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samedi 16 juin 2007

ManouMoulefritx II (Le choix de Mioule)






(Suite de Moulefritx I)

Foutrix (devenu 22/01/1998) git à présent sur une boîte de cassoulet devant le canapé du salon. Le premier moment de stupeur passé, Mioule ressent un profond sentiment de haine envers Hiii. Un dixième de seconde lui suffit pour transformer ce sentiment en uppercut au menton. Hiii s’écroule sur la boîte de cassoulet.

Perturbée, Moulefritx apparaît au café du commerce. Elle y commande un petit blanc sec. On la voit au même instant sur le grand huit de la foire du trône et aux côtés de Pujadas durant le 20 heures. On la voit partout. Même au tableau d’affichage principal de la gare Montparnasse.

Mioule prend alors le taureau par les cornes, Hiii par la peau du coup, la boîte de cassoulet par amour. Elle réveille Hiii au son de « Vanina rappelle-toi ». Le sage se relève enchanté. Cette chanson lui rappelle son enfance entre les pains de sucre de la baie d’Along. Il se souvient de ses études à l’ École Supérieure de Danse du Vietnam. Il exulte , transforme tout d’abord Foutrix en date de péremption non périmée, puis en boîte de cassoulet, enfin en saucisse pur porc.

Malgré les vertus de la saucisse pur porc, Mioule insiste pour qu’Hiii ? Hein ? Pour qu’Hiii ramène Foutrix au stade humain. A une condition, concède Hiii : Foutrix ne possède plus qu’un seul don. Mioule doit choisir : les dates de péremption ou l’amour. Ménagère de moins de 50 ans, consommatrice épanouie, adepte du marché commun, Mioule choisit pourtant l’amour. Et c’est un Foutrix couvert de confit d’oie qui la serre éperdument dans ses bras.

Oui, bien sur. Mais Moulefritx ubique compulsivement. Qui la sauvera ?



vendredi 15 juin 2007

Tant-BourrinRedorez votre blason

Certains lecteurs m'ont fait part de quelques menues difficultés apparues dans leur vie professionnelle depuis qu'ils ont essayé, en suivant mes préceptes, d'introduire un peu de tribalisme au bureau.

Hélas, il faut s'y faire : l'étroitesse d'esprit de certains chefs de service n'a d'égale que leur peur de l'innovation.

Pour le coup, vous voici en fâcheuse posture, ostracisé par vos collègue, assis sur un siège éjectable que votre hiérarchie ne va pas tarder à mettre en branle.

Aïe, aïe, aïe ! Que faire ?

Pas de panique : Blogborygmes assure le service après vente de ses billets et je vais vous dispenser ici quelques conseils pour redorer votre blason.

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jeudi 14 juin 2007

Saoul-FifreVernissage

Oui, vous êtes vernis : je vous mets en ligne la vision extra-supra-transcendentale du chevalier Hippobert de Tant-Bourrin de mes fesses, exprimée par l'artiste Margotte, oui : elle-même ! Vous n'en croyez pas vos yeux, et bien je n'en crois pas non plus les miens quand je vois l'excellent rapport qualité/fatigue de ce superbe billet et j'en conclus hardiment que point ne devons nous polariser sur la durée mais bien sur la productivité de notre travail et sur son efficacité objective, hors corrections vacancières et avant rajout des données siesto-crapuleuses.

Travailler mieux
Pour être plus heureux
Pas comme l'autre hargneux.

Je suis, vous êtes, nous sommes vernis aujourdhui... Et l'on n'y peut rien !

mercredi 13 juin 2007

ManouMoulefritx I





La digne fille de ses parents, Mioule et Foutrix, n’attend pas de savoir parler pour utiliser son don d’ubiquité. C’est bien fatigant pour ce nouveau-né de se trouver à la fois dans le bénitier central de Notre-Dame et au terminus du 178. Et tout aussi épuisant pour ses parents qui se sentent suivis (à juste titre) du matin au soir. Mioule met donc une annonce dans "Le particulier" à la recherche d’un mage capable d’ôter le don gênant à Moulefritx.

Un mercredi d’automne, alors que les feuilles d’érable se prélassent langoureusement sur le bitume moite de l’avenue Foch, le mage Hiii sonne chez Mioule et Foutrix. Moulefritx campe déjà devant la porte d’entrée en turbulette bleu turquoise. Fort lasse, Mioule ouvre à Hiii et ramasse Moulefritx. Elle emmène tout ce petit monde au salon dévasté et se lance dans la description du calvaire quotidien.

