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mercredi 13 juin 2007

ManouMoulefritx I





La digne fille de ses parents, Mioule et Foutrix, n’attend pas de savoir parler pour utiliser son don d’ubiquité. C’est bien fatigant pour ce nouveau-né de se trouver à la fois dans le bénitier central de Notre-Dame et au terminus du 178. Et tout aussi épuisant pour ses parents qui se sentent suivis (à juste titre) du matin au soir. Mioule met donc une annonce dans "Le particulier" à la recherche d’un mage capable d’ôter le don gênant à Moulefritx.

Un mercredi d’automne, alors que les feuilles d’érable se prélassent langoureusement sur le bitume moite de l’avenue Foch, le mage Hiii sonne chez Mioule et Foutrix. Moulefritx campe déjà devant la porte d’entrée en turbulette bleu turquoise. Fort lasse, Mioule ouvre à Hiii et ramasse Moulefritx. Elle emmène tout ce petit monde au salon dévasté et se lance dans la description du calvaire quotidien.

Le sage comprend vite le problème. Il tente une désintégration/réincarnation de diversion vers les toilettes. Moulefritx gigote déjà sur la lunette. Il poursuit dans le désert de Gobi mais le bébé attend Hiii avant même que celui-ci ne se brule la plante des pieds sur le sable blanc. Pour terminer le test, Hiii choisit un yatch au large de Malte. Quel n’est pas son profond désarroi d'y découvrir Moulefritx partager une Tequila Sunrise en compagnie de Poutine et Sarkozy! Hiii réintègre le canapé, près de Mioule. Il perd peu à peu sa légendaire sagesse.

A cet instant Foutrix fait irruption dans la pièce. Sur un coup de tête idiot, il demande à Hiii sa date de péremption. C’en est trop pour Hiii. A bout de nerfs, vexé, dépité, sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté…non…pardon… Dans un véritable sursaut de survie, avec un courage qui est à l’héroïsme ce que le compte-goutte est à l’amphore romaine, Hiii transforme Foutrix en date de péremption périmée.

(à suivre)

mardi 12 juin 2007

Tant-BourrinLes bons trucs de Tant-Bourrin (5)

Cela fait un bon bout de temps que je ne suis pas venu vous délivrer ici un de mes célèbres bons trucs (* * * *) destinés à vous aider à alimenter votre blog sans effort.

Cette fois-ci encore, je vous propose d'écrire de façon quasi-automatique de ravissants petits poèmes légèrement ésotériques, limite surréalistes, qui vous feront passer auprès des neuneus qui vous lisent pour un(e) grand(e) poète(sse) méconnu(e).

La méthode que je vous propose est simple. Choisissez tout d'abord un poème de départ qui fournira la trame de votre oeuvre. Pour illustrer mon propos, j'ai choisi ici "Il pleut doucement sur la ville" de Paul Verlaine :



       Il pleure dans mon coeur
       Comme il pleut sur la ville,
       Quelle est cette langueur
       Qui pénètre mon coeur ?

       Ô bruit doux de la pluie
       Par terre et sur les toits !
       Pour un coeur qui s'ennuie
       Ô le chant de la pluie !

       Il pleure sans raison
       Dans ce coeur qui s'écoeure.
       Quoi ! nulle trahison ?
       Ce deuil est sans raison.

       C'est bien la pire peine
       De ne savoir pourquoi,
       Sans amour et sans haine,
       Mon coeur a tant de peine !



Choisissez ensuite un second texte sans rapport aucun avec le poème. Par exemple, le décret n°55-1175 du 31 août 1955 pris pour l'application de la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes, en ce qui concerne les pâtes alimentaires (publié au Journal Officiel le 4 septembre 1955).

C'est fait ? Alors maintenant, dressez la liste, dans l'ordre d'apparition dans le texte, de tous les substantifs. Cela nous donne ici :

Réserve
Dérogation
Application
Article
Loi
Dénomination
Pâte
Produits
Emploi
Pétrissage
Fermentation
Semoule
Blé
Eau
Traitement
Tréfilage
Laminage
Séchage
Aspect
Usager
etc.

