Blogborygmes

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dimanche 2 octobre 2005

Tant-BourrinBlog-réalité

21 septembre 2005 :

Je viens de lire cette dépêche d'agence au sujet d'un nouveau concept d'émission de télé-réalité aux Pays-Bas, toujours plus vil, toujours plus trash, repoussant sans cesse plus loin la frontière du mauvais goût : un animateur va en effet s'enfiler toutes sortes de drogues en direct sous l'oeil des caméras et des télé-voyeurs.

Mais comme, sur Blogborygmes, nous n'avons peur de rien, pas même du vulgaire et de l'indécent, cela fait immédiatement tilt dans ma tête : une petite ampoule allumée apparaît subitement au-dessus de ma tête. Je tiens un bon concept, je vais faire du blog-réalité en me calquant sur le même principe ! Je n'ai plus qu'à me procurer une quantité de drogue suffisante, et d'ici quelques jours, je rédigerai mes billets sous l'emprise de stupéfiants et l'oeil de mes lecteurs (beau zeugme, isn't it ?)...


22 septembre 2005 :

J'ai beau chercher sur Gogol avec tous les mots clés imaginables, héroïne, cocaïne, crack, ectasy, morphine, mescaline, j'ai du mal à trouver en vente libre les substances qui me permettront de concrétiser mon concept. Déçu, que je suis. Très déçu.


23 septembre 2005 :

Euréka ! En utilisant tous les termes trouvés dans mon dictionnaire des synonymes, j'ai fini par trouvé le bon, le sésame qui m'a grand ouvert les portes des emplettes opiacées. Et en plus, à un prix tellement bas qu'il frise le ridicule. Pour le coup, j'en commande cinquante kilos : à ce prix-là, pourquoi se priver ? Mieux vaut en avoir trop que pas assez pour mener à bien mon expérimentation de blog-réalité ! J'attends la livraison (sous pli discret) avec impatience !


27 septembre 2005 :

Le colis est arrivé aujourd'hui, mais la déception est énorme. Je pensais recevoir 50 kg de cocaïne, j'ai reçu en fait 50 kg de haricots secs. Je commençais à hurler comme un putois, à vouloir faire appel aux associations de consommateurs pour faire mordre la poussière à ce vendeur indélicat, quand Tant-Bourrine m'a fait remarquer que, d'une part, vu l'objet de ce que j'espérais recevoir, il n'était peut-être pas judicieux de passer par les voies judiciaires, et que, d'autre part, le produit livré semblait bien correspondre à ce qui était précisé sur le bon de commande.

- Comment ça ? Mais j'ai commandé de la coco, moi...
- Mon pauvre ami, ça doit faire au bas mot trois quarts de siècle que plus personne n'emploie cette expression pour parler de la cocaïne ! Toi et ton foutu dico ! Résultat : tu as commandé 50 kg de cocos... Des fayots, quoi !
- Heu... tu crois ?... heu... il est possible en effet que je n'ai pas accordé toute l'attention nécessaire au fait qu'il y ait marqué "vieilli" entre parenthèses dans le dico des synonymes... La peste soit de ma bouillante impulsivité !


29 septembre 2005 :

Après deux journées passées à ruminer ma déception, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de mener malgré tout l'expérience à son terme. Après tout, mon concept aura au moins le mérite de l'originalité, et on ne pourra pas me reprocher d'avoir juste transposé à la blogosphère un concept télévisuel. Je vais donc ingérer les cocos sous l'oeil de mon fidèle lectorat.


30 septembre 2005 :

Bon. Je commence à me demander si mon idée était si bonne que ça. Je me suis déjà enfilé 14 kg de fayots depuis hier et force m'est d'admettre que la chose commence à être pesante. Très pesante même. En plus, je me demande si le concept d'un blogueur bouffant 50 kg de fayots en live présente, finalement, le moindre intérêt. Maintenant que j'ai commencé, je vais continuer mais, la prochaine fois, j'y réfléchirai à deux fois avant de me lancer dans le blog-réalité.


