Blogborygmes

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vendredi 16 mai 2008

ManouBlogborygmes a 3 ans !












Ce n'est pas si grave ...

jeudi 15 mai 2008

AndiamoLe paradis blanc

Monsieur ! Monsieur ! Réveillez-vous !

Serrez-moi la main, Monsieur !

Ouvrez les yeux !

Serrez-moi la main, Monsieur !

Qu'est-ce-qu'il a ce mec ? Pourquoi veut-il que je me réveille ? Je dors si bien !

J'émerge lentement, brouillard ou coton ? Je ne sais, vaseux en tout cas, mal...

Et ce type qui me braille dans les oreilles : "serrez-moi la main, Monsieur !"

O.K, je vais lui serrer la louche, après il me foutra la paix, dor... dormir, encore.

On va vous "détuber", retirer l'assistance respiratoire, c'est terminé, vous avez été opéré, tout s'est bien passé, ça va aller.

Bizarre sensation, un long serpent qui sort de mon oesophage, un bruit de succion, et c'est terminé.

Soif, à boire...

Tout à l'heure, pas maintenant, c'est trop tôt, rendormez-vous.

Jour ou nuit agité ? Je ne sais pas, aucune notion de temps, quand j'ouvre les yeux, il me faut un moment pour me situer dans l'espace, le mur est plafond, et vice-versa.

Des tubes et des câbles partout, certains sortent de moi, d'autres y entrent, je suis relié à la "vivre-machine" !

J'imagine la centrale nucléaire, les énormes câbles, les transfos, les lignes à haute tension qui zèbrent nos campagnes, puis elles s'enfouissent, se terrent, courent dans les égouts, pour ressurgir là, alimenter la "vivre-machine".

Je suis en réanimation, ça n'est pas un vain mot, nous sommes tous de véritables mort-vivants !

Le personnel est là, omniprésent, attentif, souriant, des infirmiers aux allures d'athlètes, et pourtant si délicats, quand il faut bouger un malade, toujours un sourire, un mot gentil, les infirmières, d'un niveau de compétence impressionnant.

Et enfin la pompe à morphine : merci Monsieur Kouchner ! Je ne dis pas que c'est la panacée, mais ça aide énormément.

Près de moi, les machines veillent, je ne les vois pas, elles sont placées derrière le lit, mes courtes visites me l'apprendront, elles veillent sur tout, gardiennes infatigables...

Chaque jour des massages, quel bienfait ! Petit baratin à la masseuse Antillaise, pour qu'elle prolonge un peu la séance, je suis cassé de partout ! Elle se marre, et prolonge gentiment le massage, je lui promets une biguine quand ça ira mieux, elle rit de bon coeur.

J'ai même eu droit, comble du raffinement, à une douche au lit ! A l'aide de gants de toilettes trempés dans l'eau très chaude, et tordus au-dessus de mon dos... Le pied, incroyable le bienfait que cela procure.

Décidément le personnel de Bichat est formidable.

Après quelques jours de réa, transfert dans un autre service, elles m'avaient prévenu les petites : vous ne serez pas "bichonné" comme ici ! Terminé le petit déjeûner avec les tartines beurrées et "confiturées" par nos soins, le rasage quotidien assuré par l'infirmier de service, et toujours dans la bonne humeur ! Un quatre étoiles, la réa, first classe !

Elles sont bien gentilles tout de même dans le nouveau service, mais elles ont chacune beaucoup plus que trois malades à s'occuper, ça ne fait rien, le sourire est toujours là !

Comme il semble beau, le périph', après plusieurs jours à devoir contempler un mur blanc ! Il bouge lui au moins, ça me rappelle brusquement ces poilus, décrits dans un billet de T-B, l'un d'eux, blessé au cours d'une bataille, hospitalisé dans un hôpital loin du front, se réjouissait du spectacle qu'il apercevait depuis la fenêtre : une route, et cerise sur le gâteau, la voie ferrée ! Un spectacle bien reposant, après toutes les horreurs encaissées dans les tranchées.

