Blogborygmes

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 6 janvier 2008

Saoul-FifreExcès

Les Fêtes tirent à leur fin, et entre les excès de beauté des paysages, se sont glissés quelques excès tout courts. Je suis vaseux comme c'est pas possible, ne comptez pas sur moi pour un billet digne de ce nom, je vous propose une soirée diapos, je sais : c'est chiant, mais en plus, je vous la fais courte, comme ça tout le monde est content !

Lire la suite

vendredi 4 janvier 2008

ManouCendre y est












mercredi 2 janvier 2008

Tant-BourrinParce qu'on le voeux bien !

Et voilà une nouvelle année qui commence, avec son lot de rêves, de craintes et d'espérances mélangés.

Mais qui dit "nouvelle année" dit également "corvée des cartes de voeux à envoyer". Oui, je dis bien "corvée" car quand on compte un lectorat de plusieurs milliards de millions de milliers de centaines de dizaines de lecteurs comme nous, envoyer une carte de voeux personnalisée à chacun d'eux relève de l'apostolat.

Heureusement, la tecnique est là pour nous sauver !

Eh oui ! Rappelez-vous du générateur automatique de poèmes, du générateur automatique de ragots et du générateur automatique de promesses"... Vous avez déjà deviné la suite : je me suis attelé à l'élaboration d'un générateur automatique de cartes de voeux personnalisées !

La carte de voeux que vous allez donc trouver dans la suite de ce billet est le fruit du croisement de quatre champs variables comportant respectivement 50, 50, 100 et 120 occurrences possibles. Cette carte est donc unique ou presque, puisqu'elle représente un tirage parmi 30 millions possibles. Vous pouvez donc considérer que cette carte vous est propre et que personne d'autre au monde n'aura reçu la même !

Et si (même si cela paraît bien peu improbable !) celle-ci ne vous satisfaisait pas entièrement, il vous suffit de cliquer sur le bouton en dessous pour en générer une autre. On vous gâte !

Lire la suite

lundi 31 décembre 2007

BofLes bons conseils de Céleste

Dernier billet de l'année, à moi l'horreur : 31 décembre, ô joie, ô allégresse, je hais ce jour.
Vivement l'an prochain qu'on reprenne les affaires courantes.

Mais conscient qu'un minimum de socialisation est un mal nécessaire, j'irais donc socialiser.
Cette année pas mal de jeunes rejoignent notre groupe initial : parait qu'on rigole plus, et surtout que la bouffe est meilleure.

Cette partie relative au jour d'aujourd'hui évacuée, place au sujet du jour, LE SUJET qui agite tous les esprits évidement. L'attentat contre Benazir Bhutto, qui m'a donné envie de vomir ? Perdu. La libération des otages en Colombie ? Perdu. Non, ce qui agite les esprits, c'est évidement l'interdiction de fumer dans les lieux publics.
Regardez la une des journaux demain, et mesurez la taille des titres. Je jette pas l'opprobre, je fais pas mieux.
Comme triste excuse je connais pas personnellement ces dames. En outre, dans le cas de Mme Bhutto, même si je suis bon en puzzle, c'est mal barré.
J'ai par contre eu fumé, beaucoup, et très jeune, comme mon excellent confrère Andiamo (qui le racontait ici même dans un billet pas si lointain dont je vous recommande la lecture, je mets pas le lien, bossez un peu).

Et comment j'en suis arrivé à ce sujet, voilà qui vous intéresse, hein ? Finalement non, soyez charitables, ne me répondez pas.

J'étais donc assis sur le tabouret du bar à Loreleï, d'un geste noble touillant le bouillant thé, les yeux plissés par la fumée des cigarettes fumées alentour, un hémisphère branché sur les conversations pré-réveillon, l'autre folâtrant dans des pensées profondes: le billet à écrire pour demain, le popotin de Loreleï génialement moulé dans son jean (plaisir d'esthète, Loreleï préférant les filles, je m'absous d'office de toute pensée conjugalement incorrecte), quand, dans les volutes, j'ai revu :
Les gitanes maïs piquées aux grands parents, à dix ans.
Le foin avec les copains, fumé roulé dans du papier journal.
La première "boum", et le paquet de royal menthol en une après midi. Royale nausée en prime.
L'apprentissage, et les gitanes sans filtre.
L'armée, fauché, le tabac à rouler, drum in my reality, avec des trucs pour rendre le reality plus rigolo dedans.
La valse des blondes, un gout immodéré pour la camel sans filtre.
Fumer est un péché mortel, et j'ai beaucoup péché. Je me suis repenti, sans en tirer aucune fierté, d'ailleurs.
Le plaisir était parti, restait juste l'addiction, et se priver d'un truc qui ne fait plus plaisir, c'est relativement simple.
Alors une dernière taf, yeux dans les braises, on l'écrase un matin après le dernier café.
Et l'idée assez jouissive que dans 20 ans, nanti de poumons touts neufs et d'une envie retrouvée, on pourrait très bien recommencer une belle histoire d'amour avec la nicotine et sa copine caféine. Encore 7 ans à tirer.

