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mercredi 4 mars 2009

Saoul-FifreLa discute salutaire de Madame Cyclopède

Je le savais, que je n'aurais pas dû aller à Amsterdam avec une nana qui ne sait pas monter en vélo.

Le loueur se mit à blêmir en assistant à la démonstration par Margotte de ses compétences en la matière. On sentait le gars soigneux craignant pour son matériel, dans l'angoisse qui transpirait de sa voix quand il aboya en anglais quelque chose que je traduisis à la louche par : "Je crois que ça ne va pas être possible..."

Je reconnais humblement que mon célèbre calme olympien fut pris en défaut lui aussi ce jour là. Je poussai également ma goualante rageuse :

- "Bordel, tu l'as fait exprès, j'en suis sûr : tu as refusé de t'entraîner tranquillement chez nous avec le vélo de Zoé sous de fallacieux prétextes, tu avais décidé dès le début que tu ne ferais pas de vélo !!"

- "Mais prends-en un, toi, moi j'irai à pieds, on se donne rendez-vous quelque part..."

- "Il n'en est pas question ! On est à Amsterdam, et à Amsterdam, on fait du vélo. Ensemble !"

Le loueur me regardait, l'œil sombre. De un : nous étions au pays de la discrimination positive envers le sexe faible et autres visiblement minorisés et mon ton manquait de correction politique. Et de deux : il devait se dire "Mais en insistant comme ça, il va finir par me la faire changer d'avis, ce danger ambulant sur deux-roues. Je prévois pour les heures à venir de la roue vrillée en pagaille, du pédalier faussé et du cadre dessoudé. Mon corps-au-pied sensible me ment rarement."

Le sourire revint sur son visage quand il vit Margotte s'accrocher mordicus à son refus de poser ses fesses sur un biclou instable. Je pris celui qu'il me proposa et sortis. La place de la Bourse, grand espace plat et vide à cette heure trop matinale pour l'amstellodamois fripon (nous étions en limite du quartier rouge), se trouvait juste devant le magasin.

- Bon maintenant, tu vas arrêter d'être négative. Tu as de l'espace, personne pour t'emmerder (à part moi), tu vas t'entraîner pendant 1/4 d'heure avec mon vélo, et puis après, tu t'en loues un et on fait ce qu'on avait prévu de faire. Tu as le vélo simple que tu voulais, sans vitesses, sans freins au guidon, ya pas un câble qui traîne, on peut difficilement faire plus basique. Allez ouste !

Margotte se lance, fait 3 mètres, stoppe, redémarre, fait un cercle à peine ovalisé...

- "Tu vois que tu y arrives."

- "Oui mais non, je ne peux tourner que sur la droite..."

- "Arrête de dire des conneries, tu me feras plaisir. Fais des huit, maintenant, et puis après, entraine-toi à passer dans des endroits plus étroits, car leurs pistes cyclables, elles sont pas trop larges. Oui, là, entre le banc et l'arbre. Et puis fais des cercles de plus en plus petits, à faible vitesse, tu ne crains rien, tu peux mettre pied à terre quand tu veux..."

Cette petite révision des notions de base effectuée, elle retourna louer son vélo chez le mec qui en menait toujours aussi peu large, son espoir de revoir son engin en bon état suite à son passage par les douces mains de Margotte étant assez proche de zéro.

- Allez hop, en route, et n'oublie pas que le vélo est roi ici, et qu'il a toujours priorité !

Bon, ce fut dur, très dur, il a fallu que je m'arrête souvent pour l'attendre, j'ai même eu le temps de me faire de petites siestes. Mais enfin on a fait un grand tour dans les îles, dans le Vodelpark, et puis 2 grands marchés de plein air dont les locaux se régalent, et puis le soir, quand on a ramené les bécanes, le loueur a eu l'élégance de ne pas vérifier à la loupe l'état du souffre-douleur-à-roues de Margotte.

Ces Néerlandais sont adorables.

Et de retour en Provence, Margotte m'a demandé de réviser son vélo.