1er octobre 2005 :

Je vais vous livrer une découverte que je suis en train de faire : les fayots n'ouvrent absolument pas les portes de la perception et ne plongent ceux qui les mangent, même en quantités pharaoniques, dans aucune sorte d'état de conscience modifiée. En revanche, l'état intestinal est, lui, profondément modifié. J'ai l'impression d'avoir un zeppelin dans les boyaux. Punaise, encore 17 kg de fayots à bouffer...


2 octobre 2005 :

Je n'en peux plus, je dois avoir l'air d'un Bibendum souffrant d'aérophagie aiguë. Tant-Bourrine a fini par partir chez sa mère, prétextant que l'atmosphère devenait irrespirable, au sens propre comme au sens figuré. Cette expérience est un fiasco, ce concept est un Waterloo : je n'en tirerai même pas de quoi faire un billet potable. Je finis mon dernier fait-tout de fayots en guise de petit déj', histoire de dire qu'au moins, je suis allé au bout du truc, et après, je m'en grille une petite, histoire de faire passer ce putain de goût de fayots que j'ai dans la bouche...


Dimanche 2 octobre 2005, 08h16

Un appartement ravagé par une explosion

BOURRINVILLE (AFP) - Un appartement du centre-ville de Bourrinville a été entièrement ravagé ce matin par une violente explosion, peut-être due au gaz. L'explosion, qui s'est produite peu après 7h30 au cinquième étage, a causé d'immenses dégâts matériels, nécessitant l'évacuation de l'ensemble des occupants de l'immeuble. Le bilan humain n'est pas connu à l'heure actuelle et les recherches se poursuivent dans les décombres pour détecter d'éventuelles victimes sous les gravats.

Les services techniques de Gaz de France, sans préjuger des résultats de l'enquête à venir, ont d'ores et déjà fait savoir que leur énergie n'est vraisemblablement pas à l'origine du sinistre, l'immeuble n'étant pas alimenté en gaz naturel. Les services de police se perdent donc en conjectures sur les causes du drame.

samedi 1 octobre 2005

Saoul-FifreEt le prof essora

Notre second fils, depuis tout petit, nous rend le rire énurétique. Nous attendons ses devoirs de français avec l'impatience d'un joueur de loto juste avant le tirage à la télé (et maintenant, une page de publicité), mais nous, nous gagnons à chaque fois. Voici un exemple de sa prose. Le courant ne passait pas vraiment avec Mme C., la remplaçante... Il était en 6 ième. Musique !

Sujet : Vous avez été victimes d'une injustice . Racontez en n'oubliant pas de décrire les sentiments que vous avez éprouvés .

Il y a trois jours, alors que l'année scolaire s'achevait et que ma classe et moi-même nous apprêtions à passer un été paisible, notre professeur de français nous a donné une rédaction à faire dans un court délai. Pourtant l'année avait bien commencé avec notre ancienne professeur Madame V. : de ce temps là, nous avions des résultats excellents et cela sans efforts, nos pages de mots étaient d'un blanc éclatant et nos familles étaient fières de nous.

Mais tout ceci était avant le drame. Le jour ou Madame C. est arrivée, tout a changé : nos notes baissèrent, nos carnets se remplirent et nos familles nous rejetèrent, ce fut catastrophique. Mais revenons à ce devoir. Mes camarades des classes voisines avaient projeté des parties de foot, des pique-niques, des ballades à vélo ou ... d'aller à la plage... Nous, nous allions rester chez nous à travailler sur cette rédaction. Alors j'ai senti monter un sentiment de haine envers mon professeur, puis je pensai à celle-ci qui, quand je lui aurai rendu ma copie...

... allait devoir la corriger !

Résultat des courses : 4/20 et 2 heures de colle !!
Quelle injustice q8 -D))

vendredi 30 septembre 2005

Tant-BourrinLes chanteurs démasqués

L'heure a sonné. Voici les résultats définifs du jeu des chanteurs masqués...

