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jeudi 7 septembre 2006

Tant-BourrinGrosse patate pourrie

Je l'aime pas, ma nouvelle maîtresse, c'est une grosse patate pourrie.

Je l'aime pas depuis le premier jour de la rentrée où elle m'a punie parce que je chahutais avec Khalil et Dylan. "J'exige de vous que vous ayez une conduite irréprochable", qu'elle a dit. J'l'aime pas, elle est vieille, elle est moche et pas gentille.

Le jour d'après la rentrée, elle m'a chopé en train d'envoyer une boulette de papier mâché en soufflant dans mon stylo bic et elle s'est mise à me gronder. Elle m'a filé cent lignes à faire et m'a amené chez le dirlo. C'est une grosse patate pourrie.

En plus, elle s'appelle Mme Duchon. C'est moche comme nom ! Moi, je l'appelle Mme Dunichon ou Mme Cochon pour faire marrer les copains. Elle, par contre, ça l'a fait pas rire : elle m'a entendu l'autre jour et là, ça a sacrément gueulé et j'ai dû passer la fin de la matinée dans le coin de la classe. Et depuis, je l'aime encore moins que pas du tout.

Et hier, quand j'ai levé le doigt et que j'ai dit que j'avais envie d'aller pisser, elle est devenue toute rouge et m'a fait tout un cinéma, comme quoi il faut pas dire "pisser" mais "aller aux toilettes" en ajoutant "s'il vous plaît Madame". Comme si c'était à elle que ça plaît quand j'ai envie de pisser ! Et puis elle a ajouté que ça allait pour cette fois mais que c'était la dernière, que je n'avais qu'à prendre mes précautions et que la prochaine fois, elle me laisserait me faire pipi dessus et que ça m'apprendrait. Je suis sorti de la classe et les copains se foutaient de moi et ça m'a pas plu du tout.

Une fois dans les chiottes, j'ai eu le temps de réfléchir à la façon de me venger de Dunichon, surtout qu'en fait j'avais pas du tout envie de pisser, c'était juste histoire de sortir de la classe. J'ai regardé autour de moi pour trouver une idée. Dans le bâtiment des chiottes, à côté des trois cabines, j'ai vu la porte du placard à balais de Momo.

Momo, c'est celui qui travaille à nettoyer les salles de classe. Comme il est à moitié débile, je pense qu'il coûte moins cher et d'ailleurs, avec les copains, on passe notre temps à se fiche de lui. Enfin, un peu et pas de trop près, parce que le Momo, il peut devenir méchant : l'autre jour, il a couru avec son balai après Lucas qui l'avait traité, et Lucas, il en menait pas large.

Le truc cool avec Momo, c'est que la moitié du temps, il oublie de fermer à clé son placard à balais et qu'avec les copains, on vient s'y amuser à la récré avec tout le fourbi qu'il y a dedans.

Et là, justement, j'ai vu que le placard était ouvert, et j'ai regardé dedans. Et là, j'ai trouvé une super idée en voyant le seau en plastique de Momo : j'allais faire à la maîtresse le coup du saut sur la porte !

J'ai pris le seau, j'ai versé dedans les deux bouteilles d'eau qu'il y avait dans le placard, et j'ai réussi à mettre le seau en équilibre sur la porte entrouverte en montant sur le lavabo. Cinq minutes après, j'ai vu la Dunichon qui sortait de la classe et se dirigeait vers les toilettes, l'air très en colère. Faut dire que ça faisait un bon quart d'heure que j'étais sorti et qu'elle devait se demander ce que je faisais. Je suis sorti par la petite fenêtre sur le côté du bâtiment des chiottes, histoire qu'elle ne me voit pas, et j'ai attendu le bon moment pour courir vers la classe pour aller me rasseoir, histoire que personne sache que c'était moi qu'avais fait le coup.

J'étais en train de courir quand j'ai entendu le cri de la maîtresse derrière moi. C'était un drôle de cri, comme si elle avait très mal. Elle devait être sacrément en pétard pour hurler comme ça, je me suis dit.