Le début d'une grande aventure sportive et amoureuse ??

lundi 2 mars 2009

Mam'zelle KesskadieHonte sur moi pour pas grand chose

Devant mon célibat qui devient plus chaste d'heure en heures sans hommes dans ma vie et avec cinq enfants à temps plein (imaginez comment je trouve le temps long. mais ça pourrait être pire, je pourrais compter en minutes), je pris de fermes résolutions, à défaut de fermes bâtons.

J'ai décidé de m'abonner à Illico, un truc qui, moyennant des sous durement gagnés et déjà engagés mais détournés, permet de choisir des films de chez soi. De un, ça évite d'aller courir le louer, de deux, comme j'oublie toujours d'aller le reporter à temps, de payers moults amendes. Les enfants sont très contents, on a vu Narnia 2, je compte voir Bienvenue chez les ch'tis, mais ce n'est pas de ces films catégorie générale dont je veux vous entretenir.

Non.

Je veux vous prévenir contre les méfaits de la catégorie adulte. Car, évidement, là, où on peut faire de l'argent, il y a du sexe, il y a des films de cul qu'on peut se commander dans le confort et, on aura deviné, la discrétion de son salon.

Justement, les enfants sont partis chez leur père pour un des rarissimes week-ends. Je n'ai aucun plombier (plombier : qui entretient la plomberie, les tuyaux internes, quoi) dont je veux les services, il me reste le faites-le soi-même en trois leçons télévisées. Bon, pas que je n'ai pas d'idées quoi faire, mais c'est comme la cuisine, une bonne recette fait toujours des heureux-ses.

Donc, les enfants partis, je descends au sous-sol avec mon bol de pop-corn dans l'intention coquine et délinquante d'aller voir un film XXX. Le choix, ma chère ! Je vois que la littérature n'a pas beaucoup évolué en regardant les titres. Vais-je commander Cochonnes dans le salon ou Salopes au bureau ? Dilemme. Je me demande, le temps de la réflexion, pourquoi ce sont toujours des féminins dans les titres, pourquoi ça ne serait pas : Cochon dans mon salon ou Salaud au bureau.

Ouais.

Restons-en aux classiques, ça sonne la bonne cloche.

Donc, je choisis Salopes au bureau. Synopsis : après une dure journée, les employés d'une agence de marketing se détendent en compagnie des secrétaires. C'est ça, toujours les femmes qui font la job. Mais bon, pourvu que l'homme participe minimalement en restant branché, je veux dire bandé, c'est tout ce qui compte, n'est-ce pas ?

Alors, pour commander, on me demande mon mot de passe, remot de passe, ce qui me fait bien rire, Comme je suis vieille et n'ai pas de mémoire, j'ai toujours le même mot de passe. Et quand, par malheur, je l'oublie, je demande aux enfants de me le rappeler. Ça augure mal pour la surveillance parentale. Ensuite, mettre la télécommande en mode VOD.

Ah.

VOD.

Il y a un os sur VOD.

Dommage que j'ai jeté le livre d'instructions, comment on met l'estifie de commande en VOD ???

Ah, oui, en voyant les boutons, c'est-à-dire, en mettant mes lunettes de lecture, je vois ledit truc à presser. Ok. VOD mon amie.

Et silence, ça tourne, en fait, ça f..... mais............

Déçue, que je fus, déçue, mais plus déçue encore qu'avec un éjaculateur précoce rencontré à mon adolescence.

D'abord parce que c'est d'une longueur, (non pas le pénis de l'acteur) éprouvante, ensuite, parce que c'est plus répétitif qu'une mère de famille qui crie à son plus vieux qui a les écouteurs de son IPOD dans les oreilles de ramasser les chaussettes sales.

J'ai, déjà dans ma jeunesse, écouté un film dit de cul. Dans mon temps, la langue servait AUSSI à parler. Et bien, croyez-le ou pas, de tout le film, aucun son, aucune parole, ils ont économisé sur le dialoguiste.

