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mardi 15 juillet 2008

AndiamoLa 125 culbutée

J'ai écrit "culbutée", je les vois déjà les obsédés de la pince : WAH ! Des propos salaces dans Blogbo, comme d'hab...

Nada, pas une broque de cochonnerie, la "125 culbutée", c'était ma pétoire, ma meule dirait-on aujourd'hui.

Une Motobécane, la "MOBY 56", magnifique, un moteur 4 temps, d'où les culbuteurs. J'ai eu cette moto de 1960 à 1963, une époque à laquelle ces engins n'étaient plus du tout à la mode (c'est revenu en 1968), les chnecks ne voulaient même pas grimper sur ma superbe selle bi-places !

Un an ou deux auparavant, j'avais récupéré la Vespa de mon frère. Ah ! La saloperie de deux roues, j'ai pris plus de pelles qu'un curé peut en bénir !

Ça ne tient pas la route : ça tient TOUTE la route ! Ça tortille du cul comme une vieille pute, la moindre plaque d'égout par temps de pluie et c'est "merci Pont-à-Mousson". Et enfin rien ne l'arrête, même pas ses freins !

Alors, ras-le-bol de cet engin... Je me suis offert une moto.

En 1960, il y avait ce que nous appellions "des monstres", les belles Anglaises : NORTON, TRIUMPH, B.S.A., ARIEL, ROYAL-ENSFIELD, MATCHLESS... ainsi que les Allemandes : B.M.W.

Sur la Côte d'azur, les ados aimaient bien la PUCH, un deux-temps autrichien, plus rare une moto tchèque : la TAîFUN.

Elle était belle, ma moto, avec ses jantes chromées, les rayons passés au "ouator", le réservoir, 12 litres de capacité (j'ai eu des potes qui n'étaient pas loin d'avoir la même !), chromé lui aussi, gris très clair pour la peinture, un joli bloc moteur en alu, et le "kick" pour lancer le moteur.

Boîte quatre vitesses, sélecteur au pied, tout à l'avant, pointe du pied pour "monter" les vitesses, "talon" pour rétrograder.

Pour démarrer la bestiole : ouvrir le robinet d'arrivée d'essence, placé sous le réservoir, appeler le carburant, à l'aide du "titilleur" (marrez vous encore) placé sur le dessus de la cuve du carbu, deux ou trois coups de kick, "en douceur", pas nerveux, pour amener l'essence dans le cylindre, puis un coup sec, et violent, poignée de gaz à fond, et ça part !

Je ne sais pas aujourd'hui, mais à cette époque, il fallait véritablement "sentir" sa machine. Je connaissais très exactement le moment précis où il fallait appuyer violemment sur le kick pour démarrer.

Pour arrêter le moteur : incliner la moto vers la droite (assez fortement), un grand coup d'accélérateur, et la pétoire s'étouffe !

Quand il faisait très chaud, le carbu, placé juste derrière le cylindre, chauffait énormément. L'hiver, très bien, mais l'été, il faisait "vapor lock", c'est-à-dire que l'essence, sous l'effet de la chaleur, se transforme en gaz avant d'arriver dans la chambre de combustion, alors : POUF, POUF rideau !

Un remède : un chiffon, un peu d'eau. Tu mouilles le chiftire, et tu enveloppes la cuve du carbu. Pas de flotte ? Si tu es assez adroit, pisse dessus !

EUH... Les filles, elles font comment ?

J'en ai fait des virées avec cet engin, je suis descendu plusieurs fois sur la Côte d'azur. Deux jours de route, pas d'autoroutes en 1960, Paris-Lyon sous la flotte !

Je traverse l'agglomération lyonnaise (comment j'cause !), j'étais trempé, heureusement, c'était l'été, et puis à vingt ans, tout va bien ! Je décide donc de pousser jusqu'à Valence pour me sécher.

J'arrive dans cette charmante localité, je cherche un hôtel du genre "le pou nerveux", car je n'étais pas bien riche. J'en dégote un, j'entre...

Et là, le réceptionniste me détronche, comme si il avait vu débarquer un Martien !

