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vendredi 17 février 2006

Tant-BourrinLes bons trucs de Tant-Bourrin (2)

Il vous arrive sûrement parfois, malgré votre imagination débordante, de manquer d'idée et de matière pour pondre un billet sur votre blog. Que faire dans ce cas-là ?

Eh bien, aujourd'hui, je vais vous livrer un petit truc qui vous permettra de chiader un billet proustien composé d'une seule phrase, basé sur une méthode oulipienne, la littérature définitionnelle, conçue par Raymond Queneau, Marcel Bénabou et Georges Perec en 1966.

Le principe est, partant d'une phrase d'une extrême banalité, de remplacer tous les substantifs, adjectifs, verbes et adverbes par leur définition piochée dans n'importe quel dictionnaire, puis de recommencer la même manoeuvre sur la phrase obtenue, et ainsi de suite.

Par exemple, partons de cette phrase tellement plate et anodine que même Bernard Werber n'en voudrait pas pour ses bouquins :

Le bouseux écrit dans son journal.

Prenons un dictionnaire et cherchons les définitions de tous les mots...

  • Bouseux : fam. péjor. paysan
  • Ecrire : tracer les signes d'un système d'écriture
  • Journal : relation jour par jour de ce qui se passe

Je remplace les mots par leur définition, et j'obtiens la phrase suivante :

Le paysan trace les signes d'un système d'écriture dans sa relation jour par jour de ce qui se passe.

Reconnaissez que la phrase a déjà beaucoup plus de gueule ! Et ensuite, il suffit d'appliquer le même traitement à cette nouvelle phrase. Cela nous donne :

La personne qui vit à la campagne de ses activités agricoles représente par des lignes et des points les marques d'un ensemble ordonné d'idées scientifiques ou philosophiques de représentation de la parole et de la pensée par des signes graphiques conventionnels dans son lien existant entre des choses, clarté par clarté, de ce qui a lieu.

Pas mal, non ? Mais encore un peu court pour balancer cette phrase en guise de billet. Allons-y pour une itération supplémentaire...

L'être humain qui se procure les moyens de subsister dans l'étendue de pays plat et découvert par sa vivacité et son énergie dans l'action qui concerne l'agriculture rend perceptible par des traits continus dont l'étendue se réduit pratiquement à la longueur et des signes de ponctuation les traces de contact d'une réunion d'éléments formant un tout, que l'on considère en lui-même, qui a de l'ordre et de la méthode, de représentations abstraites d'un être, d'un rapport entre des choses relatives à la science ou relatives à la philosophie, d'action de rendre sensible quelque chose au moyen d'une figure de la faculté de parler propre à l'être humain et de la faculté de penser par des marques matérielles distinctives qui représentent par des dessins qui résultent d'une convention dans son rapport logique ou de dépendance actuel entre des êtres, des objets inanimés, éclairage répandu par quelque chose de lumineux par éclairage répandu par quelque chose de lumineux, de ce qui se produit.

Voilà, c'est parfait ! Il n'y plus qu'à balancer cette phrase magistrale en guise de billet. Votre piètre lectorat passera des heures à essayer vainement de saisir le sens profond de votre prose, n'osant pas dire qu'il n'y comprend rien par crainte de paraître ignare et limité intellectuellement (ce qu'il est de toute façon).

Et vous, vous avez alimenté votre blog sans aucun effort intellectuel, par un procédé purement mécanique, tout en renforçant votre prestige de grand penseur...