Voilà, le plus dur est fait ! Il ne vous reste plus qu'à remplacer maintenant dans le poème original tous les substantifs par ceux de la liste que vous venez d'établir dans l'ordre d'apparition... et à admirer le résultat !



       Il pleure dans ma réserve
       Comme il pleut sur la dérogation,
       Quelle est cette application
       Qui pénètre mon article ?

       Ô loi douce de la dénomination
       Par terre et sur les pâtes !
       Pour un produit qui s'ennuie
       Ô l'emploi du pétrissage !

       Il pleure sans fermentation
       Dans cette semoule qui s'écoeure.
       Quoi ! nul blé ?
       Cette eau est sans traitement.

       C'est bien le pire tréfilage
       De ne savoir pourquoi,
       Sans laminage et sans séchage,
       Mon aspect a tant d'usagers !



Magnifique, non ?

A noter que les puristes pourront compléter le processus en procédant de même avec les adjectifs et avec les verbes, mais là, j'ai la flemme.

Allez, pour finir, je vous donne d'autre illustrations, toujours créées à partir du même poèmes de départ...



Avec une sublime chanson de Lorie...

       Il pleure dans mon besoin
       Comme il pleut sur l'amour,
       Quel est ce bisou
       Qui pénètre mon câlin ?

       Ô jour doux du coeur
       Par terre et sur les fêtes !
       Pour un bras qui s'ennuie
       Ô le signe de la tête !

       Il pleure sans clin d'oeil
       Dans cette romance qui s'écoeure.
       Quoi ! nul sens ?
       Cette envie est sans yeux.

       C'est bien le pire besoin
       De ne savoir pourquoi,
       Sans bisou et sans câlin,
       Mon jour a tant de besoins !



Avec la fameuse lettre de Guy Môquet...

       Il pleure dans ma maman
       Comme il pleut sur mon frère,
       Quel est ce papa
       Qui pénètre ma maman ?

       Ô coeur doux de la mort
       Par terre et sur les choses !
       Pour un frère qui s'ennuie
       Ô les affaires du jour !

       Il pleure sans papa
       Dans cette maman qui s'écoeure.
       Quoi ! nulle peine ?
       Cette voie est sans adieu.

       C'est bien le pire ami
       De ne savoir pourquoi,
       Sans frère et sans homme,
       Ma vie a tant de regrets !



Avec un article de Wikipédia pris au hasard...

       Il pleure dans ma blennorragie
       Comme il pleut sur la gonorrhée,
       Quelle est cette chaudepisse
       Qui pénètre ma chtouille ?

       Ô maladie douce de l'infection
       Par terre et sur les organes !
       Pour un gonocoque qui s'ennuie
       Ô le pus de l'urétrite !

       Il pleure sans apparition
       Dans ce germe qui s'écoeure.
       Quoi ! nul antibiotique ?
       Cette gonococcie est sans raison.

       C'est bien la pire précaution
       De ne savoir pourquoi,
       Sans épidémie et sans déclin,
       Ma gonococcie a tant de public !



Voilà, je pense que vous avez compris la méthode et êtes convaincus de sa redoutable efficacité. Vous allez désormais pouvoir remplir des billets par douzaines sans vous fatiguer tout en passant pour un grand poète...

Merci qui ?

Merci Blogborygmes !

lundi 11 juin 2007

Saoul-FifreChargé de mission

Notre amie Catherine sort de chez nous et m'a mis sur le dos un boulot. Mais qu'est-ce qu'ils ont tous après moi, à vouloir que je bosse plus, pour rien gagner de plus, en l'occurrence ? Car elle a bien évoqué la possibilité d'un paiement "en nature", mais en dépréciant tellement l'éventuel retour sur investissement (pré-retraite, ménopause, sécheresse installée, jouissance poussive...) que le bénévolat pur semblait préférable.