Je casque ma piaule à l'avance, confiance oblige, je ligote la carouble, je grimpe dans ma turne, et passant devant le pauvre miroir planté au-dessus du lavabo, je vois ma gueule...

J'ai tout compris : noir, crotté, moucheté comme un mec qui aurait pris un coup d'fusil chargé à la merde !

Pas étonnant que le loufiat m'ait renouché comme un malade, je me suis marré, y'avait plus que mes chailles qui étaient blanches !

Après une bouffe vite fait, pas chère, je me suis couché, quatorze heures le cul sur une selle, même bi-places, ça lamine les miches les plus endurcies. Toute la nuit, le moteur a vrombi dans ma tête, je me suis réveillé PAR TERRE, tant la nuit avait été agitée.

Après un bon café, tout neuf le "poor lonesome tarmo !" C'était reparti jusqu'à Cannes.

L'année suivante, j'y suis redescendu à Cannes, avec un copain, à deux sur la moto, plus la guitoune sur le porte-bagages. On avait tout de même envoyé nos valises par le dur.

Il faisait très chaud ce jour-là, vapor-lock et tout le toutim, fallait qu'elle soit vaillante, ma pétoire ! Elle l'était !

On avait (seulement) trois semaines de congés à l'époque. Avec mon pote Ludo, on les multipliait par deux, étant donné qu'on ne rentrait pas beaucoup au camping pour la ronflette !

Nos voisins, compatissants, nous offraient le kawa du matin. Je voyais bien, dans l'oeil des pères des familles, la petite lueur d'envie. Ils nous auraient bien suivis, les chefs de famille, le soir, quand Ludo et moi partions pour une petite gambille sur les bords de Siagne !

Je l'ai perdu de vue, ce copain. Je me souviens qu'il dormait les ribouis hors de la tente, tellement il renaudait des fumerons ! Pourtant, on vivait en tongs, à la plage toute la journée, pour la gambille, les p'tits guinches du bord de Siagne, en plein air, tu gambillais en espadrilles, le genre de baloches (nous y revoilà) "congés payés", le truc à prolos, pour nous, en somme.

J'crois bien que ses "vapeurs panardesques" étaient congénitales, il avait eu sûrement un ancêtre élevé à la boulette d'Avesnes !

Une autre fois, il me vient l'idée subite d'aller voir ma soeur qui habitait à l'époque St-Amand-les-Eaux, deux cents bornes au bas mot, depuis ma banlieue. C'était en novembre, il ne faisait pas bien chaud. Les routes du Nord, en 1960, c'était pavés et rails de tramways ! Gare à la roue qui chasse sur ces putains de rails, s'arranger pour les couper et non "tangenter", sinon gare au guidonnage... Et voyez gamelle !

Une pluie glacée se met à tomber, me cinglant la tronche (je voulais écrire : le visage, mais vue ma gueule !). Alors, je détourne un peu la tête, afin de ne pas prendre la pluie de face (vous connaissez, les motards ? 45 ans plus tard, ça n'a certainement pas changé) quand, tout à coup, j'aperçois des rails ! Je venais de traverser un passage à niveau !

Heureusement, il était ouvert, sinon ma moto aurait refusé l'obstacle !

Quand je suis rentré le soir, ma grand-mère, qui m'hébergeait à l'époque, n'a jamais voulu croire que j'étais allé à St-Amand. Pour lui prouver ma bonne foi, j'ai sorti de sous mon blouson de cuir la "Voix du Nord". Ce journal, je l'avais glissé là, avant mon retour, pour me garantir du froid... Vachement efficace, au demeurant.

Je sortais beaucoup étant jeune homme. J'avais eu le choix : la gambille ou les études... Je ne danse pas trop mal !

Je file un p'tit rencard à une blondinette inconsciente, que j'avais connue dans un p'tit bal du sam'di soir, comme il en existait beaucoup dans la grande banlieue parisienne. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui "les baloches" (ça y est leur oeil pervers s'est ENCORE allumé). Je passe chez elle, puis je l'emmène pour une virée à sensations.