Quand je suis rentré dans la classe, tous les copains étaient le nez à la fenêtre, à regarder pourquoi la maîtresse hurlait en courant et en se tenant le visage dans les mains. Et puis les autres maîtres et maîtresses sont sortis, tout le monde avait l'air de s'affoler. Et puis un peu plus tard, les pompiers sont arrivés et ont emmené la maîtresse dans leur camionnette. Les copains étaient vachement contents : c'est pas souvent qu'on voit les pompiers d'aussi près. Et en plus, il n'y avait plus de maîtresse et on pouvait faire le chahut !

Par contre, ça s'est gâté pour moi après : la police est venue à l'école et ils ont posés des questions aux copains. Il y en a qui ont dû cafter et dire que c'était moi, et, après ça, je me suis fait gronder très très fort, comme jamais je m'étais fait gronder.

Et puis on m'a amené chez les policiers, ma mère est venue, elle a pleuré et m'a grondé très très fort elle aussi. Et on m'a dit que demain je vais voir le juge pour enfant.

Il paraît que ce n'était pas de l'eau qu'il y avait dans les bouteilles, mais de la soude post-it ou quelque chose comme ça, un truc à Momo qu'il utilise pour déboucher les chiottes quand y'en a besoin. Et il paraît aussi que la maîtresse, elle serait toute défigurée, mais j'ai pas pu voir encore.

De toute façon, je m'en fous, je l'aime pas. C'est juste une grosse patate pourrie.

mercredi 6 septembre 2006

EpicteteRéflexion du 6 Septembre 2006

Se livrer à une pratique spirituelle, c’est forcer son esprit à obéir à un modèle imposé par un autre.

mardi 5 septembre 2006

Saoul-FifreSi

Si la médecine
Faisait moins de bruit,
La pénicilline
Mourrait dans la nuit.

Si les pénélopes
Allaient au bordel,
Le mot de "salope"
Les mettrait hors d'elles.

Si les véhicules
Faisaient de la bile,
Toutes les vésicules
Quitteraient la ville.

Si les canonnières
Buvaient des canons,
Les marchants de bière
Seraient au cabanon.

Si la présidente
Était fille publique,
J'irais lire Dante
Dans sa raie publique.

Si les mecs en taule
Ont capitulé,
C'est qu'au Capitole,
Eux, ils ont du lait.

Si l'œuf de colombe
Était trop opale,
Ce serait une bombe
Sur le Christ au bal.

Si la clarinette
Jouait plus obscur,
La petite rainette
Partirait en cure.

Si l'électrophone
Chantait Giraudoux,
Chez ma nièce aphone,
Moi, j'irais tout doux.

Si la Forêt noire
Couvait des grizzlis,
Adolf, en peignoir,
Resterait au lit.

Si purpre la gourme
Rovait l'agre tulne,
garsinnate l'ourme
Soulanerait l'ulne.

Si les couvertures
Demain faisaient grève,
Chérie, la toiture
Verrait tous nos rêves.

Si la camelote
Était interdite,
Certain que sa côte
Monterait très vite.

Si la marguerite
Perdait ses pétales,
Riraient les guérites
Connes et génitales.

Si son frigidaire
Avait des orgasmes,
Ce vieux milliardaire
Aurait bien moins d'asthme.

Si l'hebdomadaire
reçoit quelques bosses,
C'est le ministère
Qui le trouve trop rosse.

Si la poésie
Rendait l'âme en teigne,
Par La Boëtie,
Je prendrais une beigne.

Et si Tant-Bourrin
S'inscrit à Vincennes,
C'est la course obcène
D'un grand broute-en-train !

lundi 4 septembre 2006

ManouINDE 1991 (1)

Pour contourner l'inhibition psychomotrice, accompagnée de dégoût de la vie, de tristesse, de sentiments de culpabilité, d'idées de suicide (cf dépression -Dictionnaires SUCCES 1987-), je me suis offert un scanner permettant de numériser les diapositives.

