Blogborygmes

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 9 octobre 2007

Tant-BourrinLa forêt écarlate

Je vais aujourd'hui refaire joujou avec des bruits pour habiller sonorement un vieux poème de jeunesse, comme je l'avais déjà fait avec "angoisse".

L'étape la plus difficile a été la recherche sur le net du bruitage que j'avais en tête : celui d'une course à pied dans les feuilles mortes, le gravier, l'herbe, et si possible mélangé avec celui du halètement du coureur. Facile à formuler mais difficile à trouver : Gogol restait insensible à mes suppliques, et me m'apprêtais à renoncer à mon projet au profit d'un billet de secours (un billet sur la réalisation de fixe-chaussettes en macramé).

Bien sûr, les mauvaises langues qui hantent ce blog diront que je n'avais qu'à aller moi-même courir en forêt et m'enregistrer pour avoir ce que je voulais. Mais, premièrement, je n'ai pas le matériel d'enregistrement adéquat et, deuxièmement, est-ce que j'ai une tête à faire du jogging ou n'importe quelle sorte de sport, moi ? Non mais !

De toute façon, peu importe, car le miracle se produisit : je suis tombé sur un site fabuleux en matière d'enregistrements sonores en tous genres, le Freesound Project, un site collaboratif ou des milliers de passionnés mettent en accès libre (sous licence Creative Commons) des milliers et des milliers d'enregistrements.

Et en fouillant, j'y ai trouvé exactement ce que je cherchai. Un immense merci donc à Victorcenusa pour son fichier qui m'a ici été très utile !

Partant de là, j'ai de nouveau fait mumuse avec mon ordi et déclamé pour vous un vieux texte de ma folle adolescence, baptisé "la forêt écarlate".

Oui, je sais, encore une fois, ce n'est pas vraiment de la musique. Oui, je sais, encore une fois, je me la pète grave sur ce morceau. Et alors, ça vous défrise ?


La forêt écarlate (Tant-Bourrin)



Un petit morceau dansant pour égayer vos longues soirées d'hiver !
(téléchargeable directement ici)

dimanche 7 octobre 2007

Bofle billet sportif du jour.

Bien, merci d'avance à tous ceux qui, après la découverte d'un billet aussi affligeant que celui publié voilà déjà huit jours en ces lieux, n'hésitent pas à m'offrir une chance de redorer un blason d'apprenti billetiste quelque peu terni, déjà, et si vite.

Il y a huit jours, vous découvriez de vos yeux incrédules les pratiques poétiques en vogue en des lieux qu'on croyait perdu pour l'élévation des esprits. Vous en fûtes j'en suis sur ébahis, ébaudis, et quelque peu atterrés, ne niez pas, j'ai des noms. Soucieux de rester en des zones non défrichées par la famille blogbo, je vais continuer dans la veine sportive, veine qu'une pratique intensive du baby foot m'autorise à exploiter sans vergogne.

Cette semaine je vais donc vous parler de football. Pourquoi de football?

Les plus intuitifs d'entre vous n'auront pas été sans déceler sous l'apparente bienveillance de mes propos une teinte infime d'ironie, ironie que je me refuserais à employer en parlant de rugby par exemple, qui est comme chacun sait un vrai sport, et non un concours de simulations en tout genre pratiqué par des gravures de mode décérébrés et surpayés. Si certains doutent du bien fondé de mes assertions, je tiens à leur disposition quelques relations susceptibles de leur ouvrir pacifiquement les yeux sur les réalités du noble sport qu'est la pratique du ballon ovale:

Je parlais donc football avant que de tenter discrètement et sans violence inutile votre conversion à l'ovalitude. Football, et partant de là footballeur: je me propose ici d'éclaircir un grand mystère, qui je le sais et j'ai les noms encore une fois, perturbe les nuits sans ivresse d'un grand nombre d'entre vous, et vouses. Mais qu'est donc devenu l'ami Barthez, le grand Barthez, le célèbre inventeur de la gigite (la gigite c'est quand sous la pression de l'évènement t'as les poils du cul qui s'agitent, pour les incultes) le seigneur des surfaces, le prince des sorties hasardeuses et l'icône des publicités mc donald.

Oui, qu'est il devenu?

