Blogborygmes

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mardi 22 janvier 2008

Tant-BourrinLe chant du cygne

Les plus fidèles parmi les lecteurs de ce blog (j'ai les noms !) savent combien ils me doivent en matière de culture classique : ils ont encore en mémoire (on n'efface pas un trauma aussi facilement que ça) mes adaptations de Chopin ("Chopin"), de Satie ("Boîtes"), de Saint-Saens ("Aquarium") et, plus récemment, de Haendel ("Ça rebande").

J'ai donc eu l'idée aujourd'hui de ressortir des cartons un de mes vieux enregistrements (que certains, parmi vous, connaissent déjà pour l'avoir eu en exclusivité) qui n'avait pas rencontré son public à l'époque, faute d'une campagne promotionnelle à la hauteur. Après tout, pourquoi ne pas profiter de l'extraordinaire popularité de ce blog (surtout chez les pelés et les tondus) pour donner une seconde chance à ce tube en puissance ?

Et donc, en exclusivité mondiale pour Blogborygmes, voici, écrit par moi-même pour les paroles et par Franz Schubert pour la musique (je le cite, il faut aider les petits jeunes qui débutent), le "Chant du cygne", interprété (comme d'hab') par moi-même, enregistré (comme toujours) par moi-même, mixé (as usual) par moi-même, produit (sans surprise) par moi-même avec un graphisme de pochette réalisé (vous vous en doutez) par moi-même. Un morceau au poil, quoi !

En vente dès aujourd'hui chez tous les bons disquaires au prix unitaire de 999,95 € (ben quoi, il faut bien que je rentre dans mes frais, hein !)... Soyez cools : achetez-le !



Tant-Bourrin - Le chant du cygne

(Paroles : Tant-Bourrin / Musique : Franz Schubert)

Téléchargeable directement ici

Paroles (© Tant-Bourrin)

J'me sens con dans
Cet accoutrement
Déguisé en cygne blanc
[Déguisé en cygne blanc]

Non, c'n'est pas drôle
De jouer ce rôle
Je vais passer pour une folle
[Il va passer pour une folle]

Mais pour être danseur étoile
Faut y laisser des poils
Faut y laisser des poils

Après tout, j'ai bien voulu
C'est bien fait pour mon cul
C'est bien fait pour mon cul

[Il l'a voulu]
[Il l'a dans l'cul]
[Il l'a dans l'cul]
[On lui a foutu]
[Des plumes au cul]
[Des plumes au cul]

Et j'bats des ailes
Noyé de dentelles
La mise en scène est cruelle
[Mise en scène cruelle]

J'trouv' ça duraille
Vingt ans de travail
Et jouer le rôle d'une volaille
[Jouer le rôle d'une volaille]

Mais pour être danseur étoile
Faut y laisser des poils
Faut y laisser des poils

Je n'ai pas su dire non
C'est bien fait, j'suis trop con
C'est bien fait, j'suis trop con

V'là enfin le dernier tableau
Avant le rideau
Un p'tit saut, un dernier soubresaut
Le volatile est mort
Le volatile est mort
C'est pas trop tôt

[Le cygne est mort]
[C'est pas trop tôt]
[C'est pas trop tôt]
[Trop tôt]

dimanche 20 janvier 2008

BofYellow car peugeot

In the town where i was born, lived a girl who need a car
And she told us of her life, when she had a yellow car
So she moved her ass to the road til she find a yellow car peugeot
And she run on the bitum to catch a yellow car peugeot.
She run fast behind yellow car peugeot
Yellow car peugeot, yellow car peugeot
She run fast behind yellow car peugeot
Yellow car peugeot, yellow car peugeot



Si les paroles diffêrent quelque peu de la version beatlesque originale, je garantis l'authenticité de la photo. Je regrette juste de pas avoir saisi l'expression de la passagère quand elle a aperçu la poursuivante :))

vendredi 18 janvier 2008

AndiamoTronics


Léo Ferré - Chanson mécanisée



Vivent les temps mécaniques
Prend tes claques et tes cliques
Les roses peuvent faner
Dans le coeur électronique
Ça bat pas comme la musique
Qui battait dans l'sablier

