Blogborygmes

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lundi 25 février 2008

Saoul-FifrePhantasma goret-ique

Le succès sur Goût-gueule de notre truie Julie est purement mécanique. La plupart de ceux qui ont tapé cette recherche dans la petite fenêtre sont repartis bredouilles, déçus, la bite sous le bras, désabusés par notre blog d'intellos désincarnés. Ils veulent de la photo humide, de la vidéo chaude, du poil qui dépasse de la lingerie. Même nos "Comptines pour adultes" ou les poèmes mousseux de Manou n'arrivent pas à les fidéliser à Blogborygmes. Trop de texte, trop de mots compliqués...

Nous résignerons-nous à n'avoir que de l'élite asexuée comme lectorat ?

Non, plutôt crever la bouche ouverte (les filles) et le bras tendu (les garçons). Il faut leur trouver quelque chose d'appétent qui les retienne fermement, au moins le temps de lire 2, 3 billets qui leur montreront qu'il n'y a pas que le cul dans la vie. Le cul, oui, mais pas que.

Alors ils en ont marre, les adorateurs de Julie, de n'avoir droit qu'à ça ou ça ! Encore une recherche inutile, encore un célibataire qui ressortira frustré de Blogborygmes. Et ça, je ne le veux plus. Le client est roi et Julie la grosse cochonne doit assumer son appellation et ne plus usurper sa réputation. Arrêter de nous chauffer de braves obsédés innocents en jouant les allumeuses, et les laisser sur le carreau froid avec d'énormes difficultés à se finir tout seul.

Et alors ? Et alors ??? Andiamo est arrivé héhé, sans s'presser héhé, le beau Andiamo, le grand Andiamo... Avec ses godets et son gros pinceau...

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samedi 23 février 2008

ManouVoix ferrées (suite) (à la demande générale de Bof)



(Quelques jours de vacances)


Une dame invite le mendiant à boire un verre dans son 2 pièces-cuisine. Ils franchissent la porte d'entrée puis celle du petit salon/salle à manger. L’homme enlève le manteau des épaules de la femme, le pose sur une chaise.

- Vous n’êtes pas trop fatiguée de votre journée ?
- Si, mais vous boirez bien quelque chose ?
- Oui, un peu de vin rouge, s’il vous plaît ...

Assis sur le canapé il dégustent un Graves. Elle pose son verre sur la petite table basse pour s’approcher de lui. D’un geste précis, l’homme prend le visage de la femme entre ses mains. Ils s’embrassent. Le baiser dure un temps suffisant pour que le salon devienne la chambre et que la position allongée, comme le tutoiement, s’imposent.

L’homme parle. La femme en est incapable.

- Ne ferme pas les yeux, je t’en prie, regarde-moi quand je te caresse... Tu aimes ça ?

Elle aime. Elle aime ces mains, cette bouche, cette voix. Les mots la font rougir et l’engagent à chercher plus loin le plaisir. Soie humide, les sexes gonflent. Les bouches y viennent. Tout se résume à l’instant présent, au corps de l’autre qu’il faut manger et satisfaire à la fois. Donner. Partager les goûts, les odeurs, les textures. Une montée de marches, la crête d’une vague.

- Tu veux ? Maintenant ?

Elle n’attend que cela. Il s’allonge sur elle, la pénètre doucement en un seul mouvement, complètement, puis s’arrête.

- Dis-moi que tu en as envie.

A son tour la femme parle. Ses mots impulsent un rythme. Elle parle longtemps, elle demande, supplie, puis remercie tandis que les corps se rejoignent dans la jouissance.

jeudi 21 février 2008

Tant-BourrinMon prochain album (8)

Cela va faire bientôt un an que je vous annonce la sortie imminente de mon prochain album et, je le sens bien, vous commencez à me regarder d'un sale oeil et à vous demander si je ne me foutrais pas un peu de votre gueule. Ce n'est certes pas l'envie qui m'en manquerait, vue la dite gueule, mais soyons clair : je vais de déveine en scoumoune et j'ai dû repartir par six fois de zéro, face aux moues sceptiques que j'ai cru déceler sur vos faces bovines et aux langues de putes médisantes qui font rien qu'à dire que ce que je fais ressemble à des tas d'autres trucs obscurs et inconnus.