Je la revois avec sa jolie robe blanche, multi juponnée (eh oui, c'est loin !), c'est l'été, ses escarpins blancs, son joli petit foulard noué sous le menton, couvrant sa jolie permanente. Ses petits bras enserrant ma taille... Ouais, elle pourrait encore me prendre par la taille, je n'ai pas pris de bide, MOI ! JALOUX !

A un moment, j'emprunte un sentier serpentant parmi les chênes, les hêtres et autres châtaigniers (c'est beau comme du née Rostopchine), ça zigzaguait pas mal, soudain, après un virolet assez serré...

Horreur, en plein milieu du chemin : une immense flaque ! Que dis-je une flaque ?... Une mare !

La roue avant se plante dans la gadoue, se bloque. La moto cale. Coup d'bol, pas de crash, mes deux mocassins plantés dans la vase, je me retourne, la crapouillote est toujours assise, pas contente, sa jolie robe blanche vachement bien constellée de taches de boue, elle attend...

Bon, eh bien, on va pas attendre le 151, lui dis-je, ça m'étonnerait qu'il passât à cette heure-ci !

Elle descend précautionneusement, pose ses petits petons dans le marigot. FLOC ! FLOC ! font les escarpins en avançant dans l'eau boueuse, qui lui couvre les chevilles. Arrivée à pieds secs, je vois bien que la minette boude encore... Tant pis, ça n'est pas aujourd'hui que j'accrocherai les jambons au clou !

Je me démène comme un beau diable afin de sortir la machine de la mare. Elle est lourde, cette moto ! Je raccompagne ma blondinette chez elle, même pas un p'tit bisou humide, ni une bise dans l'axe !

Je ne lui propose pas un nouveau rencard, je ne veux pas lui donner le plaisir de m'envoyer paître !

Je l'ai revue quelques années plus tard, je travaillais alors chez "Bourjois", les parfums. Je règlais les machines à conditionner les produits de beauté, elle postulait pour un poste de dactylo.

Je l'ai reconnue, elle m'a reconnu (merci Mr Rezvani), je lui ai décroché mon sourire à 4,95, mais elle est passée fière comme bar-tabac ou comme un p'tit banc (t'as le choix). Voilà bien la rancune féminine, ce qui était pour moi un souvenir charmant, une bluette, était pour elle une infamie, une honte, un camouflet !

J'ai eu comme tout le monde beaucoup de voitures,... Oubliées. Mais j'assure qu'il m'arrive encore aujourd'hui de rêver que je suis sur ma moto, il fait beau, et je suis heureux, heureux...

Hep ! Je vous vois venir : non je n'ai pas de moustiques collés sur les dents !

P-S : je pars AUSSI en vacances, aussi je répondrai à vos commentaires dès mon retour. Bonnes vacances à tous, et revenez nous avec plein de belles photos.




La petite soeur de ma moto



Un cliché qui a longtemps traîné dans mon porte-feuilles, d'où l'état !
A gauche : votre serviteur (on ne rit pas !)

dimanche 13 juillet 2008

Mam'zelle KesskadieVive la différence

Vive les différences.

Surtout entre hommes et femmes, et là, je ne parle pas seulement au niveau physique.

Quand je réfléchis à un problème amoureux, par exemple, le mien, j’essaie de voir ce que répondrait un courrier du cœur dirigé par un homme.


Disons que j’écrirais :

Cher Eugène,

Je suis de nouveau célibataire à 48 ans. J’ai 5 enfants qui vivent avec moi une semaine sur deux et deux enfants chez leur papa.

Je suis loin d’être mince,

Est-ce qu’il y a des chances que je rencontre enfin l’âme sœur ?

Princesse au bois brûlant


Il me répondrait :

Oublie ça.

Eugène

Court. Ferme. Comme on aime un homme (dans un de ces qualificatifs du moins).


Bon, mettons que c’est une femme.

Chère Princesse,

Vous pensez qu’elle va me répondre tout de suite ? Naîfs comme ça à votre âge… comme elle ne peut pas voir comment je suis attriquée, elle va commenter mon nick.

Chère princesse,

Quelle pitié (un rien condescendant, elle se positionne) de voir qu’à votre âge (et v’lan dans les dents) vous rêvez encore au prince charmant. (c’est parce que je rêve au prince, mais à quelque chose d’autre que j’en veux un, prince).

