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dimanche 4 juin 2006

Saoul-FifreSi ta pote rit...

Quand notre amie potière nous a filé de la terre, j'ai d'abord réfléchi à faire un objet utile. Je trouve que l'utile est beau. Que un objet ou un outil bien conçu est beau. Que le fait qu'il rende service, qu'il fasse impeccablement le boulot qu'on lui a confié, qu'il soit efficace, solide, adapté, suffit à me le rendre déjà sympathique. Si, en plus, il est fait de matériaux nobles comme le bois, la terre, le fer etc, il a déjà une histoire, il a reçu la beauté, la richesse, l'envergure en héritage... Il ne manque plus qu'un petit coup de pouce décoratif et voici une présence, une chose avec laquelle on peut avoir un échange, lui lancer des regards, se laisser rendre service, la maintenir pimpante...

C'est-y du l'art ou du cochon ? Ben, là, c'est un porte-savon !

Ha, et puis tant qu'on est dans la salle de bain, et puisqu'il faut bien amortir l'APN, voici une autre de nos sculptures de Marc Bellanger. Ça sert à rien, mais c'est bien joli quand même. Et dans une salle de bain, ça le fait...

samedi 3 juin 2006

Tant-BourrinLa vérité sur le Souf'

Pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps, Saoul-Fifre nous a gratifié (quoi qu'en l'occurrence il faudrait dire "ingratifié") d'un billet sur Rezvani.

Ne soyez pas dupes, tout ceci fait partie d'une stratégie mûrement réfléchie de sa part : il nous dévoile de tous petits pans de ses goûts musicaux, par touches infimes, en prenant bien soin de choisir des artistes jouissant d'une certaine aura culturelle, afin de faire accroire qu'il est un esthète au goût sûr.

Mais cela ne me satisfaisait pas : je me doutais qu'il y avait anguille sous roche. C'est pour cela que j'ai recruté, en décembre dernier, un détective privé pour tâcher d'y voir plus clair.

Celui-ci s'est rendu discrètement chez le Souf', dans le pays au vent qui rend fou. Il a attendu patiemment le moment propice : après le départ de ses invités, il a lâché un renard dans le poulailler, histoire d'attirer Saoul-Fifre et sa famille temporairement hors du logis et il s'est introduit dans le salon.

Et là, bingo ! La discothèque de Saoul-Fifre était là, devant lui, offerte à l'objectif de son appareil photo...

Voilà pourquoi je sais aujourd'hui ce qu'écoute réellement Saoul-Fifre dans le secret de ses quatre murs.

Sacré Souf' ! Ça fait le beau par devant, ça parle Cultûûûre, ça pond des billets longs comme ça pour dire tout le bien qu'il faut penser de tel ou tel artiste géniâââl et méconnu... mais en cachette, ça écoute ça !!!...

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vendredi 2 juin 2006

Saoul-FifreSerge Rezvani

Mais si. Vous ne connaissez que lui : c'est le gonze qui a écrit "Elle avait des bagues à cha-aque doigt...", et puis "J'ai la mémoire qui flanche...", pour Jeanne Moreau. Vous voyez bien que vous le connaissiez ? Peut-être pas les très jeunes, et c'est pour eux que j'écris ce genre de billet. La culture, merde ? Moins on en a et plus on l'étale, ça rime avec confiture...

Mais Rezvani, ce n'est pas de la culture, c'est du plaisir à l'état pur. Ses chansons sont pleines de gaieté, de légèreté, elles s'envolent, virent sur l'aile, planent un moment et on les fixe, fascinés : on aimerait être là-haut, avec elles, mais nous sommes des plus lourds que l'air, grossiers et impotents...

Des kyrielles de nanas se sont ruées sur les dentelles de mots de Rezvani pour les interpréter. Jeanne Moreau, bien sûr, avec sa voix bandante mais un peu trop métallique pour être émouvante, Francesca Solleville, Anna Karina, Vanessa Paradis et puis récemment, Mona Heftre, qui a ridiculisé toutes ses précédeuses en pressant et en nous donnant à déguster le jus même, la magie, l'émotion, les frissons dont sont pétries ces chansons miraculeuses.

Mais là où elles retrouvent leur jeunesse, c'est quand elles sont interprétées par le Patron en personne, celui-là même qui a su arrêter le tic-tac des horloges, saisir ces instantanés intemporels, ces moments de grâce pure, ces mélodies simples et rares, la plupart inspirées par l'Amour qu'il portait à sa femme Danièle.

La passion fusionnelle qu'il a vécue avec Danièle/Lula, est racontée dans son autobiographie "Le testament amoureux". Leur vie en quasi ermites dans leur vallon de la Béate , à La Garde-Freinet , s'est terminée douloureusement voici quelques années avec L'Alzeimer puis la mort de Daniele.

Rezvani est aujourd'hui à Paris, il a entrepris d'enregistrer l'intégrale de ses chansons et s'est marié en Octobre 2005 avec Marie-José Nat. Comme il dit : "Je suis amputé. Je ne refais pas ma vie, je la continue autrement..."