Le sage comprend vite le problème. Il tente une désintégration/réincarnation de diversion vers les toilettes. Moulefritx gigote déjà sur la lunette. Il poursuit dans le désert de Gobi mais le bébé attend Hiii avant même que celui-ci ne se brule la plante des pieds sur le sable blanc. Pour terminer le test, Hiii choisit un yatch au large de Malte. Quel n’est pas son profond désarroi d'y découvrir Moulefritx partager une Tequila Sunrise en compagnie de Poutine et Sarkozy! Hiii réintègre le canapé, près de Mioule. Il perd peu à peu sa légendaire sagesse.

A cet instant Foutrix fait irruption dans la pièce. Sur un coup de tête idiot, il demande à Hiii sa date de péremption. C’en est trop pour Hiii. A bout de nerfs, vexé, dépité, sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté…non…pardon… Dans un véritable sursaut de survie, avec un courage qui est à l’héroïsme ce que le compte-goutte est à l’amphore romaine, Hiii transforme Foutrix en date de péremption périmée.

(à suivre)

mardi 12 juin 2007

Tant-BourrinLes bons trucs de Tant-Bourrin (5)

Cela fait un bon bout de temps que je ne suis pas venu vous délivrer ici un de mes célèbres bons trucs (* * * *) destinés à vous aider à alimenter votre blog sans effort.

Cette fois-ci encore, je vous propose d'écrire de façon quasi-automatique de ravissants petits poèmes légèrement ésotériques, limite surréalistes, qui vous feront passer auprès des neuneus qui vous lisent pour un(e) grand(e) poète(sse) méconnu(e).

La méthode que je vous propose est simple. Choisissez tout d'abord un poème de départ qui fournira la trame de votre oeuvre. Pour illustrer mon propos, j'ai choisi ici "Il pleut doucement sur la ville" de Paul Verlaine :



       Il pleure dans mon coeur
       Comme il pleut sur la ville,
       Quelle est cette langueur
       Qui pénètre mon coeur ?

       Ô bruit doux de la pluie
       Par terre et sur les toits !
       Pour un coeur qui s'ennuie
       Ô le chant de la pluie !

       Il pleure sans raison
       Dans ce coeur qui s'écoeure.
       Quoi ! nulle trahison ?
       Ce deuil est sans raison.

       C'est bien la pire peine
       De ne savoir pourquoi,
       Sans amour et sans haine,
       Mon coeur a tant de peine !



Choisissez ensuite un second texte sans rapport aucun avec le poème. Par exemple, le décret n°55-1175 du 31 août 1955 pris pour l'application de la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes, en ce qui concerne les pâtes alimentaires (publié au Journal Officiel le 4 septembre 1955).

C'est fait ? Alors maintenant, dressez la liste, dans l'ordre d'apparition dans le texte, de tous les substantifs. Cela nous donne ici :

Réserve
Dérogation
Application
Article
Loi
Dénomination
Pâte
Produits
Emploi
Pétrissage
Fermentation
Semoule
Blé
Eau
Traitement
Tréfilage
Laminage
Séchage
Aspect
Usager
etc.

Voilà, le plus dur est fait ! Il ne vous reste plus qu'à remplacer maintenant dans le poème original tous les substantifs par ceux de la liste que vous venez d'établir dans l'ordre d'apparition... et à admirer le résultat !



       Il pleure dans ma réserve
       Comme il pleut sur la dérogation,
       Quelle est cette application
       Qui pénètre mon article ?

       Ô loi douce de la dénomination
       Par terre et sur les pâtes !
       Pour un produit qui s'ennuie
       Ô l'emploi du pétrissage !

       Il pleure sans fermentation
       Dans cette semoule qui s'écoeure.
       Quoi ! nul blé ?
       Cette eau est sans traitement.

       C'est bien le pire tréfilage
       De ne savoir pourquoi,
       Sans laminage et sans séchage,
       Mon aspect a tant d'usagers !



Magnifique, non ?

A noter que les puristes pourront compléter le processus en procédant de même avec les adjectifs et avec les verbes, mais là, j'ai la flemme.

Allez, pour finir, je vous donne d'autre illustrations, toujours créées à partir du même poèmes de départ...



Avec une sublime chanson de Lorie...

       Il pleure dans mon besoin
       Comme il pleut sur l'amour,
       Quel est ce bisou
       Qui pénètre mon câlin ?