Il va sans dire que vous avez droit au bonheur.(Ah! quand même...) Mais, le bonheur se mérite. (Ah, me semblait aussi) Avez-vous fait tout ce qui était en votre pouvoir pour attirer la chance ? (elle parle de trouver un trèfle à quatre feuilles ou de ne me nourrir que du trèfle, à trois feuilles, pour sauver la calorie de la quatrième ?).

Vous savez, on n’attire pas des mouches avec du vinaigre.(de la salade de trèfle, on passe aux conserves. Je crois qu’elle doit travailler avec Saoul-Fifre à la ferme).

Il faut savoir mettre ses charmes en valeur (dans mon cas, faudrait en cacher quelques-uns), mais aussi, il faut savoir mettre ses priorités à la bonne place. (je suis bien prête à passer de la cuisine à une autre pièce de la maison, aucun problème !).

Princesse, vos enfants ne seront pas un obstacle (ils seront chez leur père), mais votre cœur est-il accessible ? (je veux bien croire que j’ai de la poitrine, mais c’est pas une chirurgie dont il est question ici. D’autant plus que mon cœur et autre partie anatomique qui débute par « c » sont très accessibles.)

Amicalement (et péteusement), Marie-France de la Faceremontéejenailesmoyens

Voilà.


J’exagère ? Bien sûr. Pas un gars ne fait du courrier du cœur à part que s’il veut faire de la publicité pour ses conférences et sa maman lui dit quoi écrire.

Pas une fille qui a du bon sens écrit ou répond à ces trucs.

Tout ça pour vous dire, que ce matin, j’aimerais qu’une petite colombe vienne du ciel me porter une missive me prédisant un avenir heureux en amour.

Pour le moment, je suis avec mes deux chiennes qui, contrairement aux humaines de ce qualificatif, m’assurent que je suis la personne la plus aimable du monde pourvu que je sorte avec elles.

De vraies copines quoi.

Poilues comme j’aime un homme.

Décidément....

samedi 12 juillet 2008

Mam'zelle KesskadieMam'zelle Kesskadie

La France n'est décidément plus ce qu'elle était. Elle qui a entendu chanter Mireille Matthieu mais a invité un portaphone québécois de marque Céline, pire, elle l'a marquée d'une croix et voici qu'après Georges Sand, la Comtesse de Ségur et Nicole Buron, on invite une autre obscure québécoise à venir faire culture dans notre douce patrie.

Or, qui est-elle au juste ?

Elle aurait publié dans une maison d'éditions suite à un vulgaire concours amateur (Les Affolettes, Des nouvelles de 2002). Serait-ce assez pour lui donner la plume ? Nenni, elle aurait aussi proféré des propos sur un blog qu'elle a ensuite délaissé pour, Dieu merci, se taire momentanément.

Le ciel internet pur s'obsurcit quand lorent, lui, dit le fainéant, eut cette idée digne d'un provençal nonchalant, invitons-la ! De un, chacun aura plus de temps pour cogiter une prose patriotique balzacienne, tandis que l'écriture terreuse d'une colonisée fera par contraste, luire la grandeur aristocratique des dignes compatriotes de René (De chateaubriand, pas Angélil, cela va de soi).

Levons donc un sourcil gauche (un rien socialiste, c'est de bon aloi) aristocratique (c'est de bon ton dans un salon) à la lecture des délires de cette intruse.

D'après une enquête fouillée et documentée tel un Paris-Match sur l'acide, il a été établi que :

Elle a sept enfants.

Elle a accouché mais son poids corporel n'a pas redescendu d'aucun de ses accouchements, ce qui fait qu'elle est du genre dondon.

Elle aime Gaston, le Lagaffe. Ainsi, peu imaginative, elle trouve le patronyme de Mamzelle Jeanne. Et puis, dans un moment, court il va de soi, de conscience, elle se rappela comment elle était interpellée lors de son unique et peu documenté voyage à Paris : Kesskelledit. Donc, elle se nommera : Mam'zelle Kesskadie. Laissons les commentaires impénitents qui remarqueraient qu'une femme de 48 ans, c'est plus une dame, les illusions sont à la femme ce que Carla est à Sarkozy : un galant paravent devant la vanité.