Rezvani n'a pas chanté son dernier mot.

À titre d'illustration, je vous ai mis un truc culte assez introuvable, c'est à mon avis sa chanson la plus extraordinaire, la plus originale. Dans le film "Les dragées au poivre", elle est interprétée, et avec quel talent, par le petit Philippe, le fils de Sophie Daumier. Mais censure de ce que Rezvani avait mis de sombre dans la chanson, puisque dans le dernier couplet, qui est passé à la trappe, l'enfant tue Lili Gribouille, puisqu'elle le "trompe" en épousant son père ! Nous sommes en 1963, et il faut éviter le scabreux, quand même ?

jeudi 1 juin 2006

Tant-BourrinLa très aventureuse vie du Chevalier de Tant-Bourrin et de son écuyer Saoul-Fifre (Chapitre IX)

(lecture préalable des chapitres I, II, III, IV, V, VI, VII et VIII conseillée - Test de connaissances optionnel)

Où le Chevalier de Tant-Bourrin la joue comme Bèquamme

XIIIème siècle après Jésus-Christ - Quelque part dans le Royaume de France

L'étrange équipage cheminait sur la route qui s'empoussiérait sous le doux soleil d'un mois de juin médiéval.

En tête chevauchait le Chevalier Hippobert Canasson de Tant-Bourrin, dos voûté, mine déconfite, l'aura tellement atone qu'un ver luisant eût paru en comparaison plus flamboyant que le phare d'Alexandrie. Derrière lui bourriquait miteusement son écuyer Saoul-Fifre, la face rubiconde et avinée, cuvant son pinard tranquillement à l'abri des regards, protégé qu'il était par une aura de mouches d'une densité impressionnante.

Or il advint que nos deux compères - enfin, tout du moins celui qui ne dormait pas - virent bientôt un paisible village se dessiner sur l'horizon. Mais, fait étrange, plus ils approchaient de ce village, plus le caractère paisible de celui-ci apparaissait douteux. Des cris, des hurlements, des vociférations s'élevaient en effet en une clameur croissante.

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mercredi 31 mai 2006

Saoul-FifreCadeau de mariage

Le cadeau, c'est la très belle mélodie qu'un ami a déposé sur mes mots, pour nous interprêter le tout le jour de notre mariage...

Seuls sur le Grand Chemin , un jour sommes partis,
Le sol était tout blanc et doux comme un jeudi
Et le soleil si chaud que vite nous avons
Enlevé tout ce que sur la peau nous avions...

Nous partions pour savoir, ta main dedans ma main
Si les couleurs brillaient au bout du Grand Chemin,
Si le ciel était d'or, si les arbres étaient bleus
Ou bien si la lumière se séparait en deux ?

Nous partions pour savoir, mes cheveux dans ton cou
Si nos deux libertés se donneraient des coups
Et si l'Amour valait la peine qu'on le prenne
Avec la jalousie à travers les persiennes...

Nous partions pour savoir, ta bouche sur ma bouche
Si nos graines d'Amour pourraient y prendre souche
Si l'on pouvait donner, avec nos petits cœurs,
À cet autre, une vie sans haine et sans rancœur...

Nous partions pour savoir, mon corps contre ton corps
Si le bonheur à deux était possible encore
Si le désir de l'autre résisterait longtemps
À la course incertaine sur les chemins du temps ...

Le sable était tout blanc et le soleil très chaud,
Nous avons fait l'amour tout au fond d'un cachot,
Dans la neige, au sommet d'un pic d'Himalaya,
Au large, dans la mer ou plus d'un se noya ...

Nous sommes seuls sur ce chemin.
Nous sommes seuls dans ce grand lit.
Nous y marchons avec les mains,
Nous y vivons de nos folies.
Nous avons tant et tant marché,
Ne cherchons pas plus loin l'ourlet.
Le vent du soir s'est ramolli,
Nous passerons ici la nuit .

mardi 30 mai 2006

Tant-BourrinPeau d'âne

Le vieil ânier en pleurs, usé par la famine,
Dut hélas à la fin manger son bourricot,
Mais mon dieu qu'elle est âcre de goût, sous les chicots,
La peau de son grison bouffé par la vermine !

Moralité :
Couenne d'âne amère, ah !
Ma vile couenne d'âne amère, ah !
Couenne d'âne amère, ah !
Ma vile couenne d'âne amère, ah !

lundi 29 mai 2006

Saoul-FifreSi tu es gai, ris donc...

Dans la grande tradition des gags relous en une image que l'on trouvait à la grande époque, dans des journaux comme Jours de France, Ici-Paris, France-Dimanche, Le Rire... etc, et pour qu'il soit bien clair pour tout le monde que je ne suis pas nul QUE en dessin, voici de quoi alimenter en Gros Rire Gras et Beauf ce blog.

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