Blogborygmes

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vendredi 27 avril 2007

ManouConsignes de vote





jeudi 26 avril 2007

Tant-BourrinMon prochain album (2)

C'est peu dire que vos réactions à la présentation en avant-première mondiale de mon futur album (en cours d'enregistrement en Californie où je me trouve) ont instillé en moi un soupçon de doute : elles m'ont en fait plongé dans des affres épouvantables dont je n'ai pu me sortir qu'en mettant tout - projet de pochette, premières bandes - à la poubelle et en recommençant à zéro, avant de chercher une autre voie qui me corresponde plus.

Ce fut dur. Ce fut long. Trop d'ailleurs pour mon producteur qui partit en claquant la porte (encore un !). Bah, j'en trouverai bien un quatorzième pour tenter l'aventure avec moi. Toujours est-il qu'après m'être remis au travail d'arrache-pied, je suis aujourd'hui en mesure d'offrir aux lecteurs de Blogborygmes un aperçu du nouveau projet de pochette de mon album, ainsi qu'un extrait de ce qui en sera le morceau phare.

Regardez, écoutez... Franchement, c'est pas de la bombe, ça ?




Cliquez sur l'image pour voir la pochette en grand


Tant-Bourrin - Won't be ducked again (extrait)

Play it loud !

Téléchargeable directement ici


Ceci étant, j'ai encore des petits doutes. Je me cherche, je me cherche... Est-ce vraiment la bonne direction que je prends ?

Sans compter que des méchantes langues (toujours les mêmes) osent prétendre que ce projet ressemble un peu trop à ceci...

Pfff, les gens sont d'un médisant !

mercredi 25 avril 2007

Saoul-FifreRiche à milliers

Heureusement que je suis là pour combler les trous que la modestie de Tant-Bourrin perfore dans la liste de ses écrits. Car il ne vous laisse pas tout lire, le bougre, pour d'obscures raisons toutes plus tirées par les poils les unes que les autres.

Ainsi suis-je tombé l'autre jour sur une "adoption" qu'il avait faite du style flamboyant et grave de Richard Millet. Non pas un pastiche, mais une vraie reécriture, avec les propres thèmes de notre TB. D'accord, l'emploi du "nous", les longues phrases semblant ne pas vouloir finir, la perfection linguistique caractérisent bien le Millet de "La gloire des Pythres" mais les idées développées et l'expérience racontée sont bien celles de mon co-blogueur.

Il a gagné durement le droit d'en parler et il avait le talent pour ce faire.

Nous avions oublié depuis longtemps l'odeur entêtante, insidieuse, qui rampait jadis dans les rues, s'infiltrait sous nos portes pourtant closes et renvoyait chacun à sa pauvre animalité éphémère, à la noirceur qui envahissait les faces sur laquelle se creusaient bientôt de dérisoires sourires grimaçants, dernière convulsion de chair desséchée avant que ne se refermassent les couvercles de bois sur ceux qui furent comme nous, cette odeur qui rendait humble ou fou, et que nos pères, les oubliés du temps, sur les rives de la Vézère ou d'ailleurs, s'obstinaient à vouloir masquer sans jamais y parvenir, sans pouvoir empêcher que l'odeur ne triomphe, n'imprègne jusqu'au moindre de leur pore, même caché sous d'épaisses étoffes, et ne fît son lit dans les maisons, les chambres, les têtes.

Nous avions donc oublié l'odeur et son existence même, nous, que le temps n'oubliait plus dans nos grands-villes, perchés dans nos verticalités de béton qui nous arrachaient du sol et nous tenaient à distance de cette glaise dont nous ne voulions plus, mettant dans nos empilements tout notre orgueil et notre fierté, y voyant enfin le signe et le symbole de notre changement de statut sur terre : nous n'étions plus des animaux, nous nous sentions déjà presque dieux. Le temps ne nous oubliait plus, puisque nous étions à sa pointe, les écrans cathodiques se multipliaient autour de nous et nous renvoyaient l'image de notre vie telle que nous voulions la voir, celle d'une vie high-tech, toute en loisirs et en confort, en jeunesse et en beauté, celle de la plénitude enfin. Le temps ne nous oubliait plus mais nous voulions oublier le temps, nous qui cachions nos morts dans des funérariums, eux-mêmes cachés dans nos villes, qui ne les lavions plus, ne les habillions plus, ne regardions plus leur visage se creuser d'un dernier sourire grotesque, nous qui les abandonnions aux mains de fonctionnaires de la mort, les enfermions dans des tiroirs réfrigérés pour conserver leur chair intacte et ne point sentir l'odeur jusqu'à l'heure de les confier à la terre, nous donnant ainsi à croire jusqu'au dernier instant que nos morts étaient simplement assoupis et que notre propre chair resterait à jamais préservée des vers. Nous avions chassé jusqu'à l'idée de la mort de nos têtes, sans voir que nos têtes étaient déjà mortes elles-mêmes.

mardi 24 avril 2007

ManouCOUPEZ ou "de la supériorité du couteau à beurre"





R aime raconter qu'il a cassé du monde. Il lui manque les dernières phalanges de chaque doigt, pouces mis à part. Plus jeune il avait coutume d'utiliser un sabre réel avec un partenaire. Je le félicite d'avoir changé ses habitudes avant d'être manchot. La remarque ne l'atteint pas et il me décrit la façon dont ses cicatrices éclatent parfois sous l'effet du gel lorsqu'il marche en montagne.

lundi 23 avril 2007

Tant-BourrinSpartacuître

C'est au cours d'un repas bien arrosé entre amis que tout commença. Un immense plateau de fruits de mer, dans lequel s'entremêlaient huîtres, coques, bulots et crevettes, trônait au milieu de la table. Et ça riait, et ça plaisantait, et ça se tapait sur le ventre tout en se baffrant entre deux gorgées de vin.