Voilà l'affaire : elle est enseignante et envisage de reprendre les études et de travailler sur une thèse autour des variolithes, sa passion. Haha, les variolithes ! Ou variolites. Je me rappelle la réaction épatée de Tant-Bourrin, qui en tapant le mot dans ses méta-moteurs de recherche, avait fait chou blanc, et m'avait fortement pressé de satisfaire sa curiosité. On sentait le gars choqué qu'on ne trouve pas de tout à la Samaritaine ni sur internet. Son Credo dans l'omniscience du Web sauvage-sauvage en prenait un sacré coup, dorénavant, la méfiance s'imposerait a priori, des pans entiers de la connaissance humaine échappaient donc à l'emprise poisseuse de la toile ?

Autant vous dire tout de suite que ce temps de pionniers est révolu et que si vous tapez "variolite", vous allez passer votre après-midi à décortiquer des liens. Il y en a des anciens, le célèbre Buffon connaissait ces pierres, et les serpentines également. Une bonne partie des liens sont strictement géologiques, mais certains évoquent l'utilisation magique, médicale, protectrice de ces cailloux.

Car c'est une thèse de sociologie que Catherine prépare. Avec sa Kangoo et son carnet d'adresse volumineux, elle écume la France et l'Etranger profonds en privilégiant les endroits où les traditions sont encore vivaces, les associations, les bals folkloriques, et, tout en guinchant la Bourrée ou la Sardane avec un grand sourire, elle essaie d'extorquer leurs secrets aux vieux. Si ils ont des variolites, contre quelles affections étaient-elles utilisées, y avait-il un mode de préparation particulier, où les ont-ils trouvées...

Voici une très minime partie de la collection de Catherine :

Ces pierres au look animal si fascinant sont une constante de la vie de nos campagnes. Elles ont été troquées, fait l'objet de commerce, de trafic, certains les accumulent, et on retrouve à leur mort des sacs remplis... Le must est bien sûr de les avoir soi-même découvertes, ramassées, de préférence selon un mode opératoire magique précis tel que c'est la pierre elle-même qui se donne un maître, qui se laisse posséder...

La source, la principale maternité des variolites et des serpentines se trouve au Chenaillet, au Sud de Montgenèvre . C'est là qu'elles sont nées, c'est de là qu'elles ont été arrachées, crachées par les mouvements tectoniques, roulées, polies par la Durance à une époque où celle-ci avait un rôle majeur et gigantesque dans ces Alpes du Sud. On peut donc trouver ces magnifiques galets un peu partout dans notre région, et même en Corse, surtout aux endroits anciennement recouverts par la grande mer tertiaire. Mais une fois ramassées, leur voyage initiatique pouvait commencer : on les exportait, le carnet de commande des colporteurs avait les dents du fond qui baignaient, c'était l'offre qui traînait les pieds. Selon leur forme, leur "signature", l'utilisation pouvait en être différente. Les serpentines étaient destinées à soigner les morsures de serpents. On les faisait tremper dans l'eau et la pierre donnait ses vertus à l'eau, et l'eau combattait le venin. Dûment chapitré, abreuvé de prières, le mordu revenait sur le lieu du crime constater que le pouvoir de mort de la vipère avait trouvé son maître devant le pouvoir de vie d'un caillou.

Les variolites tiraient leur nom de leur peau marbrée, tachée, recouverte de plaques, de grosseurs... C'était la "peira picota", qui guérissait de la picote, de la clavelée des moutons, de la variole des vaches. Autant dire que l'Institut Pasteur n'aurait pas apprécié cette concurrence déloyale bien longtemps. On l'enterrait en préventif sous le seuil des étables et des maisons, on la perçait pour l'utiliser comme battant dans la cloche du Ménaïré, l'animal chef du troupeau, qui ouvre la marche... Et on l'utilisait aussi comme pierre de pouvoir, savamment et avec constance rechargée de force prières, de sacrifices dédiés et d'attentions quotidiennes.

Alors voilà : comme il parait que je connais de vieux ploucs piémontais, je suis chargé de leur tirer les vers du nez, de leur sortir de la mémoire, avec doigté et sens psychologique, les secrets ancestraux, les recettes enfouies de cette médecine minérale si usitée il n'y a guère. Et puisque j'ai programmé un voyage dans mon Algérie natale cette automne, ne pourrais-je pas également mener mon enquête chez les herboristes à moitié sorciers, sur les marchés des douars où le règne minéral, ghassoul, henné à la pierre d'alun, a toute sa place ?