Ça vous fait la jambe belle et lisse, je sais. Mais j'ai un message à transmettre.
Une jolie fille café au lait qui m'a chargé de vous dire qu'en ces temps difficiles pour vous, fumeurs invétérés, il y a une solution.

C'est à toi Céleste :



Sur ce dernier déplorable billet, je vous souhaite une bonne fin d'année à toutes, et tous :)

lorent

samedi 29 décembre 2007

AndiamoJe suis malade !

Viens là, toi, tu m'as l'air tout bizarre ! Ma mère pose sa main fraîche sur mon front, après l'avoir essuyée d'un revers sur son tablier, elle est en train de rincer une salade pour le déjeuner, oh, mais c'est bien chaud là-dessous !

Elle m'entraîne dans le salon, me fait allonger sur le divan qui sert de lit à ma soeur, je baisse ma culotte courte (pas de pantalons avant treize ou quatorze ans, et oui !), puis elle se rend dans l'armoire à pharmacie et en revient avec LE thermomètre, en verre bien sûr, garni d'un produit hyper dangereux : LE MERCURE ! Qu'est-ce qu'on vivait dangereusement !

Ah putain, on buvait du lait même pas pasteurisé, servi dans des boîtes à lait en alu, toutes cabossées après avoir servies à beugner les copains sur le chemin de la "MAGGI". Z'avez pas connu ? C'étaient des magasins B.O.F (beurre, oeufs, fromage) faisant partie d'une chaîne de magasins genre "COOP" ou "CASINO". Le beurre, à la motte, avec le bon vieux fil à couper l'beurre, la motte quant à elle, recouverte d'un tulle blanc, à cause des mouches ! On prenait soin des bêtes, fallait pas qu'elles butinent trop de matière grasse, on surveillait leur cholestérol !

Donc ma mère m'introduit le thermomètre dans le fouine et déclare de façon péremptoire : "tu le gardes une minute !" C'était LA minute, pas plus ni moins, va savoir...

La minute écoulée, elle vient retirer le mortel engin, le fait tourner entre ses doigts afin de visualiser la colonne de mercure, elle fronce les sourcils et déclare : "39,2°", qu'est-ce que t'as encore chopé, à traîner sans rien sur le cul dans la rue ! T'es rentré l'autre jour trempé comme une soupe, tu m'auras chopé la crêve !"

Bernard ! Elle interpelle mon frère aîné (trois ans de plus que moi, et entre lui et moi, ma soeur ! Tir groupé !).

Tu vas aller chez le docteut "F", tu lui diras de passer voir ton frère. S'il n'est pas là, tu inscris notre nom et notre adresse sur le calepin. "Voui m'man !" répond le grand.

Alors là, j'explique : personne n'avait de téléphone, nous sommes dans les années quarante. Personnellement, je ne l'ai eu qu'en 1973, et encore j'avais une priorité "B". Donc, quand on se rendait chez le toubib pour le prier de passer, s'il était absent, on trouvait suspendu devant sa porte, un petit carnet "spirale", un crayon pendu au bout d'une ficelle, on inscrivait son nom, son adresse, et lorsque le carabin regagnait son cabinet, il n'avait plus qu'à arracher la feuille, ainsi il tenait la liste des malades à visiter, simple et efficace !

Le docteut "F", un p'tit bonhomme rondouillard, des lunettes de myope cerclées d'or et un putain d'accent toulousain "con" à couper au couteau !

Il n'y a presque plus d'accents aujourd'hui, ou bien c'est l'uniforme et horrible "patois des cités", ou alors ça jacte comme P.P.D.A.