Ce petit billet pour remercier tous ceux qui m'ont accompagné et soutenu moralement, mes proches bien sûr, les copains, ceux que je connais que par blogs interposés, et tout le parsonnel de Bichat, du professeur Nataf qui m'a opéré, mon cardio traitant, les internes, les médecins, les infirmières et infirmiers, les aides-soignantes et toutes ces personnes adorables qui répondent au moindre de vos désirs avec gentillesse.

Allons, tout ne marche pas si mal, l'A.P en est un exemple, des soins au top, un suivi formidable, le personnel administratif m'a dégoté un hôpital pour la rééducation cardiaque, magnifique : cadre somptueux, un immense parc... trois étoiles, j'vous dis !

Mesdames, je sais que beaucoup rêvent de perdre quelques kilos, les vacances approchent, le test du maillot est impitoyable (à vos yeux, car pour moi, seule la p'tite flamme au fond de vos mirettes requiert mon attention)... Qui a dit fayot ?

Alors une tite op' à Bichat (ou ailleurs) et hop ! 4 kilos en moins !

Comment ça : non merci ?

mardi 13 mai 2008

Tant-BourrinInitials T.B.

Il ne se passe pas une journée sans qu'un(e) fan éploré(e) se jette sur moi dans la rue en me suppliant de lui signer un autographe et en me demandant mille conseils pour devenir, comme moi, une des plus grandes stars de la blogosphère, dont le génie éclatant suinte de chacun de ses billets.

Las, jeune fan éploré(e), je serais bien en peine de te délivrer la moindre recommandation, si ce n'est celle de devenir schizophrène.

Oui, schizophrène, comme moi. Car quiconque me connait dans la vraie vie, effacé, poli, conformiste, timide, pour ne pas dire terne, ne peut imaginer un seul instant que je me mue en l'être hippoforme ravagé et destroyos qu'est Tant-Bourrin aussitôt que je m'installe devant l'ordinateur.

Et pourtant, j'ai vécu plus de dix ans vingt ans trente ans quarante ans (bon sang, qu'est-ce que ça file !) seul dans mon enveloppe charnelle. Jusqu'à ce soir où la malédiction m'est tombée dessus. Oui, ce soir où...

Mais laissez-moi (ou plutôt "laissez Tant-Bourrin") vous raconter tout ça en chanson... Le tout en détournant légèrement une chanson de l'immense Serge Gainsbourg, que vous reconnaîtrez sans peine.



Tant-Bourrin - Initials T.B.


(Téléchargeable directement ici)


    Initials T.B.
    (musique : Serge Gainsbourg - paroles détournées : Tant-Bourrin)



    Une nuit que j'étais
    Dans ma glandouille
    A boire et me gratter
    Un peu les couilles
    Nappé d'émanations
    De mon vomi
    Me vint une vision
    Dans l'Champomy

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)


    Tandis qu'à ses naseaux
    Des mouches d'or
    Vombrissent un scherzo
    Vif et sonore
    Sa crinière en pétard
    Comme un écrin
    Donne à mon avatar
    Un air bourrin

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)


    Et plantée dans sa croupe
    De percheron
    Sa queue fait une houppe
    Jaune et marron
    C'est mon alter ego
    Tout en ganache
    Qui file au mégalop
    Avec panache

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)


    Les mille flatulences
    Qu'il dégazait
    Ourlaient la fausse aisance
    Qu'il dégageait
    Exhibant le vernis
    De ses sabots
    Bruyamment il hennit :
    Ecce Blogbo

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)

    (T... Initials...)
    (T... Initials...)
    (T... Initials T.B.)

dimanche 11 mai 2008

ManouSablés






















vendredi 9 mai 2008

BofChicken run

Je fais un métier formidable. Je vis dehors à l'abri d'un auvent, après des années d'enfermement culinaire, je me découvre presque sociable, je vois des gens, des sympas, des têtes de con, des jeunes, des vieux, des jeunes déjà vieux et des vieux bien marrants. Le vieux est bon client, son plus grand tort est de mourir plus souvent que le jeune, ça attriste, et c'est mauvais pour le chiffre d'affaires.