Me voilà missionnaire ethnologique, à c'tt' heure ! Si je veux une de ces pierres précieuses auxquelles Catherine semble attacher plus de valeur qu'à la prunelle de ses yeux, j'ai bien peur d'être obligé d'en passer par là.

Mais je sais que ce sera sa plus minable, sa plus riquiqui, sa moins efficace...

dimanche 10 juin 2007

ManouLa minute du Courrier International (N°866)






Les douaniers biélorusses taxent les voitures sans capote.

Tout Polonais passant la frontière biélorusse doit avoir à bord de son véhicule non seulement une trousse de secours, mais aussi... des préservatifs. Faute de quoi les douaniers n'ouvrent pas la barrière. "Pourquoi est-ce que j'aurais besoin de capotes ? Je ne viens pas ici pour k sexe", fulmine Marcin Zlotnicki, un routier polonais. "Comme si ça ne suffisait pas de devoir payer des pots-de-vin en permanence !"Tout le monde n'est pas au courant de ces pratiques douteuses. Beaucoup croient qu'il s'agit d'une blague. Pourtant, cela n'a rien de drôle. Le prêtre Piotr Mrozik, lui, n'a franchement pas ri. "Imaginez la tête du vendeur à la station à essence quand je suis arrivé, avec mon col blanc, et que j'ai demandé des Durex. C'était affreusement gênant", s'indigne le prélat, qui se rendait dans une église polonaise en Biélorussie. Les douanes biélorusses démentent l'existence de telles pratiques, mais de nombreux Polonais se sont plaints. "Ce doit être une rumeur, mais le cas échéant, je ne manquerai pas d'intervenir", assure, quant à lui, le consul biélorusse en Pologne, Aleksander Koncki.

Piotr Maur, Dziennik, Varsovie

samedi 9 juin 2007

Tant-BourrinSans

Une nuée d'enfants courrait, balançait et toboggait dans le petit square de la rue R. Boutantrin. Et ça piaillait et hurlait si fort que les ouvriers qui ouvraient le trottoir à coups de marteaux-piqueurs, à une centaine de mètres de là, étaient obligés de se mettre des protège-oreilles pour épargner leurs tympans.

Le petit Jean-Kévin n'était pas le moins bruyant de la marmaille tapageuse, loin s'en faut. Chevauchant fièrement son beau vélo jaune tout neuf, il passait et repassait en trombe devant le banc sur lequel sa mère papotait inlassablement avec Madame Tourloupion, la voisine du 5ème, essayant à chacun de ses va-et-vient de capter l'attention maternelle.

- Mamaaaaan, regarde comme je fais bien du vélo !
- ...et alors là, je lui dis qu'elle se fourrait le doigt dans l'oeil... oui, c'est bien, Jean-Kévin... si elle s'imaginait qu'elle allait me faire changer d'avis...

Demi-tour en bout de square et nouvelle tentative.

- Maaaaaman ! Regarde comme je vais vite !
- ... je connais ce genre de personnes... oui, oui, c'est bien, Jean-Kévin... toujours prêtes à médire des autres. Eh bien, moi...

Mais le petit Jean-Kévin est du genre opiniâtre.

- Maaaaaamaaaaaaan ! Regarde : sans les petites roues à l'arrière !
- ... et vous savez ce qu'elle ose me dire, cette pimbêche ?... oui, c'est très bien, Jean-Kévin... Elle me dit comme ça que je ferais bien de m'occuper de mes oignons et que...

Jean-Kévin n'est pas du genre à laisser sa mère patatipatater en paix.

- Maaaaaaaaaaamaaaaaaaaaaan ! Regarde : sans les pieds !
- ...alors là, ça n'a fait ni une, ni deux,... c'est bien, Jean-Kévin, c'est bien... je lui ai rétorqué que si ça ne lui plaisait pas, c'était le même prix et qu'elle pouvait aller se...

Il l'aura. Il l'aura.