       Ô jour doux du coeur
       Par terre et sur les fêtes !
       Pour un bras qui s'ennuie
       Ô le signe de la tête !

       Il pleure sans clin d'oeil
       Dans cette romance qui s'écoeure.
       Quoi ! nul sens ?
       Cette envie est sans yeux.

       C'est bien le pire besoin
       De ne savoir pourquoi,
       Sans bisou et sans câlin,
       Mon jour a tant de besoins !



Avec la fameuse lettre de Guy Môquet...

       Il pleure dans ma maman
       Comme il pleut sur mon frère,
       Quel est ce papa
       Qui pénètre ma maman ?

       Ô coeur doux de la mort
       Par terre et sur les choses !
       Pour un frère qui s'ennuie
       Ô les affaires du jour !

       Il pleure sans papa
       Dans cette maman qui s'écoeure.
       Quoi ! nulle peine ?
       Cette voie est sans adieu.

       C'est bien le pire ami
       De ne savoir pourquoi,
       Sans frère et sans homme,
       Ma vie a tant de regrets !



Avec un article de Wikipédia pris au hasard...

       Il pleure dans ma blennorragie
       Comme il pleut sur la gonorrhée,
       Quelle est cette chaudepisse
       Qui pénètre ma chtouille ?

       Ô maladie douce de l'infection
       Par terre et sur les organes !
       Pour un gonocoque qui s'ennuie
       Ô le pus de l'urétrite !

       Il pleure sans apparition
       Dans ce germe qui s'écoeure.
       Quoi ! nul antibiotique ?
       Cette gonococcie est sans raison.

       C'est bien la pire précaution
       De ne savoir pourquoi,
       Sans épidémie et sans déclin,
       Ma gonococcie a tant de public !



Voilà, je pense que vous avez compris la méthode et êtes convaincus de sa redoutable efficacité. Vous allez désormais pouvoir remplir des billets par douzaines sans vous fatiguer tout en passant pour un grand poète...

Merci qui ?

Merci Blogborygmes !

lundi 11 juin 2007

Saoul-FifreChargé de mission

Notre amie Catherine sort de chez nous et m'a mis sur le dos un boulot. Mais qu'est-ce qu'ils ont tous après moi, à vouloir que je bosse plus, pour rien gagner de plus, en l'occurrence ? Car elle a bien évoqué la possibilité d'un paiement "en nature", mais en dépréciant tellement l'éventuel retour sur investissement (pré-retraite, ménopause, sécheresse installée, jouissance poussive...) que le bénévolat pur semblait préférable.

Voilà l'affaire : elle est enseignante et envisage de reprendre les études et de travailler sur une thèse autour des variolithes, sa passion. Haha, les variolithes ! Ou variolites. Je me rappelle la réaction épatée de Tant-Bourrin, qui en tapant le mot dans ses méta-moteurs de recherche, avait fait chou blanc, et m'avait fortement pressé de satisfaire sa curiosité. On sentait le gars choqué qu'on ne trouve pas de tout à la Samaritaine ni sur internet. Son Credo dans l'omniscience du Web sauvage-sauvage en prenait un sacré coup, dorénavant, la méfiance s'imposerait a priori, des pans entiers de la connaissance humaine échappaient donc à l'emprise poisseuse de la toile ?

Autant vous dire tout de suite que ce temps de pionniers est révolu et que si vous tapez "variolite", vous allez passer votre après-midi à décortiquer des liens. Il y en a des anciens, le célèbre Buffon connaissait ces pierres, et les serpentines également. Une bonne partie des liens sont strictement géologiques, mais certains évoquent l'utilisation magique, médicale, protectrice de ces cailloux.

Car c'est une thèse de sociologie que Catherine prépare. Avec sa Kangoo et son carnet d'adresse volumineux, elle écume la France et l'Etranger profonds en privilégiant les endroits où les traditions sont encore vivaces, les associations, les bals folkloriques, et, tout en guinchant la Bourrée ou la Sardane avec un grand sourire, elle essaie d'extorquer leurs secrets aux vieux. Si ils ont des variolites, contre quelles affections étaient-elles utilisées, y avait-il un mode de préparation particulier, où les ont-ils trouvées...