1991. Retour en Inde, au Rajasthan plus exactement. Le pays est pauvre. J’ai ressenti le même choc qu’au GUATEMALA devant le dénuement, les couleurs, les odeurs prégnantes. Quelques photos (à vous de trouver l'intrus) :










dimanche 3 septembre 2006

Tant-BourrinFragrances seine-et-marnaises

En ouvrant un vieil album de photos, je suis reparti, l'autre jour, une vingtaine d'années en arrière, à cette époque où je découvris pour la première fois le monde professionnel dans le fin fond du Sud seine-et-marnais.

Trois années exaltantes à vivre des expériences humaines inédites et à profiter, jeune célibataire que j'étais, de la vie culturelle foisonnante de Montrou-Bouillonne (nom de ville légèrement maquillé, les connaisseurs auront reconnu de quel bled il s'agit).

Bon, je débranche le générateur d'ironie. Je me suis fait chier comme un ragondin crevé pendant trois ans dans un trou désespérant cerné de champs de betteraves et de corbacs, à faire un boulot tout aussi désespérant.

Et comme il fallait bien occuper les week-ends, il m'arrivait de me balader dans les villages alentours avec mon vieil appareil photo et d'immotaliser en noir et blanc la sublime beauté qui constituait alors mon environnement quotidien.

Voici une petite sélection de clichés. Je les avais proposés au Syndicat d'initiatives de Montrou-Bouillonne mais, mystérieusement, ils avaient été refusés. Bizarre, non ?


Cliquez sur les images pour les agrandir


Le monument aux morts de je ne sais plus où par grand beau temps. Youpi, y'a d'la joie !


Un pittoresque petit café et sa terrasse bondée. Ça donne envie de s'arrêter, non ?


Waterloo et sa morne plaine sont enfoncés !


Avec des tas d'bett'raves pour uniques montagnes, et de noirs poteaux comme mâts de cocagne...


Un microclimat exceptionnel !


Des sites touristiques à vous couper le souffle !


Profitez de l'offre exceptionnelle d'abonnement à Canal moins !


Le plus dur est de résister à l'envie de se jeter à l'eau...


Un environnement préservé !


Service de location de voiture envisageable...


Mais au milieu de ce noir et blanc grisailleux, c'est aussi pendant ces trois années que j'ai rencontré Tant-Bourrine...

Tant-Bourrine sur fond de Seine-et-Marne paradisiaque...

... et depuis, je ne prends plus que des photos en couleur ! :~)

samedi 2 septembre 2006

Saoul-FifreLa craie et le crayon

Une vie tirée à la règle
Un corps dessiné sans passion
Des lunettes sur l'œil d'un aigle
À midi, chacun sa ration

Mais..., un tracé file à la fenêtre
Le compas ne fait plus de ronds
Un feutre a enjolivé l'être
Il grave aux ciseaux leurs deux noms

Un bonheur fixé à l'équerre
Des yeux dont on connaît le fond
Le tableau noir de ses paupières
Sous un front tendu de carton

Mais..., les fougères ont de ces caresses
Et le dessin a fait un bond
Il continue par politesse
Mais il a changé sa façon

Un sourire un peu à la traîne
Dans le style gond de prison
Mais la pelote en pure laine
Ne fait pas de nœuds sans raisons

Et..., l'oubli était fait pour la peine
Comme la gomme, à effacer
Le rideau tombe sur la scène
Le décor va être changé

vendredi 1 septembre 2006

EpicteteReflexion du 1 Septembre

Personne ne peut me déranger, il n’y a que moi qui puisse me déranger. Quand je ne supporte pas un événement, c’est parce qu’il réveille en moi des choses que je ne supporte pas. Chacun a son petit lot d’événements qu’il ne supporte pas, parce qu’il a un lot de peurs qu’il ne supporte pas. Certains ne supportent pas la vue du sang, d’autres la violence, d’autres la pauvreté, d’autres de voir mourir des gens, de vieillir, peu importe. Ce que je ne supporte pas, ce sont les coups que cela crée en moi. Je me rends compte de cela, je suis attentif à la sensation……..Et je n’ai pas de réflexion proprement dite sur la pensée ; seulement me rendre compte que je suis l’auteur de mon propre dérangement.

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