Et pourtant...

Pourtant, qu'elle était rock et méchamment couillue, ma première maquette !... Sûrement trop, hélas, pour des neuneus un public lambda comme vous, qui n'apprécie que la soupe tiède et formatée...

Pourtant, qu'elle était puissante et enlevée, ma seconde maquette ! Hélas, sûrement trop puissante pour vos sonotones réglés sur la position "Tino Rossi". Non, ce qu'il vous fallait, c'était du mainstream, du chamallow sonore...

Pourtant, qu'elle était lascive et dansante, ma troisième maquette ! Je pensais tenir là un tube mondial, mais je n'ai recueilli que des bâillements d'hippopotames. Faire danser des hippopotames un public aussi sclérosé que vous, c'est carrément mission impossible : j'aurais plus vite fais d'apprendre à danser à des cailloux !

Pourtant, qu'elle était profonde et émouvante, ma quatrième maquette ! Trop profonde sûrement, hélas ! J'aurais dû me douter que vous n'aviez pas l'âme de spéléologues ! Des paroles aussi finement ciselées pour des oreilles aussi bouchées à la cire que les vôtres, c'était vraiment de la confiture donnée aux cochons...

Pourtant, qu'elle était sauvage et ambiguë, ma cinquième maquette ! Trop sûrement pour de vieux croûtons conformistes un grand public qui ne comprend décidément pas grand chose à l'Art avec un grand "A"...

Pourtant, qu'elle était psychédélique et diététique, ma sixième maquette ! Trop hélas, apparemment, pour des gros lourds dans votre genre qui n'apprécient que la musique fast-food...

Je pensais avoir enfin trouvé la bonne formule avec ma dernière maquette : rock et rauque à la fois, mais suffisamment beauf attitude en même temps pour flatter les couillons acheteurs potentiels de mon prochain CD que vous êtes dans le sens du poil. Hélas, la tiédeur de vos réactions m'ont vite fait comprendre que j'avais encore surévalué vos capacités d'écoute et la hauteur de vos goûts musicaux.

Bref, à cause de vous, le planning de ma carrière artistique prend du retard et je vous exècre.

Mais comme ma plus belle histoire d'amour, c'est vous et les billets de banques que vous allez dépenser pour acheter par millions mon futur CD, je me dois d'affiner mon produit oeuvre jusqu'à ce qu'elle touche des gogos son public.

J'ai donc passé ma dernière maquette à la broyeuse (qui a d'ailleurs explosé, vu qu'elle n'était destinée qu'à broyer du papier) et j'ai décidé de tout reprendre à zéro.

Et puisque vos oreilles ne savent apprécier que de la mélasse sonore, eh bien j'ai décidé de vous faire bouffer sucré jusqu'à satelliser vos tests urinaires : j'ai pris ma plus belle voix (celle des dimanches), j'ai fait un slow langoureux, ajouté des choeurs suaves et, ce coup-ci, je suis sûr que vous aller craquer complètement ! A moi la gloire et les brouzoufs qui vont avec !

Je vous offre le titre-phare de mon prochain album en exclusivité mondiale. Ecoutez-moi ça ! C'est la voix des anges, non ?




Cliquez sur l'image pour voir la pochette en grand


Tant-Bourrin - Au lit, zou !


Au lit, zou ! Il est neuf heures du soir
Au lit, zou ! Il est déjà bien tard
Au lit, zou ! Prends ton doudou
J'te fais un p'tit bisou
Et tu vas faire dodo, mon p'tit bibou

Au lit, zou ! Il est est onze heures du soir
Au lit, zou ! Il est vraiment très tard
Quoi ? Tu veux encore
Un verre d'eau ?
Tu viens d'en boire douze !
Arrête de faire le fou
Bisou et au lit, zou !

Au lit, zou ! Il est deux heures du mat'
Ça me rend fou ! J'vais virer psychopathe !
Tu veux faire pipi
Et lire Oui-Oui ?
Cette fois, je suis à bout !
Va au lit ou
Sinon j'me fais hara-kirikou

Allez au lit, zou !

