Blogborygmes

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 6 octobre 2008

Tant-BourrinLa vie souterraine de Pancrace Griffouillous

Tous les soirs de pleine lune, le corps de Pancrace Griffouillous subissait une bien étrange métamorphose : ses membres se repliaient sur eux-même, se ratatinaient jusqu'à disparaître entièrement, ses épaules rentraient en elles-même pendant que son cou s'épaississait, les traits de son visage s'effaçaient pour laisser place à une texture annelée, et tout son corps, au final, se muait en un long cylindre mou.

En une dizaine de minutes, il devenait ver de terre.

Car Pancrace Griffouillous était, chose rare, un lombric-garou.

Lire la suite

samedi 4 octobre 2008

Saoul-FifreLe café du pauvre

Le café du pauvre. Certains d'entre vous sont peut-être comme Monsieur Jourdain : ils y ont déjà goûté sans connaître la signification de cette expression ? Je souhaite qu'ils soient éclairés là dessus à la fin du billet. Je suis bien certain par exemple qu'Andiamo, notre titi parisien de service, sait de quoi je parle. Le préfères-tu "serré", "stretto", al italiano, ou bien capiteux, musqué, volubile, à l'arabica, mon cher ? Le bois-tu cul sec ou fais-tu durer le plaisir en rajoutant sur la fin une petite cuillerée de crème battue en chantilly ?

Au XIXème, il n'y avait pas de télé, pas de disques, pas de SACEM, pas de MIDEM à Cannes, pas de starac, mais, vous allez en tomber sur le cul, les gens de tous milieux adoraient chanter à tue-tête et s'amuser. Les artistes, les chansonniers en étaient réduits à se produire le soir dans les cafés, et si leur chanson plaisait, le bouche à oreille fonctionnait et leur chanson devenait un tube ... sans leur rapporter autre chose que la reconnaissance appuyée du peuple. Alors ils vendaient leurs chansons : une feuille pliée en deux avec un dessin rococco, la partition de la mélodie et les paroles...

On chantait sur tout, tout le temps. Les comiques écrivaient des pamphlets politiques sur des musiques existantes. J'ai par exemple acheté chez un bouquiniste du Quartier Latin "La clef du Caveau", un épais volume relié contenant des partitions de mélodies connues à l'époque, un peu comme un psautier laïque. Les clients du Caveau n'avaient rien des spectateurs amorphes de la Staracadémie. Ils savaient lire une partition. Le chansonnier arrivait avec le texte qu'il venait d'écrire dans la journée sur un fait d'actualité et disait : "Prenez votre clef, je vais vous interpréter "Faire une pipe à Louis-Philippe" sur la musique n°213". Et les gens reprenaient en chœur le refrain, toujours facilement mémorisable à la première écoute. Si la chanson tapait dans l'œil, ou plutôt dans l'oreille, elle était bissée, trissée puis les gens achetaient le feuillet.

Et bien là je voudrais vous dire : "Prenez la mélodie du Piano du pauvre ", superbement écrite par Léo Ferré. Non, ne blêmissez pas, cette fois je ne vais pas vous imposer ma voix de casserole et mon absence de sens du rythme, je sais, la petite Calunette va m'en vouloir, mais elle va vite se consoler quand elle entendra la voix habitée déposée sur la parodie que je vous ai écrite. Car oui, après Patachou, Catherine Sauvage, Germaine Montero et bien d'autres, c'est La poule qui s'y colle. Et qui supporte haut la main la comparaison.

Un œuf de toute beauté, à mon humble avis. Une interprétation fraîche (oui, c'était un vrai challenge q;-) et réjouissante. Merci encore, et vraiment bravo.

Waw, La poule m'envoie une version encore meilleure, d'accord, il est entendu dans les hautes sphères philosophiques que la perfection n'est pas de ce monde, mais La poule n'en a que faire et elle envoie bouler les obstacles. C'est un morceau d'anthologie et je le rajoute, que chacun se fasse son opinion.

