Blogborygmes

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mercredi 7 septembre 2005

Saoul-FifreC'est à 300 bornes, Toulouse.

7 à 300 ! Born to loose...

Tiens aujourd'hui, j'ai pensé à toi, Epictete. Je pense souvent à toi, j'ai de nombreuses raisons de penser à toi, mais disons qu'aujourd'hui, j'avais une raison supplémentaire : la secrétaire de la mairie de mon petit village m'a téléphoné hier pour m'annoncer un décès et la cérémonie était ce matin. Hé oui, ça se passe comme ça, chez les ploucs. J'arrive, noir de monde. Comme je ne fous jamais les pieds au village, c'est l'occasion de taper la causette, de voir des gens que je ne vois qu'une fois l'an, pour ce genre de rassemblement consensuel (les morts sont tous de braves types). Ambiance bon enfant, il pleuvait des trombes d'eau, après cet été sec, tout le monde le prenait bien et avait le sourire. Longue queue calme pour aller dire nos mots de condoléances. Les miens furent brefs :

- "je pense à t'apporter tes amandes, Nicole..."

Et je sors de l'église. Je me faisais une joie de suivre le cortège sous la pluie, un peu comme dans la chanson de Brassens (sans refrain) "La marche nuptiale" :

Voilà la pluie qui tombe en pesant bien ses gouttes,
comme pour emmerder le mort, coûte que coûte.

J'étais un des derniers sur la place et je commençais à me dire :

- "la pluie leur fait bien peur, à tous ! On va être déguns à suivre le corbillard.", quand quelqu'un s'approche et me demande :

- "Pourquoi tu restes à te mouiller, grand couillon ?"

- "Hé bé, j'attends pour le cortège ?"

- "Mais il y en a pas, de cortège, moun beu, les croque-morts, ils filent sur Orange..."

- "Ha ouèille ? Ils l'incinèrent, le Claude ?"

- "Et vouèille, c'est comme ça, maintenant..."

Et voilà, mon bon Epictete, comme ils nous privent, sans nous prévenir, de nos menus plaisirs ! Je m'étais préparé spirituellement à une petite visite pédestre au cimetière ( belle vue, d'ailleurs : dominante, bien dégagée), et où ils me la mettent ? Tu l'as dit, tu l'as bien dit, Epictete..., pas autre part !

Je crois que j'ai "Les funérailles d'antan" qui traîne dans un CD. Je vais aller me le reécouter. Et je te conseille d'en faire autant, brave et honnête Epictete !

mardi 6 septembre 2005

Tant-BourrinPoèter un bon coup, ça fait du bien !

La lecture des plus grands vers de la poésie française vous donne des frissons à l'âme. Vous brûlez d'envie de versifier vous aussi toute la flamme qui vous habite, de pétrir pied à pied toute la beauté du monde, de faire rimer l'indicible avec l'insondable...

Mais voilà, chaque fois que vous vous installez devant une feuille blanche, un crayon bien calé dans la main, la muse vous fuit. Les rimes qui vous viennent sont aussi enivrantes qu'un vieux fond de Champomy frelaté. Vos vers sont du genre lombric à fumier. Vos pieds chaussent du 2. Bref, ce que vous écrivez, ça craint un max, et ce n'est pas avec cela que vous allez briller dans les salons littéraires.

Qu'à cela ne tienne : Blogborygmes vient à votre secours ! Voici en avant-première mondiale (en fait, en avant-seconde, vu que j'avais créé ce truc pour un site perso insignifiant, aujourd'hui défunt) l'outil qui fera de vous l'égal des plus grands poètes que la terre ait jamais portés.

Choisissez, pour chaque ligne, le vers qui vous inspire le plus dans le menu, et c'est tout ! Il n'y a plus qu'à admirer le résultat et à se laisser imprégner de la fulgurante magnificence qui émane de votre poème !

Merci qui ?

Merci Blogborygmes !






 

Tant-BourrinWow, je lis le podium ! (2)

Comme promis, voici les résultats et les réponses du nouveau nouveau grand jeu-concours de l'été. Bravo à toutes celles et ceux qui ont participé, même si vous avez été globalement en dessous de tout !

Voici donc le podium.

La grande vainqueuse, avec un score magistral de 13/20, est... (roulement de Tant-Bourrin (oui, je sais, je l'ai déjà fait, celui-là, mais je ne peux pas m'en empêcher))... Elisabeth !!! qui conserve son titre d'une courte -mais bien remplie- tête d'intellecte. Un grand bravo à elle !

Le deuxième, ou plutôt les deuxièmes, avec un score potable de 12/20, sont Audalie, Alarc'h, Saoul-Fifre et Matthieu. Une fille et puis trois garçons, donc (tiens, c'est le titre d'une chanson de Vassiliu). Bravo, mais faudra vous surpasser la prochaine fois ou avoir recours à l'EPO.

