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jeudi 19 juillet 2007

Manou19/07 Mioule et Foutrix (XXVIIIIIIII) – Le GPS -





Pour s’assurer des trajets estivaux paisibles, Foutrix fait l’acquisition d’un GPS dont il confie le paramétrage à Mioulefritx. Bien que le fonctionnement d’un tel outil diffère notoirement de celui d’une bouilloire de 50 cl, la petite s’en sort relativement bien et le premier voyage guidé peut débuter.

GPS : Au rond-pont, préparez-vous à prendre la 6e sortie à droite.

Mioule : Chéri, la route me semble barrée.

Foutrix : Je me disais aussi ...

Mioulefritx : Les voix du seigneur sont impénétrables.

GPS : Prenez la 6e sortie à droite.

Foutrix : Bon, ben, je fais le tour du rond-point jusqu’à nouvel ordre.

GPS : Nouveau calcul de la route.

Mioule : C’est quand même bizarre, toutes ces routes barrées.

Foutrix : Je sens l’embrouille, la spirale, la renaissance, la boucle sans fin, l’éternel retour, le pneu lisse, le torticolis.

GPS : Nouveau calcul de la route.

Foutrix : Ce ptùàe_e»µ£ de GPS commence à me gonfler sérieusement.

GPS : Tu ne commettras point d'assassinat.

Foutrix : Mioulefritx, ne me dis pas que tu l'as aussi paramétré en décalogue ?!

GPS : Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.

Mioule : Vous le croyez capable d'interpréter le chant des partisans ?

Mioulefritx : Nul n’est prophète en son pays mais quand même. Je regarde ça de suite.

GPS : les balinais apprécient les cuisses de grenouille de rizière.

Mioulefritx : Loupé. J'essaie encore.

GPS : Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Mioule : Tu es géniale Mioulefritx. Je te prédis un avenir aussi radieux que la plus septentrionale des régions d’Irlande.

GPS : Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?

Foutrix : Que quelqu’un m'indique la route à suivre, par pitié!

Mioule : Personnellement, je penche pour la prochaine à gauche.

mercredi 18 juillet 2007

Tant-BourrinCahier de devoirs de vacances




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mardi 17 juillet 2007

Saoul-FifreLes jolies blogbonies de vacances

Calune, soucieuse de la charge de travail presque incompressible (mais Tant-Bourrin a prouvé le contraire) que représente le choix que tous les blogbos ont fait de préparer des billets pendant leurs absences hollidesques, a décidé de nous aider. Hosannah chokrane merci pour cette initiative généreuse qui perdurera un jour j'espère. Calune semble se spécialiser dans les pastiches de chansons, et vraiment, elle touche sa bille, l'exercice est moins facile qu'il ne semble. Là elle s'est attaquée aux jolies colonies de vacances de Pierrot la tendresse. Les vraies paroles sont .

Merci encore.

(refrain)

Les jolies blogbonies de vacances
Merci Manou merci les gars
Tibi SF, allez tous en cadence
You kaïdi aïdi aïda.

Vous êtes tous partis en vadrouille
Nous laissant garder la maison
On était mieux dans vot' giron
Blogbo va tomber en quenouille
La drôl' de douceur familiale
Distillée dans tous vos billets
En votre absence va nous manquer
On va plus commenter que dalle

Saoul-Fifre et ses jolies fadaises
A nous faire perdre la raison
Ses chansonnett's et ses dictons
Ses coups d'éclat sa Marseillaise
Parfois il nous la joue rebelle
Et souvent même il est touchant
Faut pas nous priver trop longtemps
De sa faconde exceptionnelle

Tant-Bourrin qui simple hypothèse
Est plutôt canasson qu'cabot
Quand il us' pas son ciboulot
A inventer des quizz balèzes
Ce grand seigneur de l'écriture
Vraiment il n'a pas son pareil
Pour dès le matin au réveil
Disserter cercle et quadrature

C'est dans cette atmosphèr' virile
Qu'a débarqué une vraie diva
Manou est là et c'est extra
Car elle a l'imagination subtile
Elle joue les professeurs Nimbusse
Mitonn' des menus audacieux
Et des photos bon sang d'bon dieu
Surtout cell' du diplodocusse

Les blogbos mérit'nt leur croisière
Ils ont le droit d'êtr' fatigués
Et mêm' de prendre un' crèm' glacée
Mais souhaitons-la éphémère
Plus tard après la transhumance
Quand vous aurez fini d' nager
Vous reviendrez nous soulager
Et r'commencer les réjouissances

lundi 16 juillet 2007

ManouQui est-ce et pourquoi ? (3)






dimanche 15 juillet 2007

Tant-BourrinLes écrits vains

N'ayant pas eu, avant mon départ en vacances, le temps de vous gratter quelque chose de valable, c'est mon fond de tiroir que j'ai gratté. J'en ai exhumé un vieux truc écrit il y a plusieurs années. Bof, je ne trouve pas ça terrible (trop mirliton pour être poète !), mais même si ça ne vous plaît pas, vous n'aurez rien d'autre, na ! :~)

Autrefois il fallait, pour écrire un beau livre,
Méditer sur la vie, vouloir briser des chaînes,
Célébrer la beauté, chanter son mal de vivre,
Inventer des histoires ou sonder l’âme humaine.