Le café du pauvre
Nos deux regards filous
Avant qu'on n'se sauve
Gagner nos pauvres sous
Fusion inouïe
Salade de fruits
Si dure et si douce
Qui met nos dessous
Sans dessus-dessous
Qui les éclabousse

Le café du pauvre
Le pouls qui devient fou
Pas besoin d'alcôve
Les voyeurs on s'en fout
On s'arrach' nos frocs
La pomme on y croque
D'une dent sauvage
On se prend debout
Et on se secoue
Le cœur à l'ouvrage

Le café du pauvre
Tango dans les remous
Un boa qui s'love
Dans un grand feu qui bout
Tous les diablotins
Nous goualent, mutins
Leurs chansons friponnes
Et nous reprenons
Les refrains cochons
Ah c'qu'on s'époumone

Le café du pauvre
Un fort coup de grisou
Des odeurs de fauves
Des zigouigouis partout
Pas d'nez délicat
Mais du robusta
Qui se mouch' du coude
Mais de la nitro
Du guerillero
Sentant bon la poudre.

Le café du pauvre
Ne coûte rien du tout
De plus il innove :
Il excite, il rend saoul
La tête enfumée
Dans la cheminée
Les tempes qui cognent
On se cramponnait
Devant le buffet
Comme deux ivrognes

Le café du pauvre
Du mou dans les genoux
Guiboles en guimauve
Les quinquets dans le flou
On cherche à tâtons
Soutif et cal'çons
Dans tout' la cuisine
Et on s' pass' un gant
Avant d' foutr' le camp
Rejoindre l'usine

jeudi 2 octobre 2008

AndiamoLa mer

J'ai une vieille rame pour l'écriture en ce moment, alors je dessine.

Nous sommes revenus de vacances, la mer vous manque ? A moi aussi !

Alors j'ai fait une petite série de dessins pour illustrer les paroles de jolies chansons, ou de poêmes que j'aime beaucoup...

Et puis il fallait une petite pause, arrêter un moment la gaudriole, vous laisser souffler (moi aussi), reprendre haleine et des vitamines par la même occasion, après tous ces plagiats libidineux (non, non, pas que li bi di noeud, il a tout mis) !

Un peu de douceur dans ce monde qui en a bien besoin.




Les ports c'est con
Dans les bistrots
Et le folklore
Des matelots
Et la putain
De la marée
Qui va qui vient
Sans rien donner.

(Leo Ferré)




La mer, au ciel d'été, confond ses blancs moutons
Avec les anges si purs, la mer
Bergère d'azur infinie.

(Charles Trénet)




Il la caressa
D'abord en douceur
Puis se déchaîna
D'une passion brûlante
La mer en émoi
Lui donna son coeur.

(Yves Simon)




Avec la mer du Nord, comme dernier terrain vague
Et des vagues de dunes, pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers, que les marées dépassent
Et qui ont à jamais, le coeur à marée basse.

(Jacques Brel)




J'ai fait l'amour avec la mer
J'ai fait l'amour avec la mer
Moi qui ne savais pas m'endormir loin de toi
Là, sur un lit de sable, j'ai rêvé ton sommeil.

(Pierre Bachelet)




Ou, penchés à l'avant des blanches caravelles
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'océan, des étoiles nouvelles.

(José Maria De Hérédia)



Bons rêves à toutes et à tous...

mardi 30 septembre 2008

Tant-BourrinLe blogbodico (8)

C'est décidé : après des tomes 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7 aux allures de grand n'importe quoi, le tome 8 que voici sera thématique !

Toutes des définitions du jour, spécialement concoctées pour vous par mézigue, ont plus ou moins directement trait aux moyens de transport, sous toutes leurs formes.

Et maintenant, laissez-vous transporter, dico dico par-ci, dico dico par-là ! :~)




Autobuse : (n.m.) Véhicule dédié au transport en commun de personnes stupides. Le jour où tu voyageras en autobuse, y'a pas de risque que ce soit toi le chauffeur !


Autoquard : (n.m.) Véhicule destiné au transport en commun de mauvais chevaux de course. Si ce canasson perd encore une fois, c'est l'autoquard, direction la boucherie chevaline !


Axel-orateur : (n.m.) Personne qui parle en public en faisant des sauts avec rotation du corps, histoire de détourner l'attention du public du contenu de son discours. Nicolas S. agrémenta son discours de politique générale d'un magnifique triple axel qui lui valut une salve d'applaudissements nourris. Assurément un grand axel-orateur que rien ne freine !


Bigiclette : (n.f.) Confrontation bilatérale destinée à savoir celui qui pisse le plus loin. - Eh, Kevin, je te prends à la bigiclette ! - Ouais, okay, mais y'a Steevy qui veut aussi me défier, on n'a qu'à faire du trigicle !