Et c'est alors qu'un des convives prit une huître dans le plat. Rien d'extraordinaire à cela, me direz-vous : n'en avait-il pas déjà englouti près d'une douzaine ? Certes, mais celle-ci n'était pas n'importe quelle huître : il s'agissait de Spartacuître, un mollusque doté d'une forte personnalité (qu'on aurait même pu qualifier de forte tête s'il en avait eu une), en révolte permanente contre les injustice depuis sa prime enfance, alors même qu'il n'était que naissain.

Spartacuître poussa un cri de douleur lorsqu'il reçut du jus de citron dans les yeux - évidemment, l'homme n'en perçut rien, tant il est vrai que l'ouie humaine n'est pas vraiment apte à percevoir les cris d'huître - et, recouvrant enfin son champ de vision, il aperçut une béance noire vers laquelle la main de l'homme, armé d'un couteau qui l'avait sauvagement arraché de sa coquille, le dirigeait.

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dimanche 22 avril 2007

Saoul-FifreFaire litière de ses ambitions

Longtemps, je me suis levé de bonne heure, débonnaire et de bonne humeur, pour refaire la litière des bêtes. Une ambition qui en vaut une autre. Quand je parle d'ambitions rangées dans le tiroir aux conneries, décorées d'une grande croix rouge, je parle d'ambitions matérielles, sociétales, bien sûr... En matière de développement personnel, je dirais plutôt que j'ai les dents qui rayent le plancher, avec une frénésie d'apprendre et de comprendre, d'aspirer le monde de tous mes sens exacerbés.

Mais intégrer la société n'a jamais représenté pour moi ni un but, ni un exemple, ni une réponse à mes problèmes. Consommer n'a jamais comblé aucun désir en moi. Avoir les mêmes objets que d'autres, le même niveau de vie, le même look, paraître normal, ne me rassure absolument pas. Être pareil ou mieux, plus riche, plus adapté, plus séduisant, ne me valorise ni ne me va au teint.

Une seule chose me mène par le bout du nez : mon addiction à la liberté. Paradoxe de toute beauté et mouvement perpétuel car c'est pas de la tarte, de vouloir être libre dans ce monde d'influence et de pouvoir. Je me suis d'ailleurs vite aperçu que tout influe sur tout, dès la naissance, à tel point que je me suis tenu, en horizon à atteindre, à juste prendre conscience de ces injections intraspirites ou suçages d'encéphales. La lucidité comme liberté. Appréhender sans a-priori négatifs ou positifs tout ce qu'on m'a fait, tout ce qui a concouru à ma formation ou à ma déformation. Complexe, car la même personne a pu me régaler de bonbons (bonjour les dents niquées) ET me filer une fessée mémorable (je la méritais et n'ai plus jamais recommencé).

Évidemment, que la liberté n'existe pas ! Nos croyances, nos opinions politiques, nos qualités, nos défauts, notre goût même pour l'indépendance nous ont été légués ! S'en rendre compte est la base de tout. Ici peut commencer le tri, et la Longue Marche de l'affranchissement

samedi 21 avril 2007

Manouchaine alimentaire


Merci Founette.



1-Si vous étiez coincé sur une île pour le reste de votre vie, et que vous ne pouviez choisir qu'une seule cuisine, laquelle adopteriez vous et pourquoi ?

Je me transformerais en palmier et boirais par les racines, inexorablement.

2-Quel est l'aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté/aimé ?

De la tortue hachée.

3-Quels aliments évitez vous de manger? (que ce soit à cause d'allergies, d'un régime alimentaire précis ou juste parce que vous n'aimez pas )

Je n’aime pas sentir l’huître se rétracter dans ma bouche. Alors je la massacre au couteau à beurre dans les secondes qui précèdent.

4-Est ce que vous cuisinez ?

Je passe du temps entre un évier, 4 plaques chauffantes, un réfrigérateur, des élements de cuisine trop hauts pour moi et une poubelle agressive.

5- Quel est le plat que vous préparez lorsque vous souhaitez impressionner/faire plaisir ?

Du foie gras poëllé au miel.

6-Quand vous allez au restaurant, quels plats préférez vous choisir ?

Du foie gras poëllé au miel.

7-Au restaurant, avez vous déjà demandé à ce que l'on vous change un plat ou un vin ?

Oui, lorsqu’une énorme blatte est sortie de ma salade verte et que je ne disposais pas de couteau à beurre.

8-Combien de livres de cuisine possédez vous ?

Deux. soit un de trop.

9-Quel est l'aliment dont vous ne pourriez pas vous passer ?

Le pain du boulanger du coin car il le vaut bien.

Je tiens à refiler cette chaîne à Byby, Pascal et Martine. Passe que.

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