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mercredi 10 mai 2006

Tant-BourrinNuages

La photo est ancienne déjà, en noir et blanc. Quatre gamins y posent dans la lumière d'un après-midi d'automne, sur les graviers d'une petite cité HLM de banlieue ouvrière. Mes frères, ma soeur et moi.

J'ai gardé des souvenirs immenses de cette époque. Tout me paraissait alors simple et solide. Solide comme la main de mon frère aîné que je tiens sur la photo. Solide comme les cailloux, innombrables et éternels. Solide comme les murs de la cité, construite vers la toute fin des années 50. Solide comme mon père qui prenait la photo.

La vie se résumait alors à des choses évidentes, bien tracées, aux jeux, à l'école, aux goûters... La réalité était la réalité, point barre. Les secondes étaient des années.

Le tout premier coin enfoncé dans cette sérénité, je m'en souviens comme si je le revivais, fut la découverte, un jour, d'une petite tête de mort en plastique - vraisemblablement un bout de porte-clé un peu macabre - au milieu des graviers de la cité. Je ramenai mon trophée à la maison, à la fois fier et intrigué, pour demander à ma mère ce dont il s'agissait. Un peu embarrassée, elle répondit que quand on était très vieux, on mourrait et que l'on devenait comme ça. Et là, horrifié (non par le concerpt de mort mais par la perspective de ressembler un jour à cette face grimaçante), du haut de mes cinq, six ans, je lui répondis que non, pas moi, on me ferait plein plein de piqûres et que je guérirais et que voilà.

Et je repartis dans mes jeux, retouchai du doigt la solidité du monde, et bien vite j'oubliai complètement cet épisode.

Et puis la mort, la vraie, pas celle de plastique, vint cueillir année après année quelques fleurs dans le jardin familial : une arrière-grand-mère, un grand-père, une autre arrière-grand-mère... Le poison instillait ses effets délétères. Les certitudes vacillaient et, vers treize, quatorze ans, je m'interrogeais de plus en plus souvent sur le sens de tout ça, de ce temps présent qui devenait passé avant même qu'on ait pu le saisir, de cette étrange dimension unidirectionnelle et impalpable. La réalité même de la vie ne me semblait plus si patente.

Et peu après, il y eut le premier infarctus de mon père. Et les cailloux se firent encore moins solides.

Je me réfugiais de plus en plus dans des mondes oniriques, je découvrais alors la poésie, celle qui me parlait une langue inconnue et que je comprenais pourtant, celle qui faisait voler les cailloux.

Apollinaire, bien sûr, dont je buvais les "Alcools" à la régalade.

Et puis Jules Supervielle.

En relisant l'autre jour "Les amis inconnus", j'ai mesuré rétrospectivement à quel point j'avais pu, adolescent, m'imprégner de sa poésie, à quel point les mauvais vers que j'essayais alors moi-même d'écrire transpiraient maladroitement la tentation inconsciente d'imiter son style.

Son poème "le nuage" me touchait tout particulièrement...

        Il fut un temps où les ombres
        A leur place véritable
        N'obscurcissaient pas mes fables.
        Mon coeur donnait sa lumière.

        Mes yeux comprenaient la chaise de paille,
        La table de bois,
        Et mes mains ne rêvaient pas
        Par la faute des dix doigts.

        Ecoute-moi, Capitaine de mon enfance,
        Faisons comme avant,
        Montons à bord de ma première barque
        Qui passait la mer quand j'avais dix ans.

        Elle ne prend pas l'eau du songe
        Et sent sûrement le goudron,
        Ecoute, ce n'est plus que dans mes souvenirs
        Que le bois est encore bois, et le fer, dur,

        Depuis longtemps, Capitaine,
        Tout m'est nuage et j'en meurs.

Les mots de Supervielle m'habitaient, m'habillaient, je me sentais moins seul, moins nu. Le monde réel n'était plus mien qu'à mi-temps, cette vie dans laquelle j'étais si peu à l'aise, je la réinventais sur des bouts de papier. Et puis...

Et puis le temps a passé, comme un nuage. J'ai refermé un jour le cahier où j'écrivais mes poèmes. Le coeur s'est endurci ou, tout du moins, a fait semblant. Pour se protéger. Pour survivre. Etudes, boulot, routine.

Des années comme des secondes. La tête toujours un peu ailleurs. A côté de la vie.

Jusqu'à ce jour de novembre 2004 où les cailloux se sont évaporés.