Froufrou de secours : (n.m.) Pièce de vêtement typiquement féminine destinée à pallier une panne typiquement masculine. - Hier, au lit, mon Roger était complètement à plat, j'ai dû sortir mon froufrou de secours pour l'aider à repartir. - T'as de la chance : moi, mon Raymond, il n'a jamais voulu se remettre en route, à croire qu'il aurait aimé faire appel à une dépanneuse !


Gyrofard : (n.m.) Produit de maquillage particulièrement voyant, permettant de traverser les foules à pleine vitesse sans être importunée. - Oh, punaise, mate celle qui arrive, elle est maquillée comme une voiture volée ! Vite, écarte-toi ! - T'as raison, elle a même mis son gyrofard pour faire croire qu'elle a la peau lisse !


Misèrati : (n.f.) Véhicule automobile peu reluisant destiné aux classes populaires les plus démunies. - Moi, depuis que je suis au RMI, je roule en Misèrati, et toi ? - Moi, je roule en Rouille Royce...


Mobile-homme : (n.m.) Homme volage dont la fidélité n'est pas le point fort. Partir en vacances avec un mobile-homme, ce n'est pas une sinécure. L'an prochain, je partirai plutôt avec ma tante !


Motte-au-cycle : (n.f.) Organes génitaux féminin en phase de cycle menstruel - Pas mal, la meuf ! Je te parie que je couche avec elle dès ce soir ! - Tu peux toujours courir, elle a sa motte-au-cycle !


Randomée : (n.f., dérivé de l'anglais random) Promenade assez longue sous la conduite d'un guide manquant cruellement de sens de l'orientation. - Dis donc, j'ai l'impression qu'on tourne en rond depuis trois heures et que notre treck se transforme en randomée. Qu'est-ce que c'est que ce foutu guide ? - D'après ce que je sais, c'est un ancien chef de gare à Saint-le-Hasard... (voir ce mot)


Saint-le-Hasard : (n.propre) Gare parisienne dans laquelle les départs et arrivées de trains décrivent un processus stochastique. L'autre jour, à la gare Saint-le-Hasard, mon train a été annulé au dernier moment et le contrôleur a été infoutu de me dire l'heure et le quai du train suivant. Résultat : j'ai pris un train au hasard et, pas de bol, je suis allé à Thouars.


Taxi d'érémiste : (n.m.) Véhicule automobile destiné au transport payant de personnes bénéficiaires du Revenu Minimum d'Insertion. Les taxis d'érémistes, c'est bon pour ceux qui sont sur la paille !


Transpire en commun : (n.m.) Mode de transport collectif particulièrement bondé qui provoque de nombreuses suées. L'autre soir, je me suis fait traité de vieux pore dans les transpire en commun !


Véhicule biliaire : (n.m.) Engin de transport motorisé dont l'usage génère fréquemment des humeurs noires. Hier, j'ai insulté une mémère qui n'arrivait pas à faire son créneau et me barrait la route, et idem avec une pétasse trois cent mètres plus loin ! Bref, j'ai piqué ma crise deux fois dans mon véhicule biliaire !

dimanche 28 septembre 2008

Saoul-FifreSiné Hebdo

Je le dis en préambule, Siné n'est pas ma tasse de thé. Le côté grande gueule qui préfère la formule en forme de coup de poing à l'argumentation, une légère touche de stalinisme, une tendance à avoir choisi son camp au berceau et ne plus s'être posé de questions depuis, tout un melting-pot de mauvaise foi me faisait me saisir de son œuvre avec des pincettes, bien que son coup de crayon reconnaissable à trente mètres sans lunettes soit excessivement jouissif à l'œil.

Son anticléricalisme systématique fleure bon le siècle dernier, je l'imagine très bien faire croaaa croaaa au passage des bonnes sœurs, comme un ado atardé qu'il est resté (80 ans, quand même !). Il se dit anarchiste. Je pense surtout qu'il s'est engueulé avec toutes les tendances de gauche et, aux dernières nouvelles, même avec le Fédération Anarchiste, qui par définition, ne peut réclamer le monopole des idées anars, par respect de la liberté d'expression.

Toujours est-il qu'une boule énorme, obèse, d'articles, de témoignages divers, d'alliances, de rancunes, de vengeances, de solidarités, de podcasts s'est cristallisée autour de la sanglante affaire Val/Siné, depuis Juillet.