Il pratiquait "à l'ancienne", pas de stéthoscope, une serviette "nid d'abeilles" jetée sur le dos, l'oreille collée contre l'icelui, il écoutait : ça rrramone durrr là-dedans, une bonne brrronchiteu ! Il réclamait ensuite une queuillèrrre à soupeu, et s'en servait d'abaisse-langue, si l'éclairage s'avérait insuffisant, il fallait lui fournir une lampe de poche.

Autrement dit, il venait avec sa bite et son couteau, et encore, dans le Rasurel il ne devait pas héberger le monstre du Loch-Ness, vue la brioche de l'Esculape de banlieue !

Alors, il s'installait sur la table de la salle à manger pour rédiger l'ORDONNANCE, tout en commentant ce qu'il écrivait.

Tout d'aborrrd, une queuillérrrée à soupeu, matin et soirrr, d'un sirrrop dont je vais vous donnerrr la composition. Il était la hantise des pharmacopes ! Des préparations magistrales, même à cette époque, ça ne se faisait plus ! Un toubib du dix-neuvième siècle, une résurgence, Diafoirus, un Triceratops ! Suivaient : un suppositoirrre d'Eucalyptus, le soirrr avant le coucherrr, un enveloppement à la farrrine de moutarrrde, deux fois parrr jourrr, ah la vache il ne l'avait pas oublié le cataplasme !

Pour préparer ces putains de cataplasmes, ma mère faisait bouillir de l'eau dans une casserole puis, lentement, tout en touillant à l'aide d'une spatule de bois, elle incorporait doucement la farine de moutarde, une poudre "vert épinard", ça piquait déjà les yeux, les prémices de délices futures !

Ensuite, elle étalait cette pâte encore fumante sur une serviette "nid d'abeilles", repliait soigneusement de telle façon que la pâte ne puisse s'échapper, puis elle me l'appliquait sur la poitrine, je gueulais : "c'est trop chaud !" Si j'insistais trop, une mornifle sur le museau et le juke-box s'arrêtait miraculeusement ! Ensuite, pour empêcher le cataplasme de glisser, elle m'enveloppait la poitrine dans une grande serviette éponge, d'où l'appellation "enveloppement".

On devait garder ce carcan une demi-heure facile ! Je gueulais, pleurais, ça me brûle, j'en peux plus ! On habitait en pavillon. Si nous avions crêchés en appartement, je crois que les voisins auraient gueulé au charron... Enfin, passées ces interminables minutes, ma mère mettait fin au supplice, retirait l'objet de la torture, frottait vigoureusement ma poitrine rougie et déclarait doctement : ça va aller mieux !

Plus tard, on trouvait des cataplasmes "tout-prêt", ils portaient le doux nom de "RIGOLO", mais si, je ne sais pas quel est l'encaldossé qui avait trouvé ça, mais il aurait mérité qu'on lui carre dans l'fouine son truc, histoire qu'il apprécie le côté rigolo de l'affaire !

Dans les années quarante-cinquante, il y avait une médecine moderne certes, mais elle co-habitait encore avec des remèdes plus anciens, surtout administrés par les mamans pour soigner les petits bobos.

Les maux de gorge, badigeon au bleu de méthylène, ma mère prenait un porte-plume, entortillait soigneusement un morceau de coton hydrophile à l'extrémité de l'engin, assurait sa tenue par un fil de couturière fortement ligaturé sur le coton, puis elle trempait le tampon ainsi obtenu dans un petit flacon de verre, sur lequel était inscrit "bleu de méthylène", elle le retirait, me faisait ouvrir la bouche, plongeait le truc dans ma gorge, et badigeonnait vigoureusement. La langue, la gorge, la luette et peut-être même les amygdales (ce qu'il en restait !), tout y passait, nul endroit où les microbes malfaisants auraient pu se réfugier, rien n' échappait à la vigilance et l'efficacité maternelle !

J'avais des hauts de coeur, tu penses, des soulèvements de boyasse, des "AAARRRGGS !", des "BEURRKS !", j'appelais "RAAAOUL !", toujours miraculeusement apaisés par un : "j'vais t'coller une mornifle, si tu t'calmes pas, c'est pour ton bien !"