RIEN. PAS UN MOT.

On voie que c'est un film fait pour les hommes. Femme, tais-toi et suce. Tu n'ouvriras que les jambes et ce genre de directives.

Bon, va pour pas de dialogues. Va pour la fille qui dit : oui, oui, non, non, oui oui, non , non, ahhhhhhh, mmmmmmmmmmmm, oui, oui, non , non, ahhhhhhhhhhhhh mmmmmmmmmmm, mais après dix minutes, je me suis doutée qu'ils repassaient la bande sonore en boucle quand la fille avait le clapet fermé et qu'on entendait encore oui oui, non, non, etc. À moins, évidement, que j'eusse omis de noter une troisième actrice dans un rôle de soutien hors caméra. Tout se peut dans le merveilleux monde de la porno.

Le scénario varie un tantinet. Des fois, c'est le gars qui fait l'oral en premier, des fois c'est la fille. Après, c'est assez conventionnel, un tit peu de derrière, un tit peu d'avant, oups, sur le côté, on finit par la tartine à la crème dans le visage de la douce (avec sur fond sonore oui oui, non, non,ahhhhhhh, hummmmmmmmmm, pourquoi changer une si bonne répartie ?).

Cinq ou six fois de file, on refait l'histoire en changeant les costumes ou les acteurs, je ne saurais dire étant donné qu'on voit le visage de la fille rien qu'en dernier et qui plus est, il est vite recouvert. On pourrait toujours essayer de voir si le pénis est différent, mais il est toujours fourré dans quelque chose et en dernier, il a la main dessus. Par contre, je note qu'on change les souliers de la fille. J'ai jamais vu d'aussi laides galoches et elle ne les enlève jamais. C'est un truc érotique, bondage. Elle ne peut s'enfuir avec ces souliers-là, impossible de marcher avec cette hauteur de talon aiguilles. Les souliers sont à la fille, ce que le........... est au garçon. Remplissez le vide par vous-mêmes, je ne remarque rien de particulier sur le gars, il est tout nu. Pas d'accessoires. Rien. Il baise à poil, l'autre à talons. Fin de l'étude sociologique de l'accessoire pornographique de la salope du bureau.

Au fait, croyez-le ou non, j'ai jamais vu un seul pupitre, pas un seul bureau. Il y a eu un matelas de sports, une chaise, un sofa, ensuite... me souviens plus.

Mais Sabrina avait la plus jolie robe de bal très moderne et vous auriez dû voir le chic de Bogart qui s'amène avec la bouteille de champagne. Ça, monsieur, c'est de l'accessoire !

Heu, c'est qu'entre-temps... je zappais pour aller voir sur les autres chaînes de télé s'il n'y avait pas quelque chose de plus grand intérêt jusqu'à ce que je tombe sur le premier Sabrina avec Audrey Hepburn et Bogart.

Une fois Audrey et son prince charmant partis en France, je me suis dit que le film porno désastreux et désespérant que j'avais vu était peut-être de la malchance.

Fais que je regarde de nouveau la sélection et je me réessaie. J'ai choisi : Party de filles.

Histoire : à l'occasion de l'anniversaire de Sharon, ses copines lui préparent un surprise-party.

Mon imagination s'emballe. Les gars vont arriver et ça va être le partouze du siècle. Au pire, elles invitent un strip-teaser qui va devoir satisfaire Sharon et cie.

Innocente, mais que je peux être innocente.

Bon, il y a eu plus de dialogues. Je retiens un : Vous avez commencé sans moi, petites cochonnes (troisième amie) et : Surprise surprise !

J'ai compris que je m'étais encore fait des accroires et je m'ennuyais ferme quand j'ai mis le bouton à MUTE et que je lus un excellent article sur le refroidissement de la planète tout en jetant un regard toujours ennuyé sur l'action.