C'est une bien pauvre femme. Sa lutte contre le déficit est aussi glorieuse que celle contre son excès graisseux, mais hélas, le tout glisse constamment dans les bas-fonds, tel la roche sysiphienne du dit sieur de même nom.

Il faut bien qu'elle gagne sa croûte (vous devriez lui voir le pain !) et celle de ses nombreux enfants puisque malgré qu'elle se targue d'un catholicisme américain, elle est divorcée. On l'a engagé dans un asile dont le nom politically correct n'abuse personne : un centre hospitalier dédié à la santé mentale, dans un poste qu'on a titré d'ergothérapeute, faute de pire.

Deux chiens bâtards complètent une ménagerie (avec les araignées, les fourmis, les moutons de dessous du buffet).

C'est du Québec, c'te femme bleue et blanche (pour paraphraser le gars (Claudel ??? j'ai la culture, mais pas toute la confiture) qui avait dit le la Chine, c'te femme jaune, non, mais le faut faire !) que parviendra donc des intermèdes féminins du quotidien et de tout et de rien.

jeudi 10 juillet 2008

ManouA bientôt






Une image prise à Marseille pour vous souhaiter à tous un bon été. Je ne pense pas écrire de nouveau billet avant la fin du mois du mois d'aout. Mais d'autres blogbos seront peut-être plus présents que moi.


lundi 7 juillet 2008

Tant-BourrinFaire ceinture

A l'heure où vous lirez ce billet, je serai déjà en goguette, parti goûter un repos bien mérité sous d'autres cieux, loin de Bourrinville et de ce blog.

Mais rassurez-vous, en détournant légèrement les paroles de "la ceinture" d'Elodie Frégé, je vous ai concocté à l'avance un petit message qui vous est tout spécialement dédicacé, amis lecteurs ! :~)



Tant-Bourrin - Faire ceinture


(Téléchargeable directement ici)


Faire ceinture
(musique : Benjamin Biolay - paroles détournées : Tant-Bourrin)


Non pas de billet
Car c'est juillet
Et moi je glande
Je me fous bien des lecteurs
Et des lectrices en pleurs

Non, plus de Blogbo
Putain, c'est beau
Plus d'compte à rendre
Tout soudain paraît plus net
Oublié, internet

Les billets en abondance
Pendant les vacances
Vont laisser place à l'absence
Rien ne dure
Va falloir faire ceinture

Non, plus d'bourrinades
Plus de gags crades
Un peu scatos
Car j'en ai vraiment ma claque
Je préfère le hamac

Non, plus d'historiettes
Méchantes et bêtes
Pleines de pathos
J'ai préféré me tirer
Plutôt que de gratter

Vous donner de la lecture
C'est d'la confiture
Mise à portée de vos hures
Rien ne dure
Va falloir faire ceinture

Non, plus d'Hippobert
Plus de haubert
Plus de hachoir
C'est fini le Moyen-Âge
Je préfère le Bronze-Âge

Non, plus de chansons
Fini l'doux son
De ma belle voix
J'ai choisi avec bonheur
L'aphonie des glandeurs

Faut vous rendre à l'évidence
Ma flemme est immense
Et tant pis pour notre audience
Rien ne dure
Va falloir faire ceinture

Non pas de billet
Car c'est juillet
Je n'suis plus là
Je me fous que les lectrices
Et les lecteurs gémissent

Non, plus de Blogbo
Putain, c'est beau
J'en pisse de joie
Oubliés, les commentaires
Qui si souvent m'atterrent

Je n'vais pas m'casser le cul
Pour quelques schmoldus
Et bye-bye les pots de glu
Rien ne dure
Va falloir faire ceinture

dimanche 6 juillet 2008

AndiamoLa dilettante

C'est l'été, le climatiseur ronronne doucement, il fait bon dans la maison, ça n'est pas écolo ? Et tous les ceusses qui vont se faire bronzer l'endive aux Seychelles, assis dans un fauteuil de BO-INGE, qui va brûler en gros 400 tonnes de kérosène (aller-retour) c'est écolo ça HEIN ? dis-voir ?