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Tant-BourrinLes rêves de riz du promeneur solitaire

La riziculture intensive
En camargue a eu son berceau
Et on en doit l'initiative
Aux fils de Jean-Jacques Rousseau

Moralité : les petits Rousseau font les grandes rizières

jeudi 29 septembre 2005

Saoul-FifreMûrir pour décider

Tiens, Matthieu s'est attaqué à J.J. Goldman. C'est une bonne idée à laquelle je souscris, mais les commentaires sont un peu tristounets. Ce qu'il faudrait, c'est aller sur un site de ses fans, par exemple celui-ci et y poster un lien. Ça mettrait un peu de vie, ça ferait monter les stats... J'ai un souvenir ému de fans qui se jettent virtuellement sur le blog de matthieu pour lui arracher les yeux, toutes griffes dehors. C'était pour Elsa (qui ressemblait à une bouteille d'orangina), ou pour une autre ? Ça me manque.

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mercredi 28 septembre 2005

Tant-BourrinLes chanteurs masqués

Et si on se refaisait un petit jeu ?

(chœur des lecteurs et lectrices : oh oui, oh oui !!!)

Merci de votre enthousiasme qui me fait chaud au cœur.

Eh bien, puisque vous en redemandez, puisque l’humeur reste décidément aussi ludique en ce début d’automne que durant la période estivale écoulée, je vous propose donc un nouveau petit amusement.

En voici le principe : une bande de chanteurs s’est camouflée dans un petit texte agreste que j’ai écrit spécialement pour vous. Pour les démasquer, il vous faudra détecter leur présence phonétique dans le texte (une lecture à voix haute pourra donc vous être particulièrement utile). Sachez en outre que les artistes en question, pour mieux passer inaperçus, ont laissé leur prénom au vestiaire (« Alphonse Machin » devient « Machin » tout court) et que les groupes se sont départis de leur article éventuel (« Les Bidules » deviennent « Bidules »). Notez encore qu'un artiste, même si son nom revient plusieurs fois, ne compte que pour 1. Notez enfin que seuls les artistes francophones participent à notre jeu, mais qu’en revanche la palette temporelle est très étendue : certains artistes ont fait le bonheur de vos grands-parents, d’autres font celui de vos enfants…

Un bon exemple valant mieux qu’un long discours, oyez donc la phrase suivante :

« Le forestier bat l’avoine dans la ferme que régit Annie (et Nanard aussi). »

Lisez-là à haute voix… Vous avez repéré les quatre chanteurs ou groupes masqués ? Si oui, bravo ! Si non, matez plutôt :

« Le forestier bat l’avoine dans la ferme que régit Annie (et Nanard aussi). »… Le Forestier, Balavoine, Reggiani, Rossi… Capito ?

Retenez donc que les noms doivent être perçus de façon phonétique (j’insiste lourdement) : peu importe l’orthographe. Ils peuvent être éclatés sur deux ou trois mots consécutifs, voire être à cheval sur deux phrases. Ils peuvent être très courts et se tapir dans une seule syllabe nichée au sein d’un mot. Bref, les chanteurs, chanteuses et groupes peuvent se camoufler partout dans le texte qui suit…

Petite indication : il y en a 85 à trouver (si je ne me suis pas moi-même trompé dans mon décompte)… Quel sera votre score ? Qui en trouvera le plus ?

Voilà le texte !


Voilà, lisez bien… Il était une fois, en amont du fleuve, près de la forêt, dans un vaste champ fort pentu, un gentil bouseux très attachant répondant au doux nom de Saoul-Fifre et deux amis à lui. Le trio, debout près de la barrière qui permet de franchir la haie, profite de l’air doux, en restant au frais, à l’ombre du tronc d’un grand chêne (à moins que ce ne soit du frêne), près du clapotis d’une fontaine.