Et pourtant, me semble que ça ne doit pas être si compliqué écrire une histoire, baise inclue. Genre, il la rencontre, elle ne veut rien savoir. Elle change d'idée, lui aussi. Un malheur arrive, ou une tempête de pluie, de neige ou un déluge et ils sont coincés en montagne, en campagne, au refuge, au choix. Ils baisent. Ils se marient.

Voilà. c'est pourtant si simple.

Je m'interroge. La simplicité aurait-elle une allure différente selon l'homme et la femme ?

Zut, alors, voilà pourquoi l'amour est compliqué.

Mademoizelle Keskadie, toujours célibataire et chaste, par manque de matériels, de temps et de candidats.

Pour ce qui est de l'imagination, par contre, je vous écrirai un autre billet, un jour.

samedi 28 février 2009

AndiamoLa recherche fondamentale.

Je vais commencer par une petite histoire...

Nous sommes en 1196, sur une île située au milieu d’un fleuve qui coule en Amérique du nord, plus tard les colons l’appelleront Hudson. Sur cette île vit une tribu de nobles guerriers : les Algonquins. Leur île s’appelle Manna-Hata, l’île aux multiples collines.

Le chef de cette noble tribu, demande un jour à son plus valeureux guerrier :

- Crois-tu qu’au-delà de la grande rivière salée il y ait d’autres hommes ?

- Je ne sais pas répond le guerrier, mais nous pourrions envoyer des signaux de fumée et attendre une réponse, ainsi nous serions fixés.

- Tu as bien parlé rétorque le chef, demain nous apporterons du bois, puis nous allumerons un grand feu et enverrons des signaux.

Le lendemain, toute la tribu a préparé un immense bûcher. Le chef y met le feu et, lorsque la fumée est bien épaisse, à l’aide de couvertures cousues entre elles, on commence à envoyer des signaux.

On recommence l’opération le lendemain et ainsi de suite durant quatre jours. N’obtenant pas de réponses, le chef se tourne vers son valeureux guerrier et lui déclare :

- Voilà, maintenant, nous sommes certains qu’au-delà de la rivière salée il n’y a personne, HUGH !

Où je voulais en venir ? A ceci :

Le S.E.T.I., Search for Extra Terrestre Intelligence, est un organisme dont Carl Sagan est l’un des initiateurs. Cet organisme est chargé de rechercher des traces de vie extra-terrestres dans l’univers, car, si notre univers compte 200 milliards de galaxies, chacune contenant environ 200 milliards de soleils. C’est bien le diable si on ne trouve pas dans tout ça une ch’tiote planète pouvant accueillir la vie, voire une vie intelligente, non ?

Or les fonds du SETI ne sont plus alimentés, sauf par des dons privés, et, vraisemblablement, tout cela cessera un jour.


Où sont-ils nos Vasco De Gama, nos Christophe Colomb, où sont nos Docteur Livingstone I presume ? Nos conquérants de l’inutile ? Ceux qui, penchés à l’avant des blanches caravelles, voyaient monter des étoiles nouvelles ? Ceux qui comme Ulysse avaient fait un beau voyage ? Les Argonautes qui s’emparèrent de la toison d’or ? Où sont-ils donc ?


Vive l’inutile, ces fous qui inventent des choses qui ne servent à rien. Pensez donc, deux frangins, en Amérique, veulent faire voler un plus lourd que l’air ! I M PO S S I B L E ! Et pourtant, en 1903, ils y parviendront ! Oh, un saut de puce bien sûr, quelques mètres….

Soixante-six ans plus tard, l’homme pose le pied sur la Lune ! Soixante-six ans seulement séparent le saut de puce des frères Wright du pas de Neil Armstrong !

Et depuis, plus rien ou si peu, quelle frilosité ! Ça ne sert à rien, les voyages spatiaux, il faut chercher utile !

Regardez ce Monsieur Cugnot... Nous sommes en 1770. Un hurluberlu, ce Joseph Cugnot : il vient de mettre au point un engin à vapeur, "le fardier", cet engin serait, je dis bien "serait", capable de remplacer les véhicules hippomobiles !