Merci qui ? Merci Blogborygmes !

jeudi 16 février 2006

Saoul-FifreToi, je t'aime pô

Concernant la saga-linacée, nous en étions je crois, restés aux renards qui étaient venus faire leurs courses à Auxchamps, c'est à dire dans notre poulailler. La marque Super U étant réservée à l'élite des consommateurs , une frange de la population aux goûts luxueux, que nous ne côtoyons ni vous ni moi, ni de près ni de loin. Bon, ce genre de razzia est dans l'ordre des choses. Elle me choque moins que la fois où des chiens errants avaient fait un bien plus sale travail. Pour le plaisir, comme chante l'autre. Le renard, lui, c'est un pro. Il chasse pour se nourrir : il saigne bien comme elles disent les Ecritures, hallal / kasher, la vérité mon frère, il fait les allers-retours, la livraison à domicile, le stockage, et 10 % pour les fourmis. Moi je respecte. Comme disent les légionnaires pour justifier les voleurs : "Le plus coupable, c'est celui qui laisse traîner son portefeuille !". Ce qui, en l'espèce, était le cas. Le renard est un adversaire coriace et digne d'admiration. Il convient d'anticiper sa défense, et de prendre ses dispositions. Le vieux proverbe pèquenot

"Le Renault fait du bon boulot,
Le renard boulotte les canards..."

est là pour nous y faire songer. Enfin, le passé est derrière nous, à nous botter le cul, et nous n'allons donc pas tarder à nous prendre l'avenir en pleine tronche ! Le renard, ça doit être un croisement entre un collecteur d'impôt et un huissier. Ça laisse toujours un peu de semence pour qu'à leur prochaine visite, ils trouvent encore de quoi gratter. Il me reste donc 12 poules et 2 coqs.

Un gros coq blanc, qui m'a fait le grand plaisir de revenir intact, car je l'avais sélectionné pour son courage et son intelligence...

... et puis un petit rastègue, multicolore à tendance rouge, comme sont souvent les coqs.

Le blanc fait 2 fois le rouge, et celui-ci n'est pas à la fête. En principe, il s'installe un statu-quo : 12 gallines pour 2 gaus, entre gens de bonne compagnie, un arrangement doit être possible ? Non, c'est la guerre. C'est tout pour moi, et rien pour toi. D'abord je t'aime pas. Tu me débectes. Dès que tu rentres dans mon champ de vision, j'ai envie de changer de chaîne. Je veux pas te voir tourner autour des poules, est-ce que tu peux te fourrer ça dans ton crâne de piaf ? Ce sont MES poules. Ou alors, oui, j'ai un CPE à te proposer : eunuque de mon harem ! Chapon. Ça te branche ?

Enfin, bon, vous voyez : ambiance bien glauque, pas fraternelle pour un sou. Impossible de convaincre le petit de rentrer au poulailler pour faire dodo avec les autres. J'y suis arrivé une fois, par surprise, l'autre a dû lui faire subir les pires outrages pendant toute la nuit, et maintenant, bon, le petit hésite, on peut comprendre... Il préfère dormir dans son cyprès. Ce soir, il pleut, ben, il se mouille, perché sur sa branche. Il est bien. Trempé, frigorifié, mais tout seul. Tout sauf dormir dans la même chambre que l'autre macho, là...

Le matin, la corrida commence tôt. Le petit s'énuclée en zyeutant les petites, langue bavante et tombante, et le gros lui fonce dessus dès qu'il se rapproche des polygame-girls.
D'abord, t'es privé de repas. Si je te vois picorer un grain, t'es mort. Et si tu fais le joli-cœur avec une de mes chéries avec leurs trucs en plumes, tu meurs avec tortures raffinées. Et si tu te tiens à carreaux, je te crève aussi. T'es mort dans tous les cas. Je te l'ai dit : je t'aime pas.

Le petit est quand même supérieur sur un point : il court très vite. Elle est pas bien faite, la Nature ? D'un autre côté, s'il n'était pas champion de sprint, il serait pas devenu Héros de blog. J'aurais jamais osé décrire les sévices sadiques que lui aurait infligés l'autre gros jaloux. Finalement, le petit reste loin, pas provocateur, il a compris son intérêt. Et si une poulette s'écarte du lot, hop, une petite parade nuptiale juste esquissée, symbolique en diable, et hop, hop, on joue au scout, c'est moi que je fais le sac à dos !