Alors, si c'était pour mon bien... Le plus marrant, c'est qu'après avoir été ainsi badigeonné, quand t'allais pisser, eh bien tu pissais bleu ! Une pissée de Schtroumpf ! Qu'est-ce-qu'on se marrait, on montrait ça aux potes, admiratifs qui z'étaient ! J'pissais p'têt pô le plus loin, mais j'pissais BLEU !

Quand t'avais mal aux jambes, c'était "passque" tu grandissais ! Le diagnostique était vite établit, ma mère me badigeonnait les tibias avec de la teinture d'iode, diluée toutefois, pour ne pas que ça brûle. Quand elle l'appliquait, ça sentait bizarre, une odeur un peu piquante, indéfinissable, et ça se voyait bien avec les culottes courtes, des longues zébrures marrons le long des guiboles.

Les genoux écorchés ? Le mercurochrome ! Ça devait être vachement dangereux, ça, du mercure plus du chrome ! Waouh, le mélange ! Hiroschima mon amour, j'me d'mande comment on f'sait pour ne pas crever moi ?

Alors imagine le têtard dans la strass : les guiboles de passereau, zébrées marron, les genoux couronnés, comme un pif de clown ! Pour peu que ce jour-là tu ais un p'tit mal de gorge, badigeon et tout le toutim, tu pisses bleu ! Alors là, t'es le KING, le quincailler du coin, avec ses pots d' peintures à la con, il peut aller s'faire coller, le mec "arc-en-ciel", c'est ma pomme !

Quant aux maux de tête, on disait pô céphalées tu penses, j'ai mal au crâne, c'est tout, le remède miracle, la panacée, le guérit-tout, c'était L'ASPIRINE, une boîte en carton parallélépipédique,vert clair, et dessinée dessus, une jeune infirmière "à l'ancienne", tablier blanc jusqu'aux chevilles, sur la tête un bonnet blanc également, et une superbe croix rouge, au milieu du front. Dans sa main, un petit comprimé qu'elle s'apprête à laisser tomber dans un verre d'eau.

C'était les aspirines "usine du Rhône", vous avez connu ? Les comprimés étaient emballés par vingt, à la façon des pièces de monnaie, dans du "papier à chocolat", on ne disait pas papier alu, cinq ou six de ces rouleaux garnissaient la boîte. Nous, pour rigoler, on disait :"l'aspirhone des bouches d'urine", on faisait des contrepèteries, comme Monsieur Jourdain de la prose, sans le savoir !

Mal au bide ? Des granulés, dans des boîtes en fer blanc, peintes, sur lesquelles étaient inscrit "charbon actif" puis la marque. Il s'agissait de charbon végétal, moi je pensais que c'était du "vrai" charbon, genre anthracite ! Une cuillérée à soupe, c'était la bonne dose, pas trop dégueu, un peu sucré, un étouffe Chrétien tout de même ! Du mal à les mâcher un peu secos, ils te faisaient la bouche et la langue toute noire, alors je poursuivais ma frangine pour l'embrasser, non pas un élan de tendresse, mais pour lui laisser une trace bien noire sur la joue !

Et les suppos à l'Eucalyptus ? Quand on toussait, ma mère nous allongeait, nous écartait les fesses, moi avec mes miches de rossignol, c'était vite fait, elle se paumait pas dans les fossettes, et PAN dans la lune disait-elle en riant !

Après ça, quand t'envoyais une caisse, c'était l'Australie, les forêts d'Eucalyptus, les gentils koalas qui s'invitaient dans la piaule, le frangin gueulait, on partageait le même grand lit, un ramponneau, un "espèce de dégueulasse, tu pues !", ça ne gênait même pas le chien qui dormait avec nous au pied du lit, mais attention, sous les draps ! Ma mère râlait bien un peu, mollement, comme ça pour la forme, le chien mouftait pas, il continuait sa roupille peinard !

Les cutis à l'école, j'craignais pas trop, mais les piqûres, AIE, AIE, AIE ! Quand par malheur il fallait y passer, on se rendait "au" pharmacien. Son assistant, un vendeur en pharmacie, était aussi infirmier, il se déplaçait sur un vieux clou, sa sacoche pendait au tube supérieur du cadre, le rabat passé autour de ce tube, les boucles refermées, et voilà ! Bien sûr, des pinces à vélo complétaient l'équipement.