Facile, Barthez,
mon chat l'a bouffé.

vendredi 5 octobre 2007

Saoul-Fifrelorent le magnifique

À chaque fois qu'un nouveau gibier tombe dans les rets de Blogborygmes, le processus est le même : envoi de photos pour que Zoé fasse l'avatar qui s'affiche en haut du billet pour indiquer qui est la ou le rédactrice/teur, explications techniques pour la rédaction du dit billet dans l'interface Dotclear , comment mettre en ligne les photos, les MP3, enfin quoi : apprivoiser la bête.

Cette fois-ci, Zoé était de mauvais poil (non, pas possible ?) et la procédure fut légèrement revisitée.

Lire la suite

jeudi 4 octobre 2007

Saoul-FifreFree Burma

Hé hé, si nous ne tenons pas là un excellent alibi pour ne pas publier de billet aujourdhui, je ne sais pas ce qu'il vous faut ???

Allez voir sur ce lien si vous voulez plus d'infos.

mercredi 3 octobre 2007

ManouLe crédit vibratoire







Blogborygmes 3 octobre 2027

Vous avez sans doute remarqué la nouvelle formule proposée par les banques pour ceux qui ne vibrent plus. Des distributeurs qui, moyennant finance, vous inonde la main et le corps entier d’une vague de plaisir, de plénitude, de bonheur indescriptible. Après un tel rechargement, le simple fait de sortir acheter un litre de lait à la supérette du coin devient l’aventure de votre vie.

Evidemment, des queues d’une ampleur sans précédent se déploient devant chaque distributeur. Des queue bien difficiles à juguler, car faire la queue est devenu un must.

Evidemment, le crédit vibratoire ne vous pompe que votre compte en banque. Vous avez donc tout le loisir de profiter avec qui vous l’entendez de cette soudaine énergie vitale.

Evidemment, vous aimez votre prochain plus que vous même. La boulangère, la caissière de super U, le collègue, l'enfant, l'araignée du soir. Bref, vous baignez dans l'inconscient collectif rassuré et rassurant.

Alors franchement, et votre égo dans tout ça ?

lundi 1 octobre 2007

Tant-BourrinMon prochain album (6)

Bon résumons. Je suis toujours en studio en Californie pour produire mon prochain album afin de remplir mon compte en banque conquérir le coeur de tous mes fans. Mais voilà, j'ai du mal à trouver la bonne formule.

J'avais fait une première maquette. Vos réactions ont été mollassonnes.

J'avais corrigé le tir avec une deuxième maquette. Vos réactions sont restées très mitigées.

J'avais tout remis à plat et sorti une troisième mouture. La froideur de vos réactions a été quasi insultante.

J'avais changé de cap et produit une quatrième maquette que je pensais plus innovante. Vos réactions n'ont pas été aussi délirantes que ce à quoi je m'attendais.

Je m'étais alors arraché pour vous concocter une cinquième maquette de feu. Vos réactions ont été aussi chaleureuses qu'un bloc de banquise.

Bref, ça ne va pas. Si je veux espérer séduire le grand public, il faut que j'obtienne l'adhésion sans faille des gros boeufs fins amateurs de musique qui constituent mon lectorat. J'ai donc mis le feu à toutes les précédentes prises et ai décidé de tout reprendre à zéro.

Le souci, c'est que je me trouvais de nouveau sans producteur : j'avais autoproduit mon dernier projet d'album, mais j'avais fini par me fâcher avec moi-même et partir en claquant la porte. Mais bon, ce ne sont pas les producteurs qui manquent : j'ai mis Tant-Bourriquet derrière la console de mixage, et il a tout de suite vu le côté ludique de la chose en poussant les molettes dans tous les sens. Voilà qui m'allégeait d'un poids.

Alléger d'un poids ? Tiens, tiens, je me demandai s'il n'y avait pas une piste d'inspiration à creuser de ce côté-là. Je repensai à celui qui a voulu devenir un blogueur de poids dans la blogosphère, mais qui a pris le mot "poids" un peu trop au pied de la lettre.

Je me suis donc mis à composer fiévreusement et, cette fois, je suis sûr de tenir un hit interplanétaire, à même de séduire les grosses tâches auditeurs exigeants que vous êtes.