Bon, on s'en fout, faut bien que les économies locales prospèrent (yop la boum) ouais c'est l'été, y'en a des qui VACANCENT à tout va, alors je Vermote un peu...

Mardi 29 juillet c'était mon anniversaire, merci de me l'avoir souhaité, y'en a des, qui ont eu l'outrecuidance de me demander mon âge.

Non mais chu pô né de la dernière canicule qui a sévit sur Ouagadougou, chu pas chochote non plus, je vais vous l'avouer m'n'âge, mais il faudra vous creuser un peu les méninges, incliner fortement la tête, afin que vos deux pauvres neurones entrent ENFIN en contact !

Rassembler vos souvenirs des cours de trigo, ah oui ! On tripotait les genoux de la voisine, au lieu de suivre attentivement les cours de Monsieur Racin'carrée De Quatre, et bien planchez maintenant !

samedi 5 juillet 2008

Saoul-FifreParasites de l'automobile

Je vous ai déjà parlé de Valérie .

Un jour elle me téléphone. Je ne me souviens pas exactement de l'époque, mais elle avait déjà son métier de potière au bout des doigts et elle cherchait à rentabiliser un peu ses connaissances. En fouillant dans les nombreuses revues bio-écolo-politico-je-veux-un-monde-plus-beau des seventies (Actuel, La gueule ouverte, Utovie, Rebrousse-poil, Ecologie et Politique, Le Sauvage...) elle était tombée sur une petite annonce qu'elle a subodoré apte à réamorcer la pompe à phynance.

Le Domaine de la Thomassine, à Manosque, cherchait une animatrice en poterie. Elle avait essayé de savoir ce qu'il en retournait par téléphone, mais il fallait se présenter. Sans doute le genre d'arnaque très répandu à cette époque : en échange d'être nourri (bio et végétarien), logé (dans un cadre idyllique) et blanchi (au ruisseau à 100 m en contrebas), le proprio se trouvait bien bon de ne pas vous faire raquer des sommes folles car nombreux étaient les candidats qui auraient bien aimé être à votre place, à s'essayer au retour aux sources de la plus pure des natures.

Connaissant le caractère de Valérie, j'imaginais d'ici la scène. Elle cherchait un poste de prof de poterie. Les pigeons, c'étaient les élèves, peut-être, mais sûrement pas elle ! Si les clients acceptaient de payer, c'était pour rémunérer son boulot à elle, et donc elle voulait sa part du gâteau, sinon elle allait se mettre à chanter et faire fuir les oiseaux à 3 kms à la ronde.

Sans préjudice d'autres réactions épidermiques, corrections méritées et dégradations de toutes sortes.

Enfin, ça c'était le résultat de nos deux imaginations conjuguées, mais qui s'avérèrent pas si loin que ça de la réalité. Il fallait y aller, de toutes façons.

Bordeaux-Manosque, sans un rond, le stop s'imposait, mais elle toute seule, jeune proie difficile, certes, mais ne tentons pas le diable, si j'acceptais de l'accompagner, elle se sentirait plus en sécurité. Non que je sois taillé comme un garde du corps, à cette époque, j'étais un gringalet maigrichon à tête d'intello, mais l'effet est surtout symbolique chez le dragueur potentiel. Ça fait "couple", le garçon peut monter devant et faire la conversation, si c'est un routier sympa, il y a 3 places à l'avant, il peut faire "tampon" au milieu, etc...

Le fait est, et ça ne date pas d'hier, qu'un mec qui prend une fille seule en stop considère comme tout à fait honnête qu'en échange du service rendu (vous connaissez le prix d'un taxi ?) la petite s'acquitte de son droit de passage en nature. Bien sûr, il ne va pas lui présenter ce deal tel quel avant de la faire monter dans son véhicule, car dans sa tête tout ceci est très flou : il est persuadé que, beau gosse comme il est, il représente une chance inouïe dans la vie sexuelle de cette jeune autostoppeuse. Et de plus, c'est plus fort que lui, sa générosité naturelle le pousse à rendre service à sa prochaine, qui ne pourra mieux faire que de lui témoigner en retour un peu de reconnaissance. L'esprit a priori auto-amnistié de toute culpabilité, il s'attache à interpréter le moindre mot sympa ou sourire comme autant d'appels au viol lancés par cette allumeuse de vraies bell's verges.