- Maaaaaaaaaaaamaaaaaaaaaaaaaaan ! Regarde : sans les mains !
- ... vous auriez vu la tête qu'elle faisait... oui, c'est bien, Jean-Kévin... verte qu'elle était ! Elle aurait pris une gifle qu'elle n'aurait pas été...

Enième demi-tour. Eneplusunième passage.

- Maaaaaaaaaaaaaaaaamaaaaaaaaaaaaaaaaan ! Regaaaarde : sans le coeur !
- ... et après ça, c'est ce genre de personne qui va... oui, Jean-Kévin, c'est bien... vous faire la morale. Moi je dis que quand on ne tient pas mieux son ménage que ça, on...

PLAF !

Un bruit de chute vélocipédiquement enferraillé. Des regards qui se tournent vers le point d'impact. Des yeux qui s'incrédulent. Des bouches qui béent avant de s'horrifier en hurlements.

Jean-Kévin avait enfin réussi à capter l'attention de sa mère : découvrant son fils à terre, celle-ci émit un son étrange, mélange de couinement étranglé de souris et de vidange de lavabo, avant de tourner de l'oeil (de l'autre aussi, d'ailleurs) et de se ramollir sur le sol.

Les forces de police, en revanche, ne réussirent jamais à comprendre quoi que ce soit devant cet étrange spectacle : le corps mutilé de Jean-Kévin, amputé de ses pieds et de ses mains, sa poitrine percée d'un trou béant d'où son coeur avait été arraché.

vendredi 8 juin 2007

Saoul-FifreQu'importe la longueur, pourvu qu'on ait la liesse

Oui, il parait que ya recrue des sens de déformations génitales et autres micro pénis dus aux pesticides, ainsi que des cancers, des maladies des gênées raies sentent chez les agriculteurs ou les personnes exposées aux nombreux traitements chimiques sur fruitiers ou vignes.

Bon, moi je ne traite pas, j'ai pas de pulvérisateur ni d'atomiseur, je me suis toujours méfié de ces saloperies, et même quand j'étais ouvrier agricole chez un maraîcher, un jour il a voulu m'envoyer empoisonner le ver du poireau, je lui ai dit fermement que je faisais tout mais pas ça, et il est allé embaucher au noir un voisin moins regardant sur sa santé...

Maintenant, le sujet du micro pénis semble vraiment beaucoup préoccuper la population en général et Manou en particulier, vu l'abondance de forums qui verbalisent là-dessus. Bon, c'est un peu dans la tête, je trouve. Perso, je ne connais pas la taille du zob des gens que je fréquente, je n'ai pas à la connaître, c'est de l'ordre de l'intime. Reste le problème du couple, et là, les solutions ne manquent pas. Pourquoi rester enfermé dans une bulle u-nique-ment phallique ? Il y a les doigts, la langue, les ongles, les massages, et pourquoi ne pas se laisser gagner par le sexe à piles, additionné d'un doigt de tendresse ? Enfin, ils feraient mieux de se lécher l'assiette que de se prendre la tête...

Je sais pas pourquoi j'ai dérapé sur ce terrain glissant, en fait, si, je le sais, c'est parce que vous adorez quand ça patine, quand ça dévie, quand ça chavire, quand ça culbute patatras dans le bien gras et je suis votre esclave, nous le savons (de Marseille)...

En fait, je voulais lancer un petit jeu, vous adorez jouer, n'est-ce pas, vous ne sortirez donc jamais de l'enfance, les caisses de la sécu sont vides et vous refusez de travailler plus et de cotiser moins, vous n'êtes pas sérieux, quand même ? Un petit jeu, donc, mais ce n'est pas moi qui l'ai inventé. Qui ? Ben, toujours le même, l'empereur pas manchot de la risette, le pince-avec-rire, le plus hydrophobe des hydropathes...

Le 21 Décembre 1901, Alphonse le Grand, Alphonse Allais le lanceur d'idées farfelues en rafales proposait à ses lecteurs du Sourire un concours de distiques d'alexandrins, l'un le plus court possible, l'autre le plus long possible, et rimant ensemble...