(Téléchargeable directement ici)


Heu... attendez... on me glisse quelque chose dans l'oreillette... Non ??? Je n'arrive pas à y croire ! Il paraîtrait (j'emploie bien évidemment le conditionnel, vue l'énormité de cette affirmation), selon des sources bien informées qui me veulent du bien (des langues de putes, oui !), qu'il y aurait peut-être une très légère ressemblance avec ceci...

Alors là, moi je dis stop ! Halte à la médisance ! Une telle mauvaise fois, ça me laisse sans voix !

mardi 19 février 2008

BofOpen space

Ayant épuisé mon joker paresse la semaine passée et devant rendre mon devoir avant demain 00h, je suis consterné par l'aridité manifeste de mon paysage neuronal. Aridité qui a d'ailleurs son équivalent dans la région de mes amygdales, et hop, un lagavulin. Ah, j'ai pas la bonne belle mère, une tisane alors...

J'ai bien quelques bribes d'idées en tête : un reportage sur la fabrication de la glace au siècle dernier, l'école primaire qui m'a permis de déchiffrer San Antonio dans le texte, la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées, la dure évolution de l'espèce qui permet aux enfants de vous foutre d'abord la pâtée aux jeux vidéos, puis de vous doubler ensuite sur la piste de karting, ce dernier fait étant totalement scandaleux. Le dernier livre lu : "chaud brûlant", ou le "no country for old men" que j'ai vraiment envie de voir au ciné. Pour l'autre film qui me tentait, je crois que je vais faire l'impasse, collègue du samedi m'a dit en parlant de ce film "ah oui il est génial, c'est celui où le gars il meurt à la fin.................... euh, désolée !" Vous noterez que je tais le titre du film hein, pas vous casser la baraque comme elle me l'a démolie. Karine si tu me lis, je te hais. Et Catherine, si tu lis aussi, faudrait voir à remettre ton devoir sur les fromages au lait cru.

Déjà tout un chapitre pour dire ce que je vais pas dire, je suis sur la bonne voie. Me reste plus qu'à trouver ce que je vais vraiment pouvoir dire, et ça c'est pas encore gagné, si on parlait boulot ?

Sur le chemin du boulot, pas de métro. Je croise sanglier, renard ou blaireau. Un peu trop près le sanglier l'autre matin, cet enfoiré s'est tiré avec un enjoliveur, j'espère qu'il court encore. Au boulot, tous ces jours, on voit défiler plein de types en cravates qui veulent serrer le maximum de mains, le sourire aux lèvres et des prospectus plein les doigts. Pasqua m'avait eu par surprise, depuis je suis méfiant. Ça me rend confiant pour l'avenir de notre profession, comment feraient-ils si l'on n'existait pas pour draguer l'électeur potentiel ? Pas sûr que le slalom entre les caddies soit plus propice à l'exercice. Une photo du bureau pour clore le chapitre boulot ?

Le dimanche matin. "Open space", c'est le terme à la mode quand on parle bureau ?


dimanche 17 février 2008

AndiamoCherchez l'appât

Tsssi, tsssi, tsssi,... Sous le soleil, les cigales entamèrent leur chant lancinant. L'Ubaye coulait, paisible en ce matin de Juin. La journée sera encore bien chaude, songea Pierre en entrant dans l'eau.

Ses cuissardes le protégeaient car, malgré la chaleur, l'eau était toujours fraîche, et au bout d'un moment franchement glacée, surtout quand il restait des heures les pieds et jambes dans la rivière à taquiner la truite.

Enfoncé sur ses cheveux noirs, un "bob", kaki autrefois mais bien pâli par le soleil, et, épinglées tout autour, SES mouches, fabrication "maison" : soies de sanglier, plumes soigneusement choisies, crins, et autres ingrédients tenus jalousement secrets !

Il avait déjà changé deux fois de mouche. D'un geste souple du poignet, Pierre envoyait l'appât juste sous les racines d'un arbre mort bordant la rive. Elle aurait dû se trouver là, "sa Princesse", comme il se plaisait à l'appeler, une jolie truite dans les trente-cinq centimètres, avait-il estimé.