L'inverse est possible, bien sûr, mais plus rare. C'est la jolie histoire qui a inspiré "Pour une amourette" à Leny Escudéro. Elle est au milieu du clip mais toute l'interview est adorable.

Très tôt ce matin là, nous prenons la pose sur la bretelle d'accès à l'autoroute A62, sans faire la grossière erreur d'afficher Valérie telle un pub aguicheuse tandis que je ferais semblant de n'être aucunement concerné, un peu plus loin. Non ! Personne n'aime être pris pour un con et il faut que la demande soit claire. Donc, nous avons prévu un gros feutre pour nous faire des cartons indicateurs de direction, au fur et à mesure, et nous ferons le signe magique ensemble, ou à tour de rôle, pour nous reposer, si l'attente se trouve un poil longuette.

Et bien, la première voiture s'arrête assez vite et nous embarque. Très bon pour le moral, la première voiture. Ça veut dire que la chance est là, que nous pouvons adopter comme prénom du jour "Amadeus". Ça veut dire surtout que nous n'avons pas de gueules de tueurs, que nous avons su sourire, que nous étions bien placés, bien visibles à un endroit où les voitures n'allaient pas trop vite, où les conducteurs pouvaient nous dévisager avant de faire leur choix, où ils avaient de la place pour s'arrêter sans déranger personne... Que l'ampleur de nos bagages ne faisait pas trop peur, que notre saleté n'était pas trop repoussante... Ah c'est un métier, stoppeur. Ça va, je devrais pouvoir passer mon permis de stopper haut la main, j'ai dû faire autant de kilomètres en stop qu'en vélo, ce qui fait beaucoup .

La journée se passe assez bien. D'accord, il arrive que la prise en charge tarde un peu et que l'angoisse commence à monter, mais les voitures et les camions s'arrêtent assez volontiers en général, et puis nous sommes deux, on discute, le temps passe quand même plus vite. Tiens je me rappelle d'un routier particulièrement sympa qui, nous ayant à la bonne, nous a expliqué comment les routiers faisaient eux-mêmes du stop pour rejoindre leur camion tombé en panne ou le siège de leur entreprise. Au lieu de lever le pouce, ils levaient le disque en papier de la boite noire qui enregistre leur vitesse et qu'ils doivent montrer aux keufs. Il nous en a donné une poignée, et ce truc m'a servi plein de fois par la suite. Comme je lui faisais remarquer que j'y connaissais rien en camions et que je me ferais piéger à la 1ère question-piège, il m'a donné un petit cours sur un vieux modèle de camion que personne ne connaîtrait, d'après lui...

La nuit tombe, mais Valérie est pressée et nous continuons à lever le pouce. À partir d'Aix en provence, nous attaquons la cambrousse, avec des conducteurs de plus en plus bizarres mais souvent, conscients de notre position inconfortable, ils n'hésitent pas à faire des détours pour nous mettre dans la bonne direction. Des invitations à dormir commencent à arriver, mais nous tenons notre cap et les refusons. Le jour se lève prudemment. Un vieux pépé en 4L me fait une grosse peur : en bas d'une descente, il y a un stop qu'il n'a visiblement pas vu et il trace, imperturbable, à travers une route nationale qui semble assez importante, mais heureusement peu fréquentée à cette heure matinale. Ce sont les risques du métier. Je l'engueule un peu, pour le principe, mais pas trop, car ce sera lui qui nous laissera au centre de Manosque, entre chiens et loups, à l'heure des journaux gratuits que le livreur jette sans vergogne sur les marches des librairies, bien avant que le patron n'ouvre sa boutique pour les récupérer.

Cocagne, il n'y a pas de voleurs, dans la ville de Giono et de Magnan...

Ces 24 heures de stop non-stop sont derrière nous et nous terminerons les derniers kilomètres jusqu'à la Thomassine à pieds.

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