Et il y en a de plus en plus et de plus en plus souvent, qui "se promènent" distraitement, qui s'émancipent et qui viennent lui rendre de petites visites. Ça les change. Un petit parfum inodoré d'adultère. Une chanson différente. Faut dire que le gros blanc, il est hyper psycho-rigide. Il est sérieux qu'il en peut plus. Il se prend pour un chien de berger. Ses poules, il les fait mettre en rond, il les engueule quand elles se dispersent, il les appelle, va les chercher, les ramène vers le groupe. Si il trouve quelque chose de bon, il est tout surexcité, il leur fait un sketch à la De Funès jusqu'à ce qu'il les ait toutes autour. Et je suis sûr qu'il les compte.

Mais si jamais il trouve une fautive en pleine action avec son ennemi héréditaire, ça chie dans la soufflerie ! Il crie comme si on l'égorgeait, il piétine le sol, il tourne sur lui-même en battant des ailes, en fait il imite et il mime ce qu'il aurait voulu faire à son cauchemar vivant, son obsession de tous les instants, le malheur descendu sur sa vie... Cocu ! Cocu ? Il m'a fait cocu moi ? s'égosille-t-il... Si je l'attrape, Ô pute vierge, je n'arriverai pas à me maîtriser !

Ho, le blanc, arrête ton cinéma et regarde par là-bas ? Il est encore en train de t'en grimper une !

Et ça a l'air de leur plaire q:-D) !!

mercredi 15 février 2006

Tant-BourrinSaoul-Fifre Stardust

Jamais 203, disent encore les vieux ouvriers de Peugeot : après avoir consacré deux parodies rurales à mon agreste co-blogueur, voici une nouvelle contribution à ce qui restera dans l'histoire comme le tryptique "trip rustique".

Mais cette fois-ci, j'ai voulu ajouter une dimension plus rock, plus guitar-héroïque à l'hommage, et vous offrir un des tout premiers glam-country-rock au monde en m'inspirant de Ziggy Stardust, la sublime chanson de Bowie, extraite du non moins sublime album The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars.

Bien. Installez-vous confortablement et poussez le son de vos enceintes. La star approche. La star est là !

Prêts ? Alors, musique !...

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mardi 14 février 2006

Saoul-FifreLes yeux humides

Au commencement était l'atome primordial, le bâtisseur d'étoiles, le tourneur de planètes, le faiseur d'eau. Avec son proton solitaire et son électron si peu matériel, l'Hydrogène est l'élément simple à la base de tous les autres. Par perte ou acquisition d'électrons, par liaisons plus ou moins recommandables, sans doute sous fusion thermonucléaire, il a donné tous les atomes et les molécules qui forment notre environnement. C'est la brique Légo inaugurale d'une collection impressionnante de décors, d'objets et de personnages.

Par combinaison avec l'oxygène, il nous donne l'eau, c'est à dire la Vie. Avec le même, il forme un explosif de grande puissance, et sème la Mort. L'hydrogène n'a pas de morale intrinsèque. Il sera ce que nous en ferons, la source d'énergie illimitée et égalitairement partagée, dont nous rêvons, ou bien l'arme de destruction totale qui règlera définitivement le problème de nos caries douloureuses.

S'il y a un Dieu, je crois fermement qu'il est de cet ordre : à la fois Diable et Dieu, Janus bifide, Hermès souriant et grimaçant, tragi-comique. Capable du meilleur comme du pire, d'une chose et de son contraire, génie du bien et du mal. À notre image, en fait.