AH ! AH ! Je me marre, "ON" ferait mieux de financer des recherches utiles, par exemple aider les chercheurs qui souhaitent améliorer la race chevaline.

Imaginez : si par le truchement de quelques habiles croisements, on obtenait une nouvelle race de chevaux capables de parcourir une lieue supplémentaire dans la journée, voilà une recherche qui serait bien utile.

Mais un chariot à vapeur… Quelle idée farfelue !

Rouler dans un tunnel à plus de quarante kilomètres / heure ? Impossible, la pression induite sera telle que les corps seront broyés, c’est ce que pensaient des savants forts respectables à la fin du XIXème siècle. Aujourd’hui, nous traversons ces tunnels à plus de 300Kms/h, avec seulement une petite gêne au niveau des tympans !

Et que penser de ce malade mental : un Suisse, François Isaac de Rivaz, nous sommes en 1807 et il vient de déposer un brevet concernant un engin qu’il appelle "moteur à explosion interne" et qui fonctionne au pétrole, ce produit juste bon à brûler dans les lampes, et malodorant avec ça, POUAH !

Si les hommes avaient rondement mené la conquête spatiale, il y a belle lurette que des astronautes auraient posé le pied sur Mars ! Que dis-je le pied, les deux tant qu’à faire ! On nous rétorque :

- Oui, mais le voyage, c’est au bas mot, un an et demi ! Vous vous rendez-compte ? C’est long un an et demi !

Amundsen resta absent près de huit mois, pour aller conquérir le pôle nord, laissant son navire hiverner six mois. Pourquoi ? Pour être le premier !

Et puis si l’on désire voyager vers d’autres étoiles, les distances sont si colossales qu’il faudra bien inventer "autre chose" qu’une fusée, si rapide soit-elle ! On aurait dit à Christophe Colomb, voici cinq siècles, "un jour, l’homme mettra trois heures pour traverser l’Atlantique", impossible aurait-il répondu, jamais un navire ne pourra se déplacer à une telle vitesse. C’est toujours vrai, même aujourd’hui, alors les hommes ont inventé l’avion.

Aller sur la lune ? Impossible, aucun avion ne peut atteindre l’espace, et encore moins s’y déplacer, les hommes ont construit des fusées !

Les étoiles sont trop lointaines ? Alpha du Centaure : quatre années lumière ! Quatre ans de voyage à raison de 300.000 km à la seconde ! Sept fois le tour de la terre en une seconde, on ferait mieux de tourner sept fois sa langue dans la bouche d’une jolie femme, oui !

Reste aux hommes à inventer autre chose que des malheureuses fusées se traînant à 11 km/seconde. Allons, Messieurs les savants, penchez vos têtes chenues, afin que vos deux neurones entrent en contact !

Les hommes ont toujours relevés les défis. Ce que l’homme rêve, l’homme le réalise un jour !


Aujourd’hui, on dit : ça coûte cher ! Une guerre en Irak, c’est donné, et puis ça servirait à quoi ? A rien, assurément, aujourd’hui, tout comme l’invention de Nicéphore Niepce, ou celle de Daguerre, ou encore celle des Lyonnais, des grands enfants, ces frères Lumière ! Filmer un train entrant en gare, à La Ciotat en plus ! C’eût été à St Lazare, passe encore, mais en province, a-t-on idée ?

Monsieur Bell et son … téléphone ? Oui, c’est ça, un téléphone, un gadget, voilà c’est ça un gadget ! Tandis qu’un bon vieux sémaphore, çà c’est du solide, du concret !

Je pense très sincèrement que le jour ou l’homme ne rêvera plus, le jour où il n’y aura plus de Cyrano pour s’envoler dans les airs grâce à des ballonnets remplis de rosée que l’ardeur du soleil évapore, eh bien ce jour-là l’homme sera vraiment de trop sur terre !