Mon frère aîné et moi étions descendus de Paris pour aller enterrer mon père. Et en arrivant chez ma soeur qui habite à deux pas de la vieille cité, tout avait changé. Les murs si solides n'étaient plus là, juste des gravats.

La démolition de la cité était prévue depuis un certain temps déjà, mais le mauvais hasard avait voulu tout s'écroule en même temps : la cité, mon père, les bribes du passé... Poussières. Tout s'envole un jour en un nuage de poussières.

Une pellicule de grisaille sur une vieille photo...

        Depuis longtemps, Capitaine,
        Tout m'est nuage et j'en meurs.

mardi 9 mai 2006

Saoul-FifreNiark niark

Je suis tellement ravi-ravi de ma césure juste après le gag du croissant de Zoulikha que je vais vous laisser baver devant encore un peu. En bon français, vous attendrez encore 2 jours la suite.

Si tout se passe bien.

Il n'y avait aucune urgence, mais je tenais à faire des excuses publiques à Tant-Bourrin. C'est bien du temps gâché, je suis d'accord avec vous. Mais je suis un mec comme ça. Il y a quelques temps, je lui avais demandé par mail s'il s'était mis aux Sudokus. Il faut vous dire que ce gars est sorti avec succès de mat' sup' (maternelle supérieure), enfin : son instit l'a poursuivi avec sa règle mais n'a pas réussi à le rattraper, bon, tout ça pour dire que je suis très attentif à ses avis éclairés sur tout ce qui est un peu matheux sur les bords, et même au milieu. Il m'a répondu un peu laconiquement (je vous fais un copié-collé) :

J'en ai fait deux ou trois par curiosité... Il faut surtout travailler avec méthode en cherchant la case où tu peux éliminer toutes les possibilités sauf une...

Sans réfléchir et bêtement, je lui ai répondu :

T'en sais pas plus que moi, quoi q:^) ?

Le ridicule ne tue pas, heureusement ! Le connaissant, j'aurais dû étudier avec un peu plus d'intérêt sa réponse. Je viens enfin de comprendre ce qu'il a cherché à me dire. À force de me creuser le ciboulot et au prix de grosses encéphalalgies, j'ai fini par mettre au point une technique qui me permet de résoudre la plupart des sudokus d'une manière quasi mécanique. Appelons-la "méthode Tant-bourrin" car son maître mot c'est

élimination

On commence le Sudoku de manière classique, en plaçant les quelques chiffres "évidents", déduits des croisements des lignes et des colonnes, dans le but de faciliter un peu le travail suivant, très contraignant.

Ensuite on recense toutes les possibilités de chaque case, secteur par secteur (carré par carré). On prend un secteur, et on dit "1", ha c'est bon, il est déjà dans le secteur. "2", en cherchant les "2" qui sont dans les 3 colonnes et les 3 lignes qui délimitent le secteur, on peut éliminer des cases. On écrit un petit "2" au crayon dans les cases où le "2" est possible. On fait comme ça pour toutes les cases de tous les secteurs. On se retrouve avec tous les chiffres possibles, et après on ne travaille plus qu'avec la gomme . Si un chiffre est tout seul dans sa case, c'est le bon : ça veut dire que les autres sont "mauvais", on ne réfléchit même pas, on l'écrit avec un beau feutre noir, il est définitif ! S'il y a d'autres chiffres dans la case, mais que lui est seul de son espèce dans le secteur, dans la colonne ou dans la ligne, il est "bon" itou !

Règle très importante et qui permet de gagner un temps fou : dès qu'on a trouvé un chiffre définitif, un "2", par exemple, gommer soigneusement tous les 2 crayonnés de la ligne, tous les 2 de la colonne, tous les 2 du secteur. Vous y verrez plus clair. Soyons honnêtes, la méthode ne suffit pas pour les Sudokus démoniaques ou diaboliques dont les auteurs sadiques ne vous donnent que 20 ou 22 chiffres sur les 81 à trouver. Il faut user alors de trucs autrement subtils.

Je me soupçonne d'avoir gonflé à l'hélium un pourcentage assez élevé de lecteurs avec ce billet prise de tête, mais si j'ai pu en aider 2 ou 3 ? Et si 2 ou 3 peuvent m'aider à progresser ?

Je ne m'ennuie pas encore avec ce jeu de ouf, mais je sens que ça ne va pas tarder...

lundi 8 mai 2006

Tant-BourrinLâche du mou, Linette !