Non, ce n'est pas possible que vous n'en ayez pas entendu parler. L'affaire démarre avec une rumeur (une info ?) que lance le président de la Licra Patrick Gaubert :

"le fils de Nicolas Sarkozy, Jean, vient de se fiancer avec une juive, héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme pour l’épouser. «Dans cette famille, on se souvient finalement d’où l’on vient"

Philippe Val se fend d'un édito où il descend en flèche Denis Robert, le courageux journaliste free-lance qui a osé s'attaquer, tel un Don Quichotte couillu, à Clearstream, la puissante nébuleuse capitaliste. Quelle mouche a piqué Val ? On apprendra plus tard que l'avocat de Charlie-Hebdo est aussi celui de Clearstream. Fâcheux (fachos ?) mélange de genres.

La semaine suivante, Siné, furax que Val tire sur l'ambulance Denis Robert déjà exsangue financièrement, ruiné par les contre-poursuites judiciaires, envoie au journal un "Siné sème sa zone" un peu particulier : un bandeau "auto-censuré" barre une partie de sa prose (celle concernant Denis Robert) et dessous il reprend l'info Gaubert en y ajoutant son célèbre coup de griffe félin :

"Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l’UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il (JS) vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! "

Le grand scandale commence : c'est Claude Askolovitch qui tire la première salve et prononce le mot magique "antisémitisme", sans doute sur ordre de Val qui, avec sa lâcheté coutumière dira "je n'ai pas lu la chronique de Siné avant publication". Je veux pas médire, mais ce gars-là vole son salaire de rédacteur en chef ? Au sujet de sa capacité à affronter les problèmes avec courage et droit dans les yeux, on se souviendra de son "on se connaissait très peu, nous n'avons jamais mangé ensemble" lors de la condamnation de son ami Patrick Font qui a été son compagnon de scène pendant 17 ans, à sillonner la France en tous sens !

Et chaque camp de compter ses supporters, de tirer à boulets rouges sur le camp adverse. Val regroupe autour de son nombril une vingtaine de belles âmes attachées à la pérennité du système, de beaux contempteurs du souffle libertaire. Les autres portent Siné en triomphe, comme un dyonisos priapique qui serait le dernier rempart contre une épidémie galopante de politicus correctus.

Même les "traîtres" qui sont restés à Charlie-Hebdo à ménager la chèvre et le chou (ils se reconnaîtront), les cavanna, les charb, les wolinski l'on dit et répété : Siné n'est pas antisémite. Anti-sioniste oui, pro-palestinien à donf depuis toujours, oui, mais opposé à tous les racismes. Alors on ressort une vieille condamnation en 1985, pour des propos de mecs bourrés sur une radio libre. Siné s'était excusé, la Licra avait retiré sa plainte, mais l'avocat d'une tendance plus dure avait maintenu la sienne.

Mais on ne parle pas de la signature du même Siné en 1992, pour demander que la France reconnaisse sa responsabilité dans la Shoah ? On oublie que la maison de Siné a toujours été ouverte à tous, sans condition de confession, que dans les 10 000 signatures de soutien recueillies, il y a celles de nombreux amis juifs, que son ex-épouse était juive etc...

Hurler contre "l'antisémitisme" de Siné, c'est prendre le risque de voir se répéter l'histoire de Guillou et le loup. Quand les vrais loups montreront le bout de leurs crocs , personne ne réagira plus, lassés de ces polémiques entre apparatchiks sans réel fondement.

Il restera quand même un point commun entre Siné et Val : ils ont tous deux une passion pour les chats.

Mais ne vous trompez pas de chat : achetez Siné-Hebdo ! (et méfiez-vous des imitations)

vendredi 26 septembre 2008

AndiamoLes personnages de Bédés ont-ils une vie sexuelle III (le re-retour)

Eh bien bonjour les délires, rien ne vous arrête, vous en voulez du scabreux, de la licence, vous aimez ça, vous vautrer dans le stupre - j'ai jamais bien su ce qu'était le stupre, mais ça ne doit pas être dégueu, pour que toutes les religions le mettent à l'index (HI HI HI), ça doit même être foutrement attractif !

Tout le monde, je dis bien tout le monde, les mères de famille, les célibataires, les grabataires, les papis pervers, les jeunes, les ceux qui jeûnent, ceux qui postent en catimini, quand Germaine n'est pas sur leur dos...

Dis voir Emile, t'es ENCORE en train de regarder des vidéos d'cul, hein ?