Il sonnait, on le faisait entrer, tout le monde le connaissait, un familier. Ma mère préparait une casserole remplie d'eau, l'infirmier y déposait sa seringue ainsi que l'aiguille, avec embout en laiton. On attendait l'ébullition en parlant du temps, des prix qui montent, la baguette à quinze francs (des anciens ! deux centimes d'euro !). Quand l'eau bouillait, il attendait encore un peu, juste pour achever ces endoffés (re-belote Manou) de microbes récalcitrants !

Ah putain, l'asepsie ! Les mesures prophylactiques ! Tu t'rends compte, aujourd'hui, on sert les mômes dans les cantoches avec des gants ! Mais oui ! On avait peur de rien, rien ne nous faisait peur, la même aiguille pour tout le monde !

Il cassait l'ampoule, remplissait la seringue, tu t'allongeais sur le ventre, un p'tit coup de coton trempé dans l'alcool, à peine tu sentais la piqûouse, c'était fini ! Il était adroit le bougre, je le reconnais, plus de peur que de mal.

Un p'tit cor au pied ? Pommade "Cochon" ! Si,si, ça ne s'invente pas un truc pareil ! On achetait cette pommade sur le marché, elle était vendue dans une petite boîte ronde, en bois, du genre boîte de camembert, en beaucoup, beaucoup plus petit, on étalait un peu de cette pâte sur le cor, un petit sparadrap par-dessus, laisser agir, renouveler l'opération plusieurs fois et, miracle, le cor se ratatinait et finissait par disparaitre !

Un p'tit coup d'mou ? Une tite faiblesse ? Le remède miracle : l'huile de foie de morue, je vois vos tronches ! Vous avez connu vous aussi ? Il fallait me pincer l'pif, pour me faire avaler cette daube ! C'était huileux, ça renaudait le poiscaille, BEURK ! Après le chocolat du matin, tu parles d'une purge ! J'connais un putois, qui est crevé après avoir bu de cette saloperie !

Atchoum ! Un rhume, même carabiné ? Eh bien une "bonne inhalation", j'vais t'faire transpirer un bon coup, et demain il n'y paraîtra plus ! Ma mère sortait l'HINALATEUR, un engin en tôle émaillée, tout blanc, composé de deux parties : la partie inférieure destinée à recevoir l'eau bouillante, additionnée du produit "miracle", un liquide marron, dans un petit flacon de verre, on en versait très peu, dans l'eau frémissante, aussitôt une odeur de réglisse, caramel, anis, se répandait dans la pièce. Alors, très vite, on plaçait la partie supérieure, à son sommet, elle était rétrécie, et s'ajustait parfaitement au visage, fallait pas attendre, tout de suite "inhaler les bienfaisantes vapeurs" ! C'était très chaud, ça piquait le pif et les yeux ! Ça faisait tousser ! Ne pas se retirer de l'engin de torture, sinon l'engueulade !

Le supplice durait bien un quart d'heure, ensuite, au lit, couvert par les soins maternels comme t'imagines pas, gros pyjama, deux couvertures, édredon ! Tu transpirais comme une vache, mais ne pas bouger ! Et quand t'avais perdu pas mal de flotte, elle te déshabillait complètement, te sêchait, changeait le pyjama, un bisou, une bonne nuit, le lendemain ça allait beaucoup mieux, alors : ECOLE !

Ainsi passaient les jours, de p'tits bobos en p'tites toux, pas bien grave tout ça ! Un p'tit pansement, une tite tisane, un bisou, pour sêcher les larmes, et hop le sirop de la rue, celui qui guérit TOUT !


jeudi 27 décembre 2007

Saoul-FifreLe cadeau qui tue

Vous avez (croit-il) été sages et, contre toute attente, le Père Noël est passé sur votre weblog préféré. Avec un peu de retard (il a tellement de travail) il a déposé quelque chose pour vous sur Blogbo. On a eu d'ailleurs quelques mots avec le barbu, au sujet du choix du cadeau, mais comme il avait ses rennes-gardes du corps, je n'ai pas trop insisté et j'ai fini par entériner son choix, surtout que ces cons de cervidés m'ont mimé tous les sévices qu'ils seraient ravis de m'administrer avec leurs cornes si je m'avisais de faire œuvre de censure.