Les deux amis, Charles et Gain, sont de ceux devant qui il ne faut pas laisser traîner une bouteille : Charles boit et Gain se bourre la gueule souvent. Oui, il se la bourre vilement, jusqu’à rester là, béat, rougeoyant, dans une extase vibrante. Mais jamais Gain, même en extase, n’avouera qu’il boit. Hélas, le Gain d’aujourd’hui, regard fadasse, insipide, une brelle vêtue de haillons aux coutures usées, n’a plus rien à voir avec ce que fut Gain hier, brillant officier en Indochine, bien coiffé, ravissant jeune et galant homme, montant au front sans peur de la mort. Anne, sa compagne, le tire désormais comme un boulet. En voilà une qui aura bien mérité son coin de paradis, l’Anne !… Garnement, le Charles était aussi frais et innocent, piaffant d’être un grand pour devenir berger. Charles est-il berger aujourd’hui ? Non, hélas, des vœux, il ne reste rien, la vie casse les plus beaux rêves : il n’a pas suivi la voie qu’il voulait suivre, la maladie d’alcool l’a rattrapé. Pas si facile d’être un héros. Si le corps dit son envie, la tête ne suit pas. Et le voilà aujourd’hui, malade, amorphe, véritable baudruche ambulante, honni par tout le monde. Nos compères échangent des propos à la mord-moi-l’nœud, se remémorant des épisodes de leur chasse aux vagins, quand ils étaient jeunes :

- La Nicole est à Paris, maintenant. Quand je repense à tout ce jus versé pour elle…
- Je paierais cher pour la revoir, la Nicole…
- Tu paieras que dalle, elle est chère, trop chère pour toi !
- Je me souviens, elle t’a une de ces façons de te ferrer : elle te fait te défagoter nerveusement, elle te fait profiter de ses bras, seins, sexe, elle se cabre, elle renaude, mais sans te lâcher la viande, jusqu’à ce que mousse ta quiquette.
- Oui, elle était comme ça, la Nico : chiante, mais si t’avais frais, elle se chargeait de te réchauffer !
- Ah, si mon nougat rose n’était pas si mou !…
- Bon, c’est pas tout, ça, va falloir aller faucher l’avoine…
- Oui, mais tes meules de foin risquent de prendre la pluie. Bâche-les d’abord, car l’eau, c’est mauvais pour les récoltes…
- Boaf, je me sens cossard, doucement ! J’ai une envie de dormir abyssale !
- Va dormir, alors, au lieu d’aboyer !
- Eh, les gars, vous croyez que si je rasais ma barbe à ras, je lui plairais encore, à la Nicole ?

Ainsi parlaient les trois poivrots, pendant que près de là, l’âne de Saoul-Fifre broutait tranquillement dans la plaine voisine.


Les réponses sont à envoyer IMPÉRATIVEMENT PAR MAIL. Tout envoi de réponses dans les commentaires sera passible de représailles terribles dans un bain de sang.

Pour communiquer vos réponses, vous pouvez :

  • soit m’indiquer la liste des artistes que vous avez identifiés dans leur ordre d’apparition (histoire d’éviter les listes aléatoires à la Prévert) ;
  • soit (solution préférable et pour vous, et pour moi) charger le fichier Word suivant et mettre en rouge (ou surligner) les endroits où vous repérez un nom, comme dans l’exemple ci-dessous :

« Le forestier bat l’avoine dans la ferme que régit Annie (et Nanard aussi). »

...et me renvoyer le fichier modifié.

Vous avez jusqu’à vendredi (le 30 septembre 2005) midi pour envoyer vos réponses.

A vos marques ? Prêts ? Partez !

mardi 27 septembre 2005

Saoul-FifreMembres actifs

Une brebis écartée de son troupeau est terrifiée, déboussolée. Elle fera des pattes et des pattes pour rejoindre les copines, se jettera contre des barbelés, dans un roncier, mais se calmera illico dès qu'elle aura retrouvé son groupe, sa famille, son nid, sa ruche, son clan, sa harde, son poulailler, sa compagnie, sa horde, sa meute... Sur ce plan là, l'Humain n'a pas vraiment innové. On nous parle de station debout, symbole de son individualité, mais quand il est tout seul, le bonhomme a la frousse. Quand il a une opinion, une obsession, il n'a qu'un hâte, c'est de se trouver un secrétaire, un trésorier, dans le meilleur des cas, quelques membres, de monter une association loi 1901 et de courir la déclarer à la sous-préfecture la plus proche !

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