Meu non, amour, j'écris dans un blog (tu verrais la gueule de la sylphide, si elle devait voler il lui faudrait une voilure de 747) !

T'écris toi ? T'es même pas foutu de remplir la déclaration d'impôts et t'écris ? T'fous pô d'ma gueule !

Et puis ça n'est pas tout, elles m'ont REDEMANDÉ de dessiner un homme nu, flamberge au vent, dressée comme un i majusCULe, une hampe magistrale, droite dans la tempête. Pas un agace-cul, non, non, un truc que ma pudeur m'interdit de décrire plus avant !

Satisfaire l'appêtit de ces charmantes lubriques, de ces petits anges libidineux, de ces refoulé(e)s de l'extase.

Voilà ma quête (S-F, je te connais, je n'ai pas écrit quèquète), j'ai ressorti mes crayons, pinceaux, l'encre de Chine et l'aquarelle, pour vous faire (peut-être) sourire.

En tout cas je me suis bien amusé à les dessiner tous ces héros !

A tout seigneur, tout honneur : notre cher Saoul-Fifre a émit le désir de voir Corto Maltese, le beau et ténébreux marin Britannique au service de la Royal Navy.

Né de l'imagination de Hugo Pratt qui nous a quitté en 1995, le "coup de patte" du papa de Corto, c'est quelque chose ! Cela paraît simple, le dessin est incisif, quelques touches d'aquarelle ou d'écoline, parfois de beaux "à plats" d'encre de Chine.

Il n'est rien de plus difficile que la simplicité.

J'ai voulu illustrer la rencontre plus qu'improbable entre Corto Maltese (né en 1887) et la belle Charlotte Rampling, dans le superbe film de Liliana Cavani, sorti en 1973, "Night porter".

Dans ce chef-d'oeuvre, Charlotte Rampling est lumineuse, malgré l'atmosphère pesante. L'essentiel se déroule dans un camp de concentration, au cours de la seconde guerre mondiale.

Quant à Dirk Bogarde, qui incarne l'officier Allemand, il est une fois de plus époustouflant, je l'avais déjà admiré dans le film de Joseph Losey, "the servant".

Je ne peux ni ne veux massacrer ces deux personnages, je respecte trop Hugo Pratt et Charlotte Rampling.

Je me suis fait aider par Tant-Bourrin pour vous insérer une jolie musique, qui colle très bien avec l'image. Merci à lui.


Découvrez Marlene Dietrich!

Et l'ami Lorent a récidivé ! Il en veut du schtroumpf fornicateur, de la schtroumpfette racoleuse. Pauvre PEYO du haut de son petit nuage bleu comme schtroumpf timide, il doit être vert de rage, ou alors il se marre bien. Allez, optons pour la seconde hypothèse, peut-être qu'en loucedé il dessinait des partouses monstrueuses avec les schtroumpfs.

Eh bien voilà ! Y'a qu'à demander... Comment on ne voit pas la schtroumpfette ? C'est comme le mouton dans la boîte du père Saint-Ex, on imagine, c'est tellement mieux !

Comme c'est curieux : personne ne m'a parlé d'IZNOGOUD ! ou alors je l'ai sauté (pardon ça m'a échappé), par contre il y a eu de la demande jugez plutôt.

Cassandre : Peter Pan et la fée Clochette ! Les tuniques bleues en sperme (pardon en perme, ça m'a échappé). Je les vois bien, ces solides gaillards, débarquant dans le saloon. Cassandre aussi les imagine bien, la lippe gourmande, l'oeil allumé, la narine frémissante, elle en a de l'imagination ! On verra ça plus tard.

Calune : Le beau Corto, qui déniaiserait Tintin, non mais ? Je suis scandalisé !

Freefounette : je ne sais pas ce qui a pu se passer dans sa jeunesse (il faudrait consulter le docteur Schneider) mais elle y tient à Bill et Caroline, elle en redemande. Promis je m'en occuperai la prochaine fois.

Ophise : originale Ophise : le génie des alpages de ce cher F'murr, tiens tiens... Avec Jehanne du même F'murr ?

Martine : tu te dégonfles m'a-t-elle écrit, après que j'ai dessiné un MEGNON chérubin, elle voulait du sgaï, du sarce, du goupillon, pas un bulot recoquevillé, du concret, du solide, de la barre fixe. Je te pose la question Martine : puis-je dessiner pareilles choses dans ce blog ?