La gentille Linette appela l'Elysée
Car son mari mangeait bien trop de cochonnaille :
"Monsieur le Président, vous seriez avisé
D'imposer par la loi de réduire la taille
De tous les saucissons. Sus au gras, incisez !"
Son mari se morfond : si ça marche, aïe, aïe, aïe !

Moralité :
Oh, cata ! Linette appela Chichi :
"Ecourte la mortadelle, Chichi !"


dimanche 7 mai 2006

Saoul-FifreZoulikha (1)

Bon, j'aime pas beaucoup couper les textes mais celui-ci est un peu long. Qui c'est le blog qui coupe les nouvelles en tranches ? Ha oui : Matthieu ! C'est bon, j'ai ma caution morale, je peux y aller. C'est qu'en 2 morceaux, ça va ? Ce texte est un de mes premiers textes en prose, il parle d'une chatte que j'ai beaucoup aimé, je suis très sérieux, là, alors les gloussements débiles au fond de la salle, s'il y avait moyen qu'ils cessent ? Merci beaucoup. Oui, c'est une histoire vraie, je l'ai entièrement reécrite pour des raisons que je n'ai pas envie de vous dévoiler, l'ai enveloppée de gros mensonges, mais les sentiments exprimés sont plus authentiques que nature. Je la dédie au Maréchal, et puis non, à Mamasha , plutôt... Et puis, ho, allez, à tous les 2, battez-vous, le meilleur repart avec la dédicace...

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samedi 6 mai 2006

Tant-BourrinLe futur tube de l'été

En vente dès aujourd'hui chez vos disquaires, le tube qui rythmera toutes les soirées en boîtes de nuit cet été. Soyez le premier à l'acquérir !



Ecoute un peu !

Wahou ! Ça pulse, hein ?

Fiche technique :

  • Interprète : Tant-Bourrin
  • Auteur : Tant-Bourrin
  • Compositeur : Frédéric Chopin
  • Arrangements : Tant-Bourrin
  • Ingénieur du son : Tant-Bourrin
  • Ingénieur de l'avoine : Tant-Bourrin
  • Mixage : Tant-Bourrin
  • Graphisme pochette : Tant-Bourrin
  • Producteur : Tant-Bourrin

Un disque "Bourrin Records" !


Prix à l'unité : 9,90 €
Prix préférentiel par palette de 10000 : 98750 €, soit une économie de 2,5 centimes d'euro par CD

Nos artistes ont du coeur : pour chaque million de CD vendus, 50 € seront versés aux Râteliers du coeur




Paroles Tant-Bourrin) :

     Rien qu'de penser ...ser ...ser
     Que des pôv' tâches ...âches ...âches
     Ont le culot ...ot ...ot
     Et le toupet ...pet ...pet
     D'chanter sur lui ...i ...i
     Ça m'fout la haine ...aine ...aine
     Car massacrer Chopin
     C'est vraiment pas malin

     Non, massacrer Chopin
     C'est vraiment pas malin
     C, H, O, P, I, N,
     Chopin, c'est mon copain !

vendredi 5 mai 2006

Saoul-FifreDrogue en blog

Je trouve que notre Tant-Bourrin nous revient bien grognon de vacances. Surtout envers son co-blogueur préféré. Je me fais traiter de fainéant, il lance une pique sur la politique de la page blanche, avec force dans ma direction, tel un javelot allusif à un soi-disant laisser-aller de ma part, alors que j'étais tout simplement immergé tout ce week-end dans l'Amour filial et fraternel le plus pur et le plus prenant. Son attitude m'inquiète. Quand il reçoit des membres de sa famille, les laisse-t-il retrouvailler joyeusement, assis tout seuls comme des cons sur le canapé, tandis qu'il s'en va bloguer avec de quasi inconnus, dans un tremblement de drogué en manque ? Et dois-je impérativement m'aligner sur son comportement asocial, courir me cacher derrière mon écran, tourner le dos à la chair identique à ma chair, trahir le sens de l'accueil qu'ils ont fait couler dans mon verre, mériter la mort de mes os en les laissant ronger, seuls et sombres, ceux de ce succulent cabri ?

Manières de sauvages dans l'inhumaine et terrible jongle parisienne.

Le citadin régresse insensiblement mais sûrement. Des siècles de lente évolution vers plus de hauteur de civilisation sont en train de se déliter et de se dessécher comme sous un effet de serre moral. L'instinct de la solidarité sans faille, légué d'une génération à sa suivante, le respect dû à la "Famille", mot malencontreusement accolé, de sinistre époque, à celui, fatal, de "Patrie", et à celui, fatiguant, de "Travail", devra-t-il céder le pas à l'appel grossier d'une mode éphémère avec ses gros sabots, et abdiquer devant le gadget frais émoulu d'un mégalo-cervo ?