Parfois tout simplement, parfois avec emphase,
L’écrivain ciselait tel un humble artisan
Le moindre de ses mots, la moindre de ses phrases ;
Il voulait que son oeuvre survive au poids des ans.

Mais aujourd’hui, c’est sûr, autres moeurs, autres temps,
On se moque du style et de ces fioritures
Car, pour faire du chiffre, ce qui est important
N’est pas le contenu, mais bien la couverture.

A la littérature succède le show-bizness :
Passage à la télé, c’est dix mille assurés,
Ça peut faire le double si tu montres tes fesses,
Encore plus si t’écris sur une star décédée.

Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot
Prête-moi ta plume
Que j’m’la foute au cul...

Aujourd’hui, faut coller à l’actualité,
Faut être prêt à gratter au moindre événement,
Un crime de sadique, une reine alitée,
Un drame humanitaire, un nouveau président...

Le signal est donné et les nègres s’activent,
Trois chapitres chacun, pas l’temps de peaufiner,
En deux jours, c’est bâclé, on lance les rotatives,
Aussitôt imprimé, dans un mois périmé !

Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot
Prête-moi ta plume
Que j’m’la foute au cul...

Et ça fait de belles piles dans les supermarchés
Entre les petits pois, les barils de lessives...
"La mort d’une princesse", "la beauté sans tricher"
"Maigrir de dix kilos en mangeant des endives",

"L'horoscope de l'année", "le clonage des veaux",
"Confessions d’une star", "le drame d’Font’nay-aux-Roses"
Et "Comment j'ai vaincu le cancer du cerveau
En trempouillant mon cul dans de drôles de choses"...

Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot
Prête-moi ta plume
Que j’m’la foute au cul...

Dis adieu aux Lumières et aux plaisirs d'esthètes :
La lecture fast-food règne partout en maître,
Où essaient de survivre quelques bouquins honnêtes,
Mais bien vite écrasés sous des livres à paillettes...

La lecture est à terre, c'est faute de Voltaire,
Le nez dans le ruisseau, c'est faute de Rousseau,
Mais c'est surtout du fait de margoulins vulgaires
Qui ne veul'nt qu'une chose : engranger du cash-flow.

Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot
Prête-moi ta plume
Que j’m’la foute au cul...

samedi 14 juillet 2007

Saoul-FifrePoisson

Allez un petit dessin :

Je suis nul en dessin, mais j'ai toujours aimé laissé courir mon stylo sur du papier. Ça me destressait pendant les cours, je recherchais des formes, en fait j'évitais au maximum de réfléchir pendant que je dessinais, je visais le "poème graphique", le truc qui sort naturellement, qui pouvait éventuellement me révéler quelque chose sur mes profondeurs. Mais je ne me suis jamais crû aucun talent d'artiste. Ce sont des choses qui se ressentent : je savais que je n'avais pas "l'œil". Je n'avais pas cette capacité à traduire le monde en images.

Au début des années 70, la société ABC (vous savez écrire, donc vous savez dessiner) inondait les journaux de ses pubs pour des cours de dessin par correspondance. J'avais demandé à ma mère de m'inscrire, nous avions demandé les tarifs, une représentante était venue à la maison et ma mère, toute gênée, avait répondu que ce n'était pas dans ses moyens. Et je voyais cette nana d'ABC faire son boulot, c'est à dire culpabiliser ma mère à donf en lui disant qu'elle était en train de briser dans l'œuf la carrière de son petit génie potentiel (moi, si vous suivez bien). Grand moment de cynisme et de sadisme social. Il paraît que les gens en contact avec le public se font de plus en plus agresser. C'est bien triste, mais des fois, ils le cherchent, aussi ?

J'ai plus de penchant pour la construction, la vision 3D, les formes... J'ai dû dessiner des dizaines de plans de maisons, toutes baroques, pour finalement revenir à l'humilité, la seule attitude vraie, l'intégration dans le paysage, l'adaptation au climat, à la tradition, une sorte de fondu enchaîné entre l'architectural et l'humain, quand il s'est agi de construire la nôtre.

Je préfère manier la terre, les idées, les mots, tripatouiller, prendre le monde à pleines mains, quoi ? On peut croire à cette analogie, à cet air de famille entre la peinture et l'écriture. Il y a une "mise à plat" dans les 2 cas, le volume de la réalité se résume à 2 dimensions ? Je pense qu'elle n'est qu'apparente. Pour le lecteur, la page n'est que le support de sa reécriture. Les phrases ne sont pas des objets, le lecteur les parcourt, son imagination se met en marche et recrée un monde tel qu'il est suggéré dans le livre avec ses rues, ses personnages. La planéité de la page se boursoufle, les idées lui donnent de l'épaisseur, le livre est un vrai truchement pour appréhender le vrai monde réel bien joufflu.

La toile, elle, est un objet à part entière. Elle émeut, elle évoque, elle fascine, elle crée autour d'elle une épaisseur de sentiments, mais l'œil revient toujours se poser sur cette surface plane, le monde est bien écrasé, dans les limites d'un cadre. L'image est finie, rangée, suspendue.

Mais il arrive qu'on se dispute pour un poisson , hein ?

vendredi 13 juillet 2007

ManouQui est-ce et pourquoi ? (2)






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