Bof : il a fait le ménage dans ses méninges ! Il est allé réveiller le fantôme du Bengale ! Une B.D vieille comme mes robes (comme disait la bignole de mam'z'elle Angèle).

Le fantôme, créé par Lee Falk en 1936 (il était également le papa de Mandrake le magicien et son ami Lauthar) et dessiné par Ray Moore, je lisais ces histoires dans les "illustrés" des années 40 et 50. Ces "illustrés" s'appelaient Coq-Hardi, Hurrah, Vaillant (il portait en sous-titre : le journal le plus captivant) ! L'intrépide, Coeur vaillant (le journal des curés), Spirou, Tarzan, (ce dernier était au format des journaux de l'époque... Immense), tous ces "illustrés" n'existent plus depuis bien longtemps.

Iznogoud, de Tabary, les scénari (eh oui, c'est le RITAL pluriel) étaient bien entendu de MONSIEUR Goscinny. Quel homme ce René !

Je continue : Gi, elle, ce sont Chapi et Chapo qui l'interpellent comme on dit de nos jours.

CHAPI, CHAPO, qu'est-ce qu'ils cachent sous leurs grands chapeaux (sur l'air de : "Tata Yoyo")

S-F : décidément l'agriculture (bio), ça existe les hormones ! Six ou sept propositions (pas honnêtes du tout) ! En vrac : Corto Maltese, Achille Talon et Carmen Cru, Laureline, et même, je vous le donne en mille,... LE YETI ! Ne cherchez plus, on vient d'identifier Papy Pervers !

Sois exaucé mon bon Saoul-Fifre, sans toi qui, Blogborygmes ne serait qu'un Blog oh combien fade ! (elles brillent assez tes pompes) ?

Alors je livre à tes fantasmes féconds : LAURELINE et VALERIAN, du très bon Jean-Claude Mézières, pour les dessins, et de Christin pour les scénari, Christin, un scénariste formidable il a travaillé avec Enki Bilal, Anne Goetzinger (la demoiselle de la légion d'honneur), Jacques Tardy, Boucq. Et de plus ce Monsieur est professeur à la Sorbonne... Excusez du peu !

Revenons encore une fois sur Cassandre. Mais non, pas comme ça ! C'est juste une expression ! Elle était déjà contente, le sourire, elle a laissé tomber son torchon : la vaisselle ? J'verrai plus tard, une tite sieste crapuleuse par contre....

Les Bidochon, pourquoi pas ? Continue ma bonne Cassandre à me fournir de bonnes idées, merci. Et merci à Binet, pour son couple complètement déjanté.

Un p'tit dernier pour la route : BLUEBERRY, nobody en a jacté ! Et pourtant, Eddy Mitchell a écrit en préface d'un ouvrage de dessins, aquarelles, sépias, encre de Chine... etc, réalisé par Giraud (alias : Gir, Moebius) : "si vous aviez envie de dessiner, et que vous ouvriez un album de Giraud, vous reposeriez tout de suite votre crayon" ! La citation n'est sans doute pas très fidèle, je vous la livre de mémoire.

Là non plus point de scabreux, avec MONSIEUR Giraud... Respect, ça a l'air fastoche, ce trait décontracté, ces coups de plume, un peu de sépia par çi, un peu d'aquarelle par là, ne vous y trompez pas, c 'est extrêmement difficile, comme pour Hugo Pratt, ça n'est jamais gagné, ce sont des Seigneurs !

Ce qui est bien avec BLUEBERRY, c'est qu'il vieillit en même temps que ses lecteurs, il attrape au hasard de ses aventures des cheveux blancs, aux dernières nouvelles, il a le nez cassé !

Enfin espérons qu'il ne finira pas dans un déambulateur, ou sur un cheval à bascule !

En toute modestie, j'ai imaginé la rencontre entre : BLUEBERRY et CHIHUAHUA PEARL.

>

Découvrez Ennio Morricone!

Et puis, et puis, je n'ai pas résisté, je vous ai mis une petite musique... Bien à propos. Celle là je l'ai mise tout seul... Bien retenu la leçon.

Concernant les autres B.D, c'est... (A SUIVRE)

mercredi 24 septembre 2008

Tant-BourrinUne grosse tagade

Pris sous le double feu de Cassandre et de Natpointg, je n'avais aucune chance de m'en tirer : me voilà tagué comme un train de banlieue !