Deux jours auparavant, il avait failli la choper. Il faut croire que l'hameçon n'avait pas fait son office : surprise, elle s'était laissée remonter en partie puis, quand à moitié sortie de l'eau elle s'était rendue compte de ce qui se passait, un vigoureux coup de queue et la belle argentée avait replongée.

Si elle n'avait pas été blessée, Pierre avait toutes ses chances. Par contre, si l'hameçon avait écorché sa bouche, ce serait peine perdue : on ne les trompait pas deux fois, ces animaux-là !

Alors qu'il remplaçait son leurre pour la troisième fois, il vit, à quelques mètres de la grosse souche, émerger une tête de femme. L'eau ruisselait de sa chevelure blond platine, un large sourire malicieux lui éclairait le visage. Elle sortit les bras de l'eau, puis les éleva au-dessus de sa tête.

Stupéfait Pierre constata qu'elle était nue, mais, ce qui le stupéfia davantage, ce fut de constater qu'elle brandissait "sa" Princesse encore frétillante. C'est ça que vous essayiez d'attraper ? lui dit-elle avec un petit accent dans la voix.

Curieux, je ne l'ai pas vu arriver, trop occupé par mon lancer, songea-t-il.

Elle s'avança, portant toujours la truite. Elle ondulait gracieusement du bassin, prenant son temps, tâtant chaque pierre du bout du pied, cherchant des appuis sûrs pour ne pas glisser. Petit à petit, Pierre la vit émerger de l'eau. Quand celle-ci lui arriva aux cuisses, il vit qu'elle était complètement nue !

Un peu gêné, il détourna la tête. Cela la fit sourire. Elle s'avança encore, se plaça face à lui, s'inclina respectueusement : voici pour vous, mon Seigneur, et elle partit d'un grand rire.

Pierre lui enleva le poisson des mains, c'était vraiment une belle prise, une truite "fario", elles devenaient rares, surtout les pièces de cet acabit. Comment avez-vous fait ? La belle sirène nullement gênée par sa tenue (en l'occurrence surtout son manque de tenue !), lui répondit avec un petit sourire : laissez-moi sortir, l'eau n'est pas très chaude...

Comment j'ai fait ? lui répondit-elle après être sortie de l'eau et s'être assise sur un gros rocher, je l'ai aperçue, je me suis penchée, puis je l'ai attrapée, avec les petites mains que voilà lui dit-elle en les agitant devant le nez de Pierre.

Il lui sourit à son tour, puis s'installa à son côté tout en regardant loin devant lui, visiblement troublé par la jeune femme, pas timide notre pêcheur, mais la situation le dépassait un peu.

Je m'appelle Nora, articula la jolie sirène avec son drôle d'accent. Pie... Pierre, balbutia-t-il, je voudrais vous remercier, quoique ça me gêne un peu, j'aurais aimé la sortir moi-même de l'eau "ma Princesse".

Votre "Princesse" ? Pierre lui expliqua sa précédente mésaventure, ce qui la fit rire. J'ai faim, déclara-t-elle tout de go, je casserais bien une petite croûte ! C'est bien comme ça que vous dîtes ? Oui, bravo, mais vous êtes de quelle origine ? Oh ! je suis originaire de l'ex-Yougoslavie, un petit village des Karpathes, je suis une vraie montagnarde.

Alors Pierre déballa de son sac à dos une belle boule de pain, du saucisson sec de campagne, amoureusement préparé par un paysan de la région qui tuait encore le cochon, du jambon de pays de la même provenance, et, pour arroser le tout, il sortit de l'eau, calée entre deux gros cailloux, une bouteille de Tavel "Seigneur de Vaucrose".

Le soleil avait complètement séché la peau de la jeune femme, Pierre en admirait le grain joliment satiné, je vous plaîs lui lâcha-t-elle en le regardant droit dans les yeux ? Euh... Ben... Pierre bredouilla quelque chose d'incompréhensible, tandis qu'une jolie couleur pourpre colorait ses joues. Nora lui sourit, puis lui passa le bras autour du cou, elle se pencha vers lui, ses lèvres se posèrent sur les siennes, tous les campaniles de Provence tintèrent dans la tête de Pierre.