Oui, Dieu a été créé à l'image de l'Homme. Tel est mon crédo, mais la situation est déjà assez compliquée comme ça, et le lancement d'une nouvelle secte n'est pas vraiment de saison. Ce que je ressens, c'est qu'à l'échelle de l'Histoire, les idéologies et les religions n'évoluent pas mécaniquement et régulièrement comme le décrit Alarc'h dans son article . Il y a des éruptions. Il y a des périodes de paix et des périodes de guerre. Il y a des régressions, ou des évolutions progressistes, plus ou moins rapides selon les leaders au pouvoir. Rome a atteint son apex, puis connut la dégringolade. L'Islam fut la locomotive culturelle et scientifique de notre vieux monde étriqué et puis, la roue tourne... Là, notre mondialisme agressif qui s'engraisse en se foutant du tiers comme du quart-monde, ça sent très mauvais sa "fin de cycle", et je rêve d'autres exemples.

À l'échelle de l'Hydrogène, la légèreté est absolue, et sous sa forme stockable, l'eau, son cycle est créatif, nourrissant, poétique, stable, émouvant...

"Les pieds dans le ruisseau,
moi je regarde couler la vie...",

psalmodiait le grand Jacques, et cette invitation à la contemplation de l'évidence de l'eau m'a toujours parlé. À mes tout débuts, un liquide, trouvant son chenal, remontant le courant à travers d'autres mouillures, parvint à atteindre et à ensemencer la Source, et le Réceptacle, et la Génèse de toute Vie. Le têtard que j'étais remuait de contentement sa queue résiduelle, en pataugeant dans son petit bain personnel, avec les pulsations de son ombilic en fond sonore. Et les bruits aquatiques. Le silence assourdissant de la mère, puis son cri, quand elle perd les eaux.

Né au pays de la sécheresse, on m'a appris à la respecter. Elle n'en a acquis à mes yeux que plus de richesse, et les rencontres avec de l'eau en liberté, en apparence inépuisable, me fascinaient. Les cascades de Tlemcen, le grand canal d'arrosage qui dessoifait les arbres et remplissait le château d'eau, une fois par semaine, les flots semblant illimités de la Méditerranée. Semblant seulement, puisque nous avons découvert en la traversant, d'autres canaux, d'autres cascades, un autre, ou bien le même rivage ?

Je ne perds jamais une occasion de me replonger dans cette eau primitive. Dans les étangs, les torrents, l'océan... Quelle que soit la saison, je pique une tête. Au Nouvel An au Cap-Ferret, à Pâques dans un lac pyrénéen, en Aout, dans le lac de Viam... Quand je suis malade, je recherche la compagnie des ruisseaux, ces filets d'eau que j'imagine couler comme un goutte à goutte salvateur dans mes veines. La guérison par la mémoire de l'eau. Et aujourd'hui, on nous raconte que nous allons en manquer, et qu'elle est polluée. J'en ai des vapeurs et cette idée me glace.

L'eau a cette force de s'adapter aux contenants. Celle de le briser s'il y gèle. Celle de s'en échapper en s'évaporant, si l'envie lui en prend et si les oreilles lui chauffent.

"Dans le brouillard de sa myopie
l'aridité du monde s'atténuait.
Elle pouvait de la sorte rêver
à d'autres horizons, à une autre vie..."

...m'écrivait une amie, il y a presque trente ans. J'en pleure encore, tellement c'est beau.

dimanche 12 février 2006

Tant-BourrinRetour vers la planète des singes people

Histoire de relâcher un peu la haute tension intellectuelle qui agite vos neurones à la lecture de ce blog puissamment chiadé, je vous propose une nouvelle mouture du petit jeu innocent auquel je vous avais convié naguère.

Je me suis donc de nouveau amusé (à l'instar d'un savant fou), avec l'aide du face transformer à transformer en hommes-singes (ou en femmes-guenons) quelques-uns de nos plus fameux peoples, et plus précisément, cette fois-ci, quelques-uns de nos plus fameux peoples chanteurs.

Encore une fois, le jeu me paraît assez facile, tant le people me paraît être le chaînon manquant entre l'homme et le singe. Mais je préfère m'en tenir à un jeu évident pour ne pas avoir à assumer la responsabilité d'un claquage de vos synapses.

Et maintenant, à vous de chercher quelles personnalités se cachent derrière ces faces hybridées de chimpanzés !


samedi 11 février 2006

Saoul-FifreDédié à Anne...