La recherche fondamentale, ce qui a permis à l’homme d’ avancer, ne pas attendre que tombe la foudre tombe pour avoir du feu, regarder au-delà des mers et des continents, chercher à comprendre, à expliquer, sortir de notre planète, la course aux étoiles, ça coûte cher peut-être, mais le rêve n’a pas de prix, sinon pas de livres, pas de films ni de musique, pas de poèmes non plus.

Il n’y a que le rêve qui vaille, aidons les doux farfelus qui veulent voler, traverser les océans sur des bateaux de plus en plus rapides, envoyer des images à travers l’espace afin que nous puissions nous émerveiller, écrire des musiques sur des supports de plastique, afin que chacun les écoute encore et encore, Construire des vaisseaux gigantesques qui nous ouvriront la porte des étoiles.

Rêvons… Le rêve ? Un peu de miel au fond d’un verre de cyanure.

jeudi 26 février 2009

Tant-BourrinLes Blogbobandes dessinées (3)

Après la première saison, après la deuxième saison, dites-le vous bien : non, les Blogbos ne sont pas morts car les Blogbobandes encore ! :~)

Avec comme d'habitude mes remerciements à , site sans lequel mes talents de dessinateurs ne seraient pas ce qu'ils sont !



Tant-Bourrin : pas pis end


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Saoul-Fifre : ne cherchez plus en vin !


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Andiamo : papy boum boum


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Mam'zelle Kesskadie : les ours se suivent et se ressemblent


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Tant-Bourrin : de quoi faire un bon papier


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Saoul-Fifre : comment ça, un drôle de goût, mon huile ?


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Andiamo : je laisse béton !


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Mam'zelle Kesskadie : un jour, tu verras, on se rencontrera...


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mardi 24 février 2009

Saoul-FifreCruas

Tina Troburn, la communiquante locale de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, soupira en levant les yeux au ciel. Elle venait de terminer de lire la dernière bafouille de la CRIIRAD , ces écolos qui, au lieu d'aller faire des papouilles à leurs ours ou à leurs loups chéris, préféraient crapahuter en ronds concentriques autour de la centrale, avec un compteur geiger sur le dos, au lieu du traditionnel camel-bag rempli de lait de chèvre.

Ces zigotos avaient encore détecté des niveaux inquiétants de radioactivité dans le canal de sortie de la centrale et exigeaient comme d'habe l'arrêt immédiat de la production d'énergie, par principe de précaution.

En d'autres temps, Tina aurait ricané et jeté cette lettre au panier, mais l'époque était à la transparence. EDF et AREVA, se sentant le vent en poupe avec leur brevet de virginité en matière de rejet de CO2, avaient décidé de se dédiaboliser aux yeux de l'opinion publique en adoptant une attitude franche et ouverte.

Pour un peu, ils auraient incité les riverains à venir promener leurs bambins sur les pelouses de la gentille centrale.

Toujours est-il qu'il fallait que Tina réagisse si elle ne voulait pas se faire taper sur les doigts par sa direction. Elle remplit un formulaire de mise à disposition de l'un des deux radiamètres de la boite et, quinze jours plus tard, quand elle l'eut reçu, elle se mit en devoir d'aller vérifier les assertions des autres affreux zozos, là, ses bêtes noires.

Dès qu'elle arriva près du canal de rejet des eaux de refroidissement, l'aiguille du cadran bondit brutalement dans la zone rouge.

- "Jamais vu autant de becquerels réunis au même endroit ! Putain, ils avaient raison, les khmers verts, ils ont toujours raison, d'ailleurs ! Bon moi j'aurais dû me commander aussi une combinaison anti-radiations, faudrait voir à voir à pas trop rester dans le quartier !"

Sitôt de retour dans son bureau, elle mit sur le coup tout ce qui trainait comme ingénieurs en train de faire la sieste. Il fallait savoir ce qui se passait. Ils firent ingurgiter au gros ordinateur central toutes les données techniques récentes, les interventions, les cahiers des charges des entreprises, les cartes de pointage, les comptes-rendus de chantiers.