Je réponds "non". Ces braves gens sont venus pour certains de très loin, une a passé par dessus sa peur panique des voyages en automobiles, je ne vais pas me caler à tapoter sur un clavier, les abandonner pour faire plaisir à un bestial enfourcheur de canassons, plus ignoble que noble ?

jeudi 4 mai 2006

Tant-BourrinLe livre des bides - le retour de la vengeance

Manquant encore cruellement de temps pour vous proposer un billet digne de ce nom mais refusant la politique de la page blanche, je vous propose aujourd'hui quelques extraits supplémentaires du fabuleux Livre des bides dont je vous ai déjà parlé.


Enjoy !


Quelques individus, tel Pyrrhus, peuvent sortir vainqueurs de situtions apparemment désespérées. Le Général Ambrose Everett Burnside procédait exactement à l'inverse. Dès qu'il possédait un avantage, tant tactique que numérique, Burne (ainsi qu'on l'avait affectueusement surnommé) le réduisait instantanément.

Au cours de la Guerre de Sécession, Burnside disposait de 12000 hommes de troupe. Lors de la bataille d'Antietam, il annula cette supériorité en faisant défiler ses soldats en file indienne sur un pont à découvert, placé sous le feu des canons ennemis. Il n'apprit que par la suite que la rivière était pratiquement à sec et pouvait être traversée sans danger à n'importe quel endroit.

Deux ans plus tard, Burne fit creuser à la dynamite une tranchée grâce à laquelle ses hommes pourraient courir en toute sécurité jusqu'au coeur du cantonnement ennemi.

Tandis que la fumée s'estompait, les soldats sautèrent dans la tranchée et coururent... pour découvrir qu'elle était trop profonde et qu'ils ne pouvaient pas remonter de l'autre côté.

Les troupes Confédérées ne furent pas peu surprises de découvrir soudain la totalité de l'armée adverse prisonnière sous leur nez dans un goulet profond de trois mètres !

Averti de cette manoeuvre suicidaire, le Président Lincoln soupira : "Seul Burnside pouvait réussir un tel coup : semer la victoire et récolter la défaite".


Au printemps, en 1978, Tom Horsley, 30 ans, comptable à San José, Californie, invita Miss Alyn Chesselet à sortir. A la dernière minute, elle annula le rendez-vous. Alors M. Horsley la traîna en justice.

Se rendant au Tribunal de San Francisco, il intenta un procès à Miss Chesselet pour avoir "brisé un contrat moral de dîner puis d'aller voir la comédie musicale Le magicien d'Oz".

M. Horsley, qui avait effectué un trajet de 160 kilomètres pour aller voir la jeune femme, dit au tribunal qu'il entendait être remboursé pour deux heures de conduite jusqu'à San Francisco, au tarif habituel minimum de 5,50 dollars de l'heure, plus un demi-dollar par kilomètre pour frais de carburant. Le total de ses exigences, y compris diverses taxes, se montait à 350 dollars.

Quand la Cour notifia la plainte à Miss Chesselet, serveuse au Vesuvio Cafe, elle se contenta de hausser les épaules et de dire : "J'ai bien fait de ne pas sortir avec ce cinglé".


L'hypnotiseur Romark annonça en 1977 qu'il donnerait la démonstration publique de ses pouvoirs supra-normaux. "Je conduirai une voiture les yeux bandés à travers Ilford".

Le 12 octobre, par-devant témoins, il appliqua deux pièces de monnaie sur ses yeux, puis une couche de coton et un épais bandeau noir. Là-dessus il monta dans une Renault jaune et se lança dans Cranbrook Road.

Dix-neuf mètres plus loin, il emboutit en toute bonne foi l'arrière d'une voiture de police à l'arrêt. Une foule d'admirateurs enthousiastes s'agglutina autour de notre héros, qui expliqua par la suite : "cette voiture était rangée à un endroit défiant tout raisonnement logique".


En 1976, la Communauté Economique Européenne fit remarquer au gouvernement irlandais qu'il n'avait pas encore fait appliquer la législation sur l'égalité des sexes. Le gouvernement de Dublin fit aussitôt passer une annonce pour embaucher un contrôleur d'égalité des salaires. Les émoluments proposés étaient plus élevés pour un homme que pour une femme.

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