serait dommage.

Ils ne lèvent pas le petit doigt pour améliorer le sort de millions d'animaux se relayant dans les chaînes de la mort industrielle, et ils vont se payer un avocat pour redorer la mémoire d'un vieux rat d'égout ! Ça me dégoûte...

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