Au printemps, les premiers seins nus apparaissent sur la plage du dimanche, moins souvent dans les villages de semaine et c'est vraiment dommage. Au fil des ans, on note des tendances : si le petit insolent a toujours la cote, on note une forte recrudescence du surdimensionné, stabilité du gant de toilette.

Sur la route du boulot, vers cinq heures, je croise souvent des sangliers, des renards, et je suis parfois un lapin : le lapin c'est très con, ça court en zig-zag au milieu de la route sur des centaines de mètres et ça fait perdre du temps, faudra raccourcir la pause de sept heures. Je croise aussi des cinglés motorisés, l'impression que l'époque rend pas mal de gens suicidaires. Suicidaires d'accord, mais visez les platanes, pas mon capot please, pensez à ma pause.

Cette année, je pense que les préfectures ont donné des consignes aux mairies : agrandissez les marchés, laissez de la place aux petits nouveaux que l'ANPE a encouragés dans leur création d'entreprise, ahahahaha. Facile neuf sur dix qui vont se bananer, enjoy, mais pendant ce temps tu sors des stats...

Partout où les mairies ont changées, branle-bas de combat, vite, reréglementer le marché, déplacer, interdire, décréter, sans surtout consulter les principaux concernés, des forains tu penses, peuvent bien se la fermer. Ça finira comme d'hab, on les aura à l'usure.

Rayon innovation, après des contrôles de gendarmerie classiques, répression des fraudes, services vétérinaires, DASS, arrivée de la gendarmerie maritime, sans ses palmes. Surement que le bronzage de Paola les avait chagrinés, raté, papiers en règle.

Pas encore l'été et déjà fatigué, faut dire que vous ne m'aidez pas : que les prix ceci, que l'euro cela, que lui il a grillé la file, oui, lui l'étranger qui fait semblant de pas comprendre parce que ça l'arrange bien, que moi je suis client à l'année et que je veux passer avant les touristes.

Les fournisseurs qui partent en sucette : pénurie organisée, panique dans le poulailler.

Et ce putain de mistral.

STOP !

Ou je vais finir par mordre quelqu'un......

mercredi 7 mai 2008

Saoul-FifreUn visiteur fait toujours plaisir

Si ce n'est en arrivant, c'est lorsqu'il repart.

Ha c'est vous.

Ben finissez d'entrer, ne restez pas dehors à vous mouiller. Asseyez-vous. Non, pas sur le chien, il est brave mais il y a des limites à sa mansuétude.

Qu'est-ce que je vous sers ? De l'eau ? Vous êtes souffrant ? Vous plaisantiez ? Ha bon, je préfère. Dans la série "Tour de France de la prune", je peux vous proposer "La Corrèze", en ce moment. Un de mes bons amis, éleveur à Collonges-la-rouge, a d'excellentes fréquentations et leur a échangé cette bouteille et ses sœurs contre quelques tombereaux de fumier.

Douces et généreuses régions de France où l'alambic vient encore poser ses pénates pour quelques jours sur la place de votre village. En Provence, ça fait bien 25 ans qu'on en a pas vu la queue d'un. Pays de rien. Tous à boire leur Ricard qu'on sait pas ce qu'ils y mettent dedans ou plutôt qu'on le sait trop bien : des drogues chimiques qui vous font parler et penser comme Pasqua dès le deuxième verre. Toute une jeunesse en perdition. Ça fait pitié.

Avec la prune, vous savez ce que vous buvez : le noyau, la chair, la peau de la prune, le jus sucré de la prune et les ferments de la prune, sa pruine, pour la "faire monter", lui susciter, l'accoucher de sa force cachée, puis l'élever, concourir à sa formation par l'effet de la chaleur dans les hautes sphères du col de cygne, et enfin éprouver son équilibre et sa tenue de route dans les virages pris à la corde du réfrigérant, en évitant qu'elle ne s'enrhume.