Citer la personne qui vous a tagué

Bin, je les ai déjà citées en introduction mais, des fois que certains aient une comprenette diesel, je recommence : c'est Cassandre et Natpointg. Que leur nom devienne symbole de forfaiture pour les mille ans à venir. Et puis que des poils de cul de hyène putride leur poussent sous les narines, histoire de faire bonne mesure. Na !


Choisir un livre et l’ouvrir page 123

Là commencent les problèmes : s'il s'agit de faire partager un coup de coeur, la chose va s'avérer difficile tant il y en a eu depuis la quarantaine d'années que je sais lire (à commencer par "Oui-Oui et la gomme magique"). Les livres qui m'ont beaucoup marqué sont légion et en choisir un seul me paraît impossible. J'ai donc résolu la question en optant pour la facilité : choisir un de mes tout derniers coups de coeur, parmi mes lectures récentes.

Petit souci résiduel : deux livres m'ont vraiment scotché, cet été, dans des styles diamétralement opposé. Mais baste, je ne tranche pas : après tout, j'ai reçu deux fois le même tag, j'ai donc le droit prendre deux livres !


Recopier à la 5ème ligne les 5 lignes suivantes (version Natpointg) ou trouver la cinquième phrase et citer les 3 suivantes (version Cassandre)

J'opte plutôt pour la seconde version qui, d'un strict point de vue technique, permet d'éviter de commencer la citation au beau milieu d'une phrase.

Premier livre :

- Les hommes... dit-elle avec désapprobation.
- Il était assez vieux pour être mon grand-père, dit Sally. En fait, c'était mon grand-père.

Second livre :

La haine est une cruelle marinade : elle donne à la viande une saveur de déchet. En définitive, Matziev, même si le l'ai connu quand il a tourné ordure, valait bien mieux que lui. Au moins, une fois dans sa vie, il n'avait pas fait honte à sa qualité d'homme.


Indiquer le titre du livre, l’auteur, éditeur, année d’édition

Premier livre :

"Wilt 1 (ou comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore)" de Tom Sharpe, 1976
Edition du Sorbier, 1982, pour la traduction française

Second livre :

"Les Âmes grises" de Philippe Claudel - Editions Stock, 2003


Commenter votre choix (ça, c'est moi qui l'ajoute histoire d'éviter que ce pseudo-billet ne soit trop sec)

Tom Sharpe est un pur génie - et je pèse mes mots - de l'humour, hélas trop méconnu en France. En fait, j'ai lu cet été la série entière des Wilt (Wilt 1, Wilt 2, Wilt 3 et... oui, Wilt 4, y'en a un qui suit !) pour finir dans un état de démence rigolarde avancée. Je ne sais pas si ce genre de chose vous est déjà arrivée : lire un bouquin et commencer à pouffer tout seul, de plus en plus fort, reprendre la lecture, repouffer, en pleurer, s'essuyer les yeux, reprendre la lecture, exploser de rire, en repleurer, etc. Rarissime en ce qui me concerne, mais Tom Sharpe l'a fait ! Et si vous ne trouvez pas ces titres-là, vous pouvez prendre n'importe quel Sharpe de confiance : j'en ai déjà lu un certain nombre, on est rarement - pour ne pas dire jamais - déçu ! :~)

Rien de mieux pour calmer un fou rire que d'enchaîner sur le livre de Philippe Claudel. Bon, là, je vais pas vous en faire des tonnes, vu que le succès a été au rendez-vous, avec un prix Renaudot 2003 à la clé. Je confirmerai juste que c'est un livre énorme par son épaisseur, non pas centimétrique mais humaine : un somptueux voyage dans les tréfonds de l'âme, dont je suis sorti avec comme une grosse boule d'émotion coincée au fond du gosier. Et le tout avec beaucoup de style dans l'écriture. A lire...


Taguer 4 personnes dont vous souhaitez connaître les lectures et les avertir

Je ne vais bien évidemment imposer à personne en particulier cette vilenie, ou alors à tous les lecteurs de Blogbo dans leur ensemble. Bref, y participe qui veut. Et je pressens déjà que le Souf', cossard comme il est, va se jeter sur l'occasion !


Conclusion ?

Finalement, je m'aperçois que Cassandre et Natpointg m'ont permis de fabriquer un faux billet sans risque et à peu de frais alors que j'étais complètement à court d'idées et de temps.

C'est ballot, ça, je n'aurais pas dû les maudire pour mille ans ! :~)

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 253 254 255 256 257 >