Voici donc, en exclusivité mondiale, la maquette de ce morceau qui constituera assurément la pierre angulaire de mon prochain album, dont voici le projet de pochette. Spéciale dédicace à Byby !

Ça pulse grave de la mort de sa race, non ?




Cliquez sur l'image pour voir la pochette en grand


Tant-Bourrin - Light, mon frère


T'as le look d'un Botero
Ton poids se mesure en quintaux
Une balance à bestiaux
Oui voilà ce qu'il te faut

Il faut manger light, mon frère
Il faut manger light, mon frère
Et puis faire du sport, frérot !

T'avales autant d'calories
Qu'un moteur de Ferrari
Mais niveau carrosserie
C'est poids lourd ton gabarit

Il faut manger light, mon frère
Il faut manger light, mon frère
Et puis faire du sport, frérot !

Laisse tomber la graisse d'oie
Le gratin, le Nutella
Ne me fais pas cet air-là
Mange donc ton petit pois

Il faut manger light, mon frère
Il faut manger light, mon frère
Et puis faire du sport, frérot !

T'as le look d'un Botero
Ton poids se mesure en quintaux
Une balance à bestiaux
Oui voilà ce qu'il te faut

Il faut manger light, mon frère
Il faut manger light, mon frère
Et puis faire du sport, frérot !
Et puis faire du sport, frérot !
Et puis faire du sport, frérot !
Et puis faire du sport, frérot !

(Téléchargeable directement ici)


Hem... je crains que l'histoire ne se répète encore.

De méchantes langues (pour ne pas dire des langues de péripatéticiennes) répandent la rumeur selon laquelle mon nouveau projet d'album ressemblerait un petit peu trop à ceci...

Ça sent vraiment le complot alimenté par toutes les jalousies et les rancoeurs que mon succès ne manque pas de faire naître. Parce que franchement, les ressemblances me paraissent vraiment très très minces, faut pas charrier ! Et, en sus, le fait que cet autre album soit sorti il y a quarante ans suffit-il à prouver son antériorité, hein ?

dimanche 30 septembre 2007

BofCamaraaaaades

Non, je m'appelle pas Georges. Je suis dans le pétrin. Profond.

Dans un accès de démesure insensée, j'ai accepté le poste de pigiste intérimaire chez les blogbos. J'aurais pas dû.

Comme commentateur j'avais mes aises: une vanne d'occasion, une réminiscence, et hop, le truc était commenté. Mais là, c'est moi qui suis comme hanté par l'ampleur de la tache, tout un billet, misère..... Et va te trouver un créneau à toi dans cette boutique: musique, enfance, sculpture, maladie, nostalgie, rugby, littérature, travail, vacances et j'en passe, tout est déjà passé à la moulinette blogbo.

Jusqu'à la vie sexuelle des chèvres dans le sud profond qu'ils ont déjà disséqué.

Pour te dire l'ampleur de la tache si je veux faire un tantinet original. Alors pour un premier passage en ces lieux, je m’attellerais donc à la défense d’une espèce trop souvent malmenée, caricaturée, moquée et vilipendée:

le supporter

Car sous l’apparente consternante image d’une beaufitude houblonnée se cache et se cache bien je le reconnais une armée de doux poètes, faisant assaut entre phalanges rivales d’un esprit sans limites. Après avoir tâté du quatrain et de l’alexandrin nos doux descendants de Ronsard et de Lamartine se sont finalement dirigés vers une forme d’expression poétique plus adaptée aux travées, une forme d’expression poétique courte, percutante, venue en droite ligne du soleil levant:

le haïku

Bien sur, le haïku des stades s’est un peu affranchi des canons ancestraux, mais l’esprit demeure, et c’est le principal:

Eh le nain
Tu
Marches sur ton short

Ou alors:

Bouge
Ton gros cul
Feignant

Mais attention, le supporter est très attentionné à la qualité du haïku, au point qu’un haïku raté soit devenu synonyme d’insulte, et comme de juste, souvent réservé à l’arbitre,

cet espèce d’haïku laid.

Ps: Si l’on entend souvent dans les travées bretonnes une clameur semblable phonétiquement parlant, notons, mes biens chers frères, que l’ankou laid n’a rien à voir avec la poésie.

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 253 254 255 256 257 >