Mozart pour faire ses trilles
N'avait ni stylo à bille
Ni plume Sergent-Major
Quand il voulait une plume
Il plumait dans le costume
D'une oie qui passait dehors

Vivent les temps atomiques
Brûle tes vieilles reliques
Le soleil peut s'en aller
Tous les chagrins qu'on empile
Se mettront dans une pile
Pour chauffer ton beau quartier

L'écrivain nommé Voltaire
N'avait pas de frigidaire
Ni même d'électricité
Quand il voulait de la glace
Il attendait qu'hiver passe
Avec son cheval glacé

Vivent les temps fantastiques
Prend la route astronomique
Sans jamais te retourner
Si la faim gêne ta course
Arrête au restau Grande Ourse
Qu'est ouvert toute l'année

Fini le vagabondage
La mer s'est mise en chômage
Les bateaux peuvent flâner
Pour aller en Amérique
Prends l'oiseau mélancolique
Qui ne chantera jamais

Viennent les temps chimériques
Et l'automne mécanique
Avec ses cheveux défaits
Je ne connais qu'un royaume
C'est celui de mes fantômes
Qui ne parleront jamais

Si ma voix microsillonne
Cette chanson monotone
C'est qu'elle est emprisonnée
Ouvre-lui vite ta porte
Et que le diable remporte
Ma chanson mécanisée


J'ai modestement voulu illustrer
ce joli poème de Léo Ferré,
j'espère vous avoir apporté un sourire.
(j'ai dessiné ceci en 1980, bien avant TERMINATOR)











Dessins Andiamo 1980

mercredi 16 janvier 2008

Saoul-FifreLa Terre est poilue comme une boule de pétanque

... ou bien La terre est bleue comme une orange , l'un et l'autre se dit ou se disent. C'est d'Eluard. La seconde, hein ? La première, elle est de Marcel, Marcel c'est un vrai poète, tu verrais les conneries qu'il nous sort quand on joue aux boules, je sais pas où il va les chercher, mais quand il a un petit coup dans le nez, il nous fait pisser aux brayes, le salaud !

Bon alors, j'ai hésité à publier ce billet vu que Abs, que je voulais embaucher comme interprète a calé devant la hauteur de la tâche. J'ai pas tout compris, mais je crois qu'elle considère qu'un poème, ça se met pas en musique. Quand même, l'avis d'Abs, ça m'a fait réfléchir, mais je me suis fait donner l'autorisation tacite par tous les courageux prédécesseurs qui n'ont pas eu peur de déposer des notes sur les plus grands textes : Ferré, Ferrat, Brassens, Beaucarne, Kosma, Debussy... Ho et puis on s'amuse, merde ? Ils s'amusaient pas, les poètes ? Eluard qui prêtait Gala à Max Ernst, c'était sérieux, ça, peut-être ? Quand elle en a eu marre, elle est partie dépuceler Salvador Dali, qui était nettement plus rigolo

D'aucuns se demanderont pourquoi je parle de Gala, c'est parce que c'est elle qui a inspiré ce poème à Eluard :

L'amoureuse

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

lundi 14 janvier 2008

ManouUn homme bien







Quand j’ai commencé à travailler, j’avais du temps libre et aucune passion avérée mises à part les sorties entre copains. P, petit homme rond de 50 ans, célibataire endurci, syndicaliste repenti et collègue de bureau, m’a peu à peu impliquée dans les actions du Secours Populaire Français. J’y passais parfois des week-ends entiers.

Nos activités allaient de la tenue de stands pour vendre de petits objets à la distribution de paniers-repas à domicile. Je me souviens plus particulièrement d’une vieille dame habitant une chambre de bonne sous les toits d’un immeuble parisien. J’étais venue lui remettre un colis, elle m’a demandé d’entrer pour parler et prendre le café. Je suis restée avec elle 2 bonnes heures dans son 10 m2 et j’ai retenu son immense joie de vivre malgré un dénuement évident.

En semaine, quand j’arrivais au travail les yeux vitreux après une nuit un peu trop blanche, P me touchait le nez avec le dos de sa main pour conclure :"tu as le bout du nez froid, tu n’es donc pas malade ". Il riait de mes frasques et m’aidait à emménager puis à déménager dans mes logements successifs. Presque un second père.

La vie m’a laissé moins de temps et j’ai perdu P de vue. Il avait de sérieux problèmes de santé. A la mort de sa mère, son moral en avait pris un coup.

Récemment je suis tombée sur cet article où j’ai découvert qu’un puit au Cameroun porte son nom.

samedi 12 janvier 2008

Tant-BourrinLe blogbodico (4)

Il y a bien peu de temps, j'avais conclu la livraison du troisième tome du blogbodico (dont les deux premiers tomes sont consultables ici et ) par la promesse de ne plus y revenir avant longtemps.

Eh bien, oui, vous l'avez deviné (ce n'est pas trop dur au vu du titre de ce billet, pas la peine de frimer) : 2008 à peine entammé, voilà déjà la première résolution qui vole en éclats !

J'ai trop de taf en ce moment pour me concentrer longuement sur mes billets, aussi la ponte de définitions à la chaîne pour le blogbodico m'est-elle apparue comme la solution de repli et de facilité !

Comme quoi, il ne faut jamais dire "Préfontaine, je ne boirai plus de tonneaux" ! :~)




Aréolienne : (n.f.) Dispositif qui fonctionne sous l'action électrisante des mamelons. Les aréoliennes produisent une grande part de l'énergie élec-trique française.


Bar-accoudoir : (n.m.) Bar pourvu d'appuis pour permettre aux personnes ayant un peu trop bu d'arriver à se maintenir debout au comptoir. - Alexandra, re... ressers-moi z'y donc un piteu... un petit blanc sec. Et fais téper... heu, péter les cahouètes, j'ai plus d'appétit que... heu... - Le bar-accoudoir, Claude ! Ne le lâche pas ou tu vas te casser la gueule ! J'en ai marre de te chanter toujours la même mélodie !


Chauffe-souris : (n.m.) Surnom donné aux accros d'internet qui passent toutes les nuits sur leur ordinateur. L'équivalent de "chauffe-souris" en anglais est "byteman".


Coïtérer : (v.t.) Se livrer à un acte sexuel à répétition. Pop : baiser comme un lapin. - Mon mari m'a coïtérée hier au soir, je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. - Tu as de la chance : avec le mien, c'est plutôt coïte missa est !


Courante viagère : (n.f.) Diarrhée interminable, qui n'en finit jamais. Il a une courante viagère depuis vingt ans : quelle vie de merde !


Croque-morve : (n.m.) Personne ayant l'habitude de manger ses crottes de nez. Hier au soir, alors que j'étais invité chez la Marquise Pétay de Tune, j'ai voulu jouer discrètement au croque-morve, mais tout le monde m'a vu faire. Autant dire que j'ai définitivement enterré ma vie mondaine.


Gangstérilisation : (n.f.) Action de débarrasser des microbes et des ferments les armes blanches des malfrats. Grâce à un programme ambitieux de ganstérilisation, aucune des victimes poignardées en 2007 n'est morte du tétanos.


Guano olympique : (n.m.) Expression désignant la perception des jeux olympiques par des personnes non férues de sport. Quel guano olympique ! Les medias ne parlent plus que des jeux de Pékin et pourtant je m'en torche !


Hélastrique : (n.f.) Erection maritale pour une femme peu encline à la bagatelle et qui a envie de dormir. L'épouse qui ne supporte plus les exigences sexuelles de son mari a tout intérêt à l'envoyer chez une copine nymphomane qui lui sautera à l'hélastrique.


Pédrophile : (adj.) Qui aime Pédro. La Trollette serait à la tête, dit-on, d'un réseau pédrophile.


Pus-lover : (n.m. angl.) Personne pervertie qui boit avec plaisir le liquide jaunâtre qui se forme aux points d'infection de l'organisme. Quelle chance il a, ce pus-lover : il a hérité d'un furoncle d'Amérique !


Râteaumique : (n.m.) Echec si cuisant dans une tentative de séduction amoureuse qu'il donne envie de s'enterrer dans un bunker. Cette meuf, c'était une vraie bombe, mais je me suis pris un râteaumique !


Siliconoclaste : (n.m.) Personne qui ne supporte pas les prothèses mammaires et cherche à les détruire par tous les moyens. A Pékin, les siliconoclastes utilisent des casse-tétés chinois.


Speed-detting : (n.m. angl.) Technique visant à contracter le maximum de crédits en un minimum de temps. J'ai participé à un speed-detting dans les grands magasins : j'ai dépensé sept ans de salaire en sept minutes !


Wonderbraguette : (n.f.) Fente de devant d'un pantalon munie de coussinets destinés à faire pigeonner les organes masculins. - Ouaaaah, impressionnant ! Tu as mis une wonderbraguette ? - Non, je souffre juste d'éléphantiasis.

jeudi 10 janvier 2008

BofHelvétie

Les dents du midi, depuis Val d'illiez, en Valais.


C'était il n'y a pas si longtemps, sitôt franchie la frontière, la confédération t'accueillait par un passage radio. Non pas pour te permettre de dire dans un micro tout le bien que t'inspirais ce si joli pays. Non, juste vérifier que tes poumons n'abritaient pas quelque bacille indésirable au pays de l'ordre, de la propreté et des grands labos pharmaceutiques.

Cela fait, il te restait à présenter ton permis de séjour dans le village où, désormais, tu résiderais. Contrôle des habitants, bureau des étrangers, c'était marqué sur la porte.

Tu allais apprendre à survivre dans cette jungle enneigée, où ton grand crème du matin s'appellerait désormais « renversé », où dans chaque bar un automate te distribuerait tes Camel, comme ici les barres chocolatées. Encore mieux tu pourras désormais acheter la cartouche complète, rabais compris, au même endroit que les yaourts et les plaques de Suchard.

Tu allais aussi apprendre plein de mots rigolos qui t'échappent encore parfois aujourd'hui : septante, panosse, benzine, cheni, suisse toto... des expressions indigènes, mais aussi des trucs pas homologués, en albanais, portugais, galicien. Rien en Swahili, ni en Berbère : pour la confédération, blanc sur blanc, c'est le mélange idéal. Avec une exception pour les Saoudiens, bien sûr.

Soucieux d'intégration dans un pays si traditionaliste, tu boiras du vin blanc dans des verres minuscules, deux décis s'il vous plaît, rebibes et viande séchée, santé Manu, santé Josiane, santé Fortune.

Tu apprendras la diététique locale : croûte au fromage, fondue bacchus, saucisse aux choux, papet vaudois et une henniez pour faire passer.

Beaucoup d'helvètes n'aimant pas les français, et quelques uns le disant, alors parfois on t'appellera frouzien, ce qui n'est pas très gentil. Soucieux de bons rapports entre deux peuples si proches, tu affirmeras alors que de toutes façons, tu n'es ici que pour leur piquer leur pognon, ça donnera un helvète très rouge et très blanc, la couleur de son drapeau, tu seras fier de toi.

Tu verras aussi qu'un pays riche, c'est pas le paradis. Derrière des visages souriants, l'alcool souvent comme paravent, faire bonne figure jusqu'au dernier moment, jusqu'à la trop forte bourrasque. Tes amis s'appeleront José, Seladim, Patrick, Vesna, Claire, Andres ou Slavika.

Tu y traceras ta route pour plus d'une décennie, entre plaine et montagne, mariage et enfants, ton premier cheveu blanc.

Puis un jour tu comprends que les montagnes finissent toujours par t'écraser, et qu'il est temps de partir.

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