Le lendemain quand on retrouva notre pêcheur, il était très pâle, exsangue, près de lui desséchée, couverte de mouches vertes, la truite gisait, recroquevillée, la queue touchant presque la tête, l'ardeur du soleil sans doute.

Le cadavre de Pierre fut conduit à la morgue pour y subir l'autopsie d'usage en pareil cas. Le légiste dans son rapport conclut à une mort par exsanguination.

Mais enfin, qui, au vingt-et-unième siècle, croyait encore aux vampires ?


vendredi 15 février 2008

Saoul-FifreLe gars veut Line

Dans mes cauchemars les plus terrifiants, ceux qui me remplissent d'une impression nauséeuse au réveil, qui me laissent le souvenir de m'être colleté avec une mission trop lourde pour mes épaules étroites, je me retrouve souvent dans le rôle d'un petit Haddock en situation anti-G, essayant de mettre la main sur la bulle de wisky qui se refuse à lui avec d'autant plus de véhémence que le besoin du pauvre capitaine s'accroît.

C'est pénible, ce sentiment de frustration.

Même sans être alcoolique, même nocturne, même si les soi-disant significations oniriques me font ricaner, même si je me rassure dès le saut du lit d'un roboratif café-calva, pour bien me prouver que les stocks existent et sont facilement accessibles, ben le manque, l'idée du manque, quoi, a dès à présent fait ses ravages et l'horrible soif, déjà gravé son empreinte dans l'historique de mon bio-computeur personnel.

Ça s'arrose.

Et pourquoi pas d'une copieuse larmichette de mon single malt préféré, ce sublime Lagavulin iodé et tourbé que ma belle-doche m'a offert à Noël ?

Gasp. Gulp. Oops. Zut et merde : j'avais oublié que la bouteille était verrouillée ! Oui le cadeau de mon second fils complétait à la perfection celui de sa grand-mère maternelle, mais avec une grosse louchée de sadisme teintée d'une once de génie. Connaissant mon goût pour tous ces jeux de réflexion stimulant la logique spatiale, ainsi que mon penchant pour la dive bouteille, il a trouvé le cadeau adéquat, celui qui tue, qui tombe impec, le super bien vu, THE right gift plus adapté, tu meurs...

Le casse-tête chinois que si tu le résous pas, ben tu fais ceinture pour la picole !!! Et en plus il est beau !

Mais dur : j'ai eu beau le torturer par tous les trous, impossible de lui faire avouer la solution. Je parle du casse-tête, hein, c'est une simple métaphore ? J'ai re-essayé quelques jours plus tard, sans plus de succès, puis j'ai décidé d'appliquer la loi N° 6 bis "Avec le temps, va, tout trouva...", la plus efficiente que je connaisse. Elle se résume à attendre que la motivation soit assez forte pour mettre le but à atteindre à sa portée.

Ce jour était arrivé : en deux petits glissements progressifs de tenons dans des mortaises et quelques frottis de ficelle, je résolus l'énigme.

Jamais whisky meilleur ne sortit de l'île d'Islay .

PS1 : À consommer avec modération.

PS2 : Ne vous faites pas de fausses idées : c'est du jus de pomme !

mercredi 13 février 2008

ManouVoix ferrée






19h15, dans un train de banlieue ordinairement bondé. Un homme d’une trentaine d’années demande un peu d’argent et parle. Il parle de plus en plus lentement :

« Peut-être que je vous dérange. Nous avons tous nos problèmes. Je sais que vous êtes fatigués, que votre journée n’a sans doute pas été bonne. Mais soyez encore capable d’enlever le manteau d’une femme délicatement et de lui demander si tout va bien. Soyez capable de gestes tendres. Les hommes et les femmes sont faits pour s’aimer. N’oubliez jamais de prendre le temps d’aimer, de sourire, d’écouter… »

Son monologue se poursuit tandis que le terminus approche. Alors un vieil homme se lève, lui donne quelques pièces, le remercie en souriant. S'excusant presque, le mendiant répond « J’aurais voulu en dire plus, beaucoup plus. Il y a tant à dire ».

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