...qui a un petit problème de rajeunissement des cadres, dans son troupeau. Quoique chez elle, il semblerait que ce soit un souci de ménopause, et non d'andropause.

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vendredi 10 février 2006

Tant-BourrinA tout petits pas...

L'autre soir, voyant que je me préparais à sortir pour acheter du pain, Tant-Bourriquet est allé prendre ses chaussures dans le placard, les a posé dans l'entrée et s'est assis à côté.

Le message était clair. Il a beau, du haut de ses deux ans, avoir un langage encore très limité (trois mots de vocabulaire environ), il sait en revanche très très bien se faire comprendre. Là, en l'occurrence, ça voulait dire : "je veux me promener moi aussi !"

C'est pourquoi cinq minutes plus tard, je marchais à tout petits pas dans la rue, tenant dans ma main la toute petite main d'un tout petit bonhomme, tout engoncé dans son petit manteau dans la fraîcheur de la nuit peu à peu tombante.

Rien n'est plus merveilleux que le spectacle d'un tout petit qui découvre lui-même le spectacle de la rue : cet émerveillement qui brille dans ses yeux, cette tête qui se retourne sur une voiture qui passe ou sur le petit chien-chien à qui sa mémère fait prendre l'air, ce regard neuf porté sur tout, ce regard que nous perdons avec l'âge, qui se blase, se voile d'habitudes.

Et puis, sur le chemin du retour, toujours à tout petits pas, alors que je levais les yeux, j'ai aperçu notre demi-reflet dans une vitrine. Le demi-reflet d'un père et de son fils de deux ans. Et en arrière-plan, derrière la vitre et mêlé à cette image, un univers de marbre et de regrets inscrits dans l'émail. "A notre père". "A notre ami". "A notre petit ange". "Regrets éternels".

Froid soudain. J'ai dû serrer un peu plus fort la tiédeur de la petite main de Tant-Bourriquet et fuir la vitrine des pompes funèbres, fuir à tout petits pas cette vision de vie commençante et de mort enchevêtrées.

Froid. Savoir qu'un jour la petite main tiède sera froide elle aussi. Froide comme l'est aujourd'hui la main du petit garçon de la photo, dans l'album de famille, ce petit garçon, mon père, à peine plus grand en 1925 que ne l'est Tant-Bourriquet aujourd'hui.

Froid de culpabiliser d'avoir tiré Tant-Bourriquet d'un néant cotonneux et confortable et de l'avoir jeté dans le grand piège de la vie. Froid de n'avoir pas la foi.

La foi. Cette lumière aveuglante qui aide à traverser la vie, à ne pas se poser trop de questions, à ne plus trembler dans le noir. J'envie ceux qui l'ont et savent la garder. Je l'ai pourtant eue jusqu'à dix ans, et puis j'ai un jour cessé de croire aux fables. Et je ne la retrouverai jamais, je le sais.

Pierre Loti, qui avait cherché des réponses dans toutes les religions, en vain, avait dit sur la fin de sa vie : "je meurs athée et désespéré de l'être". Et je sens que cette phrase sera mienne dans mon dernier souffle.

Mais pour l'heure, Tant-Bourriquet ne semblait pas trop m'en vouloir. Il a levé la tête vers moi pour franchir du regard notre mètre d'écart et a souri en constatant que la tête de son papa était bien toujours là-haut, à l'autre bout de ce bras interminable.

Et dans la lumière de son regard, j'ai retrouvé aussitôt la foi. La foi d'avancer, la foi d'aimer, la foi de faire de mon tout petit mieux, la foi de cracher à la gueule de la mort. Le piège de la vie s'est refermé sur nous, Tant-Bourriquet, mais nous allons en faire quelque chose de bien, je te le promets.

"Allez, viens, mon bibou... Maman nous attend..."

Et à tout petits pas, nous sommes rentrés à la maison.

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