Oui, rien de plus simple que de se bricoler un alambic de bon aloi en allant sur des sites internet qui parlent de pays où est permis la détention d'un de ces bienfaiteurs de l'humanité : la Belgique , l'Australie (engin contenant moins de 5 litres) ou la Nouvelle-Zélande, pays du sucre candi fermenté où l'on peut planter son propre tabac, distiller sa gnole, etc...

Il y en a un, faire sa gnole qui m'a paru sérieux.

Et puis homedistiller , aussi.

Si j'ai un alambic, moi ? La bonne blague, bien sûr que oui ! Des amis de Nouvelle Zélande m'en ont envoyé un en plusieurs colis pour faire discret, il est en inox, c'est quand même plus simple d'entretien ? Tenez, le voilà, l'est-y pas mignon ?

Ho en France, c'est bien simple, on a droit à rien, heureusement que l'Etat est en faillite et qu'il ne renouvelle pas les départs en retraite, ça fait autant d'inspecteurs en moins qu'on aura sur le dos, DDA, DDE, DSV, DASS, Sécu, Fisc, j'en passe et des pires ...

Je ne dis pas cela pour vous bien sûr, vous êtes fonctionnaire je crois, mais je n'ai jamais su exactement dans quelle administration ?

Le visiteur : "Et bien je vous l'aurais dit sans façons mais vous n'avez sans doute jamais eu l'occasion de me le demander, et cela a justement un rapport étroit avec ma visite chez vous aujourd'hui : je bosse en fait aux contributions indirectes et nous avons reçu une dénonciation vous concernant..."

lundi 5 mai 2008

AndiamoMadame Ruppert

Madame Ruppert habitait un petit pavillon de la banlieue nord, cette banlieue autrefois si paisible, avec ses maisonnettes, ses jardinets, ses haies vives, encore quelques terrains vagues dans lesquels, le jeudi, les gamins pouvaient s'en donner à coeur joie, et pas l'ombre d'une cité...

Elle vivait seule depuis pas mal d'années, on disait qu'elle avait été mariée autrefois et même qu'elle avait eu un fils, Christian, un garçon un peu différent dirait-on aujourd'hui.

Grand pour son âge, costaud, très brutal dans ses jeux, le regard fuyant, et un âge mental très en deçà de la moyenne, si tant est qu'une moyenne existât dans ce domaine.

Mais enfin, nul besoin d'être fin psychologue, pour s'apercevoir que quelque chose ne tournait pas rond chez ce garçon.

Puis, un jour, la mécanique s'emballa, Christian devenait de plus en plus violent, il alla jusqu'à mordre un de ses camarades de classe, car, malgré les réticences du corps enseignant, Madame Ruppert avait réussi à le faire admettre en maternelle.

Cela lui fera le plus grand bien, avait-elle plaidé : "ça me le socialisera", et puis il faut que "les autres" apprennent la différence.

Loin de le "socialiser", son fiston devenait ingérable : à la moindre contrariété, au moindre "non", Christian entrait dans des rages folles, frappant du pied, des poings, jetant tout ce qui lui passait sous la main.

Jusqu'à ce matin où, pour un motif futile, une histoire de vignette, je crois, sur laquelle figurait un chaton, il se rua sur un blondinet, qui, bien qu'ayant le même âge que lui, mesurait une tête de moins ! Il lui planta ses dents dans la joue, le mordant cruellement. Quand on les sépara, le blondinet portait une jolie empreinte de la mâchoire de Christian, le sang pissait, le gamin hurlait. Les parents portèrent plainte.

Madame Ruppert retira donc son fils de l'école, on n'en parla plus. Quand par hasard une voisine lui demandait de ses nouvelles, elle répondait toujours : "Oh, vous savez, mon Cricri est placé dans une maison spécialisée, il est bien soigné, et peut-être qu'un jour on me le rendra" !

La conversation s'arrêtait là, la complaisance des voisins n'allait pas au-delà de ces petites phrases de politesse, des fois que ce soit contagieux !