Respect pour Frédérique qui, bien que consciente que son score allait être piteux, a quand même concouru pour l'honneur. Evidemment, avec 7/20, elle ne risquait pas faire de l'ombre aux autres.

Et enfin, voilà ce que vous attendez tous derrière votre écran : les bonnes réponses !

  • Yves Simon - J'ai rêvé New York
  • Georges Moustaki - Le Métèque
  • Hervé Vilard - Capri c'est fini
  • Gérard Manset - Il voyage en solitaire
  • Taxi Girl - Cherchez le garçon
  • Maxime Le Forestier - Education sentimentale
  • Jean Ferrat - Les belles étrangères
  • Claude François - Même si tu revenais
  • Graeme Allwright - Il faut que je m'en aille
  • Michel Polnareff - Qui a tué Grand-Maman ?

J'entends d'ici le frappement des paumes de main sur les fronts et les exclamations "mais c'est bien sûr, comment n'ai-je pas reconnu ça ???"

La prochaine fois, vous tâcherez de vous nettoyer les oreilles avant d'écouter !

lundi 5 septembre 2005

Saoul-FifreL'Homme de Gros-Moignon

Tenez : une chanson ! Enfin, un texte qui n'a pas encore de musique. Si ça intéresse quelqu'un de mettre des notes là dessus, on s'arrangera toujours pour les royalties...

Je suis un homme des cavernes
J'tue mon mammouth hebdomadaire
Çui qui veut m'confisquer l'gésier
Je lui stopp' l'envie dans l'gosier.
Nous vivons l'âg' des dents pointues,
J'suis champion du lanc'ment d'massue,
Je n'aim' pas qu'on touche à mon plat
Et je n'ai pas à dire pourquoi.
J'aim' le steak d'auroch bien saignant
Et la salad' me fait gerber.
Les légum's, c'est pour les feignants,
C'est du pré-mâché pour bébés.

Je suis un gueulard des cavernes
Et je percute un tronc creusé,
Je gratt' six bouts d'intestin grêle
Super tendus, prêts à craquer.
Je suis mon propr' impressario :
Je pouss' de grands cris gutturaux,
La tribu s'approch' en grognant,
Fascinée par tout mon boucan.
Quand j'ai fini mon numéro,
Je suis fêté comme un héros :
Tous les mecs me port'nt en triomphe
Et les seins de leurs femm's se gonfl'nt.

Je suis un homme des cavernes
Mais ma meuf ador' les essais :
J'descend lui brouter la luzerne,
C'matin, j'vous dis pas la rosée…
Ell' m'expliqu' avec un cri du cœur
Que c'est l'heur' du p'tit ramoneur
Et à pein' je lui touill' la tasse,
Jouit-hin, jouit-hé, jouit-en-josas…
Des mots, des soupirs, des murmures :
Ell' tomb', j'la ramass', ell' est mûre,
Puis ell' me vid' le narghileh,
La fumée la fait pas tousser.

C'est un' vraie femme des cavernes,
C'est à l'amour qu'ell' doit ses cernes,
Quand je bois cul sec ses tisanes,
J'ai la banan' d'un quadrumane.
Quand la lun' est rond' aux deux bouts,
Ma femm' dégag' de drôl's d'odeurs,
Je lui saut' dessus sans tiédeur,
Les jours en roug', eux, sont tabous.
Mais si, déchiqu'té au Sauternes,
Je rentre, complèt'ment saoul,
A quat' patt's, la braguett' en berne :
Ell' chang' de grott', un point, c'est tout…

dimanche 4 septembre 2005

Tant-BourrinLe nouveau nouveau grand jeu-concours de l'été !

Quand le vent de l'inspiration est orienté à la flemmardise, le Saoul-Fifre a développé une technique de ponte de billet qui ne lui déchire pas le cul : il les fait écrire par d'autres blogueurs !

Pour ma part, j'ai recours à d'autres expédients autrement plus subtils. Notamment celui des grands jeux-concours de l'été.

L'été n'étant pas tout à fait fini et ma flemme non plus, j'aurais bien tort de me priver : voici donc un nouveau nouveau grand jeu-concours de l'été.

Et comme je n'ai vraiment pas envie de me casser le cul, j'ai repris strictement le même principe que pour le précédent (bon truc, ça ! Je vais pouvoir faire un gros copier-coller !).

Ecoutez le fichier ci-dessous, composé de 10 intros de chanson enchaînées, essayez d'identifier le maximum de chansons, et envoyez-moi par mail (histoire de laisser tout le monde jouer) vos réponses sous la forme :

1 : nom de l'artiste - titre du morceau
2 : nom de l'artiste - titre du morceau
3 : nom de l'artiste - titre du morceau
etc.