"Ce petit travail, assurait-il, à la fois d'idéal et de mosaïque, vous servira d'excellente gymnastique cérébrale, et vous empêchera, pendant que vous vous y livrerez, de penser à mal..."

Gros succès. 996 candidats affluèrent et le vainqueur avait pondu ceci :

De 97 à 99
Maints chouans gouailleurs baffraient chaude andouille et froid bœuf !!

Impressionnant, mais pas tant que ça, si on écrit les chiffres en lettres. Allez, un autre qui n'a pas triché, lui :

Chouette endroit mieux qu'ailleurs ! Temps meilleurs qu'aujourd'hui !
Oaxaca ! Joël y a réobéi !

Allez, un petit (écrit par un anonyme contemporain) pour Ophise et Pousse-Manette :

Maints christs blonds aux doigts gourds flanquaient trois grands chœurs fiers
SNCF, RATP ou RER

Il a bien fallu que je m'y risque également, pour montrer l'exemple, mais je vous préviens : l'exercice est difficile, soyez indulgents !

La généalogie a su coopérer
Sans renfrognements d'ours, semblables aux chœurs des laies

Une autre ? Non, j'ai pas honte !

Dodécagone ami, aloès idéal
Gaies sciences n'auraient point meilleur accueil qu'aux halles.

D'accord, ça ne veux rien dire. Mais et alors ? C'est de la poésie obscure, absconse et ouverte à l'onirisme le plus surréaliste. Qu'est-ce que vous avez contre les poètes maudits ? On va voir si vous faites plus clair, allez, c'est à vous !

jeudi 7 juin 2007

ManouLe vote utile (2)





Bien sur, tous les votes sont utiles. Je tiens cependant de ma grand-mère myope une recette tout à fait personnelle. Merci mamie.

Ingrédients :

- 1 chaise transformable en escabeau
- 2 futurs bacheliers aux poussées virulentes d’acné
- 1 sac poubelle 50 l
- 1 slip kangourou
- 1 kit coffret atelier vitrail
- 2 poissons rouges
- 1 caisse automatique
- 3 litres d’huile d’olive
- 1 isoloir

Préparation :

C’est dimanche. Tout est bleu. Effectuez tout d’abord une salutation au soleil. Après avoir dégusté votre petit déjeuner, courez sillonner les rues de votre circonscription. Une hache vous sera bien utile pour enfoncer les portes ouvertes.

Enfin vous trouvez un bureau de vote. En agonisant, la personne proche de l’urne vous rappelle qu’il est indispensable de présenter une carte d’identité. Achevez-là sans chichis. Utilisez votre hache comme trottinette (ou comme une rame) et rentrez chez vous. Votre carte d’identité est sûrement quelque part. Fouillez tout particulièrement les endroits improbables. Cependant il y a peu de chance que vous trouviez vos papiers sous le tee-shirt de la voisine.

Vous avez déversé le contenu des meubles par terre. Par acquis de conscience vous avez aussi haché les meubles. Tout à coup, un souvenir vous traverse l’esprit : votre pièce d’identité doit logiquement reposer dans votre sac à main, entre le badge professionnel et la carte intégrale. C’est le cas. Que la vie vous semble belle.

Reprenez votre hache pour vous rendre au bureau de vote. Une ambulance, un camion de pompiers et 3 cars de police stationnent à proximité. Les boules. Vous êtes mal barré (e) pour voter, mon vieux (ma vieille). Rebroussez discrètement chemin. Etudiez la situation. Il fait 26°C, vos pieds sont propres de ce matin, les évènements se liguent contre vous pour vous empêcher d’effectuer votre devoir de citoyen.

Il suffit pourtant de remonter le temps en faisant le tour de la terre à 15 fois la vitesse de la lumière (sans hache). Vous pouvez ainsi voter utile par procuration.

Suggestions :

- Vous avez remarqué que la liste des ingrédients ne correspond pas à la recette. Tant pis pour vous.
- Evitez la calculatrice. 15 fois la vitesse de la lumière, ça donne à peu près 4,5 millions de kilomètres par seconde.

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