Et puis dans le quartier commença une série de disparitions, un par un les matous se volatilisèrent.

Tout d'abord celui de Madame Maheux, un gros chat Angora, superbe, énorme, il avait été castré très jeune "pour être tranquille", avait assurée l'émasculeuse ! Depuis la disparition de "Pacha", c'était son nom, la pauvre femme se lamentait auprès de qui voulait bien lui accorder audience, on se lassa, les gens l'évitaient, ne voulant plus entendre ses jérémiades.

Ce fut bientôt le tour de "Gaston", un greffier certifié "chat de gouttières" pure race, pas bien gros, l'oeil torve, toujours prêt à chaparder, rôdant autour des poulaillers, surtout au moment de l'éclosion des poussins, des fois qu'un inconscient échappe à la vigilance de la "Leghorn". Ses maîtres épinglèrent des affichettes sur les poteaux électriques, en bois à l'époque, sans résultats.

Puis ce fut le tour de "Minette", une jolie petite chatte tigrée, câline, qui faisait la joie des deux fillettes de Monsieur et Madame Mariotti, elle cantinière à la ville, lui maçon, comme tous les Ritals qui vivaient à l'époque dans ces banlieues. Il avait bien demandé aux voisins "l'a pas vou lé gato dé mio ? Minetté ? l'a perdou !"

Mais non, personne ne l'avait vue, la jolie "Minetté". Ensuite il y eu Noiraud, Pervenche, et même Pompon, le rouquin ! Un chat si vieux, que tout le monde le connaissait, il avait vu naître les gamins du quartier, certains lui avaient tiré la queue, d'autres jeté des cailloux, mais lui, pèpère, il n'était pas rancunier, il se laissait caresser par ceux qui naguère l'avaient tourmenté !

Alors là, le quartier en avait pris un coup ! Qui aurait pu faire du mal à Pompon ? Tout le monde se mobilisa, on chercha dans les terrains vagues, sous les haies, chacun inspecta sa cave, des fois que... Mais rien, le vieux sage, Rouquemoute comme on le surnommait restait introuvable.

Madame Ruppert, un plateau tenu à deux mains, pousse du pied la porte menant à la cave. Sur ce plateau, une belle assiette de hachis Parmentier, un gros morceau de pain, une pomme, et puis une carafe d'eau.

Parvenue au bas de l'escalier, face à elle, une porte cadenassée. Madame Ruppert pose le plateau à terre, sort une petite clef plate de sa poche, ouvre le cadenas et pousse la porte.

Bonjour, mon chéri ! Sur un lit, dans un coin de la pièce, Christian est couché, abruti par les somnifères que sa Maman lui dispense chaque jour.

Il a bien grandi son bébé ! Un mètre quatre-vingt douze au bas mot, et un poids à trois chiffres ! Vêtu d'une salopette genre "bleu de chauffe". Maman dépose le plateau sur la petite table, Christian se lève, émet un grognement, puis après avoir tiré bruyamment la chaise en bois blanc et s'être assis, se jette sur la nourriture, s'empiffrant comme un porc !

Maman regarde manger son "petit", un sourire attendri sur son visage vieilli. Quand il a fini, elle ramasse le plateau, Christian émet un autre grognement, puis retourne se coucher, rote bruyamment.

"Bébé profite", lâche Maman, puis elle se baisse, ramasse ce qui ressemble à un manchon, ces fourreaux que les élégantes portaient autrefois l'hiver, elles glissaient leurs mains dans ce genre de gros "tube" en fourrure pour se tenir chaud.

Celui-çi est un peu orangé, non je dirais plutôt roux, elle le pose dédaigneusement sur le plateau, puis se relevant elle ajoute : "Mon Cricri a bien joué avec le chat ? Maman lui en rapportera un autre bientôt" !

En attendant, tu vas être bien sage, tout à l'heure, Maman viendra nettoyer tout ce vilain sang sur les murs...


Dessin Andiamo


Je serai ENCORE absent un moment, aussi je répondrai à vos commentaires plus tard, veuillez m'excuser, merci.

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