Un nom d'artiste correct rapporte un point, un titre correct rapporte également un point. Je donnerai dans les commentaires les scores réalisés par les uns et les autres au fur et à mesure de l'arrivée des réponses. Le gagnant sera celui qui atteindra le plus grand score ou qui obtiendra le premier la note parfaite de 20. Il gagnera un cadeau d'une valeur inestimable : la publication de son nom dans un billet spécialement consacré aux résultats (la gloire, koâ !). La date limite de participation est cette fois-ci bien précise : seules seront validées les réponses envoyées avant le lundi 5 septembre 2005 à 23h41.

Notez bien que, vu le niveau pitoyable observé lors du premier jeu, j'ai tâché de rendre le niveau encore plus facile. A part un ou deux morceaux destinés à faire la différence, tout le reste est hyper-connu, avec une intro très caractéristique.

Allez... Elisabeth remet son titre en jeu... A vos marques... Prêts ?... Ecoutez !

(nb : pour ceux qui le souhaitent, le fichier mp3 peut être directement téléchargé ici)

Edit du 06/09/2005 : le concours est fini, les bonnes réponses et la liste des gagnants sont consultables ici.

samedi 3 septembre 2005

Saoul-FifreDistiques olorimes

Les vers olorimes, c'est la rolls du vers : plus mieux, tu meurs, vu que TOUT le vers rime avec son compagnon ! Hein ? Vas-y, fais mieux ? T'as vu, tu y arrives pô... Çà, c'est de la rime riche aux œufs frais, de la rime Panzani. (pas de la Barilla, malheureux, tu deviens comme Depardieu !) Et le roi de l'olorime, c'est Alphonse Allais.

Alphonse Allais, préfigurant les ateliers des surréalistes ou les ouvroirs oulipo-pataphysiciens, aimait faire des expériences textuelles, mais tout seul. À l'extrême rigueur, avec quelques hydropathes... Mais il vaut mieux des exemples parlants qu'une explication chiante :

Je dis, mettons, vers mes passages souterrains,
Jeudi, mes tons verts, mais pas sages, sous tes reins.

Par les bois du djinn où s'entasse de l'effroi,
Parle et bois du gin ou cent tasses de lait froid.

Ah! Vois au pont du Loing : de là vogue en mer Dante.
Hâve oiseau pondu loin de la vogue ennuyeuse. (la rime n'est pas très riche, je le reconnais, disait Allais, mais j'ai horreur de la vulgarité)

S'il y a un roi, il y a une reine, et la reine de l'olorime, c'est Louise de Vilmorin. Avec son élégance habituelle :

Étonnament monotone et lasse
Est ton âme en mon automne, hélas.

Et cette merveille, également :

Accords doux
décors d'aout
C'est tôt, beys zélés
A Cordoue.
Lachant son silence
La chanson s'y lance :

"Cette eau baise ailée,
A Cordoue
Sept obèses et les
Accord d'aout
Des corps doux."

Et le vent
Ocille en silence
Elevant
Oh ! si lent, six lances
A Cordoue
Bais et laids,
Beys zélés, maintenant,
Baisez les mains tenant
Baies et lait
Accords doux.

Il y a aussi J. Goudeski, contemporain d'Allais, qui a écrit LE "Sonnet olorime". Qui fera le prochain ? Ya du boulot.

Je t'attends samedi, car, Alphonse Allais, car
A l'ombre, à Vaux, l'on gèle. Arrive. Oh ! la campagne !
Allons - bravo !- longer la rive au lac, en pagne ;
Jette à temps, ça me dit, carafons à l'écart.

Laisse aussi sombrer tes déboires, et dépêche !
L'attrait : (puis, sens !) une omelette au lard nous rit,
Lait, saucisse, ombre, thé, des poires et des pêches,
Là, très puissant, un homme l'est tôt. L'art nourrit.

Et, le verre à la main, - t'es-tu décidé ? Roule,
Elle verra, là mainte étude s'y déroule,
Ta muse étudiera les bêtes sous les gens !

Comme aux Dieux devisant, Hébé (c'est ma compagne)...
Commode, yeux de vice hanté, baissés, m'accompagne...
Amusé tu diras : << L'Hébé te soûle, hé ! Jean !

Et puis, comme je ne voudrais pas que Tant-Bourrin m'accuse encore de faire faire mes billets par les autres (si vous saviez comme il est dur avec moi, et exigeant, et sévère : il ne me passe rien !), je vous en ai fait un. Capable !

Ma terre. Ni tes Paters, ni tes Avés, l'abbé ! Béatitudes...
Maternité, paternité, avez la bébé-attitude !

Et un petit cadeau, un bonus-track, pour terminer : plein d'olorimes

vendredi 2 septembre 2005

Tant-BourrinHistoire pathétique et édifiante

Un joueur de première division, tout gaiement,
Partit ce jour-là pour une soirée dansante.
Oui, mais il s'égara et, désespérément,
Il chercha son chemin d'une ardeur impuissante.

Las, il ne trouva point, c'est la fatalité.
Ses malheurs s'accumulent. Ah, le sort est infâme
Et s'acharne vraiment sur lui... Moralité :
L'pro s'perd, il loupe la boum, c'est la série de ses drames !

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