Voici une très minime partie de la collection de Catherine :

Ces pierres au look animal si fascinant sont une constante de la vie de nos campagnes. Elles ont été troquées, fait l'objet de commerce, de trafic, certains les accumulent, et on retrouve à leur mort des sacs remplis... Le must est bien sûr de les avoir soi-même découvertes, ramassées, de préférence selon un mode opératoire magique précis tel que c'est la pierre elle-même qui se donne un maître, qui se laisse posséder...

La source, la principale maternité des variolites et des serpentines se trouve au Chenaillet, au Sud de Montgenèvre . C'est là qu'elles sont nées, c'est de là qu'elles ont été arrachées, crachées par les mouvements tectoniques, roulées, polies par la Durance à une époque où celle-ci avait un rôle majeur et gigantesque dans ces Alpes du Sud. On peut donc trouver ces magnifiques galets un peu partout dans notre région, et même en Corse, surtout aux endroits anciennement recouverts par la grande mer tertiaire. Mais une fois ramassées, leur voyage initiatique pouvait commencer : on les exportait, le carnet de commande des colporteurs avait les dents du fond qui baignaient, c'était l'offre qui traînait les pieds. Selon leur forme, leur "signature", l'utilisation pouvait en être différente. Les serpentines étaient destinées à soigner les morsures de serpents. On les faisait tremper dans l'eau et la pierre donnait ses vertus à l'eau, et l'eau combattait le venin. Dûment chapitré, abreuvé de prières, le mordu revenait sur le lieu du crime constater que le pouvoir de mort de la vipère avait trouvé son maître devant le pouvoir de vie d'un caillou.

Les variolites tiraient leur nom de leur peau marbrée, tachée, recouverte de plaques, de grosseurs... C'était la "peira picota", qui guérissait de la picote, de la clavelée des moutons, de la variole des vaches. Autant dire que l'Institut Pasteur n'aurait pas apprécié cette concurrence déloyale bien longtemps. On l'enterrait en préventif sous le seuil des étables et des maisons, on la perçait pour l'utiliser comme battant dans la cloche du Ménaïré, l'animal chef du troupeau, qui ouvre la marche... Et on l'utilisait aussi comme pierre de pouvoir, savamment et avec constance rechargée de force prières, de sacrifices dédiés et d'attentions quotidiennes.

Alors voilà : comme il parait que je connais de vieux ploucs piémontais, je suis chargé de leur tirer les vers du nez, de leur sortir de la mémoire, avec doigté et sens psychologique, les secrets ancestraux, les recettes enfouies de cette médecine minérale si usitée il n'y a guère. Et puisque j'ai programmé un voyage dans mon Algérie natale cette automne, ne pourrais-je pas également mener mon enquête chez les herboristes à moitié sorciers, sur les marchés des douars où le règne minéral, ghassoul, henné à la pierre d'alun, a toute sa place ?

Me voilà missionnaire ethnologique, à c'tt' heure ! Si je veux une de ces pierres précieuses auxquelles Catherine semble attacher plus de valeur qu'à la prunelle de ses yeux, j'ai bien peur d'être obligé d'en passer par là.

Mais je sais que ce sera sa plus minable, sa plus riquiqui, sa moins efficace...

dimanche 10 juin 2007

ManouLa minute du Courrier International (N°866)






Les douaniers biélorusses taxent les voitures sans capote.

Tout Polonais passant la frontière biélorusse doit avoir à bord de son véhicule non seulement une trousse de secours, mais aussi... des préservatifs. Faute de quoi les douaniers n'ouvrent pas la barrière. "Pourquoi est-ce que j'aurais besoin de capotes ? Je ne viens pas ici pour k sexe", fulmine Marcin Zlotnicki, un routier polonais. "Comme si ça ne suffisait pas de devoir payer des pots-de-vin en permanence !"Tout le monde n'est pas au courant de ces pratiques douteuses. Beaucoup croient qu'il s'agit d'une blague. Pourtant, cela n'a rien de drôle. Le prêtre Piotr Mrozik, lui, n'a franchement pas ri. "Imaginez la tête du vendeur à la station à essence quand je suis arrivé, avec mon col blanc, et que j'ai demandé des Durex. C'était affreusement gênant", s'indigne le prélat, qui se rendait dans une église polonaise en Biélorussie. Les douanes biélorusses démentent l'existence de telles pratiques, mais de nombreux Polonais se sont plaints. "Ce doit être une rumeur, mais le cas échéant, je ne manquerai pas d'intervenir", assure, quant à lui, le consul biélorusse en Pologne, Aleksander Koncki.

Piotr Maur, Dziennik, Varsovie

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