Ho il a hésité. Il a pensé à vous offir la vidéo de Bigard interprétant __Le lâcher de salopes__ devant Benoit XVI. Ça vous aurait plu, hein ? De voir les yeux du Pape s'injecter de pourpre cardinalice, riant à n'en plus pouvoir ? Ou bien celle de Carla Bruni, en première partie, interprétant de sa voix brûlante, avec une dédicace "spéciale seins paires", __Fernande__ ? Ho oui, on dit "heureux comme dieu en France", mais c'est bien grâce à nos petites gauloiseries, sûrement ?

Et puis le Père Noël voulait quelque chose de rare, et puis de vraiment hilarant pour vous, car je crois qu'il vous aime bien. Alors il vous a mis en ligne une photo de moi gosse. Je sais pas où il a été dégotter cette horreur, mais rien ne lui est impossible. Un gars qui ramone toutes les cheminées du monde en une nuit, vous pensez ?? En tout cas, ça l'a mis en joie, je sais pas si c'était la fatigue, ou les nerfs, mais il arrêtait plus de rigoler...

Alors allez-y vous aussi, explosez, moquez-vous, ne vous retenez surtout pas, c'est un coup à attraper un ulcère ou une hernie !

mardi 25 décembre 2007

ManouFoie gras poêlé au vinaigre balsamique





Ingrédients

- 2 ou 3 volailles d’envergure
- 1 litre de vinaigre balsamique
- 1 pitbull
- 1 plaque vitro céramique et 1 évier sur lesquels on peut compter
- 1 bac à glaçons

Recette

Chercher les volailles d’envergure. Eviter le genre sénateur ou préfet, qui n’ont certes pas besoin d’être gavées (bien que cela constitue un avantage de poids) mais qui font souffrir leur système digestif. Estourbir prestement les volailles avant d’en récupérer les foies. D’où l’expression « Avoir les foies ».

Courir à vive allure car les volailles d’envergure, malheureusement pour vous, sont souvent accompagnées. Heureusement pour vous, elles sont rarement accompagnées de piétaille courageuse. Avoir quand même en tête que la piétaille dispose de relations. Les brigades à quotas pourraient avoir vent de la chose. D’où l’expression « Brise Hortefeux ».

Vous arrivez devant chez vous, poursuivi par quelques teigneux persévérants. Jetez leur les foies au visage le temps d’ouvrir la porte. Récupérez les foies et refermez la porte. Un infernal cri de douleur se fait entendre. Deux bras sont coincés dans la porte. Sifflez. Terminator, votre pitbull attitré se jette sur les menottes et entreprend une dissection aussi méticuleuse que bruyante. D’où l’expression « Il n’est de bonne compagnie qui ne se quitte ».

Vous pouvez vaquer à la préparation de votre recette. Assurez-vous avant tout de la fidélité de votre matériel. Effleurez la plaque vitro-céramique du doigt pour vérifier qu’elle ne vient pas de s’éteindre. De même, examinez votre évier qui doit être sec. Lavez les foies à l’eau claire et dites-vous bien une chose. « Une chose ». D’où l’expression « Qu’on se le dise ».

Prenez les foies à pleines mains et nettoyez-vous les aisselles avec. Découpez ensuite les foies en fines lamelles. Si vous ne pouvez vous en servir de lacets, faites revenir les lamelles très doucement dans une poêle. Souvenez-vous que le vinaigre balsamique est resté dans le coffre de votre voiture malgré toutes vos incitations à plus de compréhension. Descendez au garage pour le récupérer. Neutralisez la bouteille et remerciez le ciel que personne ne vous l’ai chipée. D’où l’expression « Fais confiance à Dieu, mais ferme ta voiture à clé ».

Sortez du feu les lamelles de foie gras. Disposez-les dans un bac à glaçons (vide). Recouvrez le tout du litre de vinaigre balsamique. Servez tiède entre le dessert et le café. D’où l’expression « L’hermine, c’est tout blanc avec le bout de la queue noir alors que le ramoneur, c’est tout noir avec une grande échelle sur le dos ».

Suggestions

- Je m’assure de la coopération du vinaigre balsamique en lui promettant une visite à Dysneyland PARIS.
- Il est possible de remplacer « Il n’est de bonne compagnie qui ne se quitte » par « Ce qui n’est ni fait ni à faire doit être fait » mais pas par « Nul n'est prophète en son pays».


Du fin fond des Pyrénées je vous souhaite un ... Noël !

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 253 254 255 256 257 258 259 260 261 262 263 >