Tina hurlait comme une folle : "Il s'est forcément passé quelque chose, une erreur de calcul, un dérapage humain, bordel, mais c'est la réputation de toute la filière nucléaire qui est en jeu, nom de dieu, je ne veux pas un second Tchernobyl, c'est clair, ça y est, c'est rentré dans vos sales caboches de matheux binoclards ?"

Ambiance. Les tronches verdâtres tranchaient au dessus des blouses banches, attrapaient des suées à vérifier des kilomètres de listings, commençaient à se décourager quand, tard dans la nuit, une fenêtre d'alerte illumina l'écran d'un des terminaux.

Tina, prévenue, lut la conclusion du computer, glapit de rage, se jeta sur le premier téléphone venu et composa violemment le numéro de Jean-Marie Pierret

- "Allo..." (voix endormie)

- "Allo le roi des cons !!!!

- "???"

- " Ici la centrale de Cruas. Alors vous les artistes, vous n'arriverez jamais à être un peu sérieux, vous faites chier, à la fin !"

- "Heu oui, que se passe t-il ?"

- "Putain, mais ton bébé, là, tu pouvais pas lui mettre une couche anti-fuites ???

dimanche 22 février 2009

Mam'zelle KesskadieMa mère, prise II

Le samedi matin a, depuis toujours, été le matin où j'ai voulu dormir. Adolescente, ma mère entrait dans ma chambre avec la balayeuse en marche, me signifiant à 9.30 que ma grasse matinée était terminée.

Quelques années plus tard, samedi matin est mon matin de clavardage, de niaisage, de rien pantoute de travail en âge. J'ai enfin le contrôle de mon horaire, crois-je à tort.

Donc, je m'assied, mon café au lait et mon ordi et ma copine en ligne. Bon, elle est au téléphone et Jean-François (9 ans) vient squatter mes genoux, mais, un matin de St-Valentin, n'est-ce pas, on ne fafine pas sur l'âge ni sur le genre d'amour. Ma tranquillité reviendra ben assez vite quand il sera ado. Je veux dire, après qu'il sera ado. Je veux dire quand je serai au centre d'accueil et que ses enfants seront grands.

Horreur, les chiennes jappent. Non pas que le bruit me dérange, mais ici, elles font office de sonnette. Quelqu'un vient. À cette heure, ce sont de mauvaises nouvelles. Eh oui, c'est ma mère qui toute en forme et guillerette, vient emprunter l'escabeau.

Tant qu'à faire, elle note aussi que le store qu'elle m'a acheté pour ma fenêtre de salon est trop petit pour la fenêtre

J'ai une fenêtre énorme, du temps que la conservation d'énergie n'était pas ni dans le vocabulaire ni dans l'esprit de personne. Or, l'été, en plein soleil, ma fenêtre combat le climatiseur et gagne. Comme j'ai pas un sou pour acheter un store convenable à cette grandeur, je mets une couverte. Ça tombe bien, l'été, j'ai des couvertures qui ne servent pas.

Ma mère, par contre, trouve qu'à mon âge raisonnable, le look fenestration étudiante, style drapeau du Québec comme rideau, est dépassé. Elle a acheté, sans m'en parler, un store de porte-patio, l'a amené chez nous et a dit : tu demanderas à Olivier (mon aîné, 20 ans) de te l'installer dans le temps des fêtes. Elle avait pensé à tout, la chère femme. Sauf au fait qu'Olivier n'installe jamais rien, qu'il ne demeure pas ici, et que j'haguis les stores verticaux. Elle rajoute, tu lui demanderas qu'il ouvre comme ça en me désignant de gauche à droite ou vice-versa, j'ai pas remarqué, j'étais occupée à cramper un sourire et à régurgiter un "Merci, comme c'est gentil".

Ça tombe bien, il y a un 15% de rabais chez Rona, aujourd'hui seulement ! Je pourrais mettre mon escabeau dans mon gros truck, arrêter chez Rona prendre un autre store. Mon café est fait, je n'ai qu'à le mettre dans un thermos. Mais je peux prendre le temps d'aller mettre un pantalon. Merci ma maman chérie.

Ma mère va m'enterrer, j'en suis certaine. Oubliez mon précédent courriel.

Ma maman chérie arrive avant moi chez Rona, se stationne dans un stationnement pour handicapés (mon père a une vignette) et trottine allègrement vers le magasin pendant que je tourne en rond avec mon estifie de gros truck pour trouver un stationnement dans lequel je vais pouvoir entrer ET sortir. Finalement, je la rejoins et nous entrons, ma mère qui trottine et moi qui traîne mon spleen.

Bon, j'ai toujours pensé que les quincailleries étaient des lieux privilégiés pour rencontrer un homme charmant. Et bien, voici une autre légende urbaine. Premièrement, à cette heure, j'avais le choix entre des personnes âgées du style de ma mère, ou à des jeunes pères avec leur fillette qui les avait aussi levés de bonne heure. De toute façon, allez donc chercher l'âme sœur, à 9.30 le matin de la St-Valentin, pas peignée PIS avec votre mère.

Soupir.

Par contre, j'ai eu le temps de raconter à ma mère, que la veille, mon fils en retirant son instrument de musique du siège arrière du truck avait fait tombé ma sacoche hors de l'auto. Il l'a remis sur le siège, sans le porte-monnaie. Quoi, il peut pas tout faire à son âge (16 ans), non?

Alors, je n'ai plus de porte-monnaie en état de fonctionner, parce que lorsqu'un gentil monsieur (style bedaine et jogging) m'a rendue la chose trouvée sur le trottoir, les coutures de la dite chose étaient rompues (il ne manquait pas d'argent parce qu'il n'y en avait pas).

Donc, ma mère dans un autre de ses élans de générosité m'offre le porte-cartes de mon frère décédé. Mon frère a toujours été notre idole. Il était têtu et généreux comme pas un, on l'a toujours adoré, Elle va me chercher l'objet en me le tendant. Il y avait encore un petit mot écrit de la main de mon frérot dedans. Elle me dit : c'est ton cadeau de St-Valentin.

On avait un peu les larmes aux yeux toutes les deux.

Pis, en embarquant dans le truck, le CD qui jouait, c'est les grands succès de Simon Garfunkel. et la toune part : When youuuuuuuuu really feeling down, when tears are in your eyes, I will confort youuuuuuuuuuuuuu

I'm on your side, ohhhhhh when darknest coommmmmmmmmmmee

C'est comme si mon frérot me chantait qu'il était là avec moi, dans les temps que je trouve difficiles.

Fait que oui, j'ai ben braillé.

C'est une fête ben émotive, han, la St-Valentin ?

M'a dire comme ma mère : une chance qu'on s'a.

vendredi 20 février 2009

AndiamoJ'arrête

J’arrête la gaudriole, trop c’est trop !

Que vont penser mes sept petits-enfants ainsi que mon arrière-petite-fille, le jour où ils tomberont sur ce blog ?

Mais, mais, c’est papi pervers ! Ah ça mais ! Que cachait cette tête chenue ? Quelles fermentations nauséabondes se nichaient sous cette chevelure immaculée (et abondante) ?

Depuis que j’ai vu CECI publié par le traître, le félon, le pourfendeur de réputations j’ai nommé : TANT-BOURRIN !

Voici ce qu’il a osé publier le 7 Janvier de cette année dans son billet les blogbobandes dessinées" !

Alors terminés les petits crobards plus ou moins graveleux, dorénavant je ferai dans l’image pieuse, la vignette catéchumène, le logo dûment certifié et labellisé sous le haut patronage Vaticanesque, estampillé « catho » grand crû, 2009 sera prude ou ne sera pas !

Ainsi, je ne soumettrai plus à votre libido effrénée ce genre de dessins...

Tout d'abord un avertissement, n'entre ici qu'un PUBLIC MAJEUR !

Mesdames, j'ai pensé à vous, et les Messieurs que ça intéresse aussi : pour un ancêtre